samedi 5 mai 2018

Deadpool (2-year Anniversary Edition)

Deadpool, l'homme de fer-blanc et une ado boudeuse.
(2016 - Réalisé par T. Miller) ****

Alors qu'il prend un taxi pour aller se venger, le super-héros Deadpool raconte aux spectateurs du film l'histoire de son origine, quand il était encore Wade Wilson, ancien agent des Forces Spéciales reconverti en mercenaire à la petite semaine. Comment il a rencontré la femme de sa vie, pourquoi il a du la quitter et surtout qui va payer pour l'avoir rendu indestructible mais imbaisable : sa némésis Ajax (alias Francis).

Arrivé dans un contexte d'overdose de super-héros trop déprimés ou trop niais, Deadpool a immédiatement trouvé sa place : celle du petit malin qui commente tout ce boxon avec impertinence. Dès le générique le ton est donné : "Le film d'un connard, avec un type divinement crétin, une fille sexy, un personnage en synthèse, un caméo facile, dirigés par un abruti surpayé". Et 10 qui font 100.
Quand il s'adresse à nous Deadpool n'est pas seulement drôle, il décode avec savoir-faire le genre Marvel/DC en y ajoutant un supplément d'humour mature et une touche de gore inhabituels pour ce type de production toujours hyper calibrée. Voir le gars couper des têtes, s'arracher la main, se prendre un gode par sa copine ou se pignoler au lit en serrant sa poupée licorne, ça change effectivement de la routine ! 
Quand on pense que sa première apparition est dans le médiocre "X-Men Origins: Wolverine" de 2009 et que l'acteur principal Ryan Reynolds est aussi celui des navrants "Green Lantern" et "R.I.P.D.", on mesure le chemin parcouru. Tout cela est d'ailleurs cité à plusieurs reprises dans le film, dans le style propre du Comic originel qui casse sans arrêt le 4e mur par ses commentaires méta affûtés. Tout ou presque est prétexte à la poilade, avec des références foisonnantes qui vont des Monty Python au groupe Wham! des 80's et du foutage de gueule du discours moralisateur de Colossus à celui du bad guy Francis alias Ajax.
La réussite de cette production atypique vient de sa durée relativement courte, 1h45 au lieu des habituelles 2h30, ce qui renforce son efficacité. Elle est aussi due au bon équilibre entre déconnade pure, action spectaculaire et construction adroite du caractère du héros qui n'est pas qu'une machine à tuer et à vanner. Sa relation avec sa fiancée Vanessa et le drame personnel que Wade doit affronter lui donne une épaisseur que peu de super-héros acquièrent en un seul film. C'est frais, ça se revoit maintes fois avec jubilation, c'est déjà beaucoup pour une comédie décalée avec une basique histoire de vengeance.

jeudi 3 mai 2018

Playlist Janelle Monáe


Sincerely, Jane  (Metropolis, 2008)
Dance or Die  (The ArchAndroid, 2010)
Faster  (The ArchAndroid, 2010)
Locked Inside  (The ArchAndroid, 2010)
BabopbyeYa  (The ArchAndroid, 2010)
Tightrope  (The ArchAndroid, 2010)
Suite IV Electric Overture  (The Electric Lady, 2013)
Givin' Em What They Love  (The Electric Lady, 2013)
Q.U.E.E.N  (The Electric Lady, 2013)
Electric Lady  (The Electric Lady, 2013)
Look into my Eyes  (The Electric Lady, 2013)
It's Code  (The Electric Lady, 2013)
Ghetto Woman  (The Electric Lady, 2013)
Dance Apocalyptic  (The Electric Lady, 2013)
Dorothy Dandridge Eyes  (The Electric Lady, 2013)
Dirty Computer  (Dirty Computer, 2018)
Take a Byte  (Dirty Computer, 2018)
Django Jane  (Dirty Computer, 2018)
Make Me Feel  (Dirty Computer, 2018)
Americans  (Dirty Computer, 2018)

lundi 30 avril 2018

Street Trash

Street Trash
(1987 - Réalisé par J. Muro) ***

Dans un quartier mal famé de New-York, squatté par une bande de clochards, le patron d'un magasin d'alcool découvre dans sa cave une caisse d'un mystérieux breuvage. Bientôt les bouteilles de "Viper" commencent à circuler, avec des effets dévastateurs.

Dans la famille "Gore" on avait eu le réalisme Italien des 70's, Cannibal Holocaust et consort, le documentaire morbide genre "Faces of death" ou encore le style Splatter/Slasher façon "Vendredi 13". Street Trash, avec son cousin "Bad Taste" de Peter Jackson (oui, celui du Seigneur des anneaux) sorti la même année, est la version "Comics" du genre. 
L'histoire suit une bande d'affreux, sales et (presque tous) méchants. Qu'ils soient à la rue, mafieux ou policiers, tous sont psychopathes à des degrés variés et la plupart connaissent des destins peu enviables. Street Trash est un portrait des laissés-pour-compte d'Amérique du nord qu'Hollywood se garde bien de montrer sur grand écran, à l'époque du triomphe des héros idéologiques Stallone et Schwarzy de la décennie Reagan (respectivement Cobra / Rambo / Rocky et Commando / Predator au milieu des 80's) 
Mais plutôt que de verser dans le drame sérieux, les auteurs préfèrent basculer dans le grand-guignol. On va donc suivre les aventures de plusieurs personnages dont l'activité principale consiste à glander dans une casse Auto et survivre dans un monde en décrépitude physique et morale. La consommation d'une nouvelle boisson mortelle va accélérer leur déclin et déclencher une enquête de police. Tout cela filmé à la manière d'un Evil Dead (caméra Steadicam planant dans le décor) avec des échappées vers les Classiques du film de genre, lorsque les miséreux surgissent dans la décharge par une nuit bleutée comme les morts-vivants de Romero, ou lorsque Bronson trône dans son dépotoir comme un anti-héros post-apocalyptique évadé de Mad Max.
Avec un nom qui veut dire littéralement "Ordures de rue", on ne peut s'attendre à une réflexion subtile et délicate. Et pourtant, passés les moments gores où les corps se liquéfient en matières acidulées suite à l'absorption du maudit liquide, par delà les séquences faites pour choquer le bourgeois (dégueulis, pipi, lancer de bite coupée, viol en groupe), Street Trash nous parle en particulier d'un vétéran du Vietnam que la guerre a rendu fou et d'un flic qui pratique une justice expéditive pas meilleure que les dégénérés qu'il traque. Soit une petite touche politique dans un joyeux foutoir de série B du samedi soir, tellement énorme qu'on ne peut qu'en rigoler. 

samedi 28 avril 2018

Star Wars Episode VIII: Les derniers Jedi

(Star Wars VIII: The Last Jedi - 2017 - Réalisé par R. Johnson) ***

The Last Haircut

Il y a pas très longtemps,
dans une galaxie proche, très très proche...
La franchise Star Wars a conquis une nouvelle génération.
Grâce aux jouets BB8 les dollars ruissellent sur les actionnaires.
Cependant un cruel dilemme taraude les Sombres Seigneurs Sith de Disney :
Doivent-ils continuer à photocopier la Trilogie Classique ou risquer d'écrire un scénar ?


Après avoir résumé l'entière Trilogie Classique en un seul épisode (voir notre billet sur l'épisode VII), on se demandait ce qu'il adviendrait de la suite de Star Wars VII : Un Nouvel Espoir Le Réveil de la Force.

Papy Mickey allait-il continuer sur sa lancée en poursuivant son remoot (remake+reboot) ?
Verrait-on le fantôme de Dark Vador former son jeune disciple Kylo Ren dans un marais insalubre ?
Rey et Finn tomberaient-ils amoureux pour finir cruellement séparés, sur un dialogue poignant ("I love you", "I know") ?
Super-Luke affronterait-il Suprême-Snoke pour lui trancher la main lorsque ce dernier lui annoncerait "Luke, je suis ton grand-père" ?
La Générale Leia sacrifierait-elle sa vie pour sauver la Résistance ?
Yoda et Obi-Wan feraient-ils un bref coucou depuis l'au-delà ?
R2D2 et BB8 proposeraient-ils à C3PO un plan à trois ?

En avant le spoil !

Finalement l'épisode de 2017 nous a bien eus. Il est l'exact opposé de son prédécesseur et s'amuse à broyer tous les codes de la saga. Là où l'épisode précédent tentait de réconcilier tout le monde autour d'un rassurant retour aux sources, agissant comme une remise à zéro pour repartir sur les bases de la trilogie originelle, "Les Derniers Jedi" prend un malin plaisir à casser le mythe, prouvant que les pontes de Disney ne savent pas vraiment quoi faire avec cette encombrante saga, à part gagner des milliards de dollars. Ils tentent d'insérer le culte Starwarien dans une formule de série annuelle, à l'instar des mastodontes du 21e siècle, Marvel et ses innombrables héros qui squattent les écrans à un rythme effréné (20 films en 10 ans !). Mais l'univers Star Wars est-il suffisamment étoffé pour le supporter ?

Le but de l'épisode VIII est donc de casser les codes. C'est ce que font toutes les scènes d'introduction des personnages : Poe Dameron se fout du discours grandiloquent de méchant typique du général Hux, Finn est découvert errant dans sa combinaison pleine de fuites d'eau, Kylo Ren est humilié par Snoke et, de rage, en pète son casque noir symbolique, Luke balance avec désinvolture son sabre-laser ramené par Rey. Plus tard le fantôme de Yoda détruit volontairement les archives Jedi sacrées. Le message est clair : YOLO, tout n'est que foutaise.

Les actions des Héros sont toutes vouées à l'échec. La mission de Finn, Rose et BB8 au casino se conclu par la mise au cachot du trio sans qu'ils aient pu contacter le hackeur. Ils s'enfuient grâce à l'aide d'un brigand minable, DJ, qui finira par les trahir pour de l'argent et les empêchera ainsi de mener à bien leur projet pour sauver les derniers résistants poursuivis par Hux.
Rey n'obtient pas la formation Jedi qu'elle espérait de la part de Luke, elle échoue à convaincre Kylo de changer de camp et elle apprend que ses parents étaient des gens ordinaires sans pouvoirs particuliers. Poe trahi sa chef, l'amirale Holdo, en la mettant aux arrêts alors qu'elle avait un plan secret pour sauver la Résistance. Ce faisant le petit groupe subit de lourdes pertes humaines, en plus du sacrifice de tous les bombardiers au début du film suite au refus de Poe d'obéir aux ordres de Leia. Holdo n'aura pas d'autre choix que de jeter son vaisseau sur ses poursuivants, ajoutant une mort de plus au tableau de chasse macabre de Poe.
On apprend que Luke, pendant la formation Jedi du jeune Kylo Ren, a voulu tuer son disciple car il sentait son coté obscur. Son échec a alors renforcé Kylo dans sa décision de joindre Snoke. Luke est à présent persuadé que perpétuer la lutte entre Jedi et Siths est la cause des conflits, à cause de la notion de Balance universelle qui est la nature même de la Force, cet équilibre liant toute chose.
Et en parlant de Snoke, il disparaît sans qu'on ait eu la moindre explication sur ses origines, ses motivations et surtout son manque de clairvoyance face à son disciple qui le tranche en deux par surprise.

Ce rapide résumé prouve que ce Star Wars est plus proche de la seconde trilogie que de la première, ce qui n'est pas un compliment. On sauve tout de même le jeu intense des deux acteurs principaux, Rey et Kylo, qui mettent toute leur hargne et leur conviction pour rendre crédible leur relation conflictuelle et passionnée.
Reste quelques bonnes séquences d'action, une touche d'humour sacrilège bienvenue (comme ce plan furtif où un fer à repasser est filmé comme un vaisseau spatial !) et la conclusion de l'arc narratif d'un des personnages les plus emblématiques de la saga, Mister Luke Skywalker soi-même. Il tire sa révérence de belle manière en appliquant à la lettre le crédo du film : on apprend plus de ses échecs que de ses victoires. Mais cela ne suffit pas à faire des "Derniers Jedi" une bonne cuvée Star Wars. Son intérêt est de créer un suspens malsain concernant sa suite : comment les auteurs vont-ils recoller les morceaux du puzzle et écrire une conclusion crédible à cette 3e trilogie ?


Epilogue
Comme nous l'avions fait il y a deux ans, voici pour conclure quelques prédictions personnelles concernant l'épisode IX de 2019 :

- Retour sur la planète Jakku pour Rey, accompagnée de Finn, pour trouver sa véritable origine.
- Poe et Rose affrontent le traître DJ.
- Un flashback raconté par Maz Kanata montre l'origine de Snoke.
- Chewbacca se sacrifie avec le Millennium Falcon pour sauver la Résistance.
- Destruction de l'endroit où Leia s'est retirée, sur ordre de Hux.
- Kylo tue Hux.
- Le fantôme de Luke aide Rey lors de son affrontement final contre Kylo.

vendredi 16 mars 2018

Blade Runner 2049

Blade Runner 2049

(2017- Réalisé par D. Villeneuve) ****

L'officier "K", issu d'une nouvelle génération de Replicants créés par la société Wallace, est un Blade Runner : il traque les anciens modèles Nexus-8 encore en fonction pour les "retirer". Après une arrestation mouvementée dans une ferme bio-synthétique, K fait une curieuse découverte. 

Située 30 ans après les événements du premier Blade Runner, la version "2049" restitue avec minutie le style élégant et froid et le rythme ralenti de son modèle. Certains plans sont des références directes à l'original, le zoom sur l’œil ouvert, l'ambiance maussade des rues bondées noyées sous les projections holographiques publicitaires, les éclairages savants dans les gigantesques intérieurs baroques, bref, tout ce futur d'anticipation déprimant annonçant la fin de la race humaine. 
On retrouve aussi des personnages ressemblant fortement aux rôles du film original : l'enquêteur taciturne (Deckard/K), le business-man mystique se prenant pour Dieu (Tyrell/Wallace), l'androïde de combat (Roy Batty/Luv) et l'androïde prostituée (Pris/Mariette). Même l'intérêt romantique du héros, la Replicant Rachel dans Blade Runner, trouve un écho dans "2049" sous la forme de l'I.A. Joi.

Le nouveau Blade Runner est une vraie suite qui prolonge les questions métaphysiques laissées en suspend il y a 25 ans par la version "director's cut". Qu'est-ce qui défini l'Humain si une machine peut l'imiter à la perfection ? Elle fait notre boulot mieux que nous et simule les sentiments aussi bien. 
Le détective K est une machine consciente de son état, sachant pertinemment que ses souvenirs d'enfance sont des faux. Il arrête ou tue sans remord ses semblables moins évolués que lui, les anciens modèles Nexus. Son arc narratif dans le film en fait un protagoniste secondaire plutôt que le sujet principal, puisqu'il découvre qu'il n'est pas ce qu'il croyait être.
Joi la copine virtuelle n'est qu'un programme sophistiqué, dépendant du bon vouloir de son maître qui l'active et la désactive à volonté. Elle reste confinée dans une boîte, impuissante pour protéger son bien-aimé qui est littéralement son unique raison "d'exister". Elle est tout de même dotée d'un tel désir, une émotion tellement humaine, qu'elle va jusqu'à se synchroniser avec une Replicant prostituée afin de pouvoir pratiquer l'amour physique ! C'est ainsi que K montre aussi son coté humain en expérimentant le sentiment amoureux. Tandis que les "vrais" gens, ceux qui ont une âme comme le dit la chef humaine de K, s'adonnent au sexe le plus basique avec des Replicants comme Mariette, K recherche quelque chose de plus émotionnel. Ce qui le mènera à la fois à la conclusion de son enquête policière et au bout de sa quête personnelle.
Même Luv, la Nexus-9 travaillant pour Wallace, est dominée par la confusion, autre état typiquement humain. Elle a vu ce que son patron faisait aux modèles ne répondant pas à ses attentes, elle met donc tout en œuvre pour remplir sa mission, pour "être la meilleure" comme elle le dit, quitte à transgresser les lois et liquider froidement les obstacles.
Quand à Deckard, une des grandes réussites du film est de rétablir l’ambiguïté concernant sa nature exacte. Est-il, oui ou non, un Replicant ? Dans la version définitive du premier épisode les indices ajoutés tout au long du film par Ridley Scott validaient cette thèse (le rêve de la licorne et la pupille des yeux brillant dans l'obscurité). Dans 2049 ce personnage retrouve son ambivalence en esquivant toutes les questions à ce sujet, démontrant ainsi que cette question est finalement accessoire.

Que reste-t-il pour séparer l'Homme de la Machine ? La procréation, ultime frontière, est tout l'objet du film. Un nouveau monde dans lequel les deux genres sont mêlés. Est-ce que nous nous dirigeons vers un tel futur ? Est-ce notre fin ou notre renaissance en tant qu'espèce ? 
Rendez-vous en 2049.

jeudi 7 décembre 2017

Divinity Original Sin II, la checklist pour s'en sortir

Divinity Original Sin II
Après un excellent premier épisode sorti en 2014, une suite de Divinity Original Sin devait inévitablement voir le jour. D'abord dispo pendant un an sous le forme d'un early access dans Steam (ou comment faire payer vos joueurs pour beta-tester votre développement), le N° 2 fut démoulé à la rentrée avec un beau succès commercial à la clé. Il vient de fêter son millionième exemplaire vendu en cette fin d'année.

Si "DoS 2" a gagné de nombreux.breuses adeptes, certain(e)s restent dérouté-tée-s par les mécani\qu\cienn-e[s] de jeu peu orthodoxes {?} de ce~tte RPG... oh putain j'arrête l'écriture inclusive.

pouf-pouffe.

Si "DoS 2" a gagné de nombreux adeptes, certains restent déroutés par les mécaniques de jeu peu orthodoxes de ce RPG fantasque et foisonnant.
Embarquons donc, gentes Dames et galants Aspirants, pour un tour d'horizon qui, espérons-le, vous permettra d'y voir plus clair dans ce joyeux foutoir que sont les subtilités des systèmes de combat de Original Sin II.

mercredi 2 août 2017

Un aide-mémoire sommaire mais néanmoins fort utile pour Final Fantasy XII: Zodiac Age

 La grande ronde des Classes de FF12. 

Vous connaissez cette angoisse du mauvais choix ? Cette impression désagréable que plus tard vous regretterez votre décision quelque soit l'option que vous sélectionnez maintenant ?

Parfois ce sentiment vous assaille pour des futilités, comme choisir de pisser sur une statue de Kim Jong-Un lors d'un voyage en Corée du Nord ou ne pas emmener ses préservatifs avant une partouze avec des inconnus. Mais pour les événements marquant le restant de votre vie, comme la constitution d'une équipe équilibrée dans Final Fantasy XII: Zodiac Age, on n'imagine pas les conséquences dramatiques après 50 heures de jeu que peuvent entraîner des choix hasardeux en début de partie.

Afin de vous épargner les affres de regrets éternels et une lente lente lente dépression inévitable voici donc une compilation de toutes les choses bonnes à savoir : à quoi servent les 9 caractéristiques, les forces et faiblesses de chaque Job, les bonus et malus des armes et armures associées aux Classes et, pour conclure avec brio, quelques conseils sur la création des Gambits.

Avertissement :
L'objectif n'est pas de fournir un guide clé en main vous donnant la combinaison de jobs ultimes pour avoir LA team bad ass en auto-pilote qui défonce tout. Plutôt de vous permettre de trier plus facilement parmi la tonne de possibilités offertes par les systèmes de jeu de FF12, obscurs voire franchement pas clairs.

Note : Les statistiques utilisées pour créer cette aide de jeu ont été glanées dans divers tables éparpillées sur le site finalfantasy.wikia.com.
Que ces auteurs et trices en soient mille fois congratulés.



mercredi 21 juin 2017

Playlists Best Of Prince Rock/Funk/Groove/Love


Fêtons la musique, festoyons même !
Et profitons de la sortie dans deux jours de la version remasterisée de Purple Rain pour proposer notre propre Best Of de l'oeuvre d'un artiste qu'on a jamais cessé de célébrer dans ces pages.

Mais comment faire pour résumer des dizaines d'albums officiels ? Comment éviter les sempiternels "Kiss" et autres "Let's go crazy", présents dans tous les Greatest Hits ?
La solution est limpide : piocher dans les titres moins connus et proposer non pas UNE mais QUATRE compilations parce qu'on est un gros déglingo.


samedi 15 avril 2017

Persona 5

Les joies de la glande en milieu scolaire
Atlus
Genre : RPG Social
Verdict: 5/5
(0=Maternelle, 1=Primaire, 2=Collège, 3=Lycée, 4=Fac, 5=Pôle Emploi)

Si vous avez manqué le début

Un lycéen Japonais débarque à Tokyo avec pour seul bagage un léger passif avec la police, le malheureux venant d'être expulsé de son école suite à une embrouille. Le voila sous le coup d'une période de probation, il faut qu'il se tienne à carreau s'il ne veut pas se retrouver avec un casier. Hélas le pauvre se met à faire des cauchemars angoissants où il est prisonnier dans une geôle infâme et pour couronner le tout, il arrive en retard au premier jour de cours dans son nouveau lycée parce qu'il s'est paumé dans un château sordide.
Wait a minute. Un château, en plein Tokyo ? Étrange...

lundi 10 avril 2017

Playlist Opolopo


Kobayashi Maru  (Voltage Controlled Feelings - 2010)
Get on up  (Superconductor - 2015)
We got that  (Mutants Vol.2 - 2014)
Let me do my thing (Remix - Ferry Ultra feat. G. McCrae)  (Single - 2015)
Too small (Skint Mix - feat. Anna Sise)  (RF presents Opolopo - 2007)
In the thick of it (Remix - Joey Negro feat. A. Johnson)  (Mutants Vol.2 - 2014)
Tweak my knobs  (Voltage Controlled Feelings - 2010) 
So good (feat. K. Burke)  (Superconductor - 2015)
Freeze the cut (Remix - Comfort Fit feat. Blacktroniks)  (Compilation - 2009)
The Best (feat. Colonel Red)  (Superconductor - 2015)
Bonafide (feat. Amalia)  (Voltage Controlled Feelings - 2010) 
This is what you are (Remix - M. Biondi & The High Five Quintet)  (Mutants Vol.2 - 2014)
Spare me the details (feat. E. Dillard)  (Superconductor - 2015) 

jeudi 23 mars 2017

Les Annales du Disque-Monde (Terry Pratchett)

Dans un monde posé sur quatre éléphants en équilibre sur la carapace d'une tortue dérivant dans l'espace, une bande de mages, sorcières, gardes, héros, marchands, fonctionnaires, touristes, trolls et tout le reste s'agitent vainement en attendant la Mort. Ça tombe bien, il (*) visite souvent le coin.

* Oui, la Mort est du genre masculin.




   

Les Annales du Disque-Monde : volumes 1 à 41 (1983-2015)

La Huitième Couleur
Le Huitième Sortilège
La Huitième Fille
Mortimer
Sourcellerie
Trois sœurcières
Pyramides
Au guet !
Faust Éric
Les Zinzins d'Olive-Oued
Le Faucheur
Mécomptes de fées
Les Petits Dieux
Nobliaux et Sorcières
Le Guet des orfèvres
Accros du roc
Les Tribulations d'un mage en Aurient
Masquarade
Pieds d'argile
Le Père Porcher
Va-t-en-guerre
Le Dernier Continent
Le Dernier Héros
Carpe jugulum
Le Cinquième Éléphant
La Vérité
Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants
Procrastination
Ronde de nuit
Les Ch'tits Hommes libres
Le Régiment monstrueux
Un chapeau de ciel
Timbré
Jeu de nains
L'Hiverrier
Monnayé
Allez les mages !
Je m'habillerai de nuit
Coup de tabac
Déraillé
La couronne du Berger


Si l'on compte une moyenne de 400 pages par volume composant ces imposantes "Annales du Disque-Monde", un calcul basique indique une somme de 16000 pages d'aventures poilantes. Ça fiche le tournis, surtout lorsqu'on découvre qu'il faut y ajouter encyclopédies, livres pour enfants, adaptations en jeux vidéo, bandes-dessinées et autres hors-série. Dingue. Mais comment fait Pratchett ? Après avoir lu un tiers de l'oeuvre et ayant la ferme intention de continuer, j'ai quelques éléments de réponses. 
Tout part de la création d'une cosmogonie aussi absurde que n'importe quelle religion : un Disque-Monde plat et circulaire, juché sur une tortue nommée A'Tuin se déplaçant dans le vide intersidéral. Avec, comme précisé en introduction, quatre éléphants entre la planète et le reptile à carapace. Sur cette terre médiévale-fantastique parodique on croise quelques héros bien connus, tels Cohen le Barbare vieillissant ou l'inventeur-peintre-savant Léonard de Quirm (pas De Vinci). Mais surtout on s'attache aux personnages principaux : Rincevent le Mage couard et son bagage qui marche, Mémé Ciredutemps la Sorcière pragmatique et ses consœurs, la Mort en personne (à la découverte du monde des vivants), le Capitaine du Guet d'Ankh-Morpork et ses collègues, un bibliothécaire qui fait "Ook" et une ribambelle de créatures, Trolls, Nains, Dieux et Déesses qui tuent le temps en attendant... en attendant quoi, exactement ?
Chaque roman va s'intéresser à l'une ou l'un dans une aventure unique, mettant en avant des thématiques comme les rapports hommes-femmes, la science face aux croyances ou le racisme. L'ensemble est touillé dans une Fantasy débridée avec des références parodiques aux mythologies (de l’Égypte ancienne à Cthulhu) et aux arts contemporains (Cinéma, Musique, etc). Des inventions de génie à chaque fois, des clins d’œil complices au lecteur en permanence, de la bonne humeur à tous les étages et dans toutes les dimensions visitées, le Disque-Monde ne déçoit jamais.

vendredi 30 décembre 2016

The Last Guardian


"Rex, donne la papatte !"
Sony Japan
Genre : Apprivoiser une I.A.
Verdict: ?/5
(0=Chihuahua, 1=Caniche, 2=Berger Allemand, 3=Saint-Bernard, 4=Dobermann, 5=Poney)

Si vous avez manqué le début

Un enfant très tatoué se réveille au coté d'un chien géant à plumes qu'il nomme Trico. Le mioche découvre que s'il veut sortir du gigantesque labyrinthe dans lequel il se trouve il va devoir s'allier avec le gros cleps-poulet. Commence alors un subtil jeu d'apprivoisement entre le gamin et la big bestiole pour parvenir à franchir toutes les embûches sur le chemin vers la délivrance.


mercredi 28 décembre 2016

Ghostbusters 2016, le Remerde

Ghostbusters 2016
La pluie ininterrompue de remakes foireux a rendu insensible l'amateur de S-F et de Thrillers. Que ce soit Total Recall (2012), Carrie (2013), Robocop (2014) ou Poltergeist (2015), aucun n'a échappé à la malédiction de la douce désillusion, pour les productions les moins ratées, ou pour les plus scandaleuses, à l'envie de déféquer à la face des responsables des ignominies.
Après le remoot de l'épisode IV de Star Wars 2016 nous a gâté avec deux remakes dans la catégorie "Poids Lourds" : Jurassic World (Jurassic Park remastered en nanar XXL) et, le cas qui nous interpelle aujourd'hui, Ghostbusters.

Le remixe de SOS Fantôme devait lancer une franchise façon Marvel, la grande obsession des gros studios depuis le succès faramineux du Cinematic Universe de la bande des Avengers. La division Marketing de chez Sony avaient des $ plein les yeux en imaginant son projet machiavélique d'une série Ghostbusterienne pour le cinoche. Il suffisait de pomper le scénar du premier film et l'agrémenter d'un twist qui sur le papier avait du potentiel : changer le casting de mâles en héroïnes et ajouter une couche de multiverse. 
Une marque culte avec un concept dans l'air du temps déclinable à l'infini :
Ghostbusters - Origines (reboot du remake) (2018)
Apocalypse Ghostbusters - L'ère de l'Extinction de Gozer (2019)
Ghostbusters VS Men In Black (2020)
Slimer le Gentil Fantôme Glouton (spin-off en synthèse pour les chiards, 2021)
Les Ghostbusters font du ski (2022)


En fait de concept frais le résultat de 2016 est un remake de merde de plus, un remerde.

Vous voulez des preuves ? Lisez la suite. Achtung Spoilers !

jeudi 8 décembre 2016

Final Fantasy XV

Noctis, son possee, sa Regalia, sa biatch (au fond à droite)

Square Enix
Genre : JRPG
Verdict: 3/5
(0=Inconnu, 1=Connaissance, 2=Collègue, 3=Camarade, 4=Meilleur ami, 5=Fuck-friend)

Si vous avez manqué le début

Pour préparer son futur mariage un prince doit partir à la rencontre de sa fiancée qui vit dans le royaume d'à côté. Accompagné de trois acolytes, un garde du corps, un cuistot intello et un blondinet, il va devoir survivre avec pour seules ressources 1 euro par jour et une bagnole à $500.000.

Non, ce n'est pas le nouveau "Pékin Express" à la télé : c'est l'intro du dernier Final Fantasy.