dimanche 27 septembre 2009

STAR OCEAN: The Last Hope

Vos 3 héros ont la migraine

Square Enix
Genre : RPG
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début
Dans les années 2060 et des poussières (radioactives) l'Humanité a enfin réalisé son plus grand rêve: se détruire presqu'entièrement. Quittant une Terre ravagée par les armes de destruction massive (Bombes H, Grippes A, Chansons de Mariah Carey) les survivants partent à la recherche d'un nouveau nid douillet, d'où ils pourront tranquillement recommencer à se haïr mutuellement.
Nos jeunes héros du jour, Edge et Reimi, parcourent donc l'immensité galactique à bord du vaisseau Calnus, en quête d'une planète répondant aux critères scientifiques pour acceuillir les colons (impôts locaux peu élevés et présence d'un centre commercial à moins de 20 minutes). Leurs explorations diverses leur feront rencontrer des individus peu ordinaires, des civilisations aux cheveux bleus ou verts, pour une aventure rocambolesque de pataquès.



Chasse au crabe près de Tchernobyle

En détail
La série des Star Ocean reste assez confidentielle si on la compare aux mastodontes Finalfantaisiens ou Dragonquestesques. Les Roleplayers purs et durs lui reproche ses combats trop "arcade", les fans d'Action-RPG pestent contre ses scénarios trop complexes. Mais le studio Tri-Ace a suffisament peaufiné ses titres pour en faire des jeux qu'on a envie de terminer. L'épisode "The Last Hope" ne déroge pas à la règle, malgré une mise en place scénaristique lourde (plus de 15hrs de jeu pour poser l'intrigue) et quelques persos assez crispants, comme Lymle la fillette qui parle aussi lentement qu'elle bouge. Le jeu offre un dépaysement constant grâce à son concept d'exploration de planètes inconnues, on passe entre 5 et 10 hrs sur chacune d'elle, le temps d'y découvrir ses peuples et essayer de résoudre leurs soucis. La plupart du temps, d'ailleurs, le leader Edge crée plus de problèmes qu'il n'en résout à cause de son caractère instable et juvénile. Le joueur est encouragé à se trimbaler dans les moindres recoins des maps car des points d'expérience sont distribués lorsqu'on déniche des coffres aux trésors et des zones à fouiller pour trouver des ingrédients.
De nombreuses quêtes secondaires ainsi qu'un système d'artisanat touffu occupent le complétiste compulsif. Il existe toute une série de compétences de crafting dont on peut augmenter l'efficacité en dépensant les points d'expérience gagnés, pour ensuite découvrir des centaines de "recettes" (Cuisine, Forge, etc). Les séquences de dialogues avec l'I.A. responsable de la "synthétisation d'objets" donne lieu à quelques tentatives d'humour gentillet à la Japoniaise. Ces scénettes de comédie se retrouve également lors des séquences (facultatives) de bavardage entre les membres de l'équipage du Calnus, accueillant de nouveaux protagonistes au fur et à mesure des rencontres. Certains caractères valent le détour, comme Meracle la femme-chat toujours en quête d'un bon repas.
L'amateur d'action sera comblé par les nombreuses séquences de combats, qui reprennent toutes les caractéristiques des Star Ocean en amenant quelques subtilités bienvenues. Les monstres sont visibles dans le décor, et entrer en collision avec l'un d'eux vous plonge dans l'écran de combat. Le joueur ne peut contrôler qu'un seul perso à la fois, laissant la console gérer les trois autres selon une courte liste d'ordres. Le champ de bataille est large, et l'on s'y déplace librement et en temps réel comme dans un beat'em all. Il existe deux types d'attaques (lointaine ou proche), pouvant se combiner avec des sauts et des coups spéciaux (qu'on découvre en montant de niveau), auxquels s'ajoutent des glissades (Dash), une jauge de Rush (accélération pendant un temps limité) et des enchainements (Links) occasionnant moult dégâts. Ajoutons à cela des sorts magiques (la Symbology est de retour!) et tout un bazar d'objets incongrus déclencheurs de catastrophes ou de soins, on obtient des affrontements assez tactiques.
Le jeu n'évite pas les longueurs dans quelques donjons un poil trop spatieux, ou lors de conversations un brin soporifiques. Star Ocean: The Last Hope reste toutefois largement au dessus du précédent RPG du même style, "Infinite Undiscovery", en s'appuyant sur les bases solides qui ont fait la réputation de la série: du boulot soigné, une présentation impeccable, une durée de vie conséquente. Le vrai RPG next-gen n'est pas encore pour ce coup-ci, mais c'est toujours ça de pris sur une Xbox 360 qui, en cette fin d'année 2009, n'a plus aucune cartouche Rolistique exclusive en réserve, Mass Effect 2 mis à part.

"L'armure en taille 38 ? C'est pour offrir ?"

A retenir:
- Combats mêlant "arcade" et doigté (...juste un doigt).
- Points d'expériences gagnés en explorant les lieux.
- Système d'Artisanat et Missions optionnelles développés.


A Jeter:
- Quelques aller-retours pénibles dans certains lieux trop vastes.
- Un manque de points de sauvegardes sur certaines cartes.
- Certains personnages sont tantôt Cliché tantôt Casse-couilles, parfois les deux.


Infos 3 DVD - 1 Joueur (12 ans et +) - TVHD 720p/1080i/1080p - Dolby Digital