jeudi 30 septembre 2010

Zodiac


(2007 - Réalisé par D. Fincher) ***

Dans le San-Francisco des années 70, l'histoire vraie de la traque par un flic et deux journalistes d'un Serial Killer se faisant appeler le Zodiac.

A qui faire appel pour vos histoires de Serial Killer ? Mister Fincher, of course ! Le spécialiste des tordus, le responsable d'un des plus grands chefs d’œuvre du genre (Se7en), ne pouvait que sauter sur l'une des plus fameuses affaires de meurtres en série ayant secoué les états-unis dans les 70's.
Sauf que David Fincher nous la fait à l'envers, en s'éloignant de la surenchère gore et du thriller classique. L'auteur décide de privilégier le travail de l'enquêteur et du journaliste, explorant la frustration des fausses pistes et du manque de preuves, l'obsession de la traque et les conséquences sur la vie privée.
Les méfaits du tueur sont relégués au second plan, on ne verra d'ailleurs jamais son visage, même lorsqu'il attaque en plein jour (encore un tour de force de réalisation). Et pour cause, ce fait divers réel n'a jamais été résolu

samedi 25 septembre 2010

OSS 117 - Rio ne répond plus


(2009- Réalisé par M. Hazanavicius) ****

Hubert Bonisseur de la Bath est de retour. Son supérieur l'envoi à Rio de Janeiro à la poursuite d'un nazi en fuite. Flanqué d'une espionne des Services Secrets Juifs, notre fierté nationale devra affronter la C.I.A., la mafia Chinoise et de redoutables Catcheurs. L'occasion pour lui d'imposer son sens des valeurs si particulier dans un monde en pleine révolution Baba-cool.

Décomplexés par le succès mérité du premier épisode, Hazanavicius et ses compères poussent le concept un cran plus loin dans l'absurde et le second degré, sur des thèmes casse-gueule (notamment les clichés antisémites) qui nécessitent un dosage subtil. Mission accomplie, et de belle manière puisque le réalisateur n'a pas oublié de conserver le style classieux qui avait contribué à élevé sa parodie au premier rang, loin devant les comédies franchouillardes bâclées. Tout est magnifique, de la bande son jusqu'aux décors, recréant cette ambiance chaude Hippie-Brazil qui nous réjouit avant même qu'un gag soit balancé.
Après sa brillante métamorphose en Sean Connery période Bond dans "Le Caire", Jean Dujardin emprunte un style plus 70's dans "Rio", un croisement réussi entre Paul Newman, Errol Flynn et Bébel façon "Le Magnifique". Il conserve tout le décalage qui rend ce misogyne raciste finalement attachant, en le ridiculisant dès que possible pour notre plus grand bonheur.