mardi 19 juin 2012

Playlist Pink Floyd




Sheep  (Animals - 1977)
Money  (The Dark Side of the Moon - 1973)
Sum  (The Endless River - 2014)
Skins  (The Endless River - 2014)
The Dogs of War  (A momentary lapse of reason - 1987)
Brain Damage  (The Dark Side of the Moon - 1973)
Eclipse  (The Dark Side of the Moon - 1973)
Wish you were here  (Wish you were here - 1975)
Shine on you crazy diamond, Part Two  (Wish you were here - 1975)
Summer '68  (Atom Heart Mother - 1970)
Have a cigar  (Wish you were here - 1975)
The Nile song ("More" soundtrack - 1969)
The happiest day of our lives  (The Wall - 1979)
Another brick in the wall, Part 2  (The Wall - 1979)
High Hopes  (The Division Bell - 1994)

mercredi 6 juin 2012

There will be blood


(2007 - Réalisé par P. T. Anderson) *****

L'histoire de Daniel Plainview, prospecteur de pétrole dans les USA de la fin du XIXe siècle, misanthrope obnubilé par sa soif de l'or.

There will be blood n'est pas un film aimable, son rythme est lent, son scénario âpre, ses deux acteurs principaux "over-the-top" dans leur interprétation et le message délivré est bien déprimant sur la nature humaine. L'histoire d'un homme qui cultive son dégoût de l'autre, amassant la fortune qui lui permettra de se couper du monde. Prêt à toutes les concessions pour assouvir son besoin, il se livre à la mascarade du prêcheur local en se faisant baptiser pour acquérir un lopin de terre. Et le destin va lui faire vivre de bien cruelles désillusions, quand son frère, son seul confident, lui apprend une terrible vérité ou lorsque son fils adoptif fini par le fuir. Il leur fera payer le prix fort et finira par se venger sur le prêtre, lui aussi formidable escroc par ailleurs. L'alternance entre les longues séquences muettes lors desquelles la puissance des images suffit et les dialogues redoutables montrant l'ascension de Plainview, où l'on perçoit sa perfidie et son lent repli sur lui-même, place le film au rang des témoignages intemporels. Daniel Day-Lewis est magistral, hilarant lorsqu'il se mange une baffe du prêtre pour gagner son droit de forer, glaçant lorsqu'il marmonne dans sa barbe en découvrant la trahison de son frère ou qu'il se confronte à ses concurrents, terrifiant quand il balance la vérité à son fils ("you're just a bastard from a basket !"). Les performances théâtrales de Day-Lewis et Dano pourront gêner les amateurs de jeu tout en neutralité, moins dans l'enphase. Pour ma part ces deux grands pros réussissent leur pari de marquer les mémoires en trouvant le ton juste pour incarner les deux fléaux du 20e siècle.