mercredi 14 octobre 2009

Le bal des vampires


(The fearless vampires killers - 1967 - Réalisé par R. Polanski) ****

Le professeur Abronsius et son assistant Alfred partent à la recherche de Vampires en Transylvanie. Dans la petite auberge perdue non loin du Chateau du Comte Von Krolock, les autochtones nient l'existence des suceurs de sang.

L'intro laisse imaginer un énième film d'épouvante à l'ancienne, façon Hammer Studios avec Christopher Lee. Mais l'ambiance se décale bien vite, avec son humour à froid "non-sensique" et sa galerie de "gueules", et place ce Bal dans les toutes premières comédies modernes. Les gags s'enchaînent, parfois purement visuels, parfois cachés dans les dialogue, et même si le rythme n'est pas aussi soutenu qu'aujourd'hui on suit avec joie les tribulations du vieux prof constamment dans la lune et de son disciple plus attiré par les beautés locales que par les Draculas.

dimanche 27 septembre 2009

STAR OCEAN: The Last Hope

Vos 3 héros ont la migraine

Square Enix
Genre : RPG
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début
Dans les années 2060 et des poussières (radioactives) l'Humanité a enfin réalisé son plus grand rêve: se détruire presqu'entièrement. Quittant une Terre ravagée par les armes de destruction massive (Bombes H, Grippes A, Chansons de Mariah Carey) les survivants partent à la recherche d'un nouveau nid douillet, d'où ils pourront tranquillement recommencer à se haïr mutuellement.
Nos jeunes héros du jour, Edge et Reimi, parcourent donc l'immensité galactique à bord du vaisseau Calnus, en quête d'une planète répondant aux critères scientifiques pour acceuillir les colons (impôts locaux peu élevés et présence d'un centre commercial à moins de 20 minutes). Leurs explorations diverses leur feront rencontrer des individus peu ordinaires, des civilisations aux cheveux bleus ou verts, pour une aventure rocambolesque de pataquès.

jeudi 24 septembre 2009

DRAGON QUEST V: Hand of the Heavenly Bride

Vacances à Istanbul

Square Enix
Genre : RPG
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début
A peine remis de nos émotions sur Dragon Quest IV, voila qu'un nouveau remake d'une gloire passée vient se blottir dans nos mimines avides. C'est au tour du N° 5 de débarquer, et quel épisode! puisqu'il est officiellement inédit dans notre contrée. Sous-titré "Hand of the Heavenly Bride", ce nouveau DQ nous propose de vivre une véritable saga, depuis l'enfance du Héros jusqu'à sa vie de famille (n'en dévoilons pas trop afin de ne point gâcher les coups de théâtre).
Autour du personnage principal une clique hétéroclite va s'assembler pour l'aider, un tigre égaré, le jeune Prince Harry, le fidèle Sancho, la Fée Honey, tout plein de prétendantes au poste de fiancée et une pléiade de monstres errants à recruter. Ca en fait du monde pour une cartouche DS.

samedi 5 septembre 2009

Lost in translation


(2003 - Réalisé par S. Cappola) ***

Bob Harris, Star de cinéma, débarque seul à Tokyo pour le tournage d'une pub. En plein décalage horaire il traîne sa mélancolie dans un hôtel grand luxe, correspondant avec sa femme à coup de fax. Il va bientôt croiser une jeune américaine accompagnant son mari photographe.

Qui aurait pu croire que cette histoire de riches américains perdus dans leur solitude pourrait toucher le grand public ? les angoisses métaphysiques de deux âmes en peine pétées de tunes dans un palace, franchement, est-ce que ça peut émouvoir le bon peuple ? C'est bien là toute la subtilité de Mlle Coppola, alliée à la grâce de Scarlett Johansson et de notre Droopy préféré, Bill Muray, qui portent avec classe le frêle équilibre de ce scénario minimaliste. 
Évitant presque tous les faux pas et les effets attendus l'auteur raconte comment deux générations vont se trouver, dans un univers où tous leurs codes sont bousculés. Les séquences drolatiques, entièrement basées sur le savoir-faire de Bill Muray, enlèvent toute la pesanteur qui aurait pu plomber un énième film sur le sujet casse-gueule de la neurasthénie des bien-portants. 

jeudi 6 août 2009

Playlist Queen (70's)



Liar (Queen - 1973)
Tenement Funster (Sheer Heart Attack - 1974)
Flick of the Wrist (Sheer Heart Attack - 1974)
White man (A day at the races - 1976)
Don't stop me now (Jazz - 1978)
It's late (News of the world - 1977)
In the lap of the Gods (Sheer Heart Attack - 1974)
Bicycle race (Jazz - 1978)
Now I'm here (Sheer Heart Attack - 1974)
Father to son (Queen II - 1974)
Son and daughter (Queen - 1973)
Somebody to love (A day at the races - 1976)
Fat bottomed girls (Jazz - 1978)
The march of the Black Queen (Queen II - 1974)
Funny how love is (Queen II - 1974)
Killer Queen (Sheer Heart Attack - 1974)
More of that jazz (Jazz - 1978)
Bohemian Rhapsody (A night at the Opera - 1975)

vendredi 26 juin 2009

Buffet froid


(1979 - Réalisé par B. Blier) *****

Alphonse Tram devise avec un inconnu dans une gare RER déserte. Plus tard il retrouve l'homme agonisant, poignardé avec le propre couteau qu'Alphonse avait négligemment perdu. Paniqué il rentre chez lui dans une grande tour vide, retrouver sa femme. Bientôt quelqu'un vient sonner à la porte, l'inspecteur Morvandieu.

Quand Bertrand Blier est en forme et que ses acteurs le sont aussi, cela donne l'un des films les plus impalpables du cinéma Français. Situations imprévisibles, dialogues surréalistes, toute la marque de fabrique ironique du fiston Blier, épaulé par le trio de Monstres Papa-Depardieu-Carmet, mis au service d'une démonstration obscure qui tient le spectateur en éveil, le fait marrer doucement ou le choque gentiment. Les décors austères de la vie moderne, grands ensembles écrasants et banlieues pavillonnaires désertes, ou forêt majestueuse et lacs immenses endormis, sont peut-être les personnages principaux du film, tandis que gesticulent et babillent les pauvres hères, courant tous vers notre destin commun : une belle jeune femme qui s'appelle la Mort. Autant en rire.

samedi 20 juin 2009

Dobermann


(1997 - Réalisé par J. Kounen) *** Edition 2 DVD

Le charismatique voleur Yann Le Pentrec, alias Le Dobermann, écume les Banques. Accompagné de sa moitié sourde-muette et de son gang de doux dingues il nargue la police. Cristini, un flic aux méthodes hors-la-loi, va tout faire pour le coincer.

Un film si unanimement vomit par la Critique Française ne peut être réellement mauvais. Le cas "Dobermann" est d'école, puisqu'on y voit un cinéaste parodier les plus nauséabonds action-movies d'Hollywood tout en se référençant au cinoche 60's eud'chez nous, dans une bonne humeur communicative et une volonté affirmée de "choquer le bourgeois". Et ça marche ! Les personnages sont délicieusement unidimensionnels, les dialogues sonnent merveilleusement faux, les plans de caméra sont inutilement branchouilles, les situations toutes plus débiles les unes que les autres, et la morale pernicieusement attendue. Que demander de plus à un film tout en second degré ?

Un jour sans fin


(Groundhog day - 1993 - Réalisé par H. Ramis) *****

Comme chaque année en février l'égocentrique et cynique Phil Connors, présentateur météo d'une chaine locale, se rend avec son équipe à Punxsutawney pour couvrir l'anecdotique événement festif de la bourgade. Mais un curieux phénomène va lui faire revivre la même journée, encore et encore.

Il y a quelque chose de magique dans ce film si évident, l'envie qui est en chacun de nous de refaire tout ce qu'on a loupé, de changer une parole ou un acte malheureux, d'oser essayer un chemin différent pour voir où cela nous aurait mener. L'idée lumineuse aurait pu tourner court avec des tâcherons devant et derrière la caméra. Fort heureusement Harold Ramis et ses acteurs sont d'une autre trempe, et le long apprentissage de Monsieur Murray face à Andie MacDowell saura toucher même les plus endurcis. Le numéro d'équilibriste de Bill, avec son jeu d'acteur désarmant de légèreté, sied parfaitement au propos, et en fait un film de chevet pour de nombreux fans dont je fais partie.

samedi 13 juin 2009

Exodus (NPG) (1995)

Dans notre série "N'oublions pas que Prince sort aussi des albums sous d'autres noms", voici venu le temps de...



Exodus (NPG) (1995)

N.P.G. Operator Intro
Get Wild
Segue
DJ Gets Jumped
New Power Soul
DJ Seduces Sonny
Segue
Count the Days
The Good Life
Cherry, Cherry
Segue
Return of the Bomb Squad
Mashed Potatoe Girl Intro
Segue
Big Fun
New Power Day
Segue
Hallucination Rain
NPG Bum Rush the Ship
The Exodus has Begun
Outro


Wild and Funky
Tandis qu'il règle ses comptes et aborde quelques sujets sérieux dans "The Gold Experience", The Artist sort en catimini un autre album la même année. Beaucoup plus léger et fun, Exodus est le pendant "festif" de la production Princière de 1995. Planqué derrière un pseudo qui annonce la couleur, Tora Tora, Prince laisse son groupe NPG aux manettes et Sonny T. au chant. Ceci n'empêche pas notre obsédé du contrôle de poser son empreinte sur 99% de la composition des titres et d'assurer la plupart des "backing voices". 
L'ambiance de bringue débridée est présente d'un bout à l'autre de la galette, entrecoupés de sketchs comiques mettant en scène les musiciens du NPG et l'Artiste. Le message d'intro explique le projet, entre pure déconnade et manifeste pour la liberté (The Artist est toujours en lutte contre Warner Bros pour récupérer ses droits) : "Get Free / Get Smart / Get Wild". Puis enchaîne sur la locomotive "Get Wild", le single pêchu embarquant l'auditoire dans le Funky train. Le programme de la soirée est on ne peut plus clair : faire la teuf. 
On savoure un instrumental imparable, "New Power Soul", précédé d'une hilarante entrée en matière. Le NPG Gang, soûlé par la musique naze d'un Club local (on reconnait "Dream Factory", titre de Prince, en fond sonore !), malmène le pauvre DJ et prend le contrôle du dancefloor avec un bijou de savoir-faire Jazz-Groove. Tempo irrésistible, démonstration classieuse de la section Saxos/Trompettes, tout paraît tellement simple avec un groupe qui domine. 
Plus tard "The Good Life", autre trip à la cool, voit le groupe fantasmer sur une vie rêvée à la Marcello Mastroianni dans "La Dolce Vita". Le titre tire vers la Pop mais reste dans le ton avec sa mélodie badine qu'on s'imagine écouter au volant d'une décapotable sous le soleil Californien. 
Return of the Bump Squad garde le cap musical, funky à souhait avec son parfum rappelant les productions "The Time", tout en lâchant quelques sentences de prêches un tantinet lourdingues dans le contexte : "Find a job, lose the herb", "Nothin' can save U, unless his name is God", "Add an E to Rap and it spells Rape". Est-ce du second degré ? Va savoir.

L'ambiance se fait plus lourde sur "Big Fun". Le sketch d'intro est cryptique : un des zikos du NPG découvre une lettre d'adieu de sa petite amie, tandis qu'en fond sonore la TV diffuse un dialogue comique de Prince en mode "gangsta". Le morceau convoque par certains cotés "Gett Off" avec toutefois un tempo plus relax, reprenant les subtiles paroles de dragueur patenté made in Roger ("Psychedelic mama, Tell me girl what's your sign? / U and me should get 2gether / It wouldn't be a waste of time"). 
Le slow de l'album, "Cherry Cherry", bascule presque dans la parodie tant il est musicalement dégoulinant de miel. Mais son texte est l'histoire d'une trahison amoureuse qui se termine par le suicide d'une femme après le meurtre de son ex par son mari. Du second degré digne d'une comédie noire, une petite pique à tous ces chants romantiques aux paroles creuses déjà entendus mille fois. Comme quoi il ne faut jamais se fier à l'air et bien écouter le discours.

Le dernier quart d'heure d'Exodus est un sans faute. Le sketch fendard "New Power Day" conte la journée pourrave d'un Prince en voix trafiquée façon Tony Montana, faisant de mauvaises rencontres dans la rue pour finir par se faire jeter par sa girlfriend portoricaine. Il enchaine sur le superbe "Hallucination Rain", version malmenée du classique "Purple Rain" dans une lente montée psyché-délicieuse qui s'explose la foufoune en bouquet final. 
La conclusion de l'album invoque les spectres de George Clinton et du Parliament Funkadelic. "The Exodus has begun" débute par l'attaque d'un vaisseau spatial, avec encore une parodie de Prince, cette fois en Captain obnubilé par sa conquête du monde par l'entremise de son "Endorphin Machine" (titre Rock présent sur "The Gold Experience"). Le groupe NPG aborde le vaisseau et en prend le contrôle, façon B-Movie des années 60. Le titre est un hymne Funky-Jazzy vigoureux dont le refrain résume le thème de l'ensemble, l'âme éternelle du Funk Noir-Américain : "Generation after generation, the soul will never die // We don't cry, we don't die, we just multiply". Les derniers mots sont une dédicace qui en dit long sur l'état d'esprit de l'Artiste : "This shit is dedicated to the memory of His Royal Badness / I know his name, that muthafuckin' Prince, Rest in peace nigga". Prince est mort et enterré, mais rassurez-vous âmes sensibles, il renaîtra quelques années plus tard !

Comme le précédent album des NPG, Gold Nigga, Exodus est une oasis récréative dans une discographie plutôt sérieuse en générale. La dose d'humour prouve que Prince sait se moquer de lui-même, une facette du personnage qu'on a pas l'habitude de constater dans sa production Studio. Les compos vitaminées sauce 90's qui parsèment le LP en font un album Funk poilant qu'on prend plaisir à réécouter.

mercredi 11 mars 2009

CHRONO TRIGGER

C'est la fête au village


Square Enix
Genre : RPG
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début
L'histoire de Chrono Trigger est basée sur les voyages temporels, l'occasion de visiter les mêmes lieux à différentes époques. Une équipe chamarrée de robot futuriste et de batracien humanoïde chevaleresque va se constituer autour du personnage principal, qui est un vieil homme en fauteuil roulant nommé Benjamin Button. non j'déconne, c'est un ado insouciant -comme d'hab avec les Japonais-.
En voulant sauver sa nouvelle amie un brin hystérique le fébrile Crono va parcourir les années en utilisant malgré lui l'invention d'un savant un peu foldinguo (ça me rappelle un film...). Notre héros se retrouvera empétré tantôt en pleine préhistoire barbare, tantôt dans un futur désespéré (et désespérant). Et il va encore falloir sauver le monde, qui décidemment n'arrive pas à s'en sortir tout seul. Mes aïeux quel pataquès !

jeudi 5 mars 2009

Le créateur


(1999 - Réalisé par A. Dupontel) ****

Après un succès critique important Darius, auteur de théâtre, est dans une phase euphorique. Mais bien vite tout le monde est impatient de découvrir sa nouvelle œuvre. Petit problème : Darius n'a encore rien écrit.

Après nous avoir maravé la tronche avec son "Bernie", l'ami Dupontel s'assagit quelque peu en nous proposant une réflexion un poil longuette sur les affres de la création dans le milieu ô combien snobinard des théatreux. L'occasion de nous dérouler une belle brochette de personnages, la comédienne obnubilée par son succès, le producteur éternellement enthousiaste et complètement à la ramasse, le régisseur haïssant la culture ("PSG ! PSG ! PSG !", scande-t-il pour afficher son dégoût des intellos). Mister Albert se réserve la part belle, puisqu'il est quasiment de tous les plans. Darius, cet hurluberlu largué après son premier triomphe, c'est évidemment un peu lui. Partant du postulat que la création va de pair avec la destruction, l'auteur va partir dans une surenchère qui le mènera à la conclusion fatale mais logique, culminant avec l'attaque dantesque de la Crêperie Bretonne. Pas aussi trash que Bernie, mais assurément différent des comédies Françaises traditionnelles.

mardi 10 février 2009

DRAGON QUEST IV - Chapters of the chosen

Jour de marché dans le bourg


Square Enix
Genre : RPG
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début
Les Dragon Quest restent une énigme pour moi, une série réunissant autant de concepts éculés mais qui pourtant réussi systématiquement à me captiver, voila qui est bien intriguant. Faudra que j'en parle à mon psy, un de ces jours. D'autant plus que l'épisode qui nous concerne aujourd'hui n'est pas vraiment une nouveauté puisqu'il s'agit du remake pour DS d'un jeu sorti il y a 18 ans sur NES !
L'histoire anecdotique n'est qu'un prétexte pour diriger une troupe de joyeux drilles, explorer la riche contrée et faire du leveling pour exploser des Boss vicieux. Les auteurs ne perdent donc pas leur temps dans des cinématiques ennuyeuses et des explications philosophiques à 30 centimes d'Euros, preuve que les Japonais savent faire efficace quand ils veulent.
On va suivre individuellement chaque protagoniste durant les premières heures de jeu, découvrant l'univers coloré et sympatoyant des Dragon Quest, avec ses nombreuses villes éparpillées sur l'immense carte, ses donjons pas trop profonds, ses habitants caractériels, ses Casinos et ses célèbres Slimes qui parlent. Une fois toute l'équipe présentée au travers de diverses missions, on prend le contrôle du héros qui sera chargé de réunir l'ensemble pour aller vaincre un fumier de Boss voulant venger la mort de sa fiancée.

Carte d'une ville

En détail
La série a évolué graphiquement selon les consoles sur lesquelles elle débarquait (avec à sa pourquite une cohorte de millions de fans Japonais), mais en conservant des bases qui aujourd'hui font défaut à certains développeurs "Star" qui confondent Jeux vidéo et Films hollywoodiens. Des "fondamentaux" tels que simple sans être simpliste, rythmé sans être frénétique, vaste sans être écrasant. La musique "symphonique" du jeu est un régal, et le thème principal entête autant que celui des Final Fantasy.
Le jeu fait honneur à la DS avec ses décors en Full 3D (en rotation totale) et ses personnages en sprites tout mimi. On ne ressent pas la lourdeur technique générale qu'on trouvait dans le récent remake DS de Final Fantasy IV (où les déplacements sont empesés et l'affichage des menus ralenti). Ici tout est fluide et rapide, tout obéit au doigt et à l'oeil, dès qu'on commence à trouver un truc fastidieux les auteurs offrent la possibilité de le contourner grâce à un nouveau sort ou un objet spécial planqué au fond d'une grotte humide.
Le casting ne se prend clairement pas au sérieux et moque gentiment les clichés des RPG Jap: le Capitaine anglais bourru, la princesse qui se fait chier dans son palais, le marchand voulant réussir dans le commerce, les jumelles danseuses "exotiques" qui bossent dans un cabaret, etc.
Les options de combats sont au raz des accariens, avec du "tour par tour" comme chez mémé et une liste d'options datant des débuts de Michel Drucker à la TV. Attaque physique, sorts, défense, objets. avec les ennemis bien alignés face à vous comme à la foire à neuneu. On connaît tout ça par coeur, mais l'intérêt de DQ se situe ailleurs.
Régulièrement nos personnages gagnent de nouvelles compétences et des sorts inédits, la progression est constante et donne envie au fanatique d'en voir et d'en avoir toujours plus. On se ballade en permanence pour découvrir des équipements flambants neufs qui claquent et visiter de nouveaux lieux, là où d'autres jeux nous font tourner en rond pendant des heures dans le même labyrinthe. Il y a souvent des surprises suivant que vous visitiez un endroit de jour ou de nuit, et on a la possibilité de swapper son équipe à loisir pour jouer avec leurs compétences plus ou moins débiles.
Et puis on se prend quelques mémorables branlées lorsqu'on chatouille un Boss trop costaud pour notre fine équipe de bras cassés. Il faut alors léveler, léveler avec ardeur, léveler jusqu'à plus soif (et ça, ça fait toujours plaisir au hardcore gamer d'être humilié par un Boss pour revenir une heure plus tard lui éclater les noix).
Evidemment ne pensez pas être ébloui par la profondeur des caractères sur un scénario inspiré par l'oeuvre de Nietzsche. Ce DQ IV est fun et léger, les amateurs d'épopée grandiose et de guerre en Technicolor en seront pour leur frais. Les autres, les obsessionnels, les complétistes, les amoureux (et reuses) du "True old school J-RPG" qui veulent du combat aléatoire toutes les cinq secondes, ceux-là seront aux anges.

Des effets spéciaux mémorables

A retenir:
- Du "true old school" RPG, mec !
- Les graphismes tout kawaii, en full "3D & Sprites" sur les deux écrans de la DS.
- Les quêtes secondaires sympas (Mini-médailles, construction de la ville du héros, objets spéciaux).
- Les sorts qui facilitent la vie du Gamer: Téléportation, Passage Jour/Nuit, Anti ennemis faibles, etc. et pas de Game Over en cas de décès.
- La "deuxième" fin.

A Jeter:
- Une histoire lamentable de classisisme.
- Des personnages en "Full Cliché".
- La taille réduite des environnements.
- Le manque d'indications pour faire avancer le scénario lors du dernier chapitre.


Infos 1 Joueur (12 ans et +) - Jeu multi-cartes sans fil

vendredi 6 février 2009

INFINITE UNDISCOVERY


La place de la concorde en 2060
Square Enix
Genre : RPG
Verdict: 2/5


Si vous avez manqué le début
L'univers médiéval et manichéen de "Finish it and then cover it" ressemble peu ou prou à tout ce que les Japonais nous servent depuis 25 ans. Un gentil garçon un peu niais qui se retrouve au centre d'une intrigue qui le dépasse et que les évènements vont pousser à sauver le monde. Nos amis Nippons saupoudrent le tout de leurs habituels coups de théâtre, genre trahisons et révélations au pays de Candy. Mais ne nous plaignons pas, on aime quand même bien ça.
A la suite d'un quiproquo le frêle Capell va se trouver au centre d'une épopée qui va lui faire quitter sa juvénile insouciance pour endosser le lourd fardeau de Leader du Monde Libre. Pour cela il devra rejoindre une fameuse armée de rebelles dont la raison de vivre est de briser des chaînes (au sens propre et au figuré) pour libérer la lune et accessoirement les peuples opprimés. En effet les vilains-pas-beaux de l'Ordre ont asservi les provinces et même enchainé litteralement la lune pour pomper la subtance de l'énergie terrestre, les sagouins !

mardi 3 février 2009

Minority Report


(2002 - Réalisé par S. Spielberg) **** Edition Collector 2 DVD

En 2054 à Washington, les criminels sont arrêtés avant de commettre leur forfait grâce aux dons de prédiction de trois humains, les Pre-Cogs. Une unité spéciale de la police, Pre-Crime, est chargée d'intervenir en analysant les visions des médiums. 

Philip K. Dick continue d’être adapté par Hollywood, et on ne va pas s'en plaindre quand cela donne des productions comme "Blade Runner" ou ce "Minority Report" Spielbergien. Décrivant en catimini une société pas très éloignée du Big Brother Orwellien, où chaque citoyen est fiché instantanément et physiquement mis hors de la société pour un crime qu'il n'a pas encore commis, le père Steven garde l'essentiel de la nouvelle Dickienne et s'offre le luxe de ne pas résoudre une partie de l'intrigue (la recherche du fils d'Anderton). Le contrat est rempli de belle manière, offrant des séquences d'action ébouriffantes, une réalisation parfaite dans sa représentation d'un futur proche plausible et une réflexion passionnante sur le libre-arbitre de chaque être humain. Et en prime les petites touches d’humour allègent l'ensemble. Avec les fameuses chorégraphies gestuelles de Tom Cruise lorsqu'il manipule ses écrans virtuels, les scans incessants d'une population soumise noyée sous les écrans de Pub, la mise en œuvre de l'idéologie du tout-sécuritaire, Spielberg nous donne une vision glaciale mais juste de notre avenir immédiat. Pour un film d'anticipation, c'est une belle réussite.

Angel Heart


(1987 - Réalisé par A. Parker) ****

En 1955 le détective privé Harry Angel est contacté par un client qui souhaite retrouver un certain Johnny Favourite, disparu sans laisser de trace après la guerre. Son enquête va plonger Angel dans le monde mystique du Vaudou.

Très typé années 80, le style cinématographique d'Alan Parker nous balade dans une revisite des codes du Film Noir, avec détective en imper qui se perd en des lieux interdits, indics patibulaires, flics sur le fil du rasoir et belle pépée enamourée, le tout sur fond de musique jazzy torturée et de poulets sacrifiés. Le supplément d'âme vient de l'interprétation du jeune Mickey Rourke, alors au faîte de sa gloire, tout en malaise et en douleurs dans un jeu de piste macabre où il affronte De Niro. Et même si le twist final est présenté d'une manière un tantinet lourdingue, le parcours d'Angel mérite plusieurs visionnages pour détricoter l'implacable main du destin enserrant le héros-loser. Un de ses films qui vous hante longtemps, à l'instar de "L'échelle de Jacob", similaire dans son atmosphère de polar malsain.

samedi 31 janvier 2009

THE LAST REMNANT

Cours Forest, cours !

Square Enix
Genre : RPG
Verdict: 3/5

Si vous avez manqué le début
Dans l'univers médiéval bien tranquille et pépère de Last Remnant, les humains cotoient des hommes-chats à quatre bras et des gros poiscailles humanoïdes à la voix rocailleuse. On y pratique la magie comme dans tout RPG qui se respecte, et bien évidemment les différents royaumes peuplant ce monde se mettent sur la gueule pour tromper leur ennui.
Des artefacts, qu'on nomme Rémanences, sont l'objet de ses luttes sans fin. Ils prennent des formes diverses, des épées monumentales plantées dans le sol et plus hautes que les églises, ou des créatures gargantuesques figées au milieu des bourgades. Personne ne sait vraiment se qu'elles foutent là, moult légendes circulent à leur propos. Ce dont on est sûr cependant, c'est que les monarchies qui possèdent des Rémanences se la pète grave et sont jalousement convoitées par leurs voisins mesquins.
Heureusement comme dans tout RPG Japonais qui se respecte un ado va sauver tout le monde parce que les méchants ont enlevé sa soeur lors de la séquence d'intro (les cons)...

vendredi 2 janvier 2009

Neuromancien (William Gibson)

Case le hacker est le meilleur dans son domaine. Branché sur la matrice virtuelle par son interface neuronale il parcourt le cyberespace en quête d'informations confidentielles, extirpant les données protégées derrière les Glaces, les programmes anti-intrusion mit en place par les entreprises.
En voulant jouer un double-jeu, le pirate va subir un cinglant revers. Le voila à présent obligé d'accepter l'offre risquée d'un duo énigmatique, Molly la "Samouraï augmentée" et l'ex-militaire Armitage.


Lorsqu'un roman fonde à lui tout seul un genre, en l’occurrence le Cyberpunk, c'est du lourd. Même s'il a été écrit il y a 25 ans cette année, nous effleurons à peine aujourd'hui les technologies décrites dans le livre. Où est le cyberespace quand nous devons nous contenter d'Internet ? Où sont les "augmentations" destinées au corps humain ? Quelle Intelligence Artificielle peut répliquer la complexité d'un cerveau humain ? Sans doute faudra-t-il patienter encore un paquet d'années avant d'en voir un usage grand public.
Mais Neuromancien n'est pas qu'une géniale - et flippante - anticipation sur notre futur technologique. Il laisse entrevoir, avec là encore deux décennies d'avance, l'importance des données numériques dans un monde où les corporations capitalistes sont au dessus des états et où l'information est le pouvoir. Il propose aussi un arc narratif riche pour son héros Case, même si la profusion de rôles secondaires et une intrigue alambiquée demandent un certain effort de la part du lecteur pour saisir toutes les implications de l'histoire.