mercredi 27 février 2019

HORREUR A ARKHAM - 3e Edition (Jeu de société)

Horreur à Arkham (3e Edition) - Publié par FFG
La licence Cthulhu continue d'étendre ses appendices dans le monde du jeu, qu'il soit de société ou vidéo. Jeux de cartes, de dés, de plateau se succèdent, où des investigateurs de tout poil et toutes époques explorent le globe et les lieux fictifs du mythe. Lovecraft envahit même d'autres productions, comme Pandemic. Mais jusqu'où s'arrêtera-t-il ?

Dans le genre, "Horreur à Arkham" fait partie des piliers. Et patatras voilà que l'édition 3 déploie l'effroi et son sournois désarroi. Joie ! 

Au menu : ambiance années folles, enquêtes dans les quartiers cosmopolites, phénomènes indicibles et anomalies dimensionnelles, affrontements de cauchemardesques Cultistes à capuches et autres tentacules qui t’acculent.

Si vous craignez pour votre santé mentale, ne cliquez pas sur la suite.

vendredi 15 février 2019

Gone girl

Chacun cherche sa femme

(2014 - Réalisé par D. Fincher) ****
Amy et Nick forment un couple en apparence uni. Elle est une auteure à succès de livres pour enfants, lui est prof à la fac. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant à la maison, Nick découvre que le salon est saccagé et que sa femme a disparu. L'enquête qui suit va révéler les tensions qui existaient entre eux.

Cliquez sur la suite pour être sauvagement spoilé.


mercredi 13 février 2019

Millenium - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Cherchez le tatouage
(The Girl with the Dragon Tattoo - 2011 - Réalisé par D. Fincher) ****
A Stockholm, le journaliste Mikael Blomkvist fait face à un procès intenté par un puissant homme d'affaires. C'est alors qu'un membre d'une riche famille le contacte : il lui offre des preuves contre son ennemi en échange d'une investigation sur la disparition de sa nièce. Il sera aidé dans sa tâche par une jeune hackeuse punk : Lisbeth Salander.

Sachant que David Fincher, bien-aimé spécialiste es serial killers, a déjà réalisé une liste conséquente de films brillants sur les psychopathes peuplant notre terre, sachant aussi que le sujet dont il s'empare est un roman qui a déjà été adapté sur petit et grand écran, qu'est-ce qui a poussé notre réalisateur maniaque à remettre le couvert ? Sans doute parce que derrière cette histoire d'inexplicable disparition se montre une étude de deux caractères. 
Mikael est un journaliste à l'ancienne, aux méthodes respectant scrupuleusement la loi, avec une vie plutôt classique, divorcé et couchant avec la directrice en chef de son journal (bref, la routine). Lisbeth est une jeune femme sous tutelle à cause de ces antécédents "problématiques" (elle a foutu le feu à son père quand elle était ado), look goth, asociale, bisexuelle et informaticienne de génie gagnant sa vie en hackant illégalement des informations pour monter des dossiers sur ces cibles (dont, notamment, Mikael lui-même).
Un duo pas banal qui va s'apprivoiser pour résoudre une affaire tordue, après avoir affronté un drame chacun de son coté, moral pour Mikael et (douloureusement) physique pour Lisbeth. Ce n'est pas un hasard si Fincher s'attarde plus sur les problèmes personnels de ces deux-là que sur l'intrigue solide mais déjà vue de la recherche d'Harriet, jeune ado volatilisée depuis 40 ans. Les deux personnages principaux ont autant de défauts que de qualités, ce qui les placent dans la zone grise qui les rend humains et fait qu'on s'attache à eux. Et même lorsque le mystère se résout enfin, le film se poursuit dans un long épilogue dévoilant ce qu'il advient de nos deux protagonistes. 
Mais quelle est la différence avec la série TV produite un an auparavant (3 films suédois remontés en 6 épisodes) ? un réalisateur surdoué et motivé, avec des moyens conséquents. Que ce soit sur les plans visuels ou sonores, dans l'ambiance en général et dans le choix des cadrages en particulier, la sélection des rôles principaux et secondaires, pour la reconstitution minutieuse des 60's et le design audacieux de la maison de verre moderne, Mister Fincher est un des grands pros de sa génération. Il le prouve une fois de plus avec Millenium.

vendredi 1 février 2019

Kingsman - Services secrets

Un seul des trois a la Classe.
(Kingsman: The Secret Service - 2015 - Réalisé par M. Vaughn) ****
Des années après la mort de son père Agent Secret, le jeune Eggsy gâche son potentiel en traînant dans la banlieue Londonienne. Un jour, pour se sortir d'un mauvais coup, il décide de contacter le numéro inscrit sur une médaille, le seul souvenir qu'il a gardé de son géniteur. L'organisation Kingsman se présente à lui.

Quand tous les J.B. (James, Jason, Jack) se prennent trop au sérieux et quand les parodies sont très gentilles (Johnny English, Max la menace) ou très oubliées (Spy, UNCLE), il reste une place pour les petits malins qui veulent mêler espionnage, humour et action. 
Première étape, revenir à la source : l'espion Anglais c'est le flegme assuré. Deuxième point, un méchant original et moderne, un mix entre Mark Zuckerberg et Steve Jobs avec un léger zozotement pour le rendre plus humain tout en renforçant l'aspect comique. Troisièmement, raconter l'histoire d'un mentor et de son élève pour présenter au public l'organisation Kingsman et suivre la formation du jeune Eggsy. Dernière phase, affecter au bad guy une femme de main mémorable et ajouter des séquences d'action délirantes avec des types coupés en deux (dans le sens vertical), des explosions de têtes style champignons atomiques, des gadgets parapluie pare-balles et chaussure cran-d'arrêt, et surtout un massacre de masse hyper gore qui se conclu par une scène encore plus choquante (qu'on ne va pas révéler !).
Si le film est un bouton de manchette au dessus des concurrents c'est grâce au soin apporté par un réalisateur qui maîtrise son sujet et sa technique. C'est surtout à cause du casting surprenant posté là où on ne l'attend pas : Un inconnu qui assure dans le rôle titre (Taron Egerton), Colin Firth (plutôt habitué des rôles "intello", King's Speech ou A single man) exécutant avec brio des séquences très physiques, Samuel L Jackson qui compose un personnage à la fois risible et froidement crapuleux et Sofia Boutella qui met à profit sa formation de danseuse pour crédibiliser sa "Gazelle", mélange stupéfiant de Terminatrice avec ses jambes-prothèses et d'acrobate-tueuse à la "Pris" de Blade Runner. 
La comédie alterne entre gags attendus mais bien exécutés (les conflits entre les Kingmen et Eggsy) et humour noir à froid (les speech glaçants mais ironiques de Valentine, le milliardaire qui veut éliminer la population mondiale pour sauver la planète). Le contrat de départ est donc respecté et le film créé un univers neuf en recyclant de l'ancien, de quoi lancer une nouvelle franchise.