samedi 5 mai 2018

Deadpool (2-year Anniversary Edition)

Deadpool, l'homme de fer-blanc et une ado boudeuse.
(2016 - Réalisé par T. Miller) ****

Alors qu'il prend un taxi pour aller se venger, le super-héros Deadpool raconte aux spectateurs du film l'histoire de son origine, quand il était encore Wade Wilson, ancien agent des Forces Spéciales reconverti en mercenaire à la petite semaine. Comment il a rencontré la femme de sa vie, pourquoi il a du la quitter et surtout qui va payer pour l'avoir rendu indestructible mais imbaisable : sa némésis Ajax (alias Francis).

Arrivé dans un contexte d'overdose de super-héros trop déprimés ou trop niais, Deadpool a immédiatement trouvé sa place : celle du petit malin qui commente tout ce boxon avec impertinence. Dès le générique le ton est donné : "Le film d'un connard, avec un type divinement crétin, une fille sexy, un personnage en synthèse, un caméo facile, dirigés par un abruti surpayé". Et 10 qui font 100.
Quand il s'adresse à nous Deadpool n'est pas seulement drôle, il décode avec savoir-faire le genre Marvel/DC en y ajoutant un supplément d'humour mature et une touche de gore inhabituels pour ce type de production toujours hyper calibrée. Voir le gars couper des têtes, s'arracher la main, se prendre un gode par sa copine ou se pignoler au lit en serrant sa poupée licorne, ça change effectivement de la routine ! 
Quand on pense que sa première apparition est dans le médiocre "X-Men Origins: Wolverine" de 2009 et que l'acteur principal Ryan Reynolds est aussi celui des navrants "Green Lantern" et "R.I.P.D.", on mesure le chemin parcouru. Tout cela est d'ailleurs cité à plusieurs reprises dans le film, dans le style propre du Comic originel qui casse sans arrêt le 4e mur par ses commentaires méta affûtés. Tout ou presque est prétexte à la poilade, avec des références foisonnantes qui vont des Monty Python au groupe Wham! des 80's et du foutage de gueule du discours moralisateur de Colossus à celui du bad guy Francis alias Ajax.
La réussite de cette production atypique vient de sa durée relativement courte, 1h45 au lieu des habituelles 2h30, ce qui renforce son efficacité. Elle est aussi due au bon équilibre entre déconnade pure, action spectaculaire et construction adroite du caractère du héros qui n'est pas qu'une machine à tuer et à vanner. Sa relation avec sa fiancée Vanessa et le drame personnel que Wade doit affronter lui donne une épaisseur que peu de super-héros acquièrent en un seul film. C'est frais, ça se revoit maintes fois avec jubilation, c'est déjà beaucoup pour une comédie décalée avec une basique histoire de vengeance.

jeudi 3 mai 2018

Playlist Janelle Monáe


Sincerely, Jane  (Metropolis, 2008)
Dance or Die  (The ArchAndroid, 2010)
Faster  (The ArchAndroid, 2010)
Locked Inside  (The ArchAndroid, 2010)
BabopbyeYa  (The ArchAndroid, 2010)
Tightrope  (The ArchAndroid, 2010)
Suite IV Electric Overture  (The Electric Lady, 2013)
Givin' Em What They Love  (The Electric Lady, 2013)
Q.U.E.E.N  (The Electric Lady, 2013)
Electric Lady  (The Electric Lady, 2013)
Look into my Eyes  (The Electric Lady, 2013)
It's Code  (The Electric Lady, 2013)
Ghetto Woman  (The Electric Lady, 2013)
Dance Apocalyptic  (The Electric Lady, 2013)
Dorothy Dandridge Eyes  (The Electric Lady, 2013)
Dirty Computer  (Dirty Computer, 2018)
Take a Byte  (Dirty Computer, 2018)
Django Jane  (Dirty Computer, 2018)
Make Me Feel  (Dirty Computer, 2018)
Americans  (Dirty Computer, 2018)