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mercredi 21 juin 2017
Playlists Best Of Prince Rock/Funk/Groove/Love
Fêtons la musique, festoyons même !
Et profitons de la sortie dans deux jours de la version remasterisée de Purple Rain pour proposer notre propre Best Of de l'oeuvre d'un artiste qu'on a jamais cessé de célébrer dans ces pages.
Mais comment faire pour résumer des dizaines d'albums officiels ? Comment éviter les sempiternels "Kiss" et autres "Let's go crazy", présents dans tous les Greatest Hits ?
La solution est limpide : piocher dans les titres moins connus et proposer non pas UNE mais QUATRE compilations parce qu'on est un gros déglingo.
Avant que les professionnels de la profession ne hurlent au sacrilège : oui, nous assumons cette déconstruction sauvage des œuvres de l'artiste. Ces compiles ont pour objectif de faire découvrir aux néophytes l'étendue du travail de Prince et de rappeler aux fans le génie de leur idole.
Avant que les experts de l'expertise ne crient à l'imposture : oui, certains des titres ne correspondent pas pleinement au genre auquel ils sont associés. L'artiste est connu pour mélanger les styles et les courants musicaux, rendant difficile une catégorisation. Un seul point commun entre toutes ses chansons : la touche Princière.
Avant que les trolls du trolling ne soulignent des oublis : oui, nous avons probablement omis certaines de VOS chansons favorites. La solution ? faites vos propres Best Of.
Rocks! (Playlist on SPOTIFY)
1. I'm yours (For You - 1978)
2. Sister (Dirty Mind - 1980)
3. Sexuality (Controversy - 1981)
4. All the critics loves U in NY (1999 - 1982)
5. Darling Nikki (Purple Rain - 1984)
6. Temptation (Around the world in a day - 1985)
7. Play in the sunshine (Sign O the times - 1987)
8. Electric Chair (Batman - 1989)
9. She's always in my hair (The Hits/The B-Sides - 1993)
10. Now (The Gold Experience - 1995)
11. Zannalee (Chaos & Disorder - 1996)
12. Calhoun Square (Crystal Ball - 1997)
13. Beautiful strange (Rave in2 the joy fantastic - 2001)
14. Strange relationship (live) (One Nite Alone Live! - 2002)
15. Interactive (Crystal Ball - 1997)
16. Dreamer (Lotus Flow3r - 2009)
17. FunkNRoll (PlectrumElectrum - 2014)
18. Rocknroll loveaffair (HitNRun Phase Two - 2015)
Funks! (Playlist on SPOTIFY)
1. Sexy Dancer (Prince - 1979)
2. Head (Dirty Mind - 1980)
3. Let's Work (Controversy - 1981)
4. Something in the water (1999 - 1982)
5. New position (Parade - 1986)
6. I wonder U (Parade - 1986)
7. The ballad of Dorothy Parker (Sign O the times - 1987)
8. We can funk (Graffiti Bridge - 1990)
9. Push (Diamonds & Pearls - 1991)
10. In this bed I scream (Emancipation - 1996)
11. Come on (NewPowerSoul - NPG - 1998)
12. Undisputed (Rave un2 the joy fantastic - 1999)
13. Illusion, coma, pimp & circumstance (Musicology - 2004)
14. 3121 (3121 - 2006)
15. Ol' Skool Company (MPLSound - 2009)
16. Laydown (20TEN - 2010)
17. U Know (Art official Age - 2014)
18. Ain't about 2 stop (HitNRun Phase One - 2015)
Loves! (Playlist on SPOTIFY)
1. Baby (For you - 1978)
2. It's gonna be lonely (Prince - 1979)
3. The Beautiful Ones (Purple Rain - 1984)
4. The Ladder (Around the world in a day - 1985)
5. Under the cherry moon (Parade - 1986)
6. Forever in my life (Sign O the times - 1987)
7. Anna Stesia (Lovesexy - 1988)
8. The question of U (Graffiti Bridge - 1990)
9. Damn U (LoveSymbol - 1992)
10. How come U don't call me anymore (The Hits/The B-Sides - 1993)
11. I hate U (The Gold Experience - 1995)
12. Dreamin about U (Emancipation - 1996)
13. One of your tears (The Truth - 1997)
14. Mellow (The Rainbow Children - 2001)
15. When Eye lay my hands on U (The Chocolate Invasion - 2002)
16. Empty room (live) (C-Note - NPG Music Club - 2004)
17. Satisfied (3121 - 2006)
18. TicTacToe (PlectrumElectrum - 2014)
19. Revelation (HitNRun Phase Two - 2015)
Grooves! (Playlist on SPOTIFY)
1. Just as long as we're together (For you - 1978)
2. Do it all night (Dirty Mind - 1980)
3. Pop Life (Around the world in a day - 1985)
4. Anotherloverholenyohead (Parade - 1986)
5. Rockhard in a funky place (Black Album - 1988)
6. Partyman (Batman - 1989)
7. Willing and Able (Diamonds & Pearls - 1991)
8. Love 2 the 9's (LoveSymbol - 1992)
9. Shockadelica (The Hits/The B-Sides - 1993)
10. New Power Soul (Exodus - NPG - 1995)
11. Shy (The Gold Experience - 1995)
12. Good love (Cristal Ball - 1998)
13. Pretty man (Rave un2 the joy fantastic - 1999)
14. 1+1+1 is 3 (The Rainbow Children - 2001)
15. Musicology (Musicology - 2004)
16. Sticky like glue (20TEN - 2010)
17. Clouds (Art Official Age - 2014)
18. Xtraloveable (HitNRun Phase Two - 2015)
jeudi 23 mars 2017
Les Annales du Disque-Monde (Terry Pratchett)
Dans un monde posé sur quatre éléphants en équilibre sur la carapace d'une tortue dérivant dans l'espace, une bande de mages, sorcières, gardes, héros, marchands, fonctionnaires, touristes, trolls et tout le reste s'agitent vainement en attendant la Mort. Ça tombe bien, il (*) visite souvent le coin.
* Oui, la Mort est du genre masculin.
Les Annales du Disque-Monde : volumes 1 à 41 (1983-2015)
Faust Éric
Si l'on compte une moyenne de 400 pages par volume composant ces imposantes "Annales du Disque-Monde", un calcul basique indique une somme de 16000 pages d'aventures poilantes. Ça fiche le tournis, surtout lorsqu'on découvre qu'il faut y ajouter encyclopédies, livres pour enfants, adaptations en jeux vidéo, bandes-dessinées et autres hors-série. Dingue. Mais comment fait Pratchett ? Après avoir lu un tiers de l'oeuvre et ayant la ferme intention de continuer, j'ai quelques éléments de réponses.
Tout part de la création d'une cosmogonie aussi absurde que n'importe quelle religion : un Disque-Monde plat et circulaire, juché sur une tortue nommée A'Tuin se déplaçant dans le vide intersidéral. Avec, comme précisé en introduction, quatre éléphants entre la planète et le reptile à carapace. Sur cette terre médiévale-fantastique parodique on croise quelques héros bien connus, tels Cohen le Barbare vieillissant, l'inventeur-peintre-savant Léonard de Quirm (pas De Vinci) ou Igor, serviteur de savants fous depuis des millénaires (et doté d'un petit foufi d'élocufion).
Mais surtout on s'attache aux personnages principaux : Rincevent le Mage couard et son bagage qui marche, Mémé Ciredutemps la Sorcière pragmatique et ses consœurs, la Mort en personne (à la découverte du monde des vivants), le Capitaine du Guet d'Ankh-Morpork et ses collègues, un bibliothécaire qui fait "Ook" et une ribambelle de créatures, Trolls, Nains, Dieux et Déesses qui tuent le temps en attendant... en attendant quoi, exactement ?
Chaque roman va s'intéresser à l'une ou l'un dans une aventure unique, mettant en avant des thématiques comme les rapports hommes-femmes, la science face aux croyances ou le racisme. L'ensemble est touillé dans une Fantasy débridée avec des références parodiques aux mythologies (de l’Égypte ancienne à Cthulhu) et aux arts contemporains (Cinéma, Musique, etc), voire au sport. Des inventions de génie à chaque fois, des clins d’œil complices au lecteur en permanence, de la bonne humeur à tous les étages et dans toutes les dimensions visitées, le Disque-Monde ne déçoit jamais.
* Oui, la Mort est du genre masculin.
Les Annales du Disque-Monde : volumes 1 à 41 (1983-2015)
La Huitième Couleur
Le Huitième Sortilège
La Huitième Fille
Mortimer
Sourcellerie
Trois sœurcières
Pyramides
Au guet !
Les Zinzins d'Olive-Oued
Le Faucheur
Mécomptes de fées
Les Petits Dieux
Nobliaux et Sorcières
Le Guet des orfèvres
Accros du roc
Les Tribulations d'un mage en Aurient
Masquarade
Pieds d'argile
Le Père Porcher
Va-t-en-guerre
Le Dernier Continent
Le Dernier Héros
Carpe jugulum
Le Cinquième Éléphant
La Vérité
Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants
Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants
Procrastination
Ronde de nuit
Les Ch'tits Hommes libres
Les Ch'tits Hommes libres
Le Régiment monstrueux
Un chapeau de ciel
Un chapeau de ciel
Timbré
Jeu de nains
L'Hiverrier
L'Hiverrier
Monnayé
Allez les mages !
Je m'habillerai de nuit
Je m'habillerai de nuit
Coup de tabac
Déraillé
La couronne du Berger
Si l'on compte une moyenne de 400 pages par volume composant ces imposantes "Annales du Disque-Monde", un calcul basique indique une somme de 16000 pages d'aventures poilantes. Ça fiche le tournis, surtout lorsqu'on découvre qu'il faut y ajouter encyclopédies, livres pour enfants, adaptations en jeux vidéo, bandes-dessinées et autres hors-série. Dingue. Mais comment fait Pratchett ? Après avoir lu un tiers de l'oeuvre et ayant la ferme intention de continuer, j'ai quelques éléments de réponses.
Tout part de la création d'une cosmogonie aussi absurde que n'importe quelle religion : un Disque-Monde plat et circulaire, juché sur une tortue nommée A'Tuin se déplaçant dans le vide intersidéral. Avec, comme précisé en introduction, quatre éléphants entre la planète et le reptile à carapace. Sur cette terre médiévale-fantastique parodique on croise quelques héros bien connus, tels Cohen le Barbare vieillissant, l'inventeur-peintre-savant Léonard de Quirm (pas De Vinci) ou Igor, serviteur de savants fous depuis des millénaires (et doté d'un petit foufi d'élocufion).
Mais surtout on s'attache aux personnages principaux : Rincevent le Mage couard et son bagage qui marche, Mémé Ciredutemps la Sorcière pragmatique et ses consœurs, la Mort en personne (à la découverte du monde des vivants), le Capitaine du Guet d'Ankh-Morpork et ses collègues, un bibliothécaire qui fait "Ook" et une ribambelle de créatures, Trolls, Nains, Dieux et Déesses qui tuent le temps en attendant... en attendant quoi, exactement ?
Chaque roman va s'intéresser à l'une ou l'un dans une aventure unique, mettant en avant des thématiques comme les rapports hommes-femmes, la science face aux croyances ou le racisme. L'ensemble est touillé dans une Fantasy débridée avec des références parodiques aux mythologies (de l’Égypte ancienne à Cthulhu) et aux arts contemporains (Cinéma, Musique, etc), voire au sport. Des inventions de génie à chaque fois, des clins d’œil complices au lecteur en permanence, de la bonne humeur à tous les étages et dans toutes les dimensions visitées, le Disque-Monde ne déçoit jamais.
vendredi 30 décembre 2016
Playlist David Bowie : Second Era (83-16)
Leon takes us outside (1.Outside - 1995)
Outside (1.Outside - 1995)
Modern love (Let's dance - 1983)
Sue (or in Season of crime) (BlackStar - 2016)
New Killer Star (Reality - 2003)
Outside (1.Outside - 1995)
Modern love (Let's dance - 1983)
Sue (or in Season of crime) (BlackStar - 2016)
New Killer Star (Reality - 2003)
Something in the air (Hours... - 1999)
Black tie white noise (Black Tie White Noise - 1993)
Let's Dance (Let's Dance - 1983)
The Motel (1.Outside - 1995)
Where are we now (The Next Day - 2013)
Where are we now (The Next Day - 2013)
Jump they say (Black Tie White Noise - 1993)
Loving the Alien (Tonight - 1984)
Thru' these Architecte Eyes (1.Outside - 1995)
Try some, buy some (Reality - 2003)
Girl loves me (BlackStar - 2016)
Little Wonder (Earthling - 1997)
Slip Away (Heathen - 2002)
jeudi 21 avril 2016
Prince (1958-2016)
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| Here come the Purple Yoda ! |
Quelques titres à (re)découvrir : Playlist sur Spotify
Lady Cab Driver ("1999")
100 MPH ("Originals")
Computer Blue - Hallway Speech ("Purple Rain")
Condition of the Heart ("Around the world in a day")
The Ballad of Dorothy Parker ("Sign 'O the times")
Shhh ("The Gold Experience")
Old friends 4 sale ("The Vault...")
Rainbow Children ("The Rainbow Children")
Joy in Repetition ("One Nite Alone... Live!")
Colonized Mind ("LotusFlow3r")
Laydown ("20TEN")
Breakfast can wait ("Art Official Age")
Xtraloveable ("HITnRUN - Phase Two")
dimanche 26 octobre 2014
Fargo
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| South Park : A la recherche de Kenny. |
(1996 - Réalisé par J. et E. Coen) ***** Edition Collector 2014
En proie à des problèmes d'argent, Jerry à l'idée saugrenue d'engager deux malfrats pour organiser le faux kidnapping de sa femme. Il compte faire payer la rançon à son beau-père, homme d'affaires richissime, pour se renflouer.
Une des comédies noires les plus brillantes, Fargo prend à contre-pied tous les clichés du thriller pour distiller son humour grinçant. Déjà on se fait avoir par le message introductif, "Ceci est tiré d'une histoire vraie", qui nous pousse à gober toutes les invraisemblances de cet enlèvement bidon qui tourne au massacre. Une fois conditionné, on accepte cette policière campagnarde et enceinte presqu'à terme, ces deux gangsters totalement hallucinés, cette mécanique infaillible qui va broyer le brave Jerry, par ailleurs petit escroc et loser patenté, malmené par un beau père autoritaire qui ne cache rien de son dégoût pour lui. Le meilleur du film est ce mélange hilarant de dialogues piquants et de comique de situation, sur un faux rythme prenant toujours le spectateur par surprise. La capture de la femme de Jerry, par exemple, est simultanément un gag et un drame, ce qui est probablement un des effets les plus difficile à produire au cinéma. C'est le décalage entre les scènes terribles vécues par les protagonistes et le ridicule de leur agissement vu d'un oeil externe qui donne ce coté unique à Fargo. La qualité des acteurs est l'autre grande réussite du film, des premiers rôles jusqu'aux 3e couteaux, ils sont tous parfaits. Mention spéciale à l'ancien camarade de classe de Marge, la flic enceinte, pour sa discussion surréaliste. Les Coen sont définitivement les spécialistes de ce style réclamant une grande finesse dans le dosage (A serious man, Burn after reading, etc).
lundi 12 août 2013
Playlist Tori Amos
Playlist on SPOTIFY
Pretty Good Year (Under the Pink - 1994)
Caught a Lite Sneeze (Boys for Pele - 1996)
Flying Dutchman (Gold Dust - 2012)
Jackie's Strength (From the Choirgirl Hotel - 1998)
Glory Of The '80s (To Venus and Back - 1999)
Blood Roses (Boys for Pele - 1996)
Winter (Gold Dust - 2012)
Past the Mission (Under the Pink - 1994)
Give (Abnormally Attracted to Sin - 2009)
Talula (The Tornado mix) (Boys for Pele - 1996)
Silent All These Years (Gold Dust - 2012)
Cornflake Girl (Under the Pink - 1994)
Cruel (From the Choirgirl Hotel - 1998)
I Can't See New York (Scarlet's Walk - 2002)
Precious Things (Gold Dust - 2012)
Enjoy The Silence (Strange Little Girls - 2001)
Abnormally Attracted to Sin (Abnormally Attracted to Sin - 2009)
Pretty Good Year (Under the Pink - 1994)
Caught a Lite Sneeze (Boys for Pele - 1996)
Flying Dutchman (Gold Dust - 2012)
Jackie's Strength (From the Choirgirl Hotel - 1998)
Glory Of The '80s (To Venus and Back - 1999)
Blood Roses (Boys for Pele - 1996)
Winter (Gold Dust - 2012)
Past the Mission (Under the Pink - 1994)
Give (Abnormally Attracted to Sin - 2009)
Talula (The Tornado mix) (Boys for Pele - 1996)
Silent All These Years (Gold Dust - 2012)
Cornflake Girl (Under the Pink - 1994)
Cruel (From the Choirgirl Hotel - 1998)
I Can't See New York (Scarlet's Walk - 2002)
Precious Things (Gold Dust - 2012)
Enjoy The Silence (Strange Little Girls - 2001)
Abnormally Attracted to Sin (Abnormally Attracted to Sin - 2009)
dimanche 27 janvier 2013
Tarantino XX (8 Films)
![]() |
| Les dogs checkent le réservoir. |
+ Documentaires "20 Years of Filmmaking", "Critics Corner", Jackie Brown Q and A.
20 ans de Tarantino, ça se fête ! Un bien beau coffret des 8 premiers films de l'ami Quentin vient célébrer le cinéaste de référence dont l'enthousiasme enchante les amateurs de B-movies.
mercredi 13 avril 2011
Playlist Radiohead I (1993-2001)
Playlist on SPOTIFY
Just (The Bends - 1995)
Karma Police (OK Computer - 1997)
Lewis (mistreated) (My iron lung EP - 1994)
Knives Out (Amnesiac - 2001)
Planet Telex (The Bends - 1995)
Creep (Acoustic) (Itch EP - 1994)
Everything In Its Right Place (Kid A - 2000)
Airbag (OK Computer - 1997)
The National Anthem (Kid A - 2000)
Pyramid Song (Amnesiac - 2001)
Fake Plastic Trees (The Bends - 1995)
Subterranean Homesick Alien (OK Computer - 1997)
Blow Out (Pablo Honey - 1993)
My iron lung (The Bends - 1995)
Idioteque (Kid A - 2000)
Paranoid Android (OK Computer - 1997)
True love waits (live) (I might be wrong - 2001)
Just (The Bends - 1995)
Karma Police (OK Computer - 1997)
Lewis (mistreated) (My iron lung EP - 1994)
Knives Out (Amnesiac - 2001)
Planet Telex (The Bends - 1995)
Creep (Acoustic) (Itch EP - 1994)
Everything In Its Right Place (Kid A - 2000)
Airbag (OK Computer - 1997)
The National Anthem (Kid A - 2000)
Pyramid Song (Amnesiac - 2001)
Fake Plastic Trees (The Bends - 1995)
Subterranean Homesick Alien (OK Computer - 1997)
Blow Out (Pablo Honey - 1993)
My iron lung (The Bends - 1995)
Idioteque (Kid A - 2000)
Paranoid Android (OK Computer - 1997)
True love waits (live) (I might be wrong - 2001)
samedi 22 mai 2010
Playlist Alain Bashung - Face B
What's In A Bird (Figure imposée - 1983)
Imbécile (Live Tour 85 - 1985)
Malédiction (Passé le Rio Grande - 1986)
Elle fait l'avion (Novice - 1989)
Tu m'as jeté (Novice - 1989)
Alcaline (Tour novice - Live 1990)
Volutes (Osez Joséphine - 1991)
A perte de vue (Chatterton - 1994)
Elvire (Chatterton - 1994)
J'ai longtemps contemplé (Chatterton - 1994)
Malaxe (Fantaisie militaire - 1998)
La ficelle (L'Imprudence - 2002)
J'écume (Confessions publiques - Live 1995)
L'Apiculteur (Confessions publiques - Live 1995)
Les lendemains qui tuent (Confessions publiques - Live 1995)
Mes Bras (Dimanches à l’Élysée - Live 2009)
Samuel Hall (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
La ficelle (L'Imprudence - 2002)
J'écume (Confessions publiques - Live 1995)
L'Apiculteur (Confessions publiques - Live 1995)
Les lendemains qui tuent (Confessions publiques - Live 1995)
Mes Bras (Dimanches à l’Élysée - Live 2009)
Samuel Hall (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
Le tango funèbre (Climax - 1999)
vendredi 21 mai 2010
Playlist Alain Bashung - Face A
Bijou, bijou (Roulette Russe - 1980)
Rebel (Pizza - 1981)
Rebel (Pizza - 1981)
Gaby oh gaby (Pizza - 1981)
C'est comment qu'on freine (Play blessures - 1982)
Vertige De L'amour (Pizza - 1981)
Elégance (Figure imposée - 1983)
L'arrivée du tour (Passé le Rio Grande - 1986)
S.O.S. Amor (Passé le Rio Grande - 1986)
Pyromanes (Novice - 1989)
Madame rêve (Osez Joséphine - 1991)
Osez Joséphine (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
La nuit je mens (Fantaisie militaire - 1998)
Bombez ! (Climax - 1999)
Volontaire (Climax - 1999)
Ma petite entreprise (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
A Ostende (Climax - 1999)
Faites monter (L'Imprudence - 2002)
Résidents de la république (Bleu pétrole - 2008)
Vénus (Bleu pétrole - 2008)
Je tuerai la pianiste (Bleu pétrole - 2008)
C'est comment qu'on freine (Play blessures - 1982)
Vertige De L'amour (Pizza - 1981)
Elégance (Figure imposée - 1983)
L'arrivée du tour (Passé le Rio Grande - 1986)
S.O.S. Amor (Passé le Rio Grande - 1986)
Pyromanes (Novice - 1989)
Madame rêve (Osez Joséphine - 1991)
Osez Joséphine (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
La nuit je mens (Fantaisie militaire - 1998)
Bombez ! (Climax - 1999)
Volontaire (Climax - 1999)
Ma petite entreprise (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
A Ostende (Climax - 1999)
Faites monter (L'Imprudence - 2002)
Résidents de la république (Bleu pétrole - 2008)
Vénus (Bleu pétrole - 2008)
Je tuerai la pianiste (Bleu pétrole - 2008)
samedi 20 juin 2009
Un jour sans fin
Comme chaque année en février l'égocentrique et cynique Phil Connors, présentateur météo d'une chaine locale, se rend avec son équipe à Punxsutawney pour couvrir l'anecdotique événement festif de la bourgade. Mais un curieux phénomène va lui faire revivre la même journée, encore et encore.
Il y a quelque chose de magique dans ce film si évident, l'envie qui est en chacun de nous de refaire tout ce qu'on a loupé, de changer une parole ou un acte malheureux, d'oser essayer un chemin différent pour voir où cela nous aurait mener. L'idée lumineuse aurait pu tourner court avec des tâcherons devant et derrière la caméra. Fort heureusement Harold Ramis et ses acteurs sont d'une autre trempe, et le long apprentissage de Monsieur Murray face à Andie MacDowell saura toucher même les plus endurcis. Le numéro d'équilibriste de Bill, avec son jeu d'acteur désarmant de légèreté, sied parfaitement au propos, et en fait un film de chevet pour de nombreux fans dont je fais partie.
vendredi 19 décembre 2008
C'est arrivé près de chez vous
(1992 - Réalisé par R. Belvaux, A. Bonzel & B. Poelvoorde) ***** Edition Remasterisée
Une équipe de TV Belge réalise un documentaire sur un tueur.
"Tu tues une baleine, t'auras les écolos, Greenpeace et le commandant Cousteau sur le dos. Décimes un banc de sardines, on t'aidera à les mettre en boîte !". Pour moi la comédie culte des 90's comme pouvait l'être "Le père noël est une ordure" dans la décennie précédente. Le sujet dénonce les débordements médiatiques mais les média ont prouvé depuis qu'ils pouvaient faire bien pire. L'incroyable génie comique de môssieur Poelvoorde propulse le film dans une autre dimension. Comme il est quasiment de tous les plans, l'acteur enchaîne les dialogues inoubliables en nous livrant ses pensées profondes (sur l'architecture, les veilleurs de nuit, l'amour, la reproduction des pigeons), ses petites astuces de tueur (lester les corps, économiser les balles, ne pas s'attaquer aux riches), ses poèmes nazes et ses cocktails toniques (le p'tit gregory !).
Son rôle de serial killer "gagne petit" va au plus profond de l'humour noir, jusqu'à la frontière du possible en la matière. Faire rire avec le meurtre du "gamin" et la séquence du viol est la chose la plus incroyable du film. Jamais une comédie n'avait poussé le bouchon aussi loin, et surtout sans tomber dans le vulgaire et sans tirer sur les ambulances. Forrrrrmidable.
lundi 15 décembre 2008
Playlist Björk (first 15 years)
Playlist on SPOTIFY
Hunter (Homogenic - 1997)
Alarm Call (Homogenic - 1997)
Human Behaviour (Debut - 1993)
An Echo, A Stain (Vespertine - 2001)
Nature is Ancient (Family Tree - 2002)
Hidden Place (Vespertine - 2001)
Where Is The Line (Medúlla - 2004)
Cvalda (Selmasongs - 2000)
Bachelorette (Homogenic - 1997)
Isobel (Post - 1995)
Unison (Vespertine - 2001)
Venus As A Boy (Debut - 1993)
Earth Intruders (Volta - 2007)
Wanderlust (Volta - 2007)
Joga (Homogenic - 1997)
Hunter (Homogenic - 1997)
Alarm Call (Homogenic - 1997)
Human Behaviour (Debut - 1993)
An Echo, A Stain (Vespertine - 2001)
Nature is Ancient (Family Tree - 2002)
Hidden Place (Vespertine - 2001)
Where Is The Line (Medúlla - 2004)
Cvalda (Selmasongs - 2000)
Bachelorette (Homogenic - 1997)
Isobel (Post - 1995)
Unison (Vespertine - 2001)
Venus As A Boy (Debut - 1993)
Earth Intruders (Volta - 2007)
Wanderlust (Volta - 2007)
Joga (Homogenic - 1997)
New World (Selmasongs - 2000)
vendredi 14 novembre 2008
La Cité de la peur, Une comédie familiale
(1994 - Réalisé par A. Berberian) ***** Edition Collector 2 DVD Remasterisée 2008
"Red is dead", film de série Z, bénéficie d'une publicité inattendue en plein festival de Cannes, un meurtre sauvage copiant ceux du Serial Killer du nanard endeuille la Croisette. L'attachée de presse Odile Deray est aux anges, elle ne pouvait espérer meilleure promotion. Elle organise la venue de la vedette du film, aussi crétin que dans son rôle à l'écran, et lui flanque un garde du corps un peu aux fraises.
Le premier (et unique) film de Les Nuls est une vraie réussite de comédie nouvelle vague, se démarquant de la grosse rigolade "à la française" par le prolongement de l'univers Nul venu de Canal+. Le trio Nuls est au top dans des rôles en adéquation avec leurs personnages qu'on croisait sur petit écran. Des acteurs impeccables viennent donner du relief à l'ensemble, M. Darmon reste irrésistible en commissaire Bialès roi de la frime, surtout lorsqu'il se trimbale dans un string sur lequel on peut lire "y'a du tonus dans mes pruneaux". Valérie Lemercier en veuve pas triste fait aussi plusieurs apparitions pas piquées des hannetons (oui, cette expression ne veut rien dire). Et puis, évidemment, Sam Karmann en Emile le "Sirieule Kila" (le quoi ?!).
Humour Z-A-Z, dialogues cultes, parodies de Hits US, délires plus ou moins cachés dans des scènes qu'on revoit avec jubilation (pour ma part, la séquence du restaurant entre Odile et Bialès reste mon plus grand fou-rire en salle), La Cité de la Peur fait office de référence dans un genre qui réclame un second degré subtil, une certaine complicité avec le spectateur. C'est justement la spécialité de Les Nuls.
jeudi 27 décembre 2007
Playlist Annie Lennox / Eurythmics
Little Bird (Diva - 1992)
Why (Diva - 1992)
SexCrime (Nineteen Eighty-Four) (Eurythmics, "1984" soundtrack)
Here Comes The Rain Again (Eurythmics "Touch" - 1983)
Why (Diva - 1992)
SexCrime (Nineteen Eighty-Four) (Eurythmics, "1984" soundtrack)
Here Comes The Rain Again (Eurythmics "Touch" - 1983)
No More I Love You's (Medusa - 1995)
Dark Road (Songs of Mass Destruction - 2007)
Would I lie to you (Eurythmics "Be yourself tonight" - 1985)
Love Song For A Vampire ("Bram Stoker's Dracula" soundtrack - 1993)
Dark Road (Songs of Mass Destruction - 2007)
Would I lie to you (Eurythmics "Be yourself tonight" - 1985)
Love Song For A Vampire ("Bram Stoker's Dracula" soundtrack - 1993)
It's alright (Baby's coming back) (Eurythmics "Be yourself tonight" - 1985)
Missionary Man (Eurythmics "Revenge" - 1986)
Into The West ("The Return of the King" soundtrack - 2003)
Precious (Diva - 1992)
Into The West ("The Return of the King" soundtrack - 2003)
Precious (Diva - 1992)
Power to the Meek (Eurythmics "Peace" - 1999)
There Must Be An Angel (Playin with my heart) (Eurythmics "Be Yourself Tonight" - 1985)
Don't Ask Me Why (Eurythmics "We Too Are One" - 1989)
Cold (Diva - 1992)
Cold (Diva - 1992)
The Hurting Time (Bare - 2003)
Sweet Dreams (Are Made of This) (Eurythmics "Sweet Dreams (Are Made of This)" - 1983)
Sweet Dreams (Are Made of This) (Eurythmics "Sweet Dreams (Are Made of This)" - 1983)
dimanche 9 décembre 2007
Blade Runner
(Edition 5 DVD)
(1982 - Réalisé par R. Scott) *****
Versions: Final Cut (2007), USA (1982), International (1982), Director's Cut (1992), Workprint (1982)
Dans le futur, le détective Rick Deckard traque les "Replicants", des androïdes à l'apparence humaine.
Adapté d'un livre de Philip K. Dick dont il reprend seulement quelques éléments, Blade Runner fait figure de référence du film SF (à juste titre) depuis 25 ans. Ridley Scott prouve une fois de plus, après Alien, sa remarquable touche esthétique, sa maitrise du rythme et son sens du détail qui tue. Sa mise en scène impeccable qui n'hésite pas à mettre le paquet sur les effets de lumière dans des décors somptueux (et on ne parle pas seulement des intérieurs) est au service d'une histoire forte qui mêle l'ambiance des polars américains des années 40 au look le plus futuriste pionnier du Cyberpunk, avec cette crasse, cette fumée et cette pluie qui envahissent tout, objets et humains. L'ensemble donne un suspens haletant (la résolution de l'enquête) tout en disséminant de multiples questions qui pourrait tomber au bac philo : qu'est-ce qui définit l'être humain ? Si l'être humain peut créer des androïdes si parfaits, est-il Dieu ?
Ce film intemporel reste aussi dans les mémoires grâce à son interprétation, avec des pointures du genre. L'ami Harrison Ford est comme souvent exemplaire, Rutger Hauer donne toute sa mesure au redoutable Roy Batty, Sean Young est l'interprète idéale d'une femme fatale sans passé . La musique synthétique planante de Vangelis fait beaucoup pour l'atmosphère contemplative de film noir japanisant qui imprègne "Blade Runner". Toute la culture cyber-manga de la fin des 80's/début 90's s'en est largement inspiré d'ailleurs. La fameuse version "Director's Cut" du film donne plusieurs indications sur une possible identité du détective et remet tout le film dans une nouvelle perspective, mais toutes les hypothèses restent ouvertes. Elle est aujourd'hui complétée par un Final Cut aux images sublimement retravaillées et un trésor inestimable pour les fans : la "version de travail" de monsieur Scott.
(1982 - Réalisé par R. Scott) *****
Versions: Final Cut (2007), USA (1982), International (1982), Director's Cut (1992), Workprint (1982)
Dans le futur, le détective Rick Deckard traque les "Replicants", des androïdes à l'apparence humaine.
Adapté d'un livre de Philip K. Dick dont il reprend seulement quelques éléments, Blade Runner fait figure de référence du film SF (à juste titre) depuis 25 ans. Ridley Scott prouve une fois de plus, après Alien, sa remarquable touche esthétique, sa maitrise du rythme et son sens du détail qui tue. Sa mise en scène impeccable qui n'hésite pas à mettre le paquet sur les effets de lumière dans des décors somptueux (et on ne parle pas seulement des intérieurs) est au service d'une histoire forte qui mêle l'ambiance des polars américains des années 40 au look le plus futuriste pionnier du Cyberpunk, avec cette crasse, cette fumée et cette pluie qui envahissent tout, objets et humains. L'ensemble donne un suspens haletant (la résolution de l'enquête) tout en disséminant de multiples questions qui pourrait tomber au bac philo : qu'est-ce qui définit l'être humain ? Si l'être humain peut créer des androïdes si parfaits, est-il Dieu ?
Ce film intemporel reste aussi dans les mémoires grâce à son interprétation, avec des pointures du genre. L'ami Harrison Ford est comme souvent exemplaire, Rutger Hauer donne toute sa mesure au redoutable Roy Batty, Sean Young est l'interprète idéale d'une femme fatale sans passé . La musique synthétique planante de Vangelis fait beaucoup pour l'atmosphère contemplative de film noir japanisant qui imprègne "Blade Runner". Toute la culture cyber-manga de la fin des 80's/début 90's s'en est largement inspiré d'ailleurs. La fameuse version "Director's Cut" du film donne plusieurs indications sur une possible identité du détective et remet tout le film dans une nouvelle perspective, mais toutes les hypothèses restent ouvertes. Elle est aujourd'hui complétée par un Final Cut aux images sublimement retravaillées et un trésor inestimable pour les fans : la "version de travail" de monsieur Scott.
mercredi 1 novembre 2006
Le Silence des Agneaux
(The Silence of the Lambs - 1991 - Réalisé par J. Demme) *****
Clarice Starling, jeune recrue du F.B.I. encore en formation, se voit confier par son patron une première mission périlleuse. Un Serial Killer surnommé Buffalo Bill vient de tuer sa 5e victime, l'enquète piétine. Starling doit rencontrer en prison le redoutable Docteur Hannibal Lecter, alias le Cannibal, pour tenter d'obtenir son aide à son insu.
Si vous ne deviez regarder que deux thrillers policiers dans toute votre vie, Le Silence serait l'un d'eux (et Se7en l'autre, bien sûr). Toutes les bonnes fées se sont penchées sur son berceau : scénario implacable, casting impeccable, réalisation astucieuse. Jodie Foster, pièce maîtresse de cette œuvre, est d'une subtilité qui confine au génie. Elle traverse toutes les émotions, on la sent déterminée et pourtant tellement fragile. Elle fait face à un monde d'hommes. Son patron d'abord, le discret mais impressionnant Scott Glenn en Jack Crawford, son mentor. Et surtout l'inquiétant Anthony Hopkins, qui par son jeu théâtral fait vivre Lecter et le rend fascinant. Un des méchants les plus charismatiques de l'histoire du cinéma. N'oublions pas non plus la performance du Serial Killer, l'acteur Ted Levine, qui fait transpirer toute la folie de son personnage dans quelques scènes mémorables.
La réalisation implique complètement le spectateur, puisqu'à de nombreuses reprises la caméra passe en vue subjective, nous mettant directement dans la peau de Starling. C'est très inhabituel de voir les personnages s'adresser directement à l'objectif, mais ça fonctionne parfaitement. Evidemment tout cela ne serait rien sans ce suspens et cette tension qui vous prennent aux tripes dès la première rencontre entre Clarice et Hannibal. Starling, une femme qui veut sauver une autre femme, devra combattre deux ennemis. Son duel psychologique avec Lecter et son affrontement physique face à Buffalo Bill lui permettront-ils de faire taire les hurlements des agneaux ?
Clarice Starling, jeune recrue du F.B.I. encore en formation, se voit confier par son patron une première mission périlleuse. Un Serial Killer surnommé Buffalo Bill vient de tuer sa 5e victime, l'enquète piétine. Starling doit rencontrer en prison le redoutable Docteur Hannibal Lecter, alias le Cannibal, pour tenter d'obtenir son aide à son insu.
Si vous ne deviez regarder que deux thrillers policiers dans toute votre vie, Le Silence serait l'un d'eux (et Se7en l'autre, bien sûr). Toutes les bonnes fées se sont penchées sur son berceau : scénario implacable, casting impeccable, réalisation astucieuse. Jodie Foster, pièce maîtresse de cette œuvre, est d'une subtilité qui confine au génie. Elle traverse toutes les émotions, on la sent déterminée et pourtant tellement fragile. Elle fait face à un monde d'hommes. Son patron d'abord, le discret mais impressionnant Scott Glenn en Jack Crawford, son mentor. Et surtout l'inquiétant Anthony Hopkins, qui par son jeu théâtral fait vivre Lecter et le rend fascinant. Un des méchants les plus charismatiques de l'histoire du cinéma. N'oublions pas non plus la performance du Serial Killer, l'acteur Ted Levine, qui fait transpirer toute la folie de son personnage dans quelques scènes mémorables.
La réalisation implique complètement le spectateur, puisqu'à de nombreuses reprises la caméra passe en vue subjective, nous mettant directement dans la peau de Starling. C'est très inhabituel de voir les personnages s'adresser directement à l'objectif, mais ça fonctionne parfaitement. Evidemment tout cela ne serait rien sans ce suspens et cette tension qui vous prennent aux tripes dès la première rencontre entre Clarice et Hannibal. Starling, une femme qui veut sauver une autre femme, devra combattre deux ennemis. Son duel psychologique avec Lecter et son affrontement physique face à Buffalo Bill lui permettront-ils de faire taire les hurlements des agneaux ?
jeudi 3 août 2006
L'échelle de Jacob
(Jacob's ladder - 1990 - Réalisé par A. Lyne) ****
Jacob Singer est un survivant du Vietnam, hanté par le souvenir des combats. Son quotidien est envahi de visions terrifiantes, de flashs sur sa vie d'avant-guerre. Quelle est la part de rêve et de réalité dans la vie de Jacob ?
Le sujet de la guerre du Vietnam est presque anecdotique dans "Jacob's Ladder", ce n'est finalement pas si mal vu le nombre de films traitant déjà du thème. On pourra cependant lire le scénario au premier degré, une dénonciation des expérimentations faites sur les soldats américains à leur insu. Mais l'essentiel est ailleurs. Un homme perdu au purgatoire, cherchant une voie vers la rédemption. Il doit en quelque sorte régler ses derniers problèmes de conscience avant de reposer en paix.
Le réalisateur sème des indices de plus en plus précis, mais il garde toujours le contrôle de son histoire à tiroir, même quand il pose son personnage principal au bord d'un abyme, entre sa vie d'avant, son rêve et le présent. L'échelle de Jacob, symbole biblique représentant la relation des mortels avec le Ciel, prend tout son sens lors du final. Une réflexion magnifique sur la foi face à la douleur de perdre un être cher.
Jacob Singer est un survivant du Vietnam, hanté par le souvenir des combats. Son quotidien est envahi de visions terrifiantes, de flashs sur sa vie d'avant-guerre. Quelle est la part de rêve et de réalité dans la vie de Jacob ?
Le sujet de la guerre du Vietnam est presque anecdotique dans "Jacob's Ladder", ce n'est finalement pas si mal vu le nombre de films traitant déjà du thème. On pourra cependant lire le scénario au premier degré, une dénonciation des expérimentations faites sur les soldats américains à leur insu. Mais l'essentiel est ailleurs. Un homme perdu au purgatoire, cherchant une voie vers la rédemption. Il doit en quelque sorte régler ses derniers problèmes de conscience avant de reposer en paix.
Le réalisateur sème des indices de plus en plus précis, mais il garde toujours le contrôle de son histoire à tiroir, même quand il pose son personnage principal au bord d'un abyme, entre sa vie d'avant, son rêve et le présent. L'échelle de Jacob, symbole biblique représentant la relation des mortels avec le Ciel, prend tout son sens lors du final. Une réflexion magnifique sur la foi face à la douleur de perdre un être cher.
vendredi 25 novembre 2005
Bernie
(1996 - Réalisé par A. Dupontel) **** Edission Colectore 2 DVD
A 29 ans bientôt 32 Bernie l'handicapé social décide de quitter l'orphelinat où il vivait depuis son enfance. Il veut découvrir la vérité sur sa naissance.
Môssieur Dupontel entre dans le cinéma comme il avait déboulé dans le one-man show : un grand coup de pelle dans ta gueule ! Bernie reprend d'ailleurs le phrasé et quelques mimiques de certains personnages joués sur scène par Dupontel. Mais ne nous trompons pas : il ne s'agit pas d'un sketch d'une heure trente. Dans sa quête perdue d'avance Bernie est un enfant dans un corps d'adulte, confronté à la réalité il va lentement perdre le peu d'esprit qui lui restait. C'est trash, c'est énorme, mais cette histoire tragi-comique contient quelques beaux moments d'émotion (Bernie refusant l'évidence lorsqu'il se confie à son caméscope).
Tous les rôles qui entourent Albert Dupontel sont d'une justesse qui impose le respect, malgré leur grandiloquence. Roland Blanche le papa clodo obsédé dans un rôle quasi-muet, Hélène Vincent la maman bourge séquestrée et Claude Perron la "fiancée" junkie au magnifique regard glacial, voila un portrait de famille qui tranche résolument avec une soirée sur TF1 ;-) Des passages cultes, des dialogues qui font mouche, quelques bonnes idées de réalisation, une poilade assurée.
A 29 ans bientôt 32 Bernie l'handicapé social décide de quitter l'orphelinat où il vivait depuis son enfance. Il veut découvrir la vérité sur sa naissance.
Môssieur Dupontel entre dans le cinéma comme il avait déboulé dans le one-man show : un grand coup de pelle dans ta gueule ! Bernie reprend d'ailleurs le phrasé et quelques mimiques de certains personnages joués sur scène par Dupontel. Mais ne nous trompons pas : il ne s'agit pas d'un sketch d'une heure trente. Dans sa quête perdue d'avance Bernie est un enfant dans un corps d'adulte, confronté à la réalité il va lentement perdre le peu d'esprit qui lui restait. C'est trash, c'est énorme, mais cette histoire tragi-comique contient quelques beaux moments d'émotion (Bernie refusant l'évidence lorsqu'il se confie à son caméscope).
Tous les rôles qui entourent Albert Dupontel sont d'une justesse qui impose le respect, malgré leur grandiloquence. Roland Blanche le papa clodo obsédé dans un rôle quasi-muet, Hélène Vincent la maman bourge séquestrée et Claude Perron la "fiancée" junkie au magnifique regard glacial, voila un portrait de famille qui tranche résolument avec une soirée sur TF1 ;-) Des passages cultes, des dialogues qui font mouche, quelques bonnes idées de réalisation, une poilade assurée.
jeudi 6 octobre 2005
Terminator 2: Judgment Day
(1991 - Réalisé par J. Cameron) ***** The Ultimate Edition DVD
En 2029 l'humanité est proche de remporter une victoire définitive sur Skynet et ses Cyborgs. Les machines envoient donc un nouveau Terminator dans le passé pour éliminer, enfant, le futur chef de la résistance, le fils de Sarah Connor. La résistance parvient à envoyer un protecteur pour le jeune John.
A mes yeux M. James Cameron réalise avec ce T2 version longue son plus grand film à ce jour (évidemment beaucoup préfèreront Titanic). Il joue toujours sur le fil improbable des paradoxes temporels, mon régal, même si le point de départ est bancal : pourquoi les machines ne tentent-elles pas de tuer Sarah plus jeune ?) L'histoire offre un rôle incroyablement dense à Linda Hamilton tout en réussissant à trouver un rôle de gentil pour Schwarzy, avec au passage un petit foutage de gueule pour la censure (la scène où le gamin fait promettre au Terminator de ne tuer personne). Le Bad guy Robert Patrick en T-1000 est un concept génial seulement possible avec les nouveaux effets de morphing (une révolution en ce début de 90's), les affrontements entre les deux cyborgs sont proprement dantesques.
L'habillage général du film est aussi une grande réussite, du bleuté glacial de l'hôpital psychiatrique à l'étouffant final dans la fonderie, sans oublier la séquence ultra réaliste et cauchemardesque de fin du monde nucléaire apocalyptique. A noter que cette version "Ultimate" correspond à la version longue jamais vue en salle, plusieurs séquences sont ajoutées dont une mémorable dans laquelle vous verrez le Terminator effectuer une tentative de sourire.
En 2029 l'humanité est proche de remporter une victoire définitive sur Skynet et ses Cyborgs. Les machines envoient donc un nouveau Terminator dans le passé pour éliminer, enfant, le futur chef de la résistance, le fils de Sarah Connor. La résistance parvient à envoyer un protecteur pour le jeune John.
A mes yeux M. James Cameron réalise avec ce T2 version longue son plus grand film à ce jour (évidemment beaucoup préfèreront Titanic). Il joue toujours sur le fil improbable des paradoxes temporels, mon régal, même si le point de départ est bancal : pourquoi les machines ne tentent-elles pas de tuer Sarah plus jeune ?) L'histoire offre un rôle incroyablement dense à Linda Hamilton tout en réussissant à trouver un rôle de gentil pour Schwarzy, avec au passage un petit foutage de gueule pour la censure (la scène où le gamin fait promettre au Terminator de ne tuer personne). Le Bad guy Robert Patrick en T-1000 est un concept génial seulement possible avec les nouveaux effets de morphing (une révolution en ce début de 90's), les affrontements entre les deux cyborgs sont proprement dantesques.
L'habillage général du film est aussi une grande réussite, du bleuté glacial de l'hôpital psychiatrique à l'étouffant final dans la fonderie, sans oublier la séquence ultra réaliste et cauchemardesque de fin du monde nucléaire apocalyptique. A noter que cette version "Ultimate" correspond à la version longue jamais vue en salle, plusieurs séquences sont ajoutées dont une mémorable dans laquelle vous verrez le Terminator effectuer une tentative de sourire.
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