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samedi 25 janvier 2020

Playlist Eiffel


Playlist on SPOTIFY

A tout moment la rue  (À tout moment - 2009) 
O Toi  (Abricotine - 2001)
Foule Monstre   (Foule monstre - 2012) 
Je m'obstine   (À tout moment - 2009) 
Cascade  (Stupor Machine - 2019)
Les Yeux Fermés   (Le Quart d'heure des ahuris - 2002)
Mort J’appelle   (À tout moment - 2009)
Belle de jour  (Tandoori - 2006)  
Sombre   (Le Quart d'heure des ahuris - 2002)
Terminus  (Stupor Machine - 2019)
Sous Ton Aile   (À tout moment - 2009) 
Hype  (Abricotine - 2001)
Place de mon Coeur   (Foule monstre - 2012) 
 Mille Voix Rauques   (À tout moment - 2009)
Tu Vois Loin   (Le Quart d'heure des ahuris - 2002)
Big Data  (Stupor Machine - 2019) 
Chanson Trouée   (Foule monstre - 2012)  

vendredi 9 août 2019

Crazy Kung-Fu

Même pas mal
(Kung Fu Hustle - 2004 - Réalisé par S. Chow) *****
Le Gang des Haches terrifie la population et la police en faisant main basse sur le Shanghai des années 30. Sing et son pote Bone, apprentis truands minables, ont l'idée de se faire passer pour membres des Haches et de s'attaquer à la Porcherie, le quartier le plus pourri de la cité.

Voici la pépite qui mixe tous les genres avec jubilation : Film Noir et cartoon, arts martiaux et comédie musicale, Buster Keaton et Bruce Lee, Scorsese et Leone, Matrix et Drunken Master. On savait Stephen Chow, déjà auteur de Shaolin Soccer, capable du meilleur. Mais avec Crazy Kung-Fu il s'est surpassé, tout en assurant sa triple casquette de scénariste, réalisateur et acteur principal de cette énorme production Hongkongaise. 
Il y a ce goût merveilleux pour les "gueules" de cinéma, que Chow partage avec Sergio Leone ou Tarantino. Le couple des propriétaires de la Porcherie en est l'exemple le plus éclatant : un frêle bonhomme gominé sapé comme un macro et sa femme, solide mégère avec bigoudis et clope au bec, qui pratiquent un kung-fu de haute volée. Tout le petit monde qui peuple le quartier est mémorable : l'ahuri qui fait sa toilette au milieu de la cour, la miss grande bouche qui se balade en nuisette et surtout les trois maîtres incognito, qui attendent leur heure au sein de la populace. 
L'auteur s'autorise toutes les folies, sans retenue : coups violents (jambe hachée, couteaux plantés, broyages de visages et de pieds), séquences surréalistes (course-poursuite comme dans un Tex Avery) ou poétiques (l'attaque des Harpistes), caricature extrême de personnages (le Maître Gay, genre Cage aux Folles), sans oublier les nombreux passages de purs combats boostés à l'image de synthèse qui deviennent de plus en plus grotesques et poilants, jusqu'au summum final contre La Bête.
Crazy Kung Fu perd rarement son rythme, sauf lorsqu'il évoque le trauma d'enfance du héros, encore qu'on peut y voir une caricature de plus, dans le style larmoyant. Mais le principal est là : un sens aigu du timing pour les gags, des visuels marquants, des références qui font plaisir (la proprio qui fait du Bruce Lee dans la bagnole du chef du gang, magique !) et plusieurs visionnages nécessaires pour voir chaque détail.

mercredi 21 juin 2017

Playlists Best Of Prince Rock/Funk/Groove/Love


Fêtons la musique, festoyons même !
Et profitons de la sortie dans deux jours de la version remasterisée de Purple Rain pour proposer notre propre Best Of de l'oeuvre d'un artiste qu'on a jamais cessé de célébrer dans ces pages.

Mais comment faire pour résumer des dizaines d'albums officiels ? Comment éviter les sempiternels "Kiss" et autres "Let's go crazy", présents dans tous les Greatest Hits ?
La solution est limpide : piocher dans les titres moins connus et proposer non pas UNE mais QUATRE compilations parce qu'on est un gros déglingo.

Avant que les professionnels de la profession ne hurlent au sacrilège : oui, nous assumons cette déconstruction sauvage des œuvres de l'artiste. Ces compiles ont pour objectif de faire découvrir aux néophytes l'étendue du travail de Prince et de rappeler aux fans le génie de leur idole.
Avant que les experts de l'expertise ne crient à l'imposture : oui, certains des titres ne correspondent pas pleinement au genre auquel ils sont associés. L'artiste est connu pour mélanger les styles et les courants musicaux, rendant difficile une catégorisation. Un seul point commun entre toutes ses chansons : la touche Princière.
Avant que les trolls du trolling ne soulignent des oublis : oui, nous avons probablement omis certaines de VOS chansons favorites. La solution ? faites vos propres Best Of.


Rocks! (Playlist on SPOTIFY)
1. I'm yours (For You - 1978)
2. Sister (Dirty Mind - 1980)
3. Sexuality (Controversy - 1981)
4. All the critics loves U in NY (1999 - 1982)
5. Darling Nikki (Purple Rain - 1984)
6. Temptation (Around the world in a day - 1985)
7. Play in the sunshine (Sign O the times - 1987)
8. Electric Chair (Batman - 1989)
9. She's always in my hair (The Hits/The B-Sides - 1993)
10. Now (The Gold Experience - 1995)
11. Zannalee (Chaos & Disorder - 1996)
12. Calhoun Square (Crystal Ball - 1997)
13. Beautiful strange (Rave in2 the joy fantastic - 2001)
14. Strange relationship (live) (One Nite Alone Live! - 2002)
15. Interactive (Crystal Ball - 1997)
16. Dreamer (Lotus Flow3r - 2009)
17. FunkNRoll (PlectrumElectrum - 2014)
18. Rocknroll loveaffair (HitNRun Phase Two - 2015)

Funks! (Playlist on SPOTIFY)
1. Sexy Dancer (Prince - 1979)
2. Head (Dirty Mind - 1980)
3. Let's Work (Controversy - 1981)
4. Something in the water (1999 - 1982)
5. New position (Parade - 1986)
6. I wonder U (Parade - 1986)
7. The ballad of Dorothy Parker (Sign O the times - 1987)
8. We can funk (Graffiti Bridge - 1990)
9. Push (Diamonds & Pearls - 1991)
10. In this bed I scream (Emancipation - 1996)
11. Come on (NewPowerSoul - NPG - 1998)
12. Undisputed (Rave un2 the joy fantastic - 1999)
13. Illusion, coma, pimp & circumstance (Musicology - 2004)
14. 3121 (3121 - 2006)
15. Ol' Skool Company (MPLSound - 2009)
16. Laydown (20TEN - 2010)
17. U Know (Art official Age - 2014)
18. Ain't about 2 stop (HitNRun Phase One - 2015)

Loves! (Playlist on SPOTIFY)
1. Baby (For you - 1978)
2. It's gonna be lonely (Prince - 1979)
3. The Beautiful Ones (Purple Rain - 1984)
4. The Ladder (Around the world in a day - 1985)
5. Under the cherry moon (Parade - 1986)
6. Forever in my life (Sign O the times - 1987)
7. Anna Stesia (Lovesexy - 1988)
8. The question of U (Graffiti Bridge - 1990)
9. Damn U (LoveSymbol - 1992)
10. How come U don't call me anymore (The Hits/The B-Sides - 1993)
11. I hate U (The Gold Experience - 1995)
12. Dreamin about U (Emancipation - 1996)
13. One of your tears (The Truth - 1997)
14. Mellow (The Rainbow Children - 2001)
15. When Eye lay my hands on U (The Chocolate Invasion - 2002)
16. Empty room (live) (C-Note - NPG Music Club - 2004)
17. Satisfied (3121 - 2006)
18. TicTacToe (PlectrumElectrum - 2014)
19. Revelation (HitNRun Phase Two - 2015)

Grooves! (Playlist on SPOTIFY)
1. Just as long as we're together (For you - 1978)
2. Do it all night (Dirty Mind - 1980)
3. Pop Life (Around the world in a day - 1985)
4. Anotherloverholenyohead (Parade - 1986)
5. Rockhard in a funky place (Black Album - 1988)
6. Partyman (Batman - 1989)
7. Willing and Able (Diamonds & Pearls - 1991)
8. Love 2 the 9's (LoveSymbol - 1992)
9. Shockadelica (The Hits/The B-Sides - 1993)
10. New Power Soul (Exodus - NPG - 1995)
11. Shy (The Gold Experience - 1995)
12. Good love (Cristal Ball - 1998)
13. Pretty man (Rave un2 the joy fantastic - 1999)
14. 1+1+1 is 3 (The Rainbow Children - 2001)
15. Musicology (Musicology - 2004)
16. Sticky like glue (20TEN - 2010)
17. Clouds (Art Official Age - 2014)
18. Xtraloveable (HitNRun Phase Two - 2015)

vendredi 30 décembre 2016

Playlist David Bowie : Second Era (83-16)


Leon takes us outside  (1.Outside - 1995)
Outside  (1.Outside - 1995)
Modern love  (Let's dance - 1983)
Sue (or in Season of crime)  (BlackStar - 2016)
New Killer Star  (Reality - 2003)
Something in the air  (Hours... - 1999) 
Black tie white noise  (Black Tie White Noise - 1993)
Let's Dance  (Let's Dance - 1983)
The Motel  (1.Outside - 1995)
Where are we now  (The Next Day - 2013)
Jump they say  (Black Tie White Noise - 1993)
Loving the Alien  (Tonight - 1984)
Thru' these Architecte Eyes  (1.Outside - 1995)
Try some, buy some  (Reality - 2003)
Girl loves me  (BlackStar - 2016)
Little Wonder  (Earthling - 1997)
 Slip Away  (Heathen - 2002)

mercredi 30 novembre 2016

Playlist Radiohead II (2003-2016)


Playlist on SPOTIFY

True love waits  (A moon shaped pool - 2016)
Backdrifts  (Hail to the thief - 2003)
Bodysnatchers  (In rainbows - 2007)
Glass Eye  (A moon shaped pool - 2016)
Nude  (In rainbows - 2007)
2+2=5  (Hail to the thief - 2003)
Lotus Flower  (The King of Limbs - 2011)
Weird Fishes/Arpeggi  (In rainbows - 2007)
A wolf at the door  (Hail to the thief - 2003)
Burn the witch  (A moon shaped pool - 2016)
All I need  (In rainbows - 2007)
There there  (Hail to the thief - 2003)
Daydreaming  (A moon shaped pool - 2016)
Sit down. Stand up.  (Hail to the thief - 2003)
Harry Patch (In Memory Of)  (Single - 2016)
Faust Arp  (In Rainbows - 2007)
The Numbers  (A moon shaped pool - 2016)

jeudi 21 avril 2016

Prince (1958-2016)


Here come the Purple Yoda !


Quelques titres à (re)découvrir : Playlist sur Spotify

Lady Cab Driver ("1999")
100 MPH ("Originals")
Computer Blue - Hallway Speech ("Purple Rain")
Condition of the Heart ("Around the world in a day")
The Ballad of Dorothy Parker ("Sign 'O the times")
Shhh ("The Gold Experience")
Old friends 4 sale ("The Vault...")
Rainbow Children ("The Rainbow Children")
Joy in Repetition ("One Nite Alone... Live!")
Colonized Mind ("LotusFlow3r")
Laydown ("20TEN")
Breakfast can wait ("Art Official Age")
Xtraloveable ("HITnRUN - Phase Two")

dimanche 22 novembre 2015

La Horde du Contrevent (Alain Damasio)

Ils sont vingt-trois, formés spécialement pour affronter les dangers d'un monde hostile, une nature balayée de bourrasques intenables, traversée d'incroyables phénomènes, peuplée de redoutables ennemis. Chacun son rôle, chacun son rêve pour un seul but, le même que celui des Hordes précédentes : parvenir à l'Extrême-Amont, la source du vent.



Le roman d’Alain Damasio est à la fois une épopée fantastique originale pleine de rebondissements, un conte poétique emplit de jeux de langage d’où jaillissent des idées surprenantes et un traité philosophique sur la condition humaine.

L’univers construit par l'auteur peut aussi bien être un passé lointain de notre Terre, son futur probable ou une invention pure; qu'importe, il existe. Au fil de la progression, la trace vers l’Amont, on découvre les villages d’abrités, les Fréoles nomades vivants sur des navires volants, des phénomènes surnaturels appelés Chrones pouvant absorber ou révéler le Vif, la nature profonde d’un être ou d’une chose, et une mystérieuse organisation nommée "La Poursuite" qui combat les Hordes.
Le roman endosse des allures "Steampunk", mélange de rétro-futurisme (vaisseaux à hélices, armes boomerangs primitives) et de manifestations s’apparentant à la magie. La lutte interne à la Horde, avec ses caractères bien trempés qui font face aux défis physiques et psychologiques que représentent leur exploit épique, se mêle aux périls extérieurs d’une nature vraiment hostile et de rencontres funestes. 

Comme pour son roman précédent, La zone du Dehors, l'écriture d’Alain Damasio reste fluide tout en faisant circuler la narration entre les nombreux protagonistes, ce qui occasionne des contrastes de styles selon l’observateur décrivant les événements. L’auteur produit des néologismes stupéfiants, comme "L’Hordre" qui sélectionne et forme les futurs Hordiers, par exemple. Il s'amuse avec la syntaxe, comme lors de joutes oratoires à Alticcio entre Caracole le Troubadour et Sélème.
Il joue avec les formes des lettres pour créer des raccourcis imagés, chaque caractère de personnage étant identifiée par un caractère d'imprimerie et les variations d’intensités du vent (Stèche, Choon, Furvent) apparaissant sous la forme d'une retranscription en signes de ponctuation.
Formés depuis l’enfance les membres du « Pack » ont des rôles définis pour que le groupe soit autonome et survive. Le Traceur, aidé des Piliers et des Ailiers, encaisse les puissantes bourrasques et organise la formation du groupe, le Géomaître et l’Aéromaîtresse observent et analysent l’environnement et les types de vents, le Braconnier, la Cueilleuse et les Oiseliers-Chasseurs s’occupent de trouver la nourriture, le Scribe note les péripéties comme témoignage dans son "Carnet de Contre", le Combattant protège la Horde des menaces potentielles, etc. D’autres rôles sont plus ésotériques comme le Prince, la Feuleuse ou le Fleuron, agissant sur le mental et le relationnel au sein de la Horde.

Le message en filigrane de cette œuvre met la vie de la Horde en perspective avec la nôtre, une quête faite de routines et de découvertes, une lutte constante vers un objectif inconnu. Le récit aborde des thèmes intimes familiers, nos choix, nos besoins, nos réactions face à l'adversité et le fait de relativiser certains de nos "petits malheurs" au regard des vraies souffrances physiques et psychologiques. Les destins des 23 héros, tous différents, dans un monde et des concepts brillants inspirés de multiples références, produisent une œuvre majeure de la littérature Fantastique.

vendredi 31 janvier 2014

Playlist Depeche Mode (2Ks)


Playlist on SPOTIFY

Suffer Well   (Playing the Angel - 2005)
Barrel of a gun   (Ultra - 1997)
Heaven  (Delta Machine - 2013)
Dream on   (Exciter - 2001)
Perfect   (Sounds of the Universe - 2009)
Should Be Higher   (Delta Machine - 2013)
Home   (Ultra - 1997)
Precious   (Playing the Angel - 2005)
I am you  (Exciter - 2001)
Corrupt   (Sounds of the Universe - 2009)
It's no good   (Ultra - 1997)
Sweetest condition   (Exciter - 2001)
Welcome To My World   (Delta Machine - 2013)
Angel  (Delta Machine - 2013)
The Sinner in Me   (Playing the Angel - 2005)
Insight   (Ultra - 1997)

mercredi 28 août 2013

Children of men

L'attentat du café de Londres.

(2006 - Réalisé par A. Cuaron) ***** Edition Steelcase

En 2027 l'Humanité fait face à son extinction : l'infertilité est planétaire, plus aucun bébé n'est né depuis 18 ans. La pollution globale et le chaos ambiant forcent les pays à fermer leurs frontières. L'Angleterre affronte le flot des réfugiés fuyants les zones de guerre. A Londres, Théo échappe de peu à un attentat revendiqué par des activistes écolo. Il est bientôt contacté par son ex-femme, qui veut utiliser ses relations politiques pour faciliter l'exfiltration d'une adolescente. 

Les films de SF qui dénoncent, on en a eu. Mais aucun n'a atteint, à mes yeux, la perfection de Children of men. Brassant des thèmes universels sur le devenir de l'Humanité, l'écologie, la politique, le film mêle habilement une intrigue passionnante à une réalisation incroyablement habile, sans jamais être pesant dans sa démonstration. Loin des découpages épileptiques et des mouvements de caméra frénétiques, à la mode chez certains cinéastes, Alfonso Cuaron filme toujours pour le spectateur, pas pour épater la galerie. Et pourtant son film est truffé de trucages invisibles et de plans-séquence impossibles.
Le résultat est qu'on est constamment au cœur de l'action sans que l'auteur ait recours à des petits trucs minables de mise en scène branchouille : plan cut toutes les demies secondes et musique assourdissante pour pallier au manque de savoir-faire.  
Ici on nous montre un futur immédiat totalement crédible et réellement flippant. Les longues séquences sans coupures sont autant de morceaux de bravoure, que ce soit l'attentat en ville, l'attaque de la voiture en pleine campagne ou le final époustouflant face à l'armée, on suit les événements comme dans un documentaire, mais filmé comme au cinéma ! Les visions oniriques marquent le spectateur, ce cochon rose géant planant sur Londres, l'émouvante nudité de Kee dans l'étable, le temps suspendu face au miracle de la vie. La touche de comédie est apportée par Michael Caine, parfait en activiste retraité amateur de fumette. Touchant, intelligent et méritant pléthore de visionnages, Children of men est un Classique.

lundi 12 août 2013

Playlist Tori Amos


Playlist on SPOTIFY

Pretty Good Year   (Under the Pink - 1994)
Caught a Lite Sneeze   (Boys for Pele - 1996)
Flying Dutchman   (Gold Dust - 2012)
Jackie's Strength   (From the Choirgirl Hotel - 1998)
Glory Of The '80s   (To Venus and Back - 1999)
Blood Roses   (Boys for Pele - 1996)
Winter   (Gold Dust - 2012)
Past the Mission   (Under the Pink - 1994)
Give   (Abnormally Attracted to Sin - 2009)
Talula (The Tornado mix)   (Boys for Pele - 1996)
Silent All These Years   (Gold Dust - 2012)
Cornflake Girl   (Under the Pink - 1994)
Cruel   (From the Choirgirl Hotel - 1998)
I Can't See New York   (Scarlet's Walk - 2002)
Precious Things   (Gold Dust - 2012)
Enjoy The Silence   (Strange Little Girls - 2001)
Abnormally Attracted to Sin   (Abnormally Attracted to Sin - 2009)

dimanche 27 janvier 2013

Tarantino XX (8 Films)

Les dogs checkent le réservoir.

Coffret Tarantino XX (10 Blu-ray) : True romance, Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Jackie Brown, Kill Bill Volume 1, Kill Bill Volume 2, Boulevard de la Mort, Inglourious Basterds
+ Documentaires "20 Years of Filmmaking", "Critics Corner", Jackie Brown Q and A.

20 ans de Tarantino, ça se fête ! Un bien beau coffret des 8 premiers films de l'ami Quentin vient célébrer le cinéaste de référence dont l'enthousiasme enchante les amateurs de B-movies.

mercredi 6 juin 2012

There will be blood


(2007 - Réalisé par P. T. Anderson) *****

L'histoire de Daniel Plainview, prospecteur de pétrole dans les USA de la fin du XIXe siècle, misanthrope obnubilé par sa soif de l'or.

There will be blood n'est pas un film aimable, son rythme est lent, son scénario âpre, ses deux acteurs principaux "over-the-top" dans leur interprétation et le message délivré est bien déprimant sur la nature humaine. L'histoire d'un homme qui cultive son dégoût de l'autre, amassant la fortune qui lui permettra de se couper du monde. Prêt à toutes les concessions pour assouvir son besoin, il se livre à la mascarade du prêcheur local en se faisant baptiser pour acquérir un lopin de terre. Et le destin va lui faire vivre de bien cruelles désillusions, quand son frère, son seul confident, lui apprend une terrible vérité ou lorsque son fils adoptif fini par le fuir. Il leur fera payer le prix fort et finira par se venger sur le prêtre, lui aussi formidable escroc par ailleurs. L'alternance entre les longues séquences muettes lors desquelles la puissance des images suffit et les dialogues redoutables montrant l'ascension de Plainview, où l'on perçoit sa perfidie et son lent repli sur lui-même, place le film au rang des témoignages intemporels. Daniel Day-Lewis est magistral, hilarant lorsqu'il se mange une baffe du prêtre pour gagner son droit de forer, glaçant lorsqu'il marmonne dans sa barbe en découvrant la trahison de son frère ou qu'il se confronte à ses concurrents, terrifiant quand il balance la vérité à son fils ("you're just a bastard from a basket !"). Les performances théâtrales de Day-Lewis et Dano pourront gêner les amateurs de jeu tout en neutralité, moins dans l'enphase. Pour ma part ces deux grands pros réussissent leur pari de marquer les mémoires en trouvant le ton juste pour incarner les deux fléaux du 20e siècle.

jeudi 9 février 2012

No country for old men



(2007 - Réalisé par J. et E. Coen) **** Edition

Texas, 1980. Llewelyn Moss chasse seul, en plein désert. En suivant une proie il découvre les cadavres de trafiquants Mexicains, victimes d'un règlement de compte sanglant. Il emporte avec lui une valise pleine de billets de banque. Il ne se doute pas qu'il vient de passer du statut de chasseur à celui de traqué. A sa poursuite, le Shérif Ed et le psychopathe tueur à gage Anton.

Une oeuvre sombre et désabusée sur la nature humaine, incarnée par Tommy Lee jones en vieux représentant de la loi fatigué qui ne comprend plus le monde. A l'opposé de Fargo, qui baignait dans un second degré offrant au spectateur l'occasion de s'en sortir par le rire, No Country For Old Men ne se cache derrière aucun cynisme, aucune porte de sortie salutaire. Malgré le look totalement improbable de Javier Bardem avec sa coiffure ridicule et son "arme" d'amateur à air comprimé, il refroidit toute envie de se moquer, incarnation quasi-fantomatique de l'absurdité de nos existences, exécutant ses victimes sans jamais la moindre hésitation ni le plus petit remord, quelque soit leur condition et leur moralité. Le fait d'employer la même méthode pour abattre ses cibles que les fermiers pour tuer le bétail en dit long sur son mode de pensée et le peu de cas qu'il fait de l'espèce humaine. Pourtant ses rares dialogues cachent un humour noir, notamment lors de la scène avec le pompiste dont il joue sa vie à pile ou face.
Comme d'habitude avec leurs polars les Coen ont un sens du cadre et du rythme qui leur est propre et sert à merveille le propos. Ils savent faire une économie bienvenue de la musique, quasi inexistante dans ce film et renforçant d'autant le sentiment de sécheresse et de solitude de chacun des personnages. Les dernières séquences ne laissent aucun doute sur le message qu'ont voulu délivrer les auteurs, constat déprimant sur notre existence où la vie n'a plus aucune signification.

mercredi 19 janvier 2011

Tropic Thunder


(2008 - Réalisé par B. Stiller) ***** 2-Disc Director's Cut

En hiver 1969, un commando d'élite américain fut envoyé en mission ultra-secrète dans le Sud-Est du Viêtnam. Objectif : délivrer le sergent Feuille-de-Trèfle Tayback. Quasiment une mission-suicide.
Sur les dix hommes envoyés, quatre seulement en revinrent. Sur les quatre, trois écrivirent un livre sur leur histoire. Sur les trois livres, deux furent publiés. Un seul fut adapté au cinéma.
Voici l'histoire des hommes qui tentèrent de faire ce film.

Ca commence par une pub débile d'un rappeur en mousse, ça enchaine sur 3 bandes-annonces qui nous paraissent étrangement familières : le blockbuster ultra crétin, l'odieuse pochade à la connerie obèse, le pensum lourdingue taillé pour les Oscars. En résumant en 5 minutes chrono tout le barnum Hollywoodien, Tropic Thunder se pose d'emblée comme LA comédie des années 2K. Et la suite ne va que confirmer cette parfaite entrée en matière. On retrouve avec délectation quelqu'uns des grands stéréotypes du cinéma Américain grand public, avec des pointures pour les incarner, aussi bien dans le casting principal que dans les rôles secondaires. En choisissant comme thème le "film de guerre au Vietnam", Ben Stiller s'ouvre un boulevard comique et en exploite tous les ressorts sans jamais tomber dans la parodie facile. Mention spéciale à Tom Cruise, le producteur over-the-top ("why don't you get the hell out of here before I snap your dick off and jam it into your ass ?!"), et à Robert Downey Jr, acteur en sur-régime ("I'm the dude playing a dude disguised as another dude !").

samedi 25 septembre 2010

OSS 117 - Rio ne répond plus


(2009- Réalisé par M. Hazanavicius) ****

Hubert Bonisseur de la Bath est de retour. Son supérieur l'envoi à Rio de Janeiro à la poursuite d'un nazi en fuite. Flanqué d'une espionne des Services Secrets Juifs, notre fierté nationale devra affronter la C.I.A., la mafia Chinoise et de redoutables Catcheurs. L'occasion pour lui d'imposer son sens des valeurs si particulier dans un monde en pleine révolution Baba-cool.

Décomplexés par le succès mérité du premier épisode, Hazanavicius et ses compères poussent le concept un cran plus loin dans l'absurde et le second degré, sur des thèmes casse-gueule (notamment les clichés antisémites) qui nécessitent un dosage subtil. Mission accomplie, et de belle manière puisque le réalisateur n'a pas oublié de conserver le style classieux qui avait contribué à élevé sa parodie au premier rang, loin devant les comédies franchouillardes bâclées. Tout est magnifique, de la bande son jusqu'aux décors, recréant cette ambiance chaude Hippie-Brazil qui nous réjouit avant même qu'un gag soit balancé.
Après sa brillante métamorphose en Sean Connery période Bond dans "Le Caire", Jean Dujardin emprunte un style plus 70's dans "Rio", un croisement réussi entre Paul Newman, Errol Flynn et Bébel façon "Le Magnifique". Il conserve tout le décalage qui rend ce misogyne raciste finalement attachant, en le ridiculisant dès que possible pour notre plus grand bonheur.

jeudi 22 juillet 2010

Coffret: Batman Begins - Batman: The Dark Knight


(2005 / 2008 - Réalisés par C. Nolan) **** / ***** Edition 3 Blu-ray

Batman Begins : Captif d'une prison Chinoise, Bruce Wayne est repéré par un certain Ducard à la suite d'une altercation mouvementée entre détenus. Ce dernier lui propose de joindre son organisation secrète, la Ligue des Ombres.

The Dark Knight : Le spectaculaire casse d'une banque de Gotham City est revendiqué par un certain Joker. Le lieutenant Gordon, chef de la police locale, demande l'aide du justicier Batman.

Après avoir été brillamment (re)mis au monde Cinématographiquement par Tim Burton fin 80's-début 90's, Batman fut assassiné par le psychopathe Joel Schumacher. Du grand guignol tragi-comique où la parodie est devenue involontaire au fil des épisodes. Mais qui pouvait encore prendre les super-héros au sérieux ? Christopher Nolan, bien sûr ! L'expert du faux-semblant et grand tortionnaire de méninges sur pellicule.
Le Batman des années 2K est profondément ancré dans la réalité, le moindre gadget y est disséqué, le plus petit souci prend des proportions psychodramatiques hors-norme. Bruce Wayne gagne en densité ce qu'il perd en nonchalance, aidé par le jeu mâchoire-serrée/grosse voix du grand Christian "je rigole quand j'me brûle" Bale. Le premier épisode, un poil trop étiré, assoit les fondations du mythe : on n'est pas chez les clowns en collants. Le héros poursuit son trauma d'enfance et se fourvoie face à son mentor, pendant que le Cavalier de l'Apocalypse piétine Gotham. 
Mais c'est surtout sa suite qui est un véritable feu d’artifice. Les auteurs questionnent l'idéologie nauséabonde de la figure du Justicier Solitaire, font basculer les idéalistes dans la dépression, rendent l’anarchiste fou Joker phénoménal et inoubliable, démontrent que le sacrifice est parfois vain... bref, ils démontent un à un tous les clichés assénés depuis des décennies par l'Industrie du Rêve, tout en assurant un final plein d'espoir sur l'Humanité. Bienvenue dans le monde réel, Batman.

samedi 22 mai 2010

Playlist Alain Bashung - Face B


BASHUNG - Les trésors cachés

 
What's In A Bird   (Figure imposée - 1983)
Imbécile   (Live Tour 85 - 1985)
Malédiction  (Passé le Rio Grande - 1986)
Elle fait l'avion  (Novice - 1989)
Tu m'as jeté  (Novice - 1989)
Alcaline  (Tour novice - Live 1990)
Volutes  (Osez Joséphine - 1991)
A perte de vue   (Chatterton - 1994)
Elvire   (Chatterton - 1994)
J'ai longtemps contemplé   (Chatterton - 1994)
Malaxe   (Fantaisie militaire - 1998)
La ficelle   (L'Imprudence - 2002)
J'écume   (Confessions publiques - Live 1995)
L'Apiculteur   (Confessions publiques - Live 1995)
Les lendemains qui tuent   (Confessions publiques - Live 1995)
Mes Bras   (Dimanches à l’Élysée - Live 2009)
Samuel Hall   (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
Le tango funèbre   (Climax - 1999) 

vendredi 21 mai 2010

Playlist Alain Bashung - Face A


BASHUNG - Les Classiques



Bijou, bijou   (Roulette Russe - 1980)
Rebel   (Pizza - 1981)
Gaby oh gaby   (Pizza - 1981)
C'est comment qu'on freine   (Play blessures - 1982)
Vertige De L'amour   (Pizza - 1981)
Elégance   (Figure imposée - 1983)
L'arrivée du tour  (Passé le Rio Grande - 1986)
S.O.S. Amor  (Passé le Rio Grande - 1986)
Pyromanes  (Novice - 1989)
Madame rêve  (Osez Joséphine - 1991)
Osez Joséphine  (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
La nuit je mens   (Fantaisie militaire - 1998)
Bombez !   (Climax - 1999)
Volontaire   (Climax - 1999)
Ma petite entreprise  (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
A Ostende   (Climax - 1999)
Faites monter   (L'Imprudence - 2002)
Résidents de la république   (Bleu pétrole - 2008)
Vénus   (Bleu pétrole - 2008)
Je tuerai la pianiste   (Bleu pétrole - 2008)

lundi 15 décembre 2008

Playlist Björk (first 15 years)


Playlist on SPOTIFY

Hunter   (Homogenic - 1997)
Alarm Call   (Homogenic - 1997)
Human Behaviour   (Debut - 1993)
An Echo, A Stain   (Vespertine - 2001)
Nature is Ancient  (Family Tree - 2002)
Hidden Place   (Vespertine - 2001)
Where Is The Line   (Medúlla - 2004)
Cvalda   (Selmasongs - 2000)
Bachelorette   (Homogenic - 1997)
Isobel   (Post - 1995)
Unison   (Vespertine - 2001)
Venus As A Boy   (Debut - 1993)
Earth Intruders   (Volta - 2007)
Wanderlust   (Volta - 2007)
Joga   (Homogenic - 1997)
New World   (Selmasongs - 2000)

vendredi 25 mai 2007

Thank you for smoking

(2005 - Réalisé par J. Reitman) *****

Nick Naylor est le talentueux porte-parole des Cigarettiers aux USA. Son travail, d'un cynisme absolu, consiste a promouvoir le puissant lobby du tabac devant les médias et faire face en toute circonstance. Mais le challenge le plus périlleux pour Nick est de gagner le respect de son fils de 12 ans.

Charge à la fois musclée et subtile contre quelques uns des plus puissants lobbies du monde moderne, Thank you for Smoking fait mouche car il n'oublie pas la règle essentielle des films de "dénonce" réussis : l'humour. L'ironie bien maniée fait passer une histoire qui aurait pu n'être qu'une suite d'enfonçage de portes ouvertes. Ici on analyse la mécanique commerciale imparable et la rhétorique redoutable utilisées par les industries qui distribuent des produits dangereux pour la santé, quotidiennement et en toute légalité. La force du film vient aussi du fait qu'il n'épargne personne (Médias, Hollywood, etc) et présente des opposants aussi féroces que le camp des "méchants", lobbyistes, militants et profiteurs de tous bords en prennent pour leur grade. Ainsi un Sénateur du Vermont qui veut durcir la loi encadrant la vente d'alcool se voit demander pourquoi on ne ferait pas de même pour le Cheddar, responsable de problèmes de santé et produit justement dans le Vermont. Ces contre-arguments cyniques pullulent dans le film, et culminent lors des scènes mémorables où les trois représentants des MOD (Merchants of Death) se réunissent au Pub. Le cirque juridico-médiatique permanent est contrebalancé intelligemment par la relation père-fils, traitée avec le même souci d'éviter les clichés manichéens. Immoral et sans remords, Nick est le produit condensé du libéralisme forcené triomphant.