samedi 27 septembre 1997

ODDWORLD : L'ODYSSEE D'ABE

(2D - Note : 8/10) by GT Interactive. 1 or 2 Players / Memory Card 1 Block.

Voici un genre qui n'avait pas été exploité depuis longtemps : le Jeu de Tableau d'Aventure ! L'Action prend place sur le monde d'Oddworld. Vous incarnez Abe, un esclave qui travaille dans un Abattoir nommé "Rupture Farms". Vous découvrez bien vite que la prochaine nourriture produite par cette Usine sera le Mudokon, la race Abe ! Le Jeu débute alors que vous êtes enchaîné dans une Prison de Rupture Farms et vous allez contrôler Abe depuis sa découverte de la terrible vérité jusqu'à cette Prison.
L'Odyssée d'Abe reprend les grands principes des anciens Jeux de Plateforme "stratégique" où chaque tableau est un casse-tête. Le soin apporté aux graphismes (images de synthèse parfaites) et aux bruitages ammène une vraie dimension épique à Oddworld. C'est un univers unique avec ces races bizarres (les Meeches, Scrabs, Paramites, Elum, etc...) et ses codes propres. Tout est réellement bien pensé et on entre dans le jeu immédiatement.

Abe peut faire une multitude de mouvement et possède des pouvoirs magiques. Il peut ainsi courir, sauter, se rouler, marcher discrètement, lancer, s'accroupir et envouter. De plus il peut communiquer avec ses semblables par des chants (et même péter !). Cette grande liberté a permis aux créateurs de construire de fantastiques casse-têtes, tour à tour très ingénueux ou très "physiques". Votre but ultime est de libérer vos camarades Mudokons dans Rupture Farms mais vous allez vivre une véritable quète initiatique avant de voir la fin de ce jeu.

Il y a au moins 6 régions différentes à visiter et les possibilités sont sans cesse renouvellées. Par exemple il faudra communiquer des codes pour accéder à certaines parties (en imitant les chants), échapper aux terribles Slogs (sortes de croisement de Pit Bull avec un Alien) en leur lançant des boulettes de viande, vous dissimuler dans l'ombre ou marcher discrètement pour échapper aux Sligs, monter sur un Elum pour effectuer des sauts de la mort, etc... Tous les éléments du décors et les personnages ont été créés et animés en image de synthèse, ce qui donne un look vraiment incroyable à Abe. Comme Abe dispose d'une vie infinie, on explore chaque nouvel écran en découvrant tous les pièges et on progresse de cette manière. Il faut parfois se creuser vraiment la tête pour trouver la manière adéquate de s'en sortir !

L'Odyssée d'Abe est une expérience unique et très originale sur console, avec une réalisation au top des possibilités de la PSX. C'est un Jeu d'action ET de réflexion qui apporte une bouffée d'air pur dans l'univers ludique de la PSX, loin des sempiternels Jeux de Baston ou de Course...

jeudi 25 septembre 1997

LITTLE BIG ADVENTURE

(3D - Note : 6/10) by Adeline Software/Electronic Arts. 1 Player / Memory Card 1 Block.

Vous êtes Twinsen, de la race des Quetchs. Habitant la planète TwinSun, aujourd'hui sous le joug du terrible Dr Funfrock, vous êtes contacté en rêve par une déesse pour rétablir la paix dans votre monde. La quète longue et ardue que vous allez entreprendre pour découvrir votre véritable identité et sauver votre peuple commence dans un asile, où vous avez été emprisonné par les sbires du Dictateur. Bien qu'entièrement en 3D, voici l'opposé exact de Resident Evil ! Tout dans ce jeu est "mignon", les graphismes 3D sont assez enfantins avec des couleurs pastels (en haute résolution), et les bruitages (notamment les voix des personnages) renforcent le coté un peu "mièvre".

Mais ne vous trompez pas ! Little Big Adventure propose un challenge difficile, alternant phases de recherches (discussion avec les habitants, découverte d'objets, etc...) avec les combats et les phases d'arcade (il faudra souvent contourner un obstacle pour atteindre un lieu ou attaquer les soldats et les clones qui vous barre la route). Si le traitement et l'ambiance générale sont plutôt "trognon", c'est parce que l'histoire se rapproche d'un conte de fée (avec enlèvement de la femme de Twinsen au début du jeu et grand méchant à vaincre). Les 4 races qui peuplent TwinSun prouvent d'ailleur que les auteurs ne se prennent pas trop au sérieux : Quetchs, Grobos, Bouboules et Lapichons.

On rencontre des personnages haut en couleurs, comme le gérant du Bazar, à l'accent fortement pied-noir, ou encore ce fan de Starwars qui a déjà réservé sa place au cinéma pour voir la suite de la Trilogie ! La plupart du temps il faut faire des allez-retour entre les îles de la planète, utiliser certains objets au bon endroit pour progresser et discuter avec tous les habitants. Mais il y a aussi une grosse part d'exploration, il faut trouver le meilleur moyen pour arriver à certains endroits qui paraissent inaccessibles. Le maniement de Twinsen est très agréable, avec 4 attitudes différentes on peut très facilement gérer toute les situations (Aggressif, Discret, Sportif, Normal).
Les scènes cinématiques sont un peu saccadées (bizarre ?) mais collent parfaitement au thème du jeu. Loin des RPG style "Legacy of Kain" ou des Aventure/Action 3D façon "Resident Evil" ou "Tomb Raider", Little Big Adventure possède le "French Touch" qui le rend inimmitable sur Playstation, bien qu'un peu ancien (il est sortit il y a 2 ans sur PC). L'interactivité poussée et le réalisme apporté au monde de TwinSun le rendent très attachant.

vendredi 12 septembre 1997

FINAL FANTASY VII

(3D - Note : 10/10 - VERSION USA) by Squaresoft. 1 Player / Memory Card 1 Block.

Voici enfin l'adaptation tant attendue du RPG dont tout le monde rêvait depuis sa sortie au Japon en Janvier 97. Malgrè le prix prohibitif de l'import (550 Frs), il est difficile de résister à ce chef-d'oeuvre de 3CD réalisé par les maîtres de l'Aventure, j'ai nommé Squaresoft. Soyons bref, Final Fantasy VII est effectivement le meilleur RPG/Aventure sortit sur PSX (et probablement sur les autres consoles...) pour cette année.
C'est le premier jeu de ce type qui intègre des séquences cinématiques en synthèse d'une qualité excellente et qui propose un mélange quasi-parfait entre la réflexion et l'action. Ce qui frappe lors de la première prise de contact avec FF7, ce sont bien sûr les graphismes : les personnages sont en 3D et se déplacent sur un décor précalculé entièrement réalisé en 3D Isométrique d'une finesse jamais atteinte jusqu'à présent.

La représentation des personnages à l'écran lors de l'exploration des villes est d'ailleurs à mon avis un des seuls points faibles de ce jeu : ils manquent de détails et sont dessinés avec un style très japoniais (grosse tête et grand yeux). Comme tout RPG, FF7 est basé avant tout sur les combats (pour faire évoluer les caractéristiques de vos personnages). Là aussi, Squaresoft a placé la barre très haut : TOUT est en 3D (curieusement plus fine que lors des séquences d'exploration). Mais la grosse nouveauté par rapport aux RPG précédents est qu'içi, tout se passe en temps réel ! Chaque perso (et ennemi) dispose d'une "Barre de Temps" qui se remplie au cours de l'affrontement et quand cette barre est pleine, le perso peut lancer une attaque. Cela donne une nouvelle dimension aux combats (moi qui était habitué au système de Tours, à prendre mon temps pour réfléchir à ma prochaine attaque !). Les débutants peuvent toutefois enlever cette option "temps réel" lors des premiers combats ! Chacun de vos personnages dispose d'une variété d'attaques et tous peuvent pratiquer la Magie par l'intermédiaire des "Materia" (sorte de Pierres Magiques) que l'on inclus dans ses Armes ou ses Armures. Les Materia sont classés en plusieurs catégories : on trouve les traditionnels Materia Magiques (Sorts d'Attaques tels que Boule de Feu ou Eclairs et les Sorts de Soins et de Résurection), les Materia d'Invocation (sans aucun doute les plus spectaculaires jamais vus sur consoles, surpassant allègrement ceux de Wild Arms), les Materia de "soutient" (qui augmente l'effet d'un autre Sort en permettant, par exemple, de toucher plusieurs ennemis avec un seul Sort), les Materia de "Commande" (qui permettent aux personnages d'effectuer plus d'actions en combat comme voler, lancer un objet, etc...) et enfin les Materia "Independants" qui augmentent les caractérisques des persos.

Ainsi, les Armes et Armures sont classées selon le nombre de Materia qu'elles peuvent recevoir et les bonus et Malus qu'elles donnent à un Perso. Les "anormalités" en combat sont multiples : paralysie, sommeil, poison, etc... 16 en tout avec des Sorts qui vous tranforme en grenouille par exemple !! De même les ennemis peuvent vous surprendre à revers ou sur les cotés. Vos Persos disposent aussi de "Limit Break" qui se déclenchent quand le personnage a pris un certain nombre de points de dégats : suivant le personnage, il lance alors un "coup spécial" qui fait très mal ! Ainsi Cloud va effectuer une attaque dévastatrice avec son épée ou Tifa (une combattante à mains nues) va asséner une suite de coups mortels en corps à corps. Ces "Limit Break" évoluent en fonction du Niveau atteint par votre perso.
Le scénario vous place dans la peau de Cloud, un ex-membre des SOLDIERS, sorte de troupe d'élite militaire, qui est devenu un mercenaire vendant ses services au plus offrant. Le jeu débute alors que vous effectuez une Mission pour le groupe de rebelles "Avalanche" (que l'on pourrait qualifier d'écolos très militants) en allant saboter un Réacteur d'Energie. Sans trop dévoiler l'histoire (au moment où j'écris ces lignes je n'en suis qu'à 20 heures de jeu et toujours sur le premier CD), on peut dire que les persos du Groupe Avalanche vont découvrir beaucoup de secrets sur les dirigeants de la planète (Shinra) et aussi sur leur propre passé.

Toute la première partie se situe dans la Ville principale, Midgar, avec un constant mélange entre l'action pure (combats, courses de motos, etc...) et la recherche (obtenir des cartes d'accès dans le Building de Shinra en résolvants des énigmes, se déguiser en femme pour pénétrer dans la Maison d'un mafioso, etc... ). Ce n'est qu'après une dizaine d'heures que l'on peut sortir de Midgar et découvrir l'immensité du Monde de FF7 (une dizaine de Villes semblables à Midgar). La carte est elle aussi en 3D et lorque vous sortez d'une ville vous parcourez le pays d'une manière très réaliste. Votre groupe ne pouvant contenir que 3 personnes à la fois et il faut souvent faire des choix en fonction des ennemis rencontrés, suivant la façon dont vous les avez équipés. La force de FF7 se situe aussi dans l'originalité du scénario (avec des flashbacks constants sur le passé des persos) et dans la multitude de sous-quètes offertes (on peut même élever des Chocobos, sorte d'autruches, pour participer à des Courses et gagner ainsi des objets spéciaux ou encore aller jouer dans une salle d'Arcade géante). Les thèmes abordés sont plus "adultes" que d'habitude (on visite même une maison close !). Il existe aussi des personnages cachés accessibles uniquement si l'on effectue les quètes parallèles.
Toutes les scènes-clefs sont en images de synthèse (d'une qualité équivalente à celles de Tekken 2) et renforce l'aspect dramatique. Les bruitages sont un peu ratés mais la musique soutient idéalement l'ensemble et est très variées selon les endroits visités. Comme la version française doit sortir dans quelques semaines, il est indispensable de jeter un oeil sur Final Fantasy VII même si vous n'êtes pas fan de ce genre de jeu. L'atmosphère qui s'en dégage est fabuleuse. La durée de vie d'un tel produit est incalculable (beaucoup y rejouent après l'avoir fini pour découvrir tous ses secrets). Pour tous ceux qui ont joué à Suikoden, Wild Arms ou à tout autre jeu d'Aventure ou RPG sur PSX, Final Fantasy VII est un MUST MAGNIFIQUE INCONTOURNABLE INDISPENSABLE OBLIGATOIRE SANS DELAIS !!!



Jeu fini : FF7 est bien le RPG le plus long auquel j'ai joué sur PSX. Il m'a fallu un peu plus de 52 heures pour voir la fantastique scène finale. Le premier disc est de loin le plus long (environ 30 heures), le second à peu près 15 heures et le 3ème dure 5 heures au maximum (mais contient la plus longue séquence cinématique jamais vue sur PSX : près de 10 minutes de bonheur !). On est très loin des classiques "missions" du style "Je te donnerais la clé du chateau si tu sauve ma fille du Dragon". Comme toujours dans les RPG Japonais, le scénario est un peu confus et mélange les thèmes favoris : écologie, sacrifice personnel, lutte du Bien contre le Mal, etc... Ce qui fait aussi la grande force de ce jeu c'est qu'il n'y a jamais d'attente. Les scénes cinématiques apparaissent instantanéments sans coupure et on est constamment plongé dans l'action ! FF7 est aussi le seul jeu dont j'ai vraiment envie de refaire une partie pour en découvrir tous les secrets : il y a 2 persos cachés, au moins 2 Sous-quètes qui prennent chacune quelques heures, et une multitude de lieux à découvrir. Vous pouvez élever et croiser les Chocobos pour participer aux Courses, jouer à tous les Jeux d'Arcade, etc... Les personnages sont attachants mais il est dommage qu'on ne sache pas ce qu'il deviennent à la fin de l'aventure. Les combats sont également absolument géniaux et la découverte de chaque nouveau Sort d'Invocation est un régal. Jamais je n'avais vu de telle animations dans un jeu de ce style. Si vous invoquez "Bahamut Zero" par exemple, un zoom arrière vous fera découvrir la planète entière et un immense Dragon Métallique surgit de l'espace avant de projeter un gigantesque "Rayon" mortel en direction de l'ennemi !!! FF7 est sans aucun doute le meilleur RPG/Aventure de la PSX pour cette année 97.

lundi 11 août 1997

JUMPING FLASH

(3D - Note : 5/10 - VERSION JAP). 1 Player

Un des tout premier jeu sur PSX, sortit en 1995. Ce jeu est un délire dans la plus pure tradition Japonaise, puisque vous y controlez un Lapin Mécanique, Défenseur de la Terre, partant à la recherche de Carottes. Chaque Niveau est divisé en 3 parties : dans les 2 premières vous devez trouvez 4 Carottes puis chercher la sortie et dans la dernière vous affrontez un Boss.

Entièrement en 3D, la prise en main du Jeu est assez difficile lors des première parties. En effet votre Lapin peux effectuer des sauts gigantesques pour atteindre les plate-forme en l'air et lorsqu'il réalise de tel bonds, il regarde vers le bas pour voir où il va atterrir (un viseur apparait pour viser juste !). La réalisation date un peu malheureusement et la 3D est un peu poussive et pas très détaillée. Heureusement que les ennemis et les thèmes sont suffisament déjantés pour tenir le joueur en haleine !
Les Armes à votre disposition sont également assez farfelues (beignets, sucettes, etc.). Les couleurs sont très flashy (genre Super-Mario) et les musiques sont délirantes. De plus il existe pas mal de salle cachée et de bonus bizarres. Bref, Jumping Flash est un bon petit jeu relaxant et marrant à jouer autant qu'à regarder !

WILD ARMS

(2D - Note : 9/10 - VERSION USA) by SCEA. 1 Player / Memory Card 1 Block.

Voici enfin le digne successeur de Suikoden pour cet été 97. Wild Arms est une avancée significative dans les RPG style Japonais pour la PSX. En effet, c'est le premier RPG qui bénéficie d'une réalisation réellement supérieure à ce qu'on a pu voir sur les 16 Bits. La réalisation est un ton au dessus de Suikoden, bien qu'on n'est pas encore atteint les sommets. Les Combats sont par exemple traités en vraie 3D, avec de bons mouvements de caméra. L'histoire est également un peu plus complexe, même si la base du jeu est encore une fois de sauver la planète envahie par les méchants démons. Le Monde de Filgaia a un passé compliqué, une sorte de mélange de Western et de Légendes Asiatiques, avec une pointe de X-Files (pour les OVNIS) !!! Il est possible de réaliser des "sous-quêtes" sans rapport direct avec l'Aventure principale, ce qui allonge la durée de vie d'une dizaine d'heures. Les Missions sont typiques d'un RPG sauce Japonaise (les Héros doivent prouver leur valeur personnelle, leur courage et faire les bons choix face au destin...). Tout cela donne un mélange de Zelda pour l'aventure et de Final Fantasy pour les Combats. L'intro du Jeu est un véritable dessin animé digne du Club Dorothée !

Les possibilités offertes aux 3 personnages que vous controlez sont nombreuses : l'un est un Cow-Bow qui maitrise les redoutables "ARMs" (des Artefacts d'origine extra-terrestre !), le second est un "Dream Chaser" (aventurier) possédant un animal de compagnie très intelligent et très utile et maitrisant quand à lui des techniques de combat appelés les "Fast Draw", et enfin la dernière est une Princesse (dont le père meurt au début de l'aventure) qui utilise la Magie. La Magie est d'ailleurs très bien gérée puisque c'est vous qui choisissez quels Sorts vous souhaitez créer en "mélangeant" 2 ingrédients. Chaque Personnage peut également utiliser des "Outils" différents selon ses aptitudes (Bombes, Briquet, Baguette, etc.). Bien sûr on retrouve la gestion des Equipements qui fait tout le charme de ce genre de Jeu ainsi que toutes les caractéristiques qui définissent les Héros (Force, Défense, Magie, etc... : en tout 12). Une autre agréable surprise est la présence de Runes qui permettent aux Persos d'invoquer les Esprits des "Gardiens" pendant les Combats (séquences d'apparitions impressionantes). Quand vos Persos quittent les Villes ou les Donjons, une Carte s'affiche alors en 2D sur laquelle vous vous déplacez. Les rencontres aléatoires sont fréquentes, elles permettent de récupérer Expérience et Argent.
Les Combats sont eux aussi soumis à de nombreux détails : il existe une douzaine "d'anormalités" en Combat (Poison, Paralysie, etc...), des "Critical Hit", des animations venant ponctuer les coups Spéciaux, etc... Pendant chaque Combat, les Persos possède une "Barre de Force" qui augmente au fur et à mesure des Rounds et qui leur permet d'utiliser leurs Pouvoir Spéciaux (Accélération, Visée laser, Invocation de Gardien, etc...). Les batailles contre les Boss sont vraiment grandioses. Wild Arms est un RPG à la durée de vie conséquente (certainement beaucoup plus que Suikoden) dont la réalisation est à mi-chemin entre les 16 Bits et ce que pourrait faire réellement une 32 Bits (Final Fantasy 7 y parviendra-t-il ?). Le scénario, bien que traditionel, offre un dépaysement grâce à son coté "Western Futuriste" plein de surprises. Les Graphismes 3D ont un look très "Manga" (grosses têtes) et les Graphismes 2D sont colorés. Les Thèmes musicaux sont très originaux (flute et guitare style Western Spaghetti !). C'est pour moi la nouvelle Référence dans ce genre sur PSX (les programmeurs ont même inclus un menu de gestion des Configurations d'écran où l'on peut redessiner ses Icônes !!). Wild Arms est un Must sur PlayStation et un rêve pour les amateurs de RPG !



Jeu Fini : Il faut compter à peu près 35-40 heures de jeu pour voir la fin de Wild Arms, sans avoir réalisé toutes les sous-quètes. Le scénario n'est pas le point fort de ce jeu (classique avec sa horde de méchants et son monde assez manichéen) mais à partir de la seconde moitié de la partie (une fois que toutes les villes ont été visitées), il devient relativement difficile. Comme Wild Arms est beaucoup moins "dirigiste" que Suikoden, il m'est arrivé plusieurs fois d'être bloqué en ne sachant plus où aller. Tradition oblige, les derniers combats sont particulièrement difficiles (on enchaine les 3 "boss" finaux à la suite !). Wild Arms est vraiment le meilleur de sa catégorie, avec tellement de possibilités qu'on ne peut toutes les voir en une seule partie (la Magie par exemple demande vraiment de faire des choix tactiques sans lesquels il est impossible de battre les gros monstres). Si on veut vraiment en faire le tour, il faut compter une bonne dizaine d'heures supplémentaires (environ 45-50 h). Idem pour récupérer tous les objets des Persos (Forces, Tools, Fast Draw, Arms, Runes, etc...). Pour ma part je n'ai pas rendu visite au monstre aquatique qui se cacherai dans les mers du nord, ni accédé aux monstres qui se trouvent derrière le miroir dans l'Ancient Arena et je n'ai pas découvert non plus l'Antre de l'Abyss... et d'autres choses m'ont sans doute échappées ! Les Combats aléatoires sont très (trop) fréquents mais il existe un Sort qui diminue ces rencontres. De même lors des déplacement, on découvre un Sort de Téléportation une fois qu'on peut voyager en bateau. Les apparitions des gardiens (que chaque Perso invoque lors d'un combat par l'intermédiaire des Runes ramassées au cours de l'aventure) sont vraiment les plus spéctaculaires qui m'ai été donné de voir dans un RPG. ENCORE ! ENCORE !

RAYSTORM

(3D - Note : 7/10 - VERSION JAP) by Taito. 1 or 2 Player / Memory Card 1 Block.

Après beaucoup d'essais infructueux sur PSX pour réaliser un Shoot'em Up à la fois original et intéressant à jouer, Taito réussit l'exploit ! Avec un telle réalisation, ajoutant la 3D à un vieux concept qui a fait ses preuves (genre Zaxxon), ce Shoot'em Up fera date dans l'histoire de la PSX. Les effets spéciaux sont tous au rendez-vous (explosions 3D, transparence, mouvements de caméra extraordinaire, etc...) et on en prend vraiment plein les yeux !
Evidemment il s'agit "seulement" d'un Jeu de Tir, et on s'en lassera vite une fois fini. Mais comme il existe 8 Niveaux et qu'on arrive péniblement au 4ème Niveau même avec 9 Crédits disponibles (en mode Medium), on en a pour son argent. Ce jeu d'Arcade quasi-parfait propose également une bande sonore excellente en symbiose totale avec l'action. L'intro du jeu vous donne le choix entre la Version Arcade originale ou une Version légèrement remaniée pour la PSX et vous donne accès aux multiples options (scores, configurations diverses). Vous choisissez ensuite entre 2 Vaisseaux aux armes différentes puis vous optez pour le Tir Manuel ou Auto. Les Niveaux sont assez variés, les plus impressionnants étant celui dans la Ville (survol des building en 3D) et celui se déroulant dans l'espace (mouvements de caméra géniaux).

Les Boss de fin de Niveaux méritent vraiment le détour (Robots Géants, Vaisseaux Spatiaux à l'armement TRES impressionant, etc.). Comme le Jeu se déroule sur 2 plans (au sol et dans l'air), votre vaisseau dispose d'un système de visée pour les ennemis qui arrivent "sous" votre vaisseau, ce qui ajoute encore au réalisme. Les Jeux de Tir sont un peu passés de mode (on préfère aujourd'hui les Jeux de Baston ou les Jeux de Course) mais RayStorm est certainement un Jeu qui donne envie de se replonger dans ce genre à part entière. C'est un véritable catalogue des possibilités techniques de la PSX et il me semble qu'on a atteint içi la limite des capacités d'animations 3D de cette machine.



Jeu fini : Raystorm se finit facilement en mode "Easy" mais devient carrement trop dur en "Hard". Les 10 "Continue" suffisent donc à voir la fin du jeu pour un joueur moyen. Mis à part le gigantesque Boss, il n'y a aucune surprise finale et on reste un peu sur sa fin... Raystorm reste tout de même le meilleur de sa catégorie pour cette année 97 !

mercredi 23 juillet 1997

V-RALLY -97 Championship Edition-

(3D - Note : 8/10) by Infogrames. 1 or 2 Players / Memory Card 2 Blocks / Optional Controller.

La Playstation est saturée de Jeux de Course de voiture, que ce soit des simulations "sérieuses" genre "Formula One" ou des Jeux d'Arcade pur comme "Rage Racer". V-Rally est une pure simulation qui se joue comme une jeu d'arcade ! Le premier contact avec V-Rally est assez surprenant et on se retrouve assez rapidement dans le décor ! En effet les réactions de votre véhicule sont brutales dans les virages et il faut apprendre à véritablement piloter son bolide, en donnant de petit coups de volants dans les grands virages et en partant en dérapage dans les virages "secs". Les tonneaux sont vraiment poilants, dans une voiture lancée à plus de 200 Km/h il est particulièrement difficile de négocier une courbe serrée !!! Entièrement en 3D, ce jeu propose un environnement graphique très beau, avec coucher de soleil, neige, pluie et même conduite de nuit à la lumière des phares (ces derniers sont très difficiles).
Les bruitages sont réalistes (contrairement à Rage Racer par exemple) et les musiques plutôt Hard-Rock ou parfois carrément Variétoche de Supermarché. L'animation, le plus important dans ce genre de jeu, n'est jamais saccadée et donne de véritables sensations, bien que la vue la plus impressionante (au ras du pare-choc) soit quasiment injouable sans un long apprentissage. Les options sont très complètes, avec une dizaine d'autos disponibles dès le début du jeu et une bonne quarantaine de circuits aux tracés et aux ambiances vraiment différents, ce qui est assez rare pour les jeux de courses. Les 3 modes de jeu (Arcade, Championnat et Contre la Montre) permettent de donner une durée de vie conséquente à V-Rally. Le Mode Arcade vous donne accès à 3 Niveaux de Difficulté (4, 6 ou 8 Courses d'affilée). Le Championnat est composé d'au moins 3 "Spéciales" dans chacun des 8 Pays et donne un classement des meilleurs Temps et meilleurs Pilotes sur chaque tracé et un Classement Global. C'est le Mode le plus complet. Enfin le Mode Contre la Montre permet de s'entrainer sur tous les circuits seul, à deux ou en "Ghost" (vous vous battez contre vous même après avoir fait 1 tour du circuit).

En parlant du jeu à Deux, lui aussi est très complet : vous pouvez séparer l'écran Verticalement (pas très jouable) ou Horizontalement, sans perte de vitesse pour l'animation. Avant la course vous pouvez régler la suspension, choisir une boite Automatique ou manuelle, etc... La prise en main est ardue durant les premières minutes, et je dois dire qu'il est difficile de finir un circuit lors des premiers essais. Avec un peu d'exercice, d'anticipation, et surtout grâce au copilote qui vous indique la prochaine courbe avec une flèche et aussi de vive voix, on parvient à dompter sa voiture et alors le plaisir de conduite est total. En jouant sur l'inertie dans les virages, on peut réaliser de splendides passages qu'on regarde ensuite avec amusement lors du "Replay" à la fin de la course. Les véhicules sont bien représentés, avec pas mal de détails, et les tracés proposent beaucoups de style de conduite (rapides, techniques, etc). V-Rally est certainement le meilleur de sa Catégorie (dans son style Simulation-Arcade).

mardi 15 juillet 1997

SYNDICATE WARS

(3D - Note : 6/10) by Bullfrog. 1 to 4 Players / Memory Card 1 Block / Mouse Compatible / Multi tap Adaptable 1-4 Players.

La guerre du 21ème Siècle. Vous allez prendre la tête de 4 Agents Bioniques et parcourir les villes glauques cyberpunk du futur pour votre Corporation ! Adaptation d'un vieux jeu PC, Syndicate Wars est un jeu assez original que l'on pourrait qualifier de "Stratégie/Action". En effet vous allez devoir remplir de multiples missions (38) qui vont de l'Elimination pure et simple d'ennemis à l'Escorte de personalités ou la protection de Batiments en passant par la Persuasion de Scientifiques ou de PDG ennemis ou l'acquisition d'Objets spéciaux. Tout se passe dans les grande cités futuristes (en 3D) qui grouillent d'habitants, de policiers et d'Agents adverses ainsi que de nombreux véhicules et vaisseaux volants. L'ambiance Cyberpunk est très présente, avec des graphismes sombres, rehaussés par les multiples explosions que vous provoquez pendant les combats. Des animations sur des panneaux géants dans les villes donne un coté Blade Runner bien sympathique.

L'intérêt principal de ce jeu est l'évolution progressive de vos Agents, que vous pouvez "customiser" au fur et à mesure des missions (implants de nouveaux membres, Cerveau amélioré, Armes de plus en plus dévastatrices, etc). On peut diriger chaque Agent individuellement ou en Groupe de 2, 3 ou 4 (il faut choisir suivant le type de Mission). La plupart du temps j'utilise un Agent "leurre" qui attire les ennemis loin de l'objectif pendant que les 3 autres remplissent la Mission. Certaines zones ne sont accessibles que par Véhicules (Taxis, Forgon, voiture de Police !), qui au passage sont très bien animés avec des effets lumineux superbes. Dans certaines Missions on peut aussi "s'ammuser" à cambrioler une Banque pour récupérer de l'argent ! La difficulté est assez progressive, à partir de la 5ème Mission cela devient véritablement passionnant car les scénarios sont assez plausibles et variés (on a le choix entre 2 Corporations : Eurocorp ou Eglise de l'Ere Nouvelle).
Syndicate Wars reste cependant réservé aux amateurs de ce type de Jeu, mélant Stratégie et Action pure. Les graphismes et les sons ne sont pas au Top de ce qui se fait de mieux sur PSX en ce début 97 et les séquences intermédiaires en synthèse sont assez courtes et répétitives. La prise en main est relativement difficile puisqu'il y a beaucoup de combinaison de boutons pour gérer les 4 Agents et leur Equipement. Un temps d'adaptation est donc nécessaire. Syndicate Wars reste suffisament original et prenant pour tenir l'amateur en haleine !

vendredi 27 juin 1997

FINAL DOOM

(3D - Note : 2/10) by ID/Williams. 1 Player / Mouse Compatible / Link Cable 2 Consoles.

Le Jeu qui a créé un genre à lui tout seul. De l'exploration de labyrinthe pure et dure, avec massacre à chaque coin de couloir ! Final Doom a pris un petit coup de vieux, les graphismes sont ternes, l'animation saccade quand les salles sont trop remplies de Monstres et les bruitages sont limités au stricte minimum ! Malgré tout, on arrive à prendre plaisir à progresser dans cette suite de dédales en trucidant tout ce qui se présente ! les Armes sont radicales (de la tronçonneuse au Super-rayon-Plasma).

Le But est simplet : trouver la sortie en ramassant les clefs et en empruntant ascenseurs et téléporteurs. Une carte automatique est présente, mais on ne peut l'avoir que sur un écran séparé. Pour survivre, on doit se procurer munitions, armures, bonus de vie, combinaisons et bonus divers qui vous attendent dans les salles cachées.
Destiné uniquement aux accros du genre, Final Doom propose quand même suffisament de Niveaux pour tenir en haleine (3 séries d'une trentaine de Niveaux sont disponibles : Master Levels, Plutonia, TNT), contrairement à d'autres comme Disruptor qui n'en donne que 13. Comme ce Jeu est aujourd'hui assez ancien, vous pouvez le trouver comme moi à 150 Frs en occasion. Il existe certainement mieux aujourd'hui sur Playstation dans ce style mais il faut respecter l'ancêtre !!!

lundi 9 juin 1997

BUST-A-MOVE 2 ARCADE EDITION

(2D - Note : 4/10) by Akklaim. 1 or 2 Players / Memory Card 1 Block. Edition Platinium.

Basé sur le principe de Tetris, Bust-A-Move est l'adaptation du Jeu d'arcade Puzzle Bubble. Le but est d'assembler des bulles de couleurs (3 bulles d'une même couleur éclatent) et de vider l'écran, sachant que les Bulles descendent régulièrement vers le bas de l'écran et que vous perdez si elles atteignent le bas. On reste scotché devant l'écran pour franchir tous les tableaux proposés, d'autant plus que Akklaim propose 3 Challenges différents : le mode Puzzle Game qui reprend le principe du Jeu d'Arcade mais avec un choix du Tableau sur une carte, le mode Player Vs Computer qui vous oppose à l'Ordinateur (le premier qui finit gagne) et enfin le mode Player Vs Player qui oppose 2 Humains.
Akklaim a rajouté un Time Attack Mode qui vous oblige à refaire les tableaux dans le meilleur temps possible. On retrouve tout le plaisir du Jeu original, malgré la possibilité d'avoir 9 Crédits qui permet malheureusement de finir la plupart des niveaux facilement. C'est un bon jeu pour passer 1 heure, surtout pour son prix (150 frs!).

VANDAL-HEARTS

(3D - Note : 6/10) by Konami. 1 Player / Memory Card 2 Blocks.

Konami persiste et signe ! Ce nouveau RPG/Stratégie Japonais au style très particulier est disponible avec textes d'écran et notice en Français. Comme à son habitude, Konami nous propose un scénario qui met en scène un Homme, Ash Lambert, dont le destin sera de libérer son pays face aux Traitres et aux Forces obscures. Il sera aidé par les habituels compagnons et la troupe grossira au fur et à mesure des rencontres. Comme dans tout bon RPG, il faudra équiper chaque personnage avec les Armes et Armures correspondants à leur métier.

Les Villes et Villages que vous traversez au cours de chaque aventure vous permettent d'aller chez le marchand, dans une taverne ou dans le Dojo (vos personnages peuvent s'entrainer içi). Le grand changement vient du traitement même de l'Histoire puisque vous n'allez effectuer QUE les Combats durant votre quète. En effet vous n'aurez pratiquement aucun choix à faire et vous devrez vous concentrer uniquement sur les phases de Combats en déplaçant chacun de vos Guerriers, Sorciers, Archers, etc... et en faisant les bons choix tactiques face aux adversaires. Chaque Ennemi tué vous rapporte une certaine somme d''Or ainsi que des points d'Expérience qui augmente le Niveau du Personnage. L'écran de jeu présente le lieu de chaque bataille en 3D (vous pouvez choisir l'angle de vue adéquate) avec tous les obstacles, maisons, rochers, rivières et les variations de terrain (plaines, forêts, collines, etc...). Tout l'intérêt de Vandal-Hearts vient donc du bon déplacement de votre troupe et de l'utilisation de chaque compétence de vos Hommes et Femmes. Chacun à un "métier" (Chevalier, Armure, Archer, Soldat de l'Air, Mage, Prêtre, Moine) et peut évoluer et se spécialiser quand il atteint le Niveau 10 puis le Niveau 20. Les stratégies les plus complexes peuvent être mises en oeuvre (bonus suivant le type de terrain, la hauteur, les renforts) et on agit comme un véritable général dirigeant ses troupes.

La Magie tient bien sûr un rôle prépondérant, avec les classiques sorts de Soin, d'Attaque ou de Défense (environ 5 Sorts par Classe). Chaque Sort donne lieu a des Effets Spéciaux assez spectaculaires mais assez similaires à ceux de Suikoden. Quand un personnage meurt, une gerbe de sang gigantesque surgit ! Chaque affrontement est soumis à des conditions de Victoire et de Défaite (Mort du Héros, Protéger un Objet, Victoire en 5 Tours, etc...). Heureusement pour vous, quand un de vos compagnon est tué au Combat, il revient pour le suivant ! Konami n'a malheureusement pas amélioré les graphismes depuis Suikoden. On se croirait sur Super Nintendo s'il n'y avait pas la 3D et les Effets Spéciaux de la Playstation ! Grâce aux bruitages et aux musiques on oublie un peu le manque d'efforts et on se console avec les séquences intermédiaires en synthèse qui marque la fin de chaque épisode. A ce propos, le Jeu est divisé en 6 grands Chapîtres qui contiennent chacun plusieurs Combats et qui marquent l'évolution de l'Histoire du Pays. Vous pouvez suivre à la lettre le cheminement du scénario ou bien revenir sur vos pas à certains moments pour chercher les CLES qui vous permettent d'accéder à de nouveaux Combats (avec des objets mystérieux en récompense). A ce sujet, il existe un Lieu pour chaque Chapître contenant les Coffres ou les endroits spéciaux qui vous permettent d'avoir accès aux Objets cachés qui vous mèneront aux fameuses CLES (dans le plus pur style Japonais). Vandal-Hearts est suffisament original et prenant pour qu'un amateur de RPG et de Wargame se le procure sans délai. Sa durée de Vie est allongée par les sous-quètes présentent dans chaque Chapître mais ne doit pas dépasser les 20 Heures, ce qui reste assez moyen. Le premier Wargame sauce RPG Japonais est tout de même une réussite ! Encore !!


Jeu Fini : Moins de 20h pour terminer Vandal-Heart ! Les dernières Missions s'avèrent un peu trop faciles avec l'aide des Sorts de Soins. Dommage également que la fin soit s'y téléphonée ! En cherchant les Clés dans chaque Chapître, on peut jouer un peu plus longtemps (environ 5 heures de plus) mais la durée de vie est tout de même trop faible. Reste la découverte des nouveaux Sorts, la montée en puissance de chaque personnage et les Conditions de Victoires originales (sortir d'un cachot, remonter un train dont les wagons explosent les uns après les autres, etc...). J'espère que le prochain Wargame ou Jeu de Rôle de la Playstation sera plus beau ET plus long !

jeudi 29 mai 1997

SOULBLADE

(3D - Note : 8/10) by Namco. 1 or 2 Players / Memory Card 1 Block / Optional Controllers.

Adaptation du Jeu d'Arcade très populaire (SoulEdge), ce nouveau jeu de Combat 3D de Namco (déjà auteur de Tekken 2, une référence dans les Jeux de Baston) impose une fois encore le savoir-faire de cet éditeur. Cette fois-ci tout est en 3D, y compris le décor, ce qui donne un aspect un peu plus dépouillé que Tekken 2 mais donne un jeu encore plus percutant.
Le style des combats est lui aussi assez différent, puisque chaque combattant possède une arme particulière et que les combats se passent sur des rings. Les coups de base sont assez simples : attaque verticale, attaque horizontale, bloquage et coup de pied. Tout ce complique ensuite avec les habituelles combos et surtout, la possibilité de faire évoluer son personnage à travers une histoire particulière (Edge-Master Mode) et découvrir pas moins de 7 armes supplémentaires par persos. Ceci contre-balance le faible nombre de combattants proposé (9 officiels + 5 cachés). Les combats sont généralement assez rapides, la possibilité de faire un pas sur le coté pour éviter les attaques adverses permet d'élaborer de véritables stratégies.

Toutes les options habituelles sont présentes (Arcade, Versus, Team Battle, Survival, Time Attack et en plus Edge-Master). Une fois que vous aurez fait le tour de l'Arcade Mode avec les 9 Combattants de base, vous aurez accès au Boss de fin, Soul Edge, puis en finnissant le Edge-Master Mode avec tous les persos, vous trouverez des versions différentes de certains persos (Siegfried, Sophitia). Le Edge-Master Mode permet de se sentir plus impliqué dans le jeu, avec une véritable histoire pour chaque perso qui se déroule en Episode durant lesquels des combats particuliers permettent de récupérer des armes plus puissantes. Par exemple, on doit vaincre l'adversaire en n'utilisant qu'une seule technique de combat, ou avec un temps très limité, ou battre plusieurs combattants à la suite, etc... SoulBlade est vraiment un Jeu de Combat spectaculaire (trainées lumineuses des coups spéciaux, armes impressionnantes) et prenant. Cependant, je trouve que les combats sont moins techniques que Tekken 2 mais la durée de vie est certainement plus importante. Cela est peut-être dû à l'absence de longues Combos avec des Enchainements de 10 Coups succéssifs de Tekken 2 qui, si elles ne font pas véritablement "mal" à l'adversaire, sont en tout cas vraiment impressionnantes. Les séquences de fin sont en 3D et il en existe au moins deux pour chaque perso. Encore une réussite de Namco !



Astuces : Pour avoir Siegfried!, version "démoniaque", il faut compléter le Edge-Master Mode avec Siegfried et avoir toutes ses armes. Idem pour Sophitia!, qui possède parait-il une 3e version quand on fini le Edge-Master Mode avec TOUS les combattants. Le Boss Soul Edge, que l'on récupère si on fini le Arcade Mode avec tous les combattants, possède tous les mouvements de Cervantes plus une dizaine de coups spéciaux. Enfin, pour avoir Seung Han Myong, il faut finir le Arcade Mode avec Hwang puis Seung Mina après avoir récupéré Soul Edge en Arcade Mode !
Il existe une 8e arme pour chaque perso accessible en finissant le Edge-Master Mode (battre Soul Edge) puis en allant immédiatement vers un Episode adjacent à l'Espagne, en général l'Italie, et refaire un combat. Cette Arme Spéciale se "déplace" vers un autre Episode si vous perdez votre combat mais ne retourne jamais en Espagne. Pour obtenir les fins alternatives, il faut appuyer sur un bouton (différent pour chaque perso) durant la séquence de fin, quand les bandes noires en haut et en bas de l'écran diminuent (la taille de l'écran augmente).

dimanche 27 avril 1997

FRONT MISSION 3

Fun 8/10
Technique 7/10
Style Tactical RPG
Infos SQUARESOFT / 1 Player / Memory Card 2-6 Blocks / Analog Control Compatible / Vibration Function Compatible (US)

Une histoire de Mechs...

Souvenez-vous, nos amis de Squaresoft avaient déjà fait une intrusion remarquée dans l'univers des Robots géants (appelez-les comme vous voulez, Gears, Mechwarriors, Goldoraks, Transformers...) avec leur excellent RPG "Xenogears" sortit en 1998. En outre, les fans de "Tactical RPG" en version anglaise étaient en manque depuis le génial "Final Fantasy Tactics" (il y a 3 ans déjà !). La bonne idée de l'éditeur est donc de sortir aujourd'hui en version US le 3ème opus d'une série bien connue des japonais (pas de date pour l'europe ?), qui reprend le monde des Gears et la réalisation technique de FF Tactics.
Nous sommes en 2112. L'économie mondiale est divisée en plusieurs blocks, dont les deux principaux sont l'USN (United State of the New continent), qui regroupe l'amérique du nord et du sud, et l'OCU (Oceana Community Union), représentant l'alliance de l'Asie et du Japon. Vous incarnez Kazuki Takemura, jeune étudiant de l'OCU effectuant des tests de "Wanzers" pour le compte de la société Hirishima. Les Wanzers sont donc les fameux robots que vous piloterez tout au long du jeu. Ils sont décris comme des "Véhicules Militaires de Combat ayant une capacité de mouvement similaire à celle d'un humain" ! Kazuki travaille avec son ami Ryogo Kusama, étudiant lui aussi. L'aventure commence au moment où un incident survient dans une base du JDF (Japan Defense Force)... Immédiatement après la prise en main du jeu, un choix innocent vous sera proposé et il influera sur le déroulement de toute l'histoire : 2 scénarios sont disponibles suivant que vous décidiez ou non d'aller aider votre soeur Alisa. Dans le cas contraire c'est à la scientifique Emma Klamsky que vous aurez à faire. Cela double donc la durée de vie !

La dure vie du stratège.

Front Mission 3 est donc un "tactical RPG". Ici la majorité de l'action se passe en combat, avec les déplacements stratégiques de vos unités. Pas d'invocations à la FF8, pas de visite de villes immenses, pas de "mini-games". Evidemment, jeu japonais oblige, on est loin des austères wargames sur PC, certe plus complets mais tellement moins amusants et inventifs ! Le coté RPG est bien représenté puisque vous rencontrerez pas moins d'une douzaine de personnages au cours du jeu, en visitant plusieurs pays. Chaque lieu est représenté uniquement par une (ou plusieurs) image(s) fixe(s) sur laquelle vient s'afficher un menu qui vous donne accès à toutes les fonctions du jeu hors-combat : parler aux personnages présents, aller dans un autre lieu, surfer sur le web, faire du shopping pour ses Wanzers, accéder aux options de jeu (sauvegardes), etc.

Votre soucis principal, passé les premières heures de jeu, sera de chouchouter chacun de vos Wanzers. C'est bien evidemment tout l'attrait de FM3 et Squaresoft a mis le paquet sur les caractéristiques et les possibilités de vos engins de mort. Chaque robot est constitué d'un corps, d'un bras gauche, d'un bras droit et de jambes. Chaque partie possède des HP (points de vie) plus des capacités suivant son type (par exemple les jambes possèdent la capacité "Mouvement", chaque bras possède une "Accuracy" -Visée-, etc.). D'autres composants font partie de votre Wanzer : le "backpack" s'accroche dans le dos et donne la possibilité d'emporter des objets ou d'augmenter la puissance du corps, le "computer" permet d'attribuer des "skills" au personnage (voir plus loin), etc.
Vient ensuite le moment d'équiper vos robots d'armes. Chaque Arme possède une "classe" (feu, impact ou pénétration) qui aura un effet différent sur l'ennemi. Il existe aussi des Lance-Missiles qui s'équipent sur les épaules des Wanzers. Les caractéristiques des armes sont nombreuses et c'est pourquoi vous devrez les répartir judicieusement dans votre groupe : Durée de vie (HP), portée du tir, puissance, nombre d'AP (Action Points) nécessaire à son utilisation, type de munition, aire d'effet (éventuellement), etc. Mais approchons-nous un peu plus de la zone de combat...

De l'action sur le champ de bataille !

Comme dans tout wargame qui se respecte, les combats sont gérés au tour par tour, laissant au général en herbe que vous êtes le temps de calculer calmement chaque déplacement et chaque action que vous allez entreprendre. Un affrontement peut vite basculer en votre défaveur si vous faites de mauvais choix plusieurs fois de suite. Toutes vos unités possède des "Action Points" (AP). Ces points servent aussi bien au déplacement qu'a l'attaque (ou à toute autre action, comme d'utiliser un objet) mais aussi à la défense et à la contre-attaque pendant le tour de l'adversaire. Toute la dimension stratégique est là : vais-je me ruer sur l'ennemi sans pouvoir répliquer à ses assauts par la suite ou dois-je au contraire me replier et perdre la possibilité d'une attaque ? Le débutant fera souvent l'erreur de vouloir absolument bouger ses Wanzers alors que parfois il faut savoir rester immobile pour conserver ses AP afin de contre-attaquer ! La forme du terrain est importante également puisque certains Wanzer possède une capacité qui leur permet de sauter plusieurs "niveaux" en hauteur et ainsi passer un obstacle infranchissable pour d'autres.

Pour briser la monotonie des combats, les auteurs ont inclus plusieurs éléments de surprise : tout d'abord votre Wanzer peut être victime d'une modification de son statut. Une attaque particulièrement puissante par exemple peut étourdir le pilote ("stunned") ou même bloquer le robot pour quelques tours ("confused"). Parfois le pilote sera même éjecté de son cockpit et vous devrez perdre un tour pour remonter dans votre cabine ! L'autre idée géniale vient du système de "Skills" (compétences). Pendant le combat, les pilotes des Wanzers peuvent gagner des compétences qui facilitent le combat : "double punch" pour augmenter les dégats, "zoom" pour améliorer la visée (accuracy), "Dmg Pilot" pour faire des dégats aux pilotes des Wanzers adverses (et oui vous pouvez tuer un pilote pour ensuite récupérer son robot à la fin du combat !), etc. Vous pouvez mettre la même "Skill" en plusieurs exemplaires pour optimiser son utilisation (mais le nombre de Skills est limité par la capacité "computer" du Wanzer).

Vos Wanzer gagnent des points à chaque utilisation de leur Armes, ce qui les spécialise après quelques affrontements et augmente les dégats. Ce système est basé sur un niveau de compétence qui va de A à F (F équivaut au meilleur niveau) avec pour chaque niveau 4 catégories (de zéro à 3 étoiles). Enfin, lorsque vous détruisez une partie d'un Wanzer ennemi (bras ou jambes), vous gagnez des "Ace Points" qui augmente vos AP. La fin du combat ouvre un écran de debriefing qui vous attribue un "rang". Plusieurs facteurs sont pris en compte (nombre total d'attaques, nombre de tours, etc.) et on vous octroie une médaille (Platinium, Gold, Silver, Bronze) et du cash.
Après un combat vous pourrez passer dans une boutique pour changer des parties d'un Wanzer (au cas où elles auraient été détruites) ou les upgrader. La fonction "Upgrading" comprend non seulement l'augmentation des HP mais aussi l'évolution de certaines capacités (Defense pour la protection, Accuracy pour la visée, Evasion pour éviter les attaques ennemies, Booster pour augmenter la capacité de déplacement, etc.).

www.squaresoft.com

Squaresoft met toujours une petite cerise sur ses gros gâteaux. Ici elle prend la forme d'une option anodine qui va vous ouvrir de nouveaux horizons et constitue un véritable jeu dans le jeu. A tout moment (hors-combat) vous pouvez accéder à Internet, Web et Messagerie. Ce concept totalement original allonge la durée de vie de manière spectaculaire car il fait partie intégrante du jeu et accentue le coté "RPG". Il existe plusieurs options accessibles par "Network" : visite des forums (en gros le surf sur le web), consultation de sa messagerie (et la possibilité de répondre à certains EMail), personnalisation de son bureau (desktop), Simulator (pour améliorer sa tactique en combat, ainsi que son expérience). Au fur et à mesure de votre progression dans le jeu, les personnes que vous rencontrez vous donneront des adresses de sites à visiter et vos amis vous enverront des EMails.
Certains Sites renferment uniquement des informations (plus ou moins utiles à l'aventure) mais d'autres vous permettent de télécharger des fichiers textes ou des images, voir même des programmes pour pirater les serveurs Web ! La chasse au mot de passe est ouverte ! Il est donc primordial de visiter régulièrement le web, présenté sous la forme de connexion en 3D (assez difficile à expliquer mais nous sommes en 2112 ;-) et classé par pays. Il est même possible d'enregistrer ses favoris pour éviter une recherche fastidieuse ! Le petit détail qui tue vient de la possibilité de changer son fond d'écran en downloadant des images bien cachées sur certains Sites. Le top du top sera d'aller sur le site de Squaresoft en 2112 et leur demander des infos sur... le jeu Front Mission 3 sur PlaysStation bien sûr !! c'est à ça qu'on reconnait un grand jeu !!

Réservé aux amateurs.

Comme d'habitude avec ce style de jeu, il faut émettre une petite réserve : il est réservé aux fans du genre et ceux qui ont trouvé FF8 trop compliqué peuvent passer leur chemin ! Par contre tout ceux qui gardent un souvenir ému de leur partie de FF Tactics et qui apprécient l'univers manga-gears (... vous voyez de quoi je parle ?) n'ont pas une seule hésitation à avoir. Front Mission 3 est suffisament complexe et fun pour vous tenir en haleine tout au long de la quarantaine d'heures de jeu qu'il propose (et beaucoup plus si vous explorez le jeu à fond et que vous faites les 2 scénarios). Le graphisme 3D est certe en basse-résolution et on est loin de la débauche d'effets spéciaux de FF8 mais finalement le style du jeu s'y prête peu.

On notera également quelques ralentissement lors des scènes cinématiques en 3D (et des gros plans très pixélisés, enfin on est pas sur PS2 !). Continuons dans la série des flops, la musique et l'ambiance sonore ne m'ont pas marqué, j'aurais aimé un peu plus de pêche dans les bruitages (on balance des missiles sur des robots de 10 mètres de haut, ca doit faire du bruit bordel !). La "psychologie" des personnages est malheureusement encore et toujours un "copier/coller" de toutes les productions japonaises depuis l'invention des consoles (... oui j'éxagère un peu mais on connait par coeur le coup du héros coincé, mal dans sa peau, cherchant sa fiancé/soeur/mère disparue -rayez la mention inutile-).

Le planning des jeux "Squaresoft" aux USA est très chargé cette année (pratiquement un jeu par mois jusqu'en octobre) et Front Mission 3 pourra apparaitre comme mineur face aux "must" comme Vagrant Story, Legend of Mana, Chrono Cross et autre Final Fantasy IX. Certe si vous avez un choix à faire à cause d'un budget limité, il faudra peut-être attendre le mois prochain pour vous jeter sur Vagrant Story. Front Mission 3 reste très attachant avec son gros atout "Web", il fait plus pencher le jeu du coté RPG que vers la stratégie pure. Vraiment passionant, un genre qui se fait rare sur console à mon grand regret (Vandal Heart 2 sortit un peu avant semble beaucoup moins original), et un nouveau joyau sur la couronne de l'empereur Squaresoft !

mardi 25 mars 1997

COMMAND and CONQUER

(2D - Note : 7/10) by Virgin/Westwood Studios. 1 Player / 2 Discs.

Un des meilleurs Jeu de Stratégie est sur Playstation ! Choisissez votre camp, GDI ou NOD, et dirigez vos troupes à l'assaut de l'ennemi. En tant que Général en chef, vous allez également devoir construire vos bases, former de nouvelles troupes et élaborer de véritables tactiques d'Attaques. Très complet, l'adaptation souffre malgrè tout d'un petit défaut : il n'y a pas de souris, ce qui demande des manipulations supplémentaires par rapport à la version PC.

Par contre, on retrouve tous les niveaux originaux ainsi que ceux de Opération Survie et des niveaux spéciaux pour Playstation. De quoi tenir des mois entiers ! A la fois Wargame et Jeu d'Action, Command & Conquer mèle parfaitement la réflexion et l'Arcade.
Un jeu très original sur console, d'une prise en main aisée et au principe simple mais terriblement efficace. Les missions sont variées et toutes les séquences intermédiaires sont superbes, bien que parfois les temps de chargement soient un peu longs et que les missions soient très difficiles dès le cinquième niveau (on peut d'ailleurs s'en lasser à cause de cela).

dimanche 23 février 1997

KING'S FIELD 2

(3D - Note : 2/10 - Version USA) by Ascii. 1 Player / Memory Card 3 Blocks.

Pour ceux qui ont connu le temps béni de Dungeon Master sur Atari 520, King's Field 2 se rapproche fortement de son ambiance et de sa réalisation ! Imaginez un mélange de Doom et de Jeu de Rôle, avec une vue en 3D datant de l'an 40 !
Bien sûr le scénario est là, assez classique d'ailleur puisque vous incarnez le Prince Lyle, fils du Roi Alfred, partant à l'aventure dans son royaume. Le gros problème de ce jeu est avant tout sa technique 3D poussive et ses textures laides. On progresse très lentement et les rencontres interessantes sont assez rares mis à part les ennemis.
Le but est généralement de trouver les bonnes clés ou de donner les bons objets aux bonnes personnes. Le système de Niveau est archaïque et l'inventaire réduit à sa plus simple expression. Idem pour le système de magie fonctionnant à base d'objet que l'on ramasse en explorant le pays. Le seul avantage de ce jeu est de proposer des scènes extérieures et intérieures et que les personnages rencontrés parlent. Un peu léger non ?

Alors que Square sort Final Fantasy 7 sur Playstation il est inconcevable de jouer à King's Field 2 après !!!