mercredi 9 juillet 2014

L'armée des ténèbres (Evil Dead 3)

"This is my BOOMstick!"

(Evil Dead 3: Army of Darkness - 1992 - Réalisé par S. Raimi) **** (3 versions - 2012)

Suite directe des événements du second épisode, où Ash se retrouvait happé dans une dimension inconnue et disparaissait, on découvre que le héros guignard est en vérité propulsé dans le passé, en l'an 1300. Pris pour un ennemi il est capturé par les soldats de Lord Arthur. Son chatiment est terrible : il est jeté dans un puit où sévit une redoutable créature.

Ce 3e épisode bascule définitivement dans la comédie cartoon, dès le premier affrontement d'Ash avec le démon du puit. Puis le scénario part crescendo dans le délire, jusqu'aux scènes dans le Moulin et l'arrivée de l'armée des Morts, paroxystiques. Toujours poursuivi par l'Esprit Malin, Ash va encore une fois subir une tripotée de coups et blessures en tout genre pour notre plus grand bonheur, jusqu'à se dédoubler lui-même pour affronter son jumeau maléfique. Le dernier tiers du film, le grand combat entre les deux armées, souffre d'un manque de moyens évident. On ne peut qu'exploser de rire en voyant les marionnettes-squelettes s'agiter vainement devant des figurants aussi crédibles en soldats du moyen-âge que ma grand-mère sur une planche de surf. Cela ajoute encore au coté "fait maison" du projet, qui se conclut, au choix, par un retour au bercail ou une nouvelle fuite en avant (fin alternative).

mercredi 26 mars 2014

Comment éviter la branlée contre les Boss de Lightning Returns - Final Fantasy XIII

ou "Les astuces de Papy Lagoule pour survivre jusqu'au 13e jour"




Bien que Square-Enix fasse tout pour dézinguer sa licence favorite depuis son passage sur PS3, ses fans les plus dévoués lui restent fidèles, coûte que coûte. Les errements scénaristiques du premier, confinés dans un long corridor de gameplay, les bordéliques allers-retours spatio-temporels du second, agrémentés de Quick-Time Events bien pénibles, et pour finir la limite de temps imposé sur toute la durée de vie de ce Lightning Returns, accompagnée d'une réalisation graphique qui commence à dater... 

Non, vraiment, il faut une volonté d'acier pour continuer à suivre cette grande saga du JRPG qui symbolise à elle toute seule le déclin d'un genre.

Mais, me direz-vous, pourquoi tu nous gonfles les genoux avec ton mini-guide, si ton jeu est si pourri ?

Déjà, tu me tutoies pas, pov' n00b.
Ensuite, je donne des conseils si je veux.
Enfin, un "Final Fantasy" reste un Final Fantasy même s'il ne survit que sur sa légende. Alors un peu de respect. Si vous n'aimez pas, retournez sur votre Candy Crush et faites pas chier les grandes personnes.


jeudi 20 mars 2014

Comment bien gérer sa 1000e mort dans Dark Souls II

ou "Les combines de Tonton Lagoule pour tenter de progresser dans ce putain de jeu"




Vous vous sentez seul(e) ? Vous n'avez pas d'ami(e)s ? Vous recherchez désespérément l'âme sœur ?


Vous vous êtes trompé de site, assurément.

Relisez le titre et continuez si vous êtes toujours intéressé.

jeudi 6 mars 2014

Coffret "Conan le Barbare - Conan le Destructeur"

Conard The Barbant.

(Conan The Barbarian - 1982 - Réalisé par J. Milius) *****

En des temps immémoriaux, le jeune Conan vit paisiblement avec sa mère et son père forgeron. Mais bientôt un mystérieux Clan attaque son village et massacre tous les adultes. Les enfants sont revendus comme esclaves. Ainsi débute la longue quête vengeresse du Cimmérien.

Pour celles et ceux qui, comme moi, ont découvert Conan en VHS puis l'on revu au fil des diffusions TV pourries, la version Blu-Ray est un choc visuel. C'est particulièrement vrai lors du premier acte, l'attaque du village d'enfance du héros. Une longue séquence sans dialogue, entièrement basée sur la puissance des images et de la musique épique, où le réalisateur pose tous les codes du genre Heroic-Fantasy défini par la saga littéraire de Robert Howard, en donnant aux fans ce qu'ils sont venus chercher. Schwarzy trouve là son premier grand rôle, parfaitement adapté à son titre de "Mister Olympia" aux capacités d'acteur limitées. Un choix pertinent, comme avec Terminator deux ans plus tard, d'incarner une entité surhumaine quasi-muette, qui imprime la pellicule par sa simple présence physique.
Conan le Barbare bénéficie également d'un incroyable Bad Guy nommé Doom, joué par James "voix de Dark Vador" Earl Jones. Depuis l'intro, où il exécute froidement la mère de Conan sous les yeux de son fils, il impose une incroyable intensité sans en faire des caisses. Tout comme les sidekicks de Conan, eux aussi parfaits. Subotai le voleur et Valeria la valkyrie sont des compagnons de route crédibles, qui donnent du relief à un personnage principal dont le seul but est de venger la mort de ses parents. Il faut d'autant en profiter que cela se gâtera fortement avec la suite des aventures du Barbare, le risible "Conan le Destructeur".



(Conan The Destroyer - 1984 - Réalisé par R. Fleischer) **

Conan et son ami le voleur Malak sont recherchés par les gardes de la Reine Taramis. Elle leur propose un marché que ne peut refuser le Cimmérien : ressusciter sa bien aimée Valeria. Pour cela le Barbare devra escorter la nièce de la Reine, Jehnna, seule habilitée à toucher un joyau extraordinaire, la Corne de Dagoth.

Voici le film qui a flingué la franchise "Conan" pour 30 ans. Réalisé par un bras cassé pas du tout intéressé par son sujet, avec une équipe de branquignoles, cette série B sans budget ne peut s'apprécier qu'au 3e degré. Une fois en mode "foutage de gueule", on peut se poiler devant les seconds rôles ridicules (mention spéciale au voleur, complètement à la ramasse, dont toutes les punchlines font un bide), les effets spéciaux minables (la tronche des monstres, faut le voir pour le croire !) et l'histoire directement pompée d'un scénario pour Donjons & Dragons. Du naufrage ne surnage que Grace Jones, parfaite en sauvageonne mutique qui en impose. Même Schwarzy, en s'essayant aux dialogues de plus d'une ligne, fait de la peine. On préfère donc en rire. Pauvre Conan...

jeudi 27 février 2014

Les aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension

Dans le Tour Bus des Cavaliers

(The Adventures of Buckaroo Banzai Across the 8th Dimension - 1984 - Réalisé par W.D. Richter) **
Le Chirurgien-Aventurier-Scientifique-Chanteur Buckaroo Banzaï révolutionne la physique moderne en parvenant à traverser la matière. Les Lectroïdes Rouges de la Planète 10 veulent s'emparer de cette invention, mais fort heureusement Buckaroo et sa célèbre troupe des "Hong Kong Cavaliers" font face aux Aliens.

Buckaroo Banzaï est le type de film culte qu'il vaut mieux ne jamais revoir. J'en avais gardé un souvenir confus mais agréable après l'avoir vu, adolescent, à sa sortie en 1984. Un OVNI dans lequel un Dandy mi-Geek mi-Rockstar accompagné d'une joyeuse bande d'allumés super-cool sauvaient le monde d'une invasion d'hommes-cafards qui s'appelaient tous John.
Trente ans après 
(putain ! 30 ans !), je constate que le scénario bordélique masque difficilement le manque de rythme et de cohésion de cette tentative de création de héros récurrent pour le cinoche. Buckaroo Banzaï souffre du syndrome de l'overdose de bons ingrédients mal accommodés, avec une histoire génialement décalée sur le papier qui fait un flop une fois portée à l'écran. La faute à Peter "Robocop" Weller dont le Buckaroo manque cruellement de charisme et à des personnages secondaires dépourvus de développement. Quel dommage de voir John Lightgow, Christopher Lloyd ou Jeff Goldblum en roues libres, sans biscuits pour défendre leur caractère. La faute surtout au réalisateur qui peine à assembler toutes les pièces de son puzzle et manque de moyens pour assouvir ses ambitions.


vendredi 31 janvier 2014

Playlist Depeche Mode (2Ks)


Playlist on SPOTIFY

Suffer Well   (Playing the Angel - 2005)
Barrel of a gun   (Ultra - 1997)
Heaven  (Delta Machine - 2013)
Dream on   (Exciter - 2001)
Perfect   (Sounds of the Universe - 2009)
Should Be Higher   (Delta Machine - 2013)
Home   (Ultra - 1997)
Precious   (Playing the Angel - 2005)
I am you  (Exciter - 2001)
Corrupt   (Sounds of the Universe - 2009)
It's no good   (Ultra - 1997)
Sweetest condition   (Exciter - 2001)
Welcome To My World   (Delta Machine - 2013)
Angel  (Delta Machine - 2013)
The Sinner in Me   (Playing the Angel - 2005)
Insight   (Ultra - 1997)

dimanche 12 janvier 2014

Coffret "La naissance de Charlot" The Mutual Comedies 1916-1917



Coffret mk2 (2013) **** :
Charlot chef de rayon (The Floorwalker) – Charlot pompier (The Fireman) – Charlot musicien (The Vagabond) – Charlot rentre tard (One A.M.) – Charlot et le comte (The Count) – Charlot usurier (The Pawnshop) – Charlot machiniste (Behind The Screen) – Charlot patine (The Rink) – Charlot policeman (Easy Street) – Charlot fait une cure (The Cure) – L’émigrant (The Immigrant) – Charlot s’évade (The Adventurer) – Chaplin inconnu (Unknown Chaplin) - Chaplin’s Goliath –- Little Tich - The Musical Marvel.

Après avoir fait ses armes au Studio Keystone, Charlie Chaplin signe un contrat mirobolant chez Mutual. Durant deux années il va affiner son personnage de Charlot, pas tout à fait vagabond mais déjà icônique, avec 12 moyen-métrages. Du burlesque le plus basique à l'ébauche des films plus ambitieux à venir Chaplin prend le contrôle total de sa production cinématographique.

Les comédies "Keystone" de Mister Chaplin doivent se voir comme un témoignage de l'évolution du personnage emblématique de Charlot. Ca débute par des pochades pataudes, tartes à la crème et coups de pieds aux culs, créées en quelques jours par une équipe qui devait fournir un court-métrage par semaine au studio. Rapidement Charles Chaplin prend ses marques, établit des relations avec les seconds rôles : les jeunes premières qu'il subit ou qu'il emballe et son méchant favori le géant Eric Campbell. Cela lui permet d'évoluer vers des situations plus écrites et des gags plus subtils. Tout cela laisse entrevoir le génie des films futurs, notamment "The Vagabond", "The Immigrant" et "Easy Street", qui peuvent être vus comme des embryons de "The Circus", "City Lights" et "The Kid".

samedi 4 janvier 2014

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Man vs Toon, seul face à Roger.

(Who framed Roger Rabbit - 1988 - Réalisé par R. Zemeckis) ****

Roger Rabbit est une Star de ciné dans l'amérique des années 40. Une vedette un peu particulière : c'est un toon. un personnage de dessin animé. Son producteur humain, responsable des Studios "Maroon Cartoon", engage le détective privé Eddy Valiant pour faire suivre la femme de Roger, la torride toon Jessica, soupçonnée d'adultère.

L'apparition de dessins animés dans des décors réels n'est pas nouvelle, ni même l'intéraction entre toons et humains. En revanche ce qui est fabuleux dans Roger Rabbit, c'est le souci du détail avec lequel les auteurs ont abordé cette comédie. Tout est là : l'ambiance Film Noir années 40 reconsitutée minutieusement, le détective privé très "premier degré" qui nous rejoue "China Town" version déjantée et ce déluge de référence aux Looney Tunes et Merrie Melodies originaux de notre enfance (je parle aux plus de 40 ans élevés au "Tex Avery"). cela donne quelques scènes savoureuses lorsque des héros Warner Bros affrontent ceux de Disney (Daffy versus Donald) ou que la pin-up des années 30 Betty Boop observe sa rivale des 80's. On s'amuse a identifier les apparitions de guest-stars (Droopy, Sam le Pirate et toute la clique). Le rythme est idéalement dosé, entre les cavalcades frénétiques du lapin Roger et l'enquête au tempo old school de Valiant, rendant le film plaisant pour les petits et les grands enfants. 

mercredi 18 décembre 2013

Bravely Default

Pourquoi les auberges ont toujours 4 lits libres pile pour vos 4 héros ?

Square-Enix
Genre : RPG bien brave
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début

Bravely Default revient de loin. Outre son nom à la con, il fut annoncé comme successeur spirituel de "4 Heroes of Light", un spin-off Final Fantasien proche de l'accident industriel. Les rares malchanceux/ceuses qui furent confronté à cet ersatz gardent encore aujourd'hui des séquelles psychologiques irrémédiables. Personnellement je me suis remis à pisser au lit. C'était un RPG, sûrement, mais qui aurait été percuté par un TGV en train de battre son record de vitesse. Un RPG sans bras ni jambes, ni queue ni tête, une honte déféquée par un studio cupide qui naguère faisait rêver.
Alors Bravely Default, suite inavouée de l'étron, on s'en garnissait les trous de nez avec du tarama, voyez-vous.
Mais par acquis de conscience, surtout par pur désœuvrement après avoir retourné le dernier Zelda, on s'est dit qu'on allait tout de même y jeter un œil (ou, au moins, un cil). Et là, mes aïeux, quelle émotion ! Une sensation de plaisir intense comme on en n'avait pas connue depuis notre première entrecôte sauce poivre.

lundi 25 novembre 2013

Le Hobbit : Un voyage inattendu

Celui qui n'a pas de barbe fait la vaisselle.

(The Hobbit: An Unexpected Journey - 2012 - Réalisé par P. Jackson) ** Version longue

Bilbo le Hobbit suit sa petite vie tranquille dans la Contée. Il est bientôt dérangé par un mystérieux magicien du nom de Gandalf, qui le choisit contre son gré comme membre d'une expédition menée par 13 nains pour reconquérir leur royaume déchu, la cité d'Erebor.

Là où "Le Seigneur des Anneaux" s'appuyait sur une solide trilogie littéraire, Le Hobbit prévoit d'étirer le livre original de 300 pages en 3 films. C'est bien tout le problème de cette adaptation, qui allonge exagérément une intrigue qui réclamait pourtant un rythme effréné pour maintenir son intérêt. Le premier volet, Un Voyage Inattendu, est décevant sur ce point. Les péripéties vécues par Bilbo et les Nains paraissent fades comparées à la promesse de départ : l'affrontement contre le Dragon Smaug. Surtout lorsqu'on connait déjà la plupart des protagonistes et que les petits nouveaux, 13 Nains et le magicien Radagast (complètement à l'ouest), sont trop nombreux pour qu'on s'attache à un seul. Certes, on retrouve avec plaisir les figures connues et tout le bestiaire Tolkenien. Mais en produisant une version trop longue de ses aventures, Peter Jackson a fait ressortir sa faiblesse principale : le héros Bilbo, mou et transparent tout le long du film, jusqu'à ce qu'il ne se décide enfin à prendre en main son destin lors de son affrontement avec Gollum.
Le premier épisode n'a qu'un mérite : mettre en place l'intrigue et présenter les forces à l'oeuvre, qu'on verra s'affronter dans les suites. Le ton bon enfant, agrémenté de chansonnettes rigolotes, fait de "The Hobbit" un superbe conte de noël pour les marmots. Les adultes, eux, rêvent de voir l'attaque de Smaug sur Esgaroth et la Bataille des Cinq Armées. Patience... 

samedi 21 septembre 2013

Etrian Odyssey IV: Legends of the Titan (+ Class Builds)

Soudain, au détour d'un chemin, un babouin taquin.

Atlus
Genre : RPG Dungeon-Masteresque
Verdict: 4/5
Aide de jeu en fin de test


Si vous avez manqué le début

La série des Etrian traîne ses guêtres sur les portables de Nintendo depuis quelques années déjà, bénéficiant du suivi d'une fidèle troupe d’aficionados. A l'instar des Ace Attorney et autres Trauma Center, la saga Etrian Odyssey a su trouver son public : les jeunes découvrant le dungeon crawling à l'ancienne et les vieux replongeant avec délice dans le Dungeon Master de leur adolescence. Avec son mode de déplacement case-par-case antédiluvien, sa création de cartes "à la main" et ses Boss qui vous défoncent la cramouille rien qu'en éternuant, on peut affirmer que Etrian Odyssey se range du coté des jeux "segmentant", comme disent les marketeux. En clair, Etrian Odyssey c'est comme les tripes de cervelles de chatons à la bière tiède : on adore ou on déteste.

jeudi 29 août 2013

Dragon's Crown

Pause détente à la taverne, avant le massacre.

Atlus / Vanillaware
Genre : Beat'em all RPG
Verdict: 3/5


Si vous avez manqué le début

Alors que tous les regards sont fixés sur le championnat d'Ultimate Fighting opposant la X-Box One à la PS4 (début de la boucherie en novembre prochain), il ne faut pas oublier que la génération actuelle de consoles est toujours là. Face aux esbroufes graphiques de cinématiques masquant un gameplay navrant, devant les gadgets "Kinectiques" inutiles, bidules tactiles imprécis et autres options "sociales" futiles, certains jeux nous rappellent que dans "Jeu Vidéo", il y a "Jeu". Et pas "film vaguement interactif" ou "passe-temps pour s'occuper les doigts aux chiottes".
Dragon's Crown se pose en madeleine proustienne pour nous faire revivre un temps que les moins de 20 balais ne savent pas apprécier. Du temps où on empoignait son Stick pour corriger les canailles, mater les malandrins et savater les saligauds dans des Beat'em all aux noms évocateurs : Kung-Fu Master, Double Dragon, Golden Axe.
Dragon's Crown est donc un hommage a ce genre oublié. Une madeleine, oui, mais gonflées aux amphét', avec supplément Pectoraux-Cuisses-Nib'. Ça déborde des armures, ça ondule lourdement dans les décolletés,  les nains sont plus larges que hauts et les donzelles plus habillées pour le salon de l'érotisme que pour le champ de bataille. De l'Heroic-Fantasy pur jus où le mot Fantasy prend tout son sens. Il ne s'excuse même pas d'être ouvertement sexiste, puisque son second degré artistique n'est qu'une vision délicieusement outrancière des graphismes 2D de naguère.

mercredi 28 août 2013

Children of men

L'attentat du café de Londres.

(2006 - Réalisé par A. Cuaron) ***** Edition Steelcase

En 2027 l'Humanité fait face à son extinction : l'infertilité est planétaire, plus aucun bébé n'est né depuis 18 ans. La pollution globale et le chaos ambiant forcent les pays à fermer leurs frontières. L'Angleterre affronte le flot des réfugiés fuyants les zones de guerre. A Londres, Théo échappe de peu à un attentat revendiqué par des activistes écolo. Il est bientôt contacté par son ex-femme, qui veut utiliser ses relations politiques pour faciliter l'exfiltration d'une adolescente. 

Les films de SF qui dénoncent, on en a eu. Mais aucun n'a atteint, à mes yeux, la perfection de Children of men. Brassant des thèmes universels sur le devenir de l'Humanité, l'écologie, la politique, le film mêle habilement une intrigue passionnante à une réalisation incroyablement habile, sans jamais être pesant dans sa démonstration. Loin des découpages épileptiques et des mouvements de caméra frénétiques, à la mode chez certains cinéastes, Alfonso Cuaron filme toujours pour le spectateur, pas pour épater la galerie. Et pourtant son film est truffé de trucages invisibles et de plans-séquence impossibles.
Le résultat est qu'on est constamment au cœur de l'action sans que l'auteur ait recours à des petits trucs minables de mise en scène branchouille : plan cut toutes les demies secondes et musique assourdissante pour pallier au manque de savoir-faire.  
Ici on nous montre un futur immédiat totalement crédible et réellement flippant. Les longues séquences sans coupures sont autant de morceaux de bravoure, que ce soit l'attentat en ville, l'attaque de la voiture en pleine campagne ou le final époustouflant face à l'armée, on suit les événements comme dans un documentaire, mais filmé comme au cinéma ! Les visions oniriques marquent le spectateur, ce cochon rose géant planant sur Londres, l'émouvante nudité de Kee dans l'étable, le temps suspendu face au miracle de la vie. La touche de comédie est apportée par Michael Caine, parfait en activiste retraité amateur de fumette. Touchant, intelligent et méritant pléthore de visionnages, Children of men est un Classique.

lundi 12 août 2013

Playlist Tori Amos


Playlist on SPOTIFY

Pretty Good Year   (Under the Pink - 1994)
Caught a Lite Sneeze   (Boys for Pele - 1996)
Flying Dutchman   (Gold Dust - 2012)
Jackie's Strength   (From the Choirgirl Hotel - 1998)
Glory Of The '80s   (To Venus and Back - 1999)
Blood Roses   (Boys for Pele - 1996)
Winter   (Gold Dust - 2012)
Past the Mission   (Under the Pink - 1994)
Give   (Abnormally Attracted to Sin - 2009)
Talula (The Tornado mix)   (Boys for Pele - 1996)
Silent All These Years   (Gold Dust - 2012)
Cornflake Girl   (Under the Pink - 1994)
Cruel   (From the Choirgirl Hotel - 1998)
I Can't See New York   (Scarlet's Walk - 2002)
Precious Things   (Gold Dust - 2012)
Enjoy The Silence   (Strange Little Girls - 2001)
Abnormally Attracted to Sin   (Abnormally Attracted to Sin - 2009)

vendredi 14 juin 2013

Heat

Dilemme au resto : qui paye l'addition ?

(1995 - Réalisé par M. Mann) **** Premium Collection

Des malfrats, pros de l'attaque de banques, dévalisent un fourgon blindé en pleine rue. Le casse tourne mal lorsqu'un des malfaiteurs abat les convoyeurs. Le lieutenant Hanna, flic chevronné de la police de Los Angeles, prend l'affaire en charge.

Pacino dans le rôle du flic obsédé par son boulot, De Niro dans celui du gangster "qui ne sait rien faire d'autre", on pourrait se dire qu'on a déjà vu ça mille fois au cinéma. Heat se résume finalement à la confrontation entre Serpico et Vito Corléone, mais c'est justement toute la différence entre le petit polar du samedi soir, vite oublié, et le grand film qui marque : des pointures devant et derrière la caméra. Le réalisateur Michael Mann s'attache avant tout à détricoter le travail de deux professionnels dans leur quotidien, qui n'ont que leur job pour tenir le coup. Le policier flirte avec la limite de la légalité, le gangster applique strictement un code d'honneur en contradiction avec son activité, tout ce beau monde s'arrange avec sa conscience. Du classique, oui, tout en premier degré, filmé sans gras dans les scènes d'action et toujours centré sur les protagonistes. A savourer en connaissant tout le passé de deux acteurs déjà mythique.