mardi 16 juin 2015

Bienvenue en Witcherie - Episode 2 : Spécial Loisirs

De notre envoyé spécial Gérard De La Witchardière

Notre reporter, incognito

Notre série "Bienvenue en Witcherie" est une collection d'articles rédigés par Gérard De La Witchardière, notre intrépide Grand Reporter qui arpente sans relâche le Continent, depuis les Royaumes Nordiques jusqu'aux confins de l'Empire Nilfgaardien, en passant par la cité indépendante de Novigrad et l'archipel de Skellige.

Le Continent offre moult occasions de pratiquer des activités de plein air, que ce soit pour se détendre ou participer à des compétitions. Et lorsque le temps tourne à la pluie on peut s'adonner aux loisirs d'intérieurs. 
Pour ce nouvel épisode nous vous proposons une sélection d'activités sportives ou studieuses à pratiquer en famille ou entre amis (ou seul si vous êtes un Sorceleur).

Sommaire :

  • Saut à l'élastique : Les meilleurs spots.
     
  • Fight Clubs : En immersion dans les combats clandestins.
     
  • Notre cahier spécial "Secrets de Chasse".
     
  • Jeu de cartes "Gwynt" : nos astuces pour gagner à tous les coups.
     
  • Bonus : Les petits boulots d'été.


vendredi 12 juin 2015

Bienvenue en Witcherie - Episode 1 : Les arnaques de l'été

De notre envoyé spécial Gérard De La Witchardière

Gérard De La Witchardière

Notre série "Bienvenue en Witcherie" est une collection d'articles rédigés par Gérard De La Witchardière, notre intrépide Grand Reporter qui arpente sans relâche le Continent, depuis les Royaumes Nordiques jusqu'aux confins de l'Empire Nilfgaardien, en passant par la cité indépendante de Novigrad et l'archipel de Skellige.

A l'approche de l'été il nous a paru opportun de mettre en garde nos ami(e)s touristes sur les nombreux pièges et escroqueries en vogue dans la Patrie des Witchers, surtout pour celles et ceux dont c'est le premier voyage en cette fascinante contrée.

Voici donc notre guide des pires arnaques à éviter pour les vacanciers.

Sommaire :
  • Auberges et Marchés de plein air : Commerçants, halte aux abus !
  • Tourisme "vert" : Quand les vacances à la campagne tournent au cauchemar.
  • Bonus : Camping sauvage, nos astuces pour économiser au quotidien.


dimanche 31 mai 2015

Les combattants

"Chérie, t'as changé de maquillage ?"

(2014 - Réalisé par T. Cailley et A. Goddard) ***

Arnaud, jeune homme sans grandes ambitions, s'apprête à passer un été tranquille entre ses potes et son boulot dans l'entreprise familiale. Mais la rencontre d'une inconnue, Madeleine, va bouleverser sa vie.

Partant d'une thématique chère au Cinéma Français, le sentiment amoureux et ses conséquences, qui nous donne chaque année des dizaines de films chiants, les auteurs nous offrent un contre-pied rafraîchissant. Pas de crises de larmes dans la cuisine, pas de confidences à l'eau de rose sur l'oreiller, pas d'hystéries crachées à la face d'un monde trop cruel, oubliés tous les clichés de nos productions nationales. Ce télescopage entre un brave gars bien ordinaire et une adepte du "survivalisme" qui se prépare à la fin du monde aborde subtilement son sujet en prenant soin d'injecter du second degré pour alléger le propos. Ça nous change agréablement des comédies à l'artillerie lourde où tous les effets sont surlignés. En inversant les rôles traditionnels, ici c'est la femme qui est entreprenante tandis que l'homme est réservé, les situations deviennent de faite originales pour une comédie romantique sans pour autant tomber dans la parodie.
Madeleine est une vraie personnalité, qui parle comme elle agit, très vite car le temps lui est compté. Elle qui ne cesse de se préparer à une catastrophe imminente va trouver en Arnaud cet équilibre qui lui fait défaut, son "binôme" complémentaire. Soit, du point de vue du garçon, son âme-sœur. Le constat du film est éloquent : le couple se forme pour affronter l'existence et teste son amour face au danger. Tout cela est démontré avec humour et finesse. C'est déjà énorme, non ?

lundi 20 avril 2015

Les combines à Nanard lorsqu'on débute sur Pillars of Eternity (V2)

ou "Les gestes qui vous sauveront la vie (ou pas)"
Version 2.0 : Edition augmentée




En sa qualité de RPG de la vieille école, celle des blouses grises et des encriers porte-plumes, Pillars of Eternity est aussi vachard qu'un instituteur des années 50. Il n'hésitera pas à vous faire agenouiller sur une règle en fer si vous faites le mariole. Résultat : un sentiment d'échec chez les moins persévérants qui les conduit à la solution de facilité, abandonner la partie pour retourner jouer à The Order 1886.

Dans le cadre de notre mission de promotion de l'Art Vidéoludique de Bon Aloi et dans le souci d'apporter un vernis de culture aux cancres dont la pratique du Jeu Vidéo se limite à FIFA il nous a semblé primordial de soutenir le Studio Obsidian et sa production rendant hommage a un pan de l'Histoire des dispositifs ludiques informatiques, 
du temps où l'isométrique faisait office de 3D et où une pleine page de Statistiques de personnages occasionnait une légère irrigation des corps caverneux chez les Gamers ou une subtile contraction du périnée chez les Gameuses.

Voici donc les commandements a appliquer pour survivre aux premières heures de jeu de ce bijou étincelant dans son écrin sévère mais juste.

samedi 18 avril 2015

Affreux, sales et méchants

Une famille jolie, propre et gentille.

(Brutti, sporchi e cattivi - 1976 - Réalisé par E. Scola) ****

Rome, années 70. Dans un bidonville de banlieue, le patriarche Giacinto veille sur son magot d'un million de Lires qu'il a touché suite à un accident où il a perdu un œil. Toute la famille, une vingtaine d'enfants, cousins, maris, femmes et grand-maman, vit sous son toit avec le secret espoir de profiter du pactole.

Aujourd'hui on appellerait ça une comédie "politiquement incorrecte". Affreux, sales et méchants montre simplement la vraie misère telle qu'elle est, le fruit d'un monde consumériste où chacun veut sa part du gâteau, coûte que coûte. Cette société de consommation qui a tout pourri, même au sein d'un communauté qui devrait se serrer les coudes plutôt que s’entre-déchirer, est résumée tout entière par la figure de la petite fille qu'on voit en introduction du film. C'est elle qui "gère" la marmaille du bidonville en enfermant les gamins dans un enclos dans la journée, pendant que le reste des habitants vaque à ses occupations (vol à l'arrachée, prostitution, recel, glandouille). Les dernières images du film montre cette jeune ado de la famille de Giacinto, jusqu'alors innocente de toutes les magouilles environnantes, enceinte jusqu'au cou. Manière de boucler la boucle en signifiant que le cycle infernal se perpétue, tous les personnages du film se retrouvant à leur point de départ et une nouvelle génération s’apprêtant à prendre la relève.
Le film est centré sur Giacinto, anti-héros aussi fourbe et détestable que ses congénères et comique malgré lui. Affreux lorsqu'il poignarde sa moitié sans défense, sale quand il titube dans la gadoue sur le chemin du bistrot, méchant au point de ramener sa maîtresse dans le lit conjugal en présence de sa femme, on est malgré tout avec lui lorsque toute la famille décide de trucider cet alcoolo sans passé et sans avenir. Il faut tout le génie de la comédie pour faire aimer ce portrait d'une humanité à la dérive, toute la gouaille et le pittoresque Italien pour nous faire accepter l'énormité du propos, tout le savoir-faire d'un réalisateur pour placer quelques touches de légèretés dans cet univers si brutal. 

jeudi 9 avril 2015

Near Death Experience

En finir ou pas.


(2014 - Réalisé par B. Delépine et G. Kervern) ***

"J'ai toujours pensé que se foutre en l'air nécessitait certes du courage mais aussi de la chance. On ne compte plus les suicides ratés pour cause de déveine. Certains de ces désespérés y voient, par lâcheté, un signe divin leur indiquant l'inutilité de leur passage à l'acte. Ce ne sera pas mon cas. Une des rares qualités que les gens me reconnaissent c'est la conscience professionnelle."

La mécanique du tandem Delépine/Kervern est bien huilée : un sujet d'actualité traité de manière décalée avec une pointure dans le rôle principal. Ici Michel Houellebecq est quasiment l'unique protagoniste, incarnant un brave type qui lâche prise avec le monde. Comme on en a l'habitude depuis AAltra leur premier long métrage, les deux auteurs empilent une suite de séquences chimériques comico-dramatiques tantôt réussies tantôt foirées. Alternant les monologues très subtils et trop lourds, les plans de caméra astucieux et scolaires, Near Death Experience est inégal comme toutes les productions Del/Ker. Mais cela a toujours fait partie du message, ne pas chercher l'excellence, laisser flotter un air d'aquoibonisme.
Les allergiques à l'écrivain neurasthénique n'y verront qu'un pensum interminable, les autres se laisseront bercer par son phrasé poétique et les belles idées de mise en scène, son visage comme fracturé par un mur en ruine, sa famille de cailloux à qui il avoue avoir "fait le tour des choses", ses multiples tentatives avortées pour en finir, son ombre d'extra-terrestre projetée au sol, sa danse dans un paysage lunaire, l'idée que notre corps est une grosse combinaison inconfortable pour supporter la vie sur terre. Jamais un burn-out n'a été aussi désespérément drôle.

mardi 7 avril 2015

Vis ma vie d'Inquisiteur dans Dragon Age

ou "Dragon Age : Un historique pour les Nul(le)s",
Supplément "Choisir ses Skills avec talent (et inversement)"




La série des "Dragon Age" a connu des hauts (le 1er épisode) et des bas (le deuxième) avant d'atteindre sa pleine maturité dans Dragon Age Inquisition, sa 3e incarnation démoulée il y a quelques mois par Bioware
Héritières des grandes sagas du Studio, Baldur's Gate, Star Wars: Knight of the Old Republic ou encore Flappy Bird (mais non, j'déconne), l'épopée Dragon Age narre l'Histoire complexe et mouvementée du continent de Thédas, au coeur d'un univers médiéval-fantastique dans lequel Elfes, Nains, Humains et Marseillais s'affrontent pour savoir qui va coucher avec Pachollette, la cagole du vieux porc... *hum* pardon.

Reprenons.
Dragon Age est donc une chronique détaillée de Thédas, plus particulièrement des événements dramatiques se déroulant entre les Royaumes de Férelden et d'Orlaïs, où intrigues religieuses, coups fourrés politiques et catastrophes naturelles sont aussi fréquents que sur notre bonne vieille Terre.
Sauf qu'en plus, eux ils ont des Dragons. 

La mythologie enveloppant Dragon Age est tellement foisonnante que rares sont ses joueurs et joueuses qui ont pris le temps de lire les centaines de pages constituant son Histoire et ses Légendes multi-millénaires. C'est pourquoi il nous a paru intéressant de résumer les deux opus précédents afin que celles et ceux qui prennent la charrette en marche ne soient pas trop dépaysés.

Et parce que vous êtes bien coiffé aujourd'hui je vous rajoute en bonus la liste détaillée de toutes les compétences de DAi, en français et in english. Oh yeah.



jeudi 29 janvier 2015

Dreamscape

Ceci n'est pas un vidéoclip des années 80.

(1984 - Réalisé par J. Ruben) ***

Alex Gardner, jeune homme doué de pouvoirs psychiques, gâche son talent sur les champs de courses en devinant le gagnant à l'avance. Lorsqu'une de ses magouilles tourne mal il est contacté par une Agence Gouvernementale pour aider le Président des Etats-Unis à se débarrasser de ses cauchemars récurrents.

Dans notre cycle "Revisitons les films qu'on kiffait ado", après Buckaroo Banzaï voici Dreamscape. Même ambiance fantastique un peu barrée, même budget serré pour de grandes ambitions, Dreamscape sort d'ailleurs aux USA quelques jours après Buckaroo. 
25 ans avant Inception le film joue avec le thème des rêves que l'on visite pour tuer ou sauver leurs "propriétaires". Années 80 oblige les séquences de rêves ressemblent à des assemblages kitchs façon vidéoclips et les monstres sont animés en stop-motion. Le film alterne entre thriller politique (complot contre le Président des USA), épouvante (l'homme-serpent et les loups aux yeux rouges qui m'avaient bien collés les miquettes il y a 30 ans, beaucoup moins aujourd'hui), comédie (le héros est souvent au 2e degré) et romantisme téléphoné mais rehaussé d'une petite dose érotique où notre Alex profite de son pouvoir pour aller niquer une scientifique dans ses songes !
Si on excepte les invraisemblances d'un scénario dans lequel un chef d'état se retrouve à la merci d'un psychopathe à cause d'une "technologie" en phase de test, Dreamscape tient encore la route comme "film d'aventure futuriste", justement grâce à son rythme rapide et son thème original en comparaison avec la production contemporaine. Mon seul regret vient du manque de développement du rival d'Alex, Tommy Ray, qui a tout le potentiel pour être un putain de bad guy cauchemardesque mais n'est utilisé que lors du 3e acte.
Ne soyons pas trop enthousiaste tout de même, malgré notre envie de sauver un film cher à notre cœur d'enfant : Inception est passé par là, Dreamscape fait pitié en comparaison.

mercredi 28 janvier 2015

La suite imaginaire de Ghostbusters

Who you gonna call ? un scénariste !

Le cas qui nous préoccupe présentement n'est pas désespéré. Contrairement à nos précédentes analyses ou réécritures de scripts, Ghostbusters 2 n'est pas l'insulte que fut Prometheus, la trahison Terminator 3 ou la bavure Alien 3, encore moins la merdasse molle nommée Prélogie Star Wars.
La suite du génialissime Ghostbusters est simplement une déception. Malgré le charme du trio Murray/Aykroyd/Ramis, l'histoire n'est guère passionnante, la dynamique comique s'écroule à la moitié du film et des séquences hors sujet crééent la confusion. Voila comment on passe d'une des meilleures comédies fantastiques du 20e siècle à une mièvre suite.

A l'occasion des 30 ans de l'épisode fondateur du phénomène et après la triste nouvelle de la disparition d'Harold Ramis alias Egon, nous nous sommes attelés à la réhabilitation de la suite de Ghostbusters. Un épisode II totalement remanié et par conséquent imaginaire, façon fanfic.
Ce synopsis n'est qu'une humble proposition, il n'a pas d'autres buts que de fantasmer sur une suggestion de point de vue différent. Vous y retrouverez certaines des séquences originales qui fonctionnent bien dans le vrai Ghostbusters II, triturées pour incorporer une intrigue différente qu'on espère plus poilante, plus intéressante, plus spectaculaire.

Loué soit Gozer le Destructeur, que Zuul nous sanctifie !


mardi 30 décembre 2014

Playlist Pink Floyd (Part 2)



Cluster One  (The Division Bell - 1994)
What do you want from me?  (The Division Bell - 1994)
Sheep  (Animals - 1977) 
In the Flesh?  (The Wall - 1979)
The Dogs of War  (A momentary lapse of Reason - 1987)
Side 2, Pt.1: Sum/Pt.2: Skins/Pt.3: Unsung/Pt.4: Anisina
(The Endless River - 2014)
The happiest day of our lives  (The Wall - 1979)
Another brick in the Wall, Part 2  (The Wall - 1979)
Pigs (Three Different Ones)  (Animals - 1977)
High Hopes  (The Division Bell - 1994) 
Confortably Numb  (The Wall - 1979)
Learning to Fly  (A momentary lapse of Reason - 1987) 
Side 4, Pt.4: Louder than Words  (The Endless River - 2014)

lundi 29 décembre 2014

Playlist Pink Floyd (Part 1)




Astronomy Domine  (The Piper at the Gates of Dawn - 1967)
Have a cigar  (Wish you were here - 1975)
  Money  (The Dark Side of the Moon - 1973)
Summer '68  (Atom Heart Mother - 1970)
See-Saw  (A Saucerful of Secrets - 1968)  
 Brain Damage / Eclipse  (The Dark Side of the Moon - 1973)
Careful with that Axe, Eugene  (Ummagumma - 1969)
 Wish you were here  (Wish you were here - 1975)
Shine on you Crazy Diamond, Pts. 6-9  (Wish you were here - 1975)
The Great Gig in the Sky  (The Dark Side of the Moon - 1973)
 Echoes  (Meedle - 1971)

mardi 23 décembre 2014

Une étude sereine de la timeline Terminator


La sortie prochaine au cinéma d'un nouvel épisode de la saga Terminator, toute salopée, est l'occasion de réviser dans quel merdier on est. A force d'envoyer dans le passé toutes sortes de cyborgs et de Kyle Reese, de triturer le Destin et de reprogrammer des Schwarzy, difficile aujourd'hui d'avoir une vision chronologique claire des événements.
Et tout cela devrait se compliquer encore plus d'ici quelques mois, avec l'arrivée sur nos écrans de Terminator Genisys qui semble vouloir revisiter l'oeuvre de fond en comble.

Il nous semblait donc opportun, voire capital, voire pourquoi-pas-on-se-fait-chier-en-ce-moment, de faire le point et tenter, foufou que nous sommes, d'établir un document de référence comme nous l'avions fait pour Matrix, poil à la Terminatrix. C'est ce précieux rapport que vous vous apprêtez à dévorer.

Comme d'hab les lignes qui suivent contiennent un max de SPOILERS concernant les films Terminator, Terminator 2: Judgment Day, Terminator 3: Rise of the Machines et Terminator Salvation.


lundi 22 décembre 2014

Coffret Ghostbusters I et II

Les Ghostbusters balancent la sauce.

(Ghostbusters - 1984 - Réalisés par I. Reitman) *****

Une équipe de spécialistes du paranormal se fait lourder par l'université qui la finançait. Les trois pseudo-scientifiques ont alors l'idée de proposer leurs services de chasseurs de fantômes à la population. Ça tombe bien, les habitants de New-York font face à des phénomènes surnaturels de plus en plus inquiétants, en particulier la charmante Dana Barrett dont le frigo paraît hanté.

Peu de comédies ont aussi bien réussi l'amalgame avec le genre Fantastique sans tomber dans la parodie. Et cet honnête scénario n'aurait certainement pas atteint son statut Culte sans son casting idéal, les interprètes chaussant leurs rôles à la perfection. On trouve les archétypes de Nerds lorsque ce mot était loin d'être tendance, Egon le génie introverti, Raymond le gentil naïf, Peter Venkman l'escroc dragueur, les trois acteurs jouent en osmose et en équilibre entre premier et second degré, une recette idéale qui renforce l'humour des situations et des dialogues. Cette complicité se retrouve aussi dans les rôles de Sigourney Weaver et Rick Moranis, alias Dana et Louis. Les deux parviennent à rendre crédibles leur personnage pourtant sérieusement azimutés : elle voit des apparitions dans son frigidaire et finit par se fait posséder, lui fait face à une créature démoniaque puis discute avec un cheval.
Le coté Fantastique est assuré par des effets spéciaux vraiment bien foutus pour l'époque, avec des séquences de "captures" spectaculaires et des idées saugrenues comme Slimer le fantôme glouton et bien évidemment le final avec un monstre inoubliable. Ghostbusters est un classique du genre, au même titre que la trilogie Retour vers le futur ou le premier Men in Black.


(Ghostbusters II - 1989 - Réalisés par I. Reitman) **

Cinq ans après le premier épisode les Ghostbusters vaquent à de piètres occupations en attendant leur procès pour destruction suite à leur combat contre Gozer dans New-York. Raymond et Winston animent des goûters pour enfants, Venkman fait un show TV pitoyable sur le surnaturel. Bientôt Dana les appelle à nouveau à l'aide après que le landau de son bébé ait eu un comportement étrange.

Le syndrome de la suite décevante a encore frappé. Bâtie sur un scénario plus faible que l'original, cette fois-ci le casting ne peut rien faire pour sauver le film. La faute à des personnages dont on avait déjà fait le tour en 1984 et un ennemi vraiment trop sérieux pour une comédie, auquel il manque le subtil décalage qui avait si bien fonctionné dans le N°1. Malgré un démarrage très astucieux où l'on assiste à la déchéance comique des héros, l'histoire s'enlise et se perd parfois dans des séquences hors- sujet rajoutées pour avoir le quota d'effets spéciaux (le train fantôme, la baignoire possédée) et des passages obligés pour justifier le casting : Sigourney Weaver cantonnée à jouer la maman victime, Louis reconverti en avocat juste pour quelques scènes, dommage.
Le message du film est gnangnan, le mal est vaincu par la positive-attitude, à mille lieux de l'humour gentiment anticonformiste qui foisonnait dans le premier opus. On perd aussi beaucoup des dialogues ping-pong de l'équipe, qui créaient la complicité avec le Spectateur en se chambrant continuellement. Même l'affrontement final, en forme de copier-coller de Ghostbusters I, apparaît comme raté en comparaison. On profite tout de même du savoir-faire de Bill Muray, qui n'est jamais aussi bon que lorsqu'il commente le bordel ambiant d'un air désabusé.

lundi 17 novembre 2014

Le Hobbit : La désolation de Smaug

"Tu cherches de la monnaie, petit ?"

(The Hobbit: The Desolation of Smaug - 2013 - Réalisé par P. Jackson) *** Version longue

Tentant d'échapper aux Orcs lancés à leurs trousses, Bilbo et la compagnie des 13 Nains trouvent refuge chez le redoutable Beorn, de la race des Changeurs de Peau. Ce dernier accepte de les aider en leur fournissant les montures qui leur permettront d'échapper à leurs poursuivants pour rejoindre Erebor, la Montagne Solitaire abritant la cité perdue des Nains.

La Désolation de Smaug souffre du même syndrome que son prédécesseur : un rythme trop étiré et des situations déjà vues 10 ans avant dans la trilogie originale. Dans le premier épisode Peter Jackson nous ressortait les Trolls et les aigles géants du Seigneur des Anneaux, ici ce sont les araignées et le retour de l'Elfe Legolas, accompagné de sa copie féminine Tauriel. Cet épisode 2 est toutefois meilleur. Au moins cette fois-ci on nous épargne les chansonnettes ! On assiste à la (re)naissance de Sauron et, surtout, le groupe des Nains et de Bilbo affronte seul les multiples dangers sans l'aide du tout puissant Gandalf. La dernière partie, le choc de l'opposition face au Dragon Smaug, est évidemment le meilleur moment du film. Une magnifique création comme l'était Gollum, un "personnage" de synthèse très crédible et dont la présence en impose méchamment. On n'en dira pas autant de l'acteur incarnant Bilbo, Martin Freeman. Sa performance minimaliste en Hobbit ne convient pas dans cette production épique, surtout comparée à un certain Frodon. Complétement effacé, il a toujours un air de second degré dans son jeu, genre "je ne crois pas à vos petites histoires de contes pour enfants". Il est pour moi l'une des causes du semi-échec des deux premiers épisodes du Hobbit, l'autre étant bien sûr la volonté de faire une trilogie là où deux films auraient été amplement suffisant.

dimanche 26 octobre 2014

Fargo

South Park : A la recherche de Kenny.

(1996 - Réalisé par J. et E. Coen) ***** Edition Collector 2014

En proie à des problèmes d'argent, Jerry à l'idée saugrenue d'engager deux malfrats pour organiser le faux kidnapping de sa femme. Il compte faire payer la rançon à son beau-père, homme d'affaires richissime, pour se renflouer.

Une des comédies noires les plus brillantes, Fargo prend à contre-pied tous les clichés du thriller pour distiller son humour grinçant. Déjà on se fait avoir par le message introductif, "Ceci est tiré d'une histoire vraie", qui nous pousse à gober toutes les invraisemblances de cet enlèvement bidon qui tourne au massacre. Une fois conditionné, on accepte cette policière campagnarde et enceinte presqu'à terme, ces deux gangsters totalement hallucinés, cette mécanique infaillible qui va broyer le brave Jerry, par ailleurs petit escroc et loser patenté, malmené par un beau père autoritaire qui ne cache rien de son dégoût pour lui. Le meilleur du film est ce mélange hilarant de dialogues piquants et de comique de situation, sur un faux rythme prenant toujours le spectateur par surprise. La capture de la femme de Jerry, par exemple, est simultanément un gag et un drame, ce qui est probablement un des effets les plus difficile à produire au cinéma. C'est le décalage entre les scènes terribles vécues par les protagonistes et le ridicule de leur agissement vu d'un oeil externe qui donne ce coté unique à Fargo. La qualité des acteurs est l'autre grande réussite du film, des premiers rôles jusqu'aux 3e couteaux, ils sont tous parfaits. Mention spéciale à l'ancien camarade de classe de Marge, la flic enceinte, pour sa discussion surréaliste. Les Coen sont définitivement les spécialistes de ce style réclamant une grande finesse dans le dosage (A serious man, Burn after reading, etc).