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| Legendary Encounters : ALIEN - Publié par Upper Deck |
Films, Livres, Jeux, Musiques, Synopsis, Playlists, Chroniques, Prince... Mes critiques, aides, analyses et autres billevesées.
vendredi 19 avril 2019
LEGENDARY ENCOUNTERS: An ALIEN Deck Building Game (Jeu de société, en anglais)
mercredi 27 février 2019
HORREUR A ARKHAM - 3e Edition (Jeu de société)
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| Horreur à Arkham (3e Edition) - Publié par FFG |
Dans le genre, "Horreur à Arkham" fait partie des piliers. Et patatras voilà que l'édition 3 déploie l'effroi et son sournois désarroi. Joie !
Si vous craignez pour votre santé mentale, ne cliquez pas sur la suite.
vendredi 15 février 2019
Gone girl
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| Chacun cherche sa femme |
(2014 - Réalisé par D. Fincher) ****
mercredi 13 février 2019
Millenium - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
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| Cherchez le tatouage |
Mikael est un journaliste à l'ancienne, aux méthodes respectant scrupuleusement la loi, avec une vie plutôt classique, divorcé et couchant avec la directrice en chef de son journal (bref, la routine). Lisbeth est une jeune femme sous tutelle à cause de ces antécédents "problématiques" (elle a foutu le feu à son père quand elle était ado), look goth, asociale, bisexuelle et informaticienne de génie gagnant sa vie en hackant illégalement des informations pour monter des dossiers sur ces cibles (dont, notamment, Mikael lui-même).
Un duo pas banal qui va s'apprivoiser pour résoudre une affaire tordue, après avoir affronté un drame chacun de son coté, moral pour Mikael et (douloureusement) physique pour Lisbeth. Ce n'est pas un hasard si Fincher s'attarde plus sur les problèmes personnels de ces deux-là que sur l'intrigue solide mais déjà vue de la recherche d'Harriet, jeune ado volatilisée depuis 40 ans. Les deux personnages principaux ont autant de défauts que de qualités, ce qui les placent dans la zone grise qui les rend humains et fait qu'on s'attache à eux. Et même lorsque le mystère se résout enfin, le film se poursuit dans un long épilogue dévoilant ce qu'il advient de nos deux protagonistes.
Mais quelle est la différence avec la série TV produite un an auparavant (3 films suédois remontés en 6 épisodes) ? un réalisateur surdoué et motivé, avec des moyens conséquents. Que ce soit sur les plans visuels ou sonores, dans l'ambiance en général et dans le choix des cadrages en particulier, la sélection des rôles principaux et secondaires, pour la reconstitution minutieuse des 60's et le design audacieux de la maison de verre moderne, Mister Fincher est un des grands pros de sa génération. Il le prouve une fois de plus avec Millenium.
vendredi 1 février 2019
Kingsman - Services secrets
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| Un seul des trois a la Classe. |
Première étape, revenir à la source : l'espion Anglais c'est le flegme assuré. Deuxième point, un méchant original et moderne, un mix entre Mark Zuckerberg et Steve Jobs avec un léger zozotement pour le rendre plus humain tout en renforçant l'aspect comique. Troisièmement, raconter l'histoire d'un mentor et de son élève pour présenter au public l'organisation Kingsman et suivre la formation du jeune Eggsy. Dernière phase, affecter au bad guy une "femme de main" mémorable et ajouter des séquences d'action délirantes avec des types coupés en deux (dans le sens vertical), des explosions de têtes style champignons atomiques, des gadgets parapluie pare-balles et chaussure cran-d'arrêt, et surtout un massacre de masse hyper gore qui se conclu par une scène encore plus choquante (qu'on ne va pas révéler !).
Si le film est un bouton de manchette au dessus des concurrents c'est grâce au soin apporté par un réalisateur qui maîtrise son sujet et sa technique. C'est surtout à cause du casting surprenant posté là où on ne l'attend pas : Un inconnu qui assure dans le rôle titre (Taron Egerton), Colin Firth (plutôt habitué des rôles "intello", King's Speech ou A single man) exécutant avec brio des séquences très physiques, Samuel L Jackson qui compose un personnage à la fois risible et froidement crapuleux et Sofia Boutella qui met à profit sa formation de danseuse pour crédibiliser sa "Gazelle", mélange stupéfiant de Terminatrice avec ses jambes-prothèses et d'acrobate-tueuse à la "Pris" de Blade Runner.
La comédie alterne entre gags attendus mais bien exécutés (les conflits entre les Kingmen et Eggsy) et humour noir à froid (les speech glaçants mais ironiques de Valentine, le milliardaire qui veut éliminer la population mondiale pour sauver la planète). Le contrat de départ est donc respecté et le film créé un univers neuf en recyclant de l'ancien, de quoi lancer une nouvelle franchise.
jeudi 31 janvier 2019
Les 8 Salopards
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| Le beau et la bête |
Sur la route enneigée menant à Red Rock, deux chasseurs de primes se rencontrent. L'un trimbale les trois corps des hors-la-loi qui lui feront toucher la récompense en ville, l'autre escorte en diligence la dangereuse criminelle Daisy Domergue, pour la même raison.
Évidemment sur le papier, ça sent fortement le gunfighting dans l'ouest sauvage : du casting divin de "gueules" à admirer en gros plan façon Sergio Leone, du Morricone sacré à la partition musicale, du paysage sublime à vivre en format scope comme dans les Classiques des 50's, du dialogue ciselé made in... Tarantino, of course.
Et puis soudain, après une demi-heure de mise en place, tout s'arrête.
Voilà notre diligence forcée de s'arrêter dans la mercerie de Minnie, petit relais paumé dans les montagnes et le blizzard. Et le Western bascule vers un huis-clos claustro. Bye bye la chevauchée héroïque dans les sommets glacés, tout ce beau monde se calfeutre dans un lieu unique, une cabane perdue au milieu de nulle part. Nous sommes donc à présent dans un autre film de genre, du style "Cabin in the woods", mais sans la forêt !
Le pari de l'auteur, maintenir la tension pendant les deux heures qui suivent, s'avère risqué. De fait il n'évite pas les longueurs et les redites, en mettant en scène comme dans une pièce de théâtre les huit protagonistes qui s'affrontent. Les deux chasseurs de primes, John Ruth et le Major Warren, assurent le show. Ils vont devoir patiemment relever les indices pour trouver le ou les traîtres chargés de libérer la hors-la-loi dès que l'opportunité se présentera. Du patibulaire Joe Cage, du trop poli Oswaldo, du silencieux Général Sudiste Smithers, du bizarre Bob le Mexicain, du soit-disant nouveau Sheriff Mannix ou du cocher O.B., qui est là pour sauver Daisy de la pendaison ?
Les numéros des actrices et acteurs parviennent à capter l'attention mais l'ensemble aurait mérité une coupe franche dans les scènes pour gagner 15 bonnes minutes. QT s'est fait plaisir, trop à mon goût, en allongeant exagérément certaines confrontations. Cela reste un bel hommage, sincère, avec des passages exquis qu'on déguste avec plaisir et d'autres où on frôle la touche "avance rapide" de sa télécommande.
mercredi 30 janvier 2019
Django unchained
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| Deux chasseurs de primes et un "Wanted" |
(2012 - Réalisé par Q. Tarantino) ****
Evidemment avec QT, il y a un twist : dans sa version, Django est un esclave noir lancé dans une quête vengeresse, sa promise étant asservie dans une plantation de coton. Toutes les épreuves classiques sont franchies par le héros, et dans l'ordre (ce qui est rare dans les productions Tarantinesques, où flashbacks et flashforwards pullulent). La libération par le mentor, l'apprentissage, la recherche de la dulcinée, les épreuves physiques et psychologiques et la vengeance finale. Check-list au complet.
C'est comme souvent dans les soubresauts stylistiques et les rôles gravitant autour du personnage principal qu'on trouve matière à se délecter. Le volubile et très Européen Docteur King Schultz, le salopard et très distingué membre du KKK Big Daddy, le raffiné et tout aussi raciste Calvin Candie à la tête de son "Candie land" où il organise des combats de Mandingos, esclaves devant se battre entre eux pour le plaisir de leurs propriétaires, le traître serviteur Stephen (Samuel L. Jackson, comme d'hab impeccable, avec un rôle ambigu de petite vipère vendue aux maîtres blancs). La galerie vaut la visite. Tous ces personnages, sous le vernis d'une soi-disant culture évoluée, sont plus sauvages que celles et ceux qu'ils traitent comme tels.
Les citations musicales et cinématographiques sont trop nombreuses et trop pointues pour que j'en dresse une liste, la plupart m'étant passées au dessus du crâne. Mais il reste toujours cette mécanique savamment dosée, ce surplus de coolitude qui n'appartient qu'à ce réalisateur passionné par son art. Parfois il se perd dans des clins d’œil trop appuyés, comme par exemple lors de la séquence gag étirée de l'attaque des neuneus du KKK, ou la rencontre des transporteurs de la Compagnie Minière (avec un caméo poussif de Mister Quentin) qui casse le rythme emballé de la dernière partie du film. Cependant l'ultime fusillade, savoureuse et libératrice, permet de finir en beauté !
vendredi 21 décembre 2018
The VVitch, Hérédité : Familles je vous hais
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| Réunions de familles |
The VVitch (réalisé par R. Eggers) et Hérédité (réalisé par A. Aster) sont deux films sortis respectivement en 2015 et 2018. Bien que situés à deux époques différentes, le 17e siècle et le temps présent, ils racontent l'histoire anxiogène de familles dysfonctionnelles en prenant appui sur le genre Horreur-Fantastique.
Sous-titré dans sa version d'origine "Conte folklorique de Nouvelle-Angleterre", The VVitch tire son ambiance unique des légendes sur les sorcières héritées du moyen âge. Une famille puritaine venue d'Angleterre dans les territoires d'Amérique du Nord se trouve chassée de sa colonie à la suite d'un différend religieux. Elle doit vivre recluse, en autarcie dans une petite ferme à la lisière d'une forêt. La disparition du bébé de la famille va confronter parents et enfants au mythe des Sorcières.
Hérédité se déroule de nos jours et s'ouvre sur l'enterrement de la grand-mère de la famille Graham. Sa disparition va déclencher une série de psychoses et de drames au sein du foyer, se muant peu à peu en événements surnaturels. Le film explore une thématique plus moderne basée sur les esprits malins qui hantent les lieux et possèdent les personnes.
Voici donc la joyeuse thématique de la soirée : une cellule familiale isolée qui va se replier sur elle-même à force de cultiver ses névroses, qu'elles soient religieuses pour les puritains des années 1630 ou psychosomatiques pour nos contemporains.
Cool.
Et nous allons voir que ce ne sont pas les seules similitudes entre les deux films.
Le temps de prévenir tout le monde que ça va divulspoiler abondamment et on clique sur la suite.
vendredi 14 décembre 2018
RENEGADE (jeu de société, en anglais)
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| Renegade - Publié par Victory Point Games |
Des hackers en guerre contre une entité virtuelle malfaisante nommée Mother, ça passe encore. Depuis le premier Matrix il y a près de vingt ans, tout le monde est expert des réseaux informatiques. Mais quand on commence à sortir les Neural Hubs, Propagators, Data Ports et autres Countermeasures, ça fait moins les malins. Surtout quand tout se passe sur des partitions de serveurs et que vos actions sont des commandes Cognition ou Deception.
Et lorsque l'auteur décide d'allier ses codes philosophico-technologiques à une épure esthétique de symboles colorés sur une grille d'hexagones, les auto-proclamés "experts" se roulent en boule dans un coin de la salle, en marmonnant "on va plutôt jouer aux petits chevaux".
Renegade de Victory Point Games est un jeu de plateau, en anglais, dans lequel de un à cinq Avatars piratent un programme informatique sur son terrain, à savoir les disques durs où sont stockées les données. Vous êtes les intrus et votre but est de survivre tout en remplissant un maximum d'objectifs. Vos armes : 15 cartes avec lesquelles vous générez tout un tas de jetons colorés.
Intrigué ? La suite lisez !
vendredi 30 novembre 2018
L'essentiel Jackie Chan (Coffret 10 Films)
Coffret 10 DVD (2017) : La Hyène Intrépide (1979) + La Danse du Lion (1980) + Le Marin des Mers de Chine (1983) + Police Story (1985) + Mister Dynamite (1986) + Le Marin des Mers de Chine 2 (1987) + Police Story 2 (1988) + Big Brother (1989) + Opération Condor (1991) + Crime Story (1993)
Excellent survol de la carrière de Jackie Chan dans sa période Hongkongaise, comme réalisateur et acteur principal. Mix entre comédies burlesques et thrillers policiers, cette compil montre l'évolution du genre des films d'arts martiaux dans les 80's. Ca commence avec des clowneries loufoques (Hyène et Lion), aux chorégraphies de combats ultra-calculées et aux histoires très simplettes. Jackie apporte le second degré qui sauve ces films, parodiant le Dieu du Kung-Fu Bruce Lee tout en lui rendant hommage. Chan va y parfaire le style qui fera de lui une Star mondiale dans ses futures productions Hollywoodiennes, l'utilisation du décor et de tous ses accessoires lors des scènes d'action. Qu'il se batte avec un tabouret, un éventail ou des baguettes, déguisé en clodo, en femme ou en dragon, l'acteur exploite à fond toutes les possibilités offertes.
La réalisation et l'action deviennent plus fluides avec "Le Marin", on sent que le budget de prod a augmenté significativement, l'aventure est plus ample ! C'est aussi le moment pour Chan de s'ouvrir à des scénarios plus contemporains, avec plus ou moins de réussite, sur ses séries "Story" (Police et Crime), Mister Dynamite et Opération Condor (en aventurier façon Indiana Jones) ou Big Brother (en Chef de gang de Film Noir). Mais à chaque fois il garde à l'esprit ce qui fait son succès : étirer dans la durée chaque scène d'affrontement, placer ses caméras et découper les séquences de façon à ce qu'on comprenne ce qu'il se passe à l'écran, tout en poussant tous les curseurs au max ! Un gimmick va devenir une tradition au fil du temps : montrer au générique de fin toutes les tentatives ratées de cascades, avec un Jackie qui fini généralement sur un brancard.
mardi 27 novembre 2018
RACE FOR THE GALAXY (Jeu de société)
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| Race for the Galaxy - Publié par Ystari Games |
Le principe du jeu est indiqué dans son titre : conquérir et développer des planètes pour acquérir un maximum de points de victoire en un temps limité.
samedi 15 septembre 2018
Poltergeist
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| Who you gonna call? |
(1982 - Réalisé par T. Hooper) *****
Pour la partie politiquement incorrecte, le père Tobe délivre un message édifiant sur l'Histoire des États-Unis, littéralement bâtie sur les cadavres des natifs Amérindiens. Il glisse aussi dans cette aventure surnaturelle une multitude de petites allusions sur la schizophrénie de ce peuple : la télé est le support involontaire des esprits mauvais (le film s'ouvre sur l'hymne américain diffusé à la TV devant la famille qui roupille : message compris ?), les parents fument un joint tout en lisant la biographie du président Reagan, la chambre des enfants est proprement noyée sous les jouets plus ou moins grotesques, symbole d'un consumérisme maladif, et les "experts" para-psychologues restent impuissants malgré leurs gadgets high-tech. C'est toute une vision idyllique du mode de vie Américain qui est gentiment malmenée.
Si Poltergeist a tant marqué les esprits des ados des années 80, c'est aussi grâce à l'interprétation sans faille des actrices et acteurs. Que ce soit les adultes ou les enfants, le casting est en or massif. En particulier Diane la maman, qui crédibilise toutes les scènes d'émotions et vous colle des frissons lorsque l'esprit de sa fille la "traverse". C'est aussi une action-girl qui va chercher sa gosse perdue dans l'au-delà, tout en gardant son sex-appeal en affrontant l'esprit frappeur en petite culotte. Elle sera par ailleurs principalement aidée par deux autres femmes, la scientifique "Docteur Lesh" et Tengina, la médium responsable de la ligne de dialogue la plus célèbre du film ("This house is clean"), peu avant le déferlement final !
vendredi 7 septembre 2018
Wargames
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| Scène d'époque en -28 avant Snapchat |
(1983 - Réalisé par J. Badham) *****
Mais toute cette débauche technologique n'est rien comparé à l'exploit réalisé par notre ami le jeune. Non pas de pirater le super-computer du NORAD, ça c'est facile. Pour tous les nerds spectateurs en 1983, le tour de force le plus incroyable est que David ramène une FILLE dans sa chambre ;-)
Soyons sérieux deux minutes. Wargames a fait date car il montre, sans doute pour la première fois dans un film grand public, un ado adepte des nouvelles technologies bien dans sa peau, loin du cliché du coincé à lunettes, pédant et mal fagoté. David est un gars intelligent avec toute la fraicheur naïve de sa jeunesse, un sacré débrouillard qui ne baisse jamais les bras dans sa lutte contre des adultes bornés ou dépassés. Son aventure est palpitante, avec ses rebondissements parfois trop gros (il s'évade tout seul du bunker le plus sécurisé des USA !) mais toujours rythmés, et se conclut de façon attendue mais pleinement satisfaisante (spoiler : le gars bat WOPR et gagne la fille, youpi !)
D'une manière plus générale, le film sort dans un contexte de guerre froide encore très vivace entre les USA et l'URSS. L'intro montre comment l'escalade soudaine du conflit peut déterminer en quelques minutes le sort de l'humanité. Cette menace nucléaire planant constamment est heureusement désamorcée par le personnage du Général Beringer, l'élément comique caricatural qui balance des punchlines et ne cesse de modifier l'état d'alerte nationale DefCon tout au long du film comme s'il s'agissait d'un jouet. Les autres protagonistes restent crédibles, Jennifer la future girlfriend endosse le rôle ingrat mais indispensable de la candide à qui David doit expliquer le jargon abscons. L'ingénieur Mc Kittric, qui a rendu autonome WOPR, et le professeur Falken, celui qui l'a créé, vont chacun évoluer dans leur point de vue au fil des événements.
Le commentaire sur les dangers des nouvelles technologies trouve un écho aujourd'hui. Même si la bombe atomique est encore un sujet d'inquiétude, la problématique s'est déplacée sur la manipulation de masse permise par le traitement des données à grande échelle. La question principale de Wargames dans les 80's, peut-on confier notre destin aux super-calculateurs, a depuis été réglée par la génération 2K : oui, les algorithmes de Google, Amazon, Facebook et Apple peuvent gérer notre vie.
Flippant, non ?
samedi 4 août 2018
The Revenant
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| "I'm the king of the world !" |
(2016 - Réalisé par A. G. Iñárritu) ****
L'histoire vraie de Hugh Glass, laissé pour mort dans un environnement hostile après avoir subi des tourments autant physiques que psychologiques, sert de fil rouge vers une rédemption finale. Sa longue traversée hivernale est ponctuée de rencontres tantôt funestes tantôt favorables. En parallèle on suit le trajet de son bourreau, celui qui lui a tout pris, autant par cupidité que par instinct de survie dans des circonstances imprévisibles et un contexte franchement inhospitalier.
Le style fluide du film est parfaitement adapté à son propos. Pas de frénésie, des plans-séquence souples et étirés embrassant la totalité d'un paysage magnifique et s'approchant au plus près des personnages dans un souffle ample, qui impliquent émotionnellement le spectateur comme peu de films, toujours au cœur d'une action chorégraphiée de main de maître. Même si certaines envolées mystiques auraient pu être un chouia raccourcies, l'odyssée mérite d'être vécue.
jeudi 2 août 2018
The Social Network
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| "Bientôt, vous aurez tous une page Facebook..." |
(2010 - Réalisé par D. Fincher) *****
Comme il le dit lui-même, Mark Zuckerberg ne sait pas vraiment ce qu'il tient dans ses lignes de codes lorsqu'il fait financer son portail social avec les 1000 dollars de son pote, mais il a l'intuition qu'il doit laisser son monstre grandir en même temps que la jeunesse, adaptant le concept avec des flashs d'inventivité, comme lors de la séquence sur la création du statut relationnel.
Fincher le montre parfaitement avec plusieurs analogies tout au long du film : pendant que l'ancien monde s'éclate avec des putes payées dans des soirées élitistes, le nouveau prend possession de la zone virtuelle où se noueront les relations sociales du peuple. Pendant que les fils de bonne famille rament en ligne droite dans leur couloir d'aviron étriqué, les codeurs pissent les lignes de programmes qui captureront notre intimité pour mieux la marchander. Pendant qu'Eduardo s'échine à trouver de maigres financements publicitaires, Zuckerberg recrute le créateur de Napster qui lui décroche son premier gros investissement. Et tandis que les hordes d'avocats perdent leur temps en négociations juridiques, Facebook investit ses nouveaux bureaux et fête son millionième membre.
Le film explique parfaitement le fonctionnement intellectuel du jeune businessman, prototype du geek à une époque où ce terme n'est pas encore sexy pour les séries TV et Hollywood. Il a toujours un coup d'avance, quitte à sacrifier au passage son amitié et poursuivre en vain sa copine qui l'a largué. Cette difficulté à communiquer est excellemment rendue par l'acteur Jesse Eisenberg : un peu autiste dans ses sentiments mais avec un mental constamment fixé sur un objectif dont les limites sont sans cesse repoussées. Un portrait tellement précis que l'actualité nous indique que le bonhomme n'a pas changé : en 2018 il balade les gouvernements comme jadis les Winklevoss, en produisant régulièrement les mêmes excuses bidons concernant son redoutable outil d'influence planétaire.














