vendredi 16 mars 2018

Blade Runner 2049

Les androïdes inertes rêvent-ils de moutons empaillés ?

(2017- Réalisé par D. Villeneuve) ****

L'officier "K", issu d'une nouvelle génération de Replicants créés par la société Wallace, est un Blade Runner : il traque les anciens modèles Nexus-8 encore en fonction pour les "retirer". Après une arrestation mouvementée dans une ferme bio-synthétique, K fait une curieuse découverte. 

Située 30 ans après les événements du premier Blade Runner, la version "2049" restitue avec minutie le style élégant et froid et le rythme ralenti de son modèle. Certains plans sont des références directes à l'original, le zoom sur l’œil ouvert, l'ambiance maussade des rues bondées noyées sous les projections holographiques publicitaires, les éclairages savants dans les gigantesques intérieurs baroques, bref, tout ce futur d'anticipation déprimant annonçant la fin de la race humaine. 
On retrouve aussi des personnages ressemblant fortement aux rôles du film original : l'enquêteur taciturne (Deckard/K), le business-man mystique se prenant pour Dieu (Tyrell/Wallace), l'androïde de combat (Roy Batty/Luv) et l'androïde prostituée (Pris/Mariette). Même l'intérêt romantique du héros, la Replicant Rachel dans Blade Runner, trouve un écho dans "2049" sous la forme de l'I.A. Joi.

Le nouveau Blade Runner est une vraie suite qui prolonge les questions métaphysiques laissées en suspend il y a 25 ans par la version "director's cut". Qu'est-ce qui défini l'Humain si une machine peut l'imiter à la perfection ? Elle fait notre boulot mieux que nous et simule les sentiments aussi bien. 
Le détective K est une machine consciente de son état, sachant pertinemment que ses souvenirs d'enfance sont des faux. Il arrête ou tue sans remord ses semblables moins évolués que lui, les anciens modèles Nexus. Son arc narratif dans le film en fait un protagoniste secondaire plutôt que le sujet principal, puisqu'il découvre qu'il n'est pas ce qu'il croyait être.
Joi la copine virtuelle n'est qu'un programme sophistiqué, dépendant du bon vouloir de son maître qui l'active et la désactive à volonté. Elle reste confinée dans une boîte, impuissante pour protéger son bien-aimé qui est littéralement son unique raison "d'exister". Elle est tout de même dotée d'un tel désir, une émotion tellement humaine, qu'elle va jusqu'à se synchroniser avec une Replicant prostituée afin de pouvoir pratiquer l'amour physique ! C'est ainsi que K montre aussi son coté humain en expérimentant le sentiment amoureux. Tandis que les "vrais" gens, ceux qui ont une âme comme le dit la chef humaine de K, s'adonnent au sexe le plus basique avec des Replicants comme Mariette, K recherche quelque chose de plus émotionnel. Ce qui le mènera à la fois à la conclusion de son enquête policière et au bout de sa quête personnelle.
Même Luv, la Nexus-9 travaillant pour Wallace, est dominée par la confusion, autre état typiquement humain. Elle a vu ce que son patron faisait aux modèles ne répondant pas à ses attentes, elle met donc tout en œuvre pour remplir sa mission, pour "être la meilleure" comme elle le dit, quitte à transgresser les lois et liquider froidement les obstacles.
Quand à Deckard, une des grandes réussites du film est de rétablir l’ambiguïté concernant sa nature exacte. Est-il, oui ou non, un Replicant ? Dans la version définitive du premier épisode les indices ajoutés tout au long du film par Ridley Scott validaient cette thèse (le rêve de la licorne et la pupille des yeux brillant dans l'obscurité). Dans 2049 ce personnage retrouve son ambivalence en esquivant le sujet, démontrant ainsi que cette question est finalement accessoire.

Que reste-t-il pour séparer l'Homme de la Machine ? La procréation, ultime frontière, est tout l'objet du film. Un nouveau monde dans lequel les deux genres sont mêlés. Est-ce que nous nous dirigeons vers un tel futur ? Est-ce notre fin ou notre renaissance en tant qu'espèce ? 
Rendez-vous en 2049.

jeudi 7 décembre 2017

Divinity Original Sin II, la checklist pour s'en sortir

Divinity Original Sin II
Après un excellent premier épisode sorti en 2014, une suite de Divinity Original Sin devait inévitablement voir le jour. D'abord dispo pendant un an sous le forme d'un early access dans Steam (ou comment faire payer vos joueurs pour beta-tester votre développement), le N° 2 fut démoulé à la rentrée avec un beau succès commercial à la clé. Il vient de fêter son millionième exemplaire vendu en cette fin d'année.

Si "DoS 2" a gagné de nombreux.breuses adeptes, certain(e)s restent dérouté-tée-s par les mécani\qu\cienn-e[s] de jeu peu orthodoxes {?} de ce~tte RPG... oh putain j'arrête l'écriture inclusive.

pouf-pouffe.

Si "DoS 2" a gagné de nombreux adeptes, certains restent déroutés par les mécaniques de jeu peu orthodoxes de ce RPG fantasque et foisonnant.
Embarquons donc, gentes Dames et galants Aspirants, pour un tour d'horizon qui, espérons-le, vous permettra d'y voir plus clair dans ce joyeux foutoir que sont les subtilités des systèmes de combat de Original Sin II.

mercredi 16 août 2017

Strange Days

 

La fête est finie

(1995- Réalisé par K. Bigelow) ***

Alors que le monde se prépare à fêter le passage à l'an 2000, Lenny cherche à faire fructifier son trafic de "Squids", des vidéos ultra-réalistes permettant de ressentir toutes les émotions des personnes qui les enregistrent en live, directement depuis leur cerveau. Mais lorsqu'une jeune femme lui remet un film clandestin, Lenny plonge malgré lui dans une affaire trouble. 

Ce n'est pas le premier (ni le dernier) film à dépeindre la société actuelle sous couvert de science-fiction d'anticipation. Le postulat de départ ne sert qu'à commenter un des plus grands scandales du début des années 90 aux États-Unis, l'affaire Rodney King (noir-américain qui, après une tentative de fuite en voiture, sera roué de coups par des policiers filmés à leur insu, ce qui déclenchera une série d'émeutes). L'intrigue du film ne reprend pas directement ce fait-divers dramatique mais illustre frontalement les tensions raciales et politiques toujours au cœur des USA. 
La réalisatrice, déjà autrice du formidable Point Break, confirme son style efficace et sa narration nerveuse, qui font de Strange Days un bon thriller "tech-noir" en surface mais avec un supplément de profondeur sur des sujets qui fâchent : culture du viol, voyeurisme, racisme systémique. Le héros mâle blanc cynique et paumé est contrebalancé par une femme noire dont la moralité l'ancre dans la réalité. Et ce n'est qu'ensemble qu'ils s'en sortiront.


mercredi 2 août 2017

Un aide-mémoire sommaire mais néanmoins fort utile pour Final Fantasy XII: Zodiac Age

 La grande ronde des Classes de FF12. 

Vous connaissez cette angoisse du mauvais choix ? Cette impression désagréable que plus tard vous regretterez votre décision quelque soit l'option que vous sélectionnez maintenant ?

Parfois ce sentiment vous assaille pour des futilités, comme choisir de pisser sur une statue de Kim Jong-Un lors d'un voyage en Corée du Nord ou ne pas emmener ses préservatifs avant une partouze avec des inconnus. Mais pour les événements marquant le restant de votre vie, comme la constitution d'une équipe équilibrée dans Final Fantasy XII: Zodiac Age, on n'imagine pas les conséquences dramatiques après 50 heures de jeu que peuvent entraîner des choix hasardeux en début de partie.

Afin de vous épargner les affres de regrets éternels et une lente lente lente dépression inévitable voici donc une compilation de toutes les choses bonnes à savoir : à quoi servent les 9 caractéristiques, les forces et faiblesses de chaque Job, les bonus et malus des armes et armures associées aux Classes et, pour conclure avec brio, quelques conseils sur la création des Gambits.

Avertissement :
L'objectif n'est pas de fournir un guide clé en main vous donnant la combinaison de jobs ultimes pour avoir LA team bad ass en auto-pilote qui défonce tout. Plutôt de vous permettre de trier plus facilement parmi la tonne de possibilités offertes par les systèmes de jeu de FF12, obscurs voire franchement pas clairs.

Note : Les statistiques utilisées pour créer cette aide de jeu ont été glanées dans divers tables éparpillées sur le site finalfantasy.wikia.com.
Que ces auteurs et trices en soient mille fois congratulés.



mercredi 21 juin 2017

Playlists Best Of Prince Rock/Funk/Groove/Love


Fêtons la musique, festoyons même !
Et profitons de la sortie dans deux jours de la version remasterisée de Purple Rain pour proposer notre propre Best Of de l'oeuvre d'un artiste qu'on a jamais cessé de célébrer dans ces pages.

Mais comment faire pour résumer des dizaines d'albums officiels ? Comment éviter les sempiternels "Kiss" et autres "Let's go crazy", présents dans tous les Greatest Hits ?
La solution est limpide : piocher dans les titres moins connus et proposer non pas UNE mais QUATRE compilations parce qu'on est un gros déglingo.

Avant que les professionnels de la profession ne hurlent au sacrilège : oui, nous assumons cette déconstruction sauvage des œuvres de l'artiste. Ces compiles ont pour objectif de faire découvrir aux néophytes l'étendue du travail de Prince et de rappeler aux fans le génie de leur idole.
Avant que les experts de l'expertise ne crient à l'imposture : oui, certains des titres ne correspondent pas pleinement au genre auquel ils sont associés. L'artiste est connu pour mélanger les styles et les courants musicaux, rendant difficile une catégorisation. Un seul point commun entre toutes ses chansons : la touche Princière.
Avant que les trolls du trolling ne soulignent des oublis : oui, nous avons probablement omis certaines de VOS chansons favorites. La solution ? faites vos propres Best Of.


Rocks! (Playlist on SPOTIFY)
1. I'm yours (For You - 1978)
2. Sister (Dirty Mind - 1980)
3. Sexuality (Controversy - 1981)
4. All the critics loves U in NY (1999 - 1982)
5. Darling Nikki (Purple Rain - 1984)
6. Temptation (Around the world in a day - 1985)
7. Play in the sunshine (Sign O the times - 1987)
8. Electric Chair (Batman - 1989)
9. She's always in my hair (The Hits/The B-Sides - 1993)
10. Now (The Gold Experience - 1995)
11. Zannalee (Chaos & Disorder - 1996)
12. Calhoun Square (Crystal Ball - 1997)
13. Beautiful strange (Rave in2 the joy fantastic - 2001)
14. Strange relationship (live) (One Nite Alone Live! - 2002)
15. Interactive (Crystal Ball - 1997)
16. Dreamer (Lotus Flow3r - 2009)
17. FunkNRoll (PlectrumElectrum - 2014)
18. Rocknroll loveaffair (HitNRun Phase Two - 2015)

Funks! (Playlist on SPOTIFY)
1. Sexy Dancer (Prince - 1979)
2. Head (Dirty Mind - 1980)
3. Let's Work (Controversy - 1981)
4. Something in the water (1999 - 1982)
5. New position (Parade - 1986)
6. I wonder U (Parade - 1986)
7. The ballad of Dorothy Parker (Sign O the times - 1987)
8. We can funk (Graffiti Bridge - 1990)
9. Push (Diamonds & Pearls - 1991)
10. In this bed I scream (Emancipation - 1996)
11. Come on (NewPowerSoul - NPG - 1998)
12. Undisputed (Rave un2 the joy fantastic - 1999)
13. Illusion, coma, pimp & circumstance (Musicology - 2004)
14. 3121 (3121 - 2006)
15. Ol' Skool Company (MPLSound - 2009)
16. Laydown (20TEN - 2010)
17. U Know (Art official Age - 2014)
18. Ain't about 2 stop (HitNRun Phase One - 2015)

Loves! (Playlist on SPOTIFY)
1. Baby (For you - 1978)
2. It's gonna be lonely (Prince - 1979)
3. The Beautiful Ones (Purple Rain - 1984)
4. The Ladder (Around the world in a day - 1985)
5. Under the cherry moon (Parade - 1986)
6. Forever in my life (Sign O the times - 1987)
7. Anna Stesia (Lovesexy - 1988)
8. The question of U (Graffiti Bridge - 1990)
9. Damn U (LoveSymbol - 1992)
10. How come U don't call me anymore (The Hits/The B-Sides - 1993)
11. I hate U (The Gold Experience - 1995)
12. Dreamin about U (Emancipation - 1996)
13. One of your tears (The Truth - 1997)
14. Mellow (The Rainbow Children - 2001)
15. When Eye lay my hands on U (The Chocolate Invasion - 2002)
16. Empty room (live) (C-Note - NPG Music Club - 2004)
17. Satisfied (3121 - 2006)
18. TicTacToe (PlectrumElectrum - 2014)
19. Revelation (HitNRun Phase Two - 2015)

Grooves! (Playlist on SPOTIFY)
1. Just as long as we're together (For you - 1978)
2. Do it all night (Dirty Mind - 1980)
3. Pop Life (Around the world in a day - 1985)
4. Anotherloverholenyohead (Parade - 1986)
5. Rockhard in a funky place (Black Album - 1988)
6. Partyman (Batman - 1989)
7. Willing and Able (Diamonds & Pearls - 1991)
8. Love 2 the 9's (LoveSymbol - 1992)
9. Shockadelica (The Hits/The B-Sides - 1993)
10. New Power Soul (Exodus - NPG - 1995)
11. Shy (The Gold Experience - 1995)
12. Good love (Cristal Ball - 1998)
13. Pretty man (Rave un2 the joy fantastic - 1999)
14. 1+1+1 is 3 (The Rainbow Children - 2001)
15. Musicology (Musicology - 2004)
16. Sticky like glue (20TEN - 2010)
17. Clouds (Art Official Age - 2014)
18. Xtraloveable (HitNRun Phase Two - 2015)

samedi 15 avril 2017

Persona 5

Les joies de la glande en milieu scolaire
Atlus
Genre : RPG Social
Verdict: 5/5
(0=Maternelle, 1=Primaire, 2=Collège, 3=Lycée, 4=Fac, 5=Pôle Emploi)

Si vous avez manqué le début

Un lycéen Japonais débarque à Tokyo avec pour seul bagage un léger passif avec la police, le malheureux venant d'être expulsé de son école suite à une embrouille. Le voila sous le coup d'une période de probation, il faut qu'il se tienne à carreau s'il ne veut pas se retrouver avec un casier. Hélas le pauvre se met à faire des cauchemars angoissants où il est prisonnier dans une geôle infâme et pour couronner le tout, il arrive en retard au premier jour de cours dans son nouveau lycée parce qu'il s'est paumé dans un château sordide.
Wait a minute. Un château, en plein Tokyo ? Étrange...

lundi 10 avril 2017

Playlist Opolopo


Playlist on SPOTIFY

Kobayashi Maru  (Voltage Controlled Feelings - 2010)
Get on up  (Superconductor - 2015)
We got that  (Mutants Vol.2 - 2014)
Let me do my thing (Remix - Ferry Ultra feat. G. McCrae)  (Single - 2015)
Too small (Skint Mix - feat. Anna Sise)  (RF presents Opolopo - 2007)
In the thick of it (Remix - Joey Negro feat. A. Johnson)  (Mutants Vol.2 - 2014)
Tweak my knobs  (Voltage Controlled Feelings - 2010) 
So good (feat. K. Burke)  (Superconductor - 2015)
Freeze the cut (Remix - Comfort Fit feat. Blacktroniks)  (Compilation - 2009)
The Best (feat. Colonel Red)  (Superconductor - 2015)
Bonafide (feat. Amalia)  (Voltage Controlled Feelings - 2010) 
This is what you are (Remix - M. Biondi & The High Five Quintet)  (Mutants Vol.2 - 2014)
Spare me the details (feat. E. Dillard)  (Superconductor - 2015) 

jeudi 23 mars 2017

Les Annales du Disque-Monde (Terry Pratchett)

Dans un monde posé sur quatre éléphants en équilibre sur la carapace d'une tortue dérivant dans l'espace, une bande de mages, sorcières, gardes, héros, marchands, fonctionnaires, touristes, trolls et tout le reste s'agitent vainement en attendant la Mort. Ça tombe bien, il (*) visite souvent le coin.

* Oui, la Mort est du genre masculin.




   

Les Annales du Disque-Monde : volumes 1 à 41 (1983-2015)

La Huitième Couleur
Le Huitième Sortilège
La Huitième Fille
Mortimer
Sourcellerie
Trois sœurcières
Pyramides
Au guet !
Faust Éric
Les Zinzins d'Olive-Oued
Le Faucheur
Mécomptes de fées
Les Petits Dieux
Nobliaux et Sorcières
Le Guet des orfèvres
Accros du roc
Les Tribulations d'un mage en Aurient
Masquarade
Pieds d'argile
Le Père Porcher
Va-t-en-guerre
Le Dernier Continent
Le Dernier Héros
Carpe jugulum
Le Cinquième Éléphant
La Vérité
Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants
Procrastination
Ronde de nuit
Les Ch'tits Hommes libres
Le Régiment monstrueux
Un chapeau de ciel
Timbré
Jeu de nains
L'Hiverrier
Monnayé
Allez les mages !
Je m'habillerai de nuit
Coup de tabac
Déraillé
La couronne du Berger


Si l'on compte une moyenne de 400 pages par volume composant ces imposantes "Annales du Disque-Monde", un calcul basique indique une somme de 16000 pages d'aventures poilantes. Ça fiche le tournis, surtout lorsqu'on découvre qu'il faut y ajouter encyclopédies, livres pour enfants, adaptations en jeux vidéo, bandes-dessinées et autres hors-série. Dingue. Mais comment fait Pratchett ? Après avoir lu un tiers de l'oeuvre et ayant la ferme intention de continuer, j'ai quelques éléments de réponses. 
Tout part de la création d'une cosmogonie aussi absurde que n'importe quelle religion : un Disque-Monde plat et circulaire, juché sur une tortue nommée A'Tuin se déplaçant dans le vide intersidéral. Avec, comme précisé en introduction, quatre éléphants entre la planète et le reptile à carapace. Sur cette terre médiévale-fantastique parodique on croise quelques héros bien connus, tels Cohen le Barbare vieillissant, l'inventeur-peintre-savant Léonard de Quirm (pas De Vinci) ou Igor, serviteur de savants fous depuis des millénaires (et doté d'un petit foufi d'élocufion).
Mais surtout on s'attache aux personnages principaux : Rincevent le Mage couard et son bagage qui marche, Mémé Ciredutemps la Sorcière pragmatique et ses consœurs, la Mort en personne (à la découverte du monde des vivants), le Capitaine du Guet d'Ankh-Morpork et ses collègues, un bibliothécaire qui fait "Ook" et une ribambelle de créatures, Trolls, Nains, Dieux et Déesses qui tuent le temps en attendant... en attendant quoi, exactement ?

Chaque roman va s'intéresser à l'une ou l'un dans une aventure unique, mettant en avant des thématiques comme les rapports hommes-femmes, la science face aux croyances ou le racisme. L'ensemble est touillé dans une Fantasy débridée avec des références parodiques aux mythologies (de l’Égypte ancienne à Cthulhu) et aux arts contemporains (Cinéma, Musique, etc), voire au sport. Des inventions de génie à chaque fois, des clins d’œil complices au lecteur en permanence, de la bonne humeur à tous les étages et dans toutes les dimensions visitées, le Disque-Monde ne déçoit jamais.

vendredi 30 décembre 2016

The Last Guardian


"Rex, donne la papatte !"
Sony Japan
Genre : Apprivoiser une I.A.
Verdict: ?/5
(0=Chihuahua, 1=Caniche, 2=Berger Allemand, 3=Saint-Bernard, 4=Dobermann, 5=Poney)

Si vous avez manqué le début

Un enfant très tatoué se réveille au coté d'un chien géant à plumes qu'il nomme Trico. Le mioche découvre que s'il veut sortir du gigantesque labyrinthe dans lequel il se trouve il va devoir s'allier avec le gros cleps-poulet. Commence alors un subtil jeu d'apprivoisement entre le gamin et la big bestiole pour parvenir à franchir toutes les embûches sur le chemin vers la délivrance.


Playlist David Bowie : Second Era (83-16)


Leon takes us outside  (1.Outside - 1995)
Outside  (1.Outside - 1995)
Modern love  (Let's dance - 1983)
Sue (or in Season of crime)  (BlackStar - 2016)
New Killer Star  (Reality - 2003)
Something in the air  (Hours... - 1999) 
Black tie white noise  (Black Tie White Noise - 1993)
Let's Dance  (Let's Dance - 1983)
The Motel  (1.Outside - 1995)
Where are we now  (The Next Day - 2013)
Jump they say  (Black Tie White Noise - 1993)
Loving the Alien  (Tonight - 1984)
Thru' these Architecte Eyes  (1.Outside - 1995)
Try some, buy some  (Reality - 2003)
Girl loves me  (BlackStar - 2016)
Little Wonder  (Earthling - 1997)
 Slip Away  (Heathen - 2002)

mercredi 28 décembre 2016

Ghostbusters 2016, le Remerde

Ghostbusters 2016, Mission Nichons
La pluie ininterrompue de remakes foireux a rendu insensible l'amateur de S-F et de Thrillers. Que ce soit Total Recall (2012), Carrie (2013), Robocop (2014) ou Poltergeist (2015), aucun n'a échappé à la malédiction de la douce désillusion pour les productions les moins ratées, ou, pour les plus scandaleuses, à l'envie de déféquer à la face des responsables des ignominies.
Après le remoot de l'épisode IV de Star Wars, 2016 nous a gâté avec deux remakes dans la catégorie "Poids Lourds" : Jurassic World (Jurassic Park remastered en nanar XXL) et, le cas qui nous interpelle aujourd'hui, Ghostbusters.

Le remixe de SOS Fantôme devait lancer une franchise façon Marvel, la grande obsession des gros studios depuis le succès faramineux du Cinematic Universe de la bande des Avengers. La division Marketing de chez Sony avaient des $ plein les yeux en imaginant son projet machiavélique d'une série Ghostbusterienne pour le cinoche. Il suffisait de pomper le scénar du premier film et l'agrémenter d'un twist qui sur le papier avait du potentiel : changer le casting de mâles en héroïnes et ajouter une couche de multiverse. 
Une marque culte avec un concept dans l'air du temps déclinable à l'infini :
Ghostbusters - Origines (reboot du remake) (2018)
Apocalypse Ghostbusters - L'ère de l'Extinction de Gozer (2019)
Ghostbusters VS Men In Black (2020)
Slimer le Gentil Fantôme Glouton (spin-off en synthèse pour les chiards, 2021)
Les Ghostbusters font du ski (2022)


En fait de concept frais le résultat de 2016 est un remake de merde de plus, un remerde.

Vous voulez des preuves ? Lisez la suite. Achtung Spoilers !

jeudi 8 décembre 2016

Final Fantasy XV

Noctis, son possee, sa Regalia, sa biatch (au fond à droite)

Square Enix
Genre : JRPG
Verdict: 3/5
(0=Inconnu, 1=Connaissance, 2=Collègue, 3=Camarade, 4=Meilleur ami, 5=Fuck-friend)

Si vous avez manqué le début

Pour préparer son futur mariage un prince doit partir à la rencontre de sa fiancée qui vit dans le royaume d'à côté. Accompagné de trois acolytes, un garde du corps, un cuistot intello et un blondinet, il va devoir survivre avec pour seules ressources 1 euro par jour et une bagnole à $500.000.

Non, ce n'est pas le nouveau "Pékin Express" à la télé : c'est l'intro du dernier Final Fantasy.

mercredi 30 novembre 2016

Playlist Radiohead II (2003-2016)


Playlist on SPOTIFY

True love waits  (A moon shaped pool - 2016)
Backdrifts  (Hail to the thief - 2003)
Bodysnatchers  (In rainbows - 2007)
Glass Eye  (A moon shaped pool - 2016)
Nude  (In rainbows - 2007)
2+2=5  (Hail to the thief - 2003)
Lotus Flower  (The King of Limbs - 2011)
Weird Fishes/Arpeggi  (In rainbows - 2007)
A wolf at the door  (Hail to the thief - 2003)
Burn the witch  (A moon shaped pool - 2016)
All I need  (In rainbows - 2007)
There there  (Hail to the thief - 2003)
Daydreaming  (A moon shaped pool - 2016)
Sit down. Stand up.  (Hail to the thief - 2003)
Harry Patch (In Memory Of)  (Single - 2016)
Faust Arp  (In Rainbows - 2007)
The Numbers  (A moon shaped pool - 2016)

dimanche 27 novembre 2016

Mad Max - High-Octane Collection

Mad Max 2, portenawak sur le périph' !
Mad Max - High-Octane Collection (2016 - Réalisés par G. Miller) :
Mad Max (1979) ***, Mad Max 2 - Le Défi (Mad Max 2 - 1981) ****, Mad Max - Au delà du dôme du tonnerre (Mad Max - Beyond Thunderdome - 1985) **, Mad Max - Fury Road (2015) *****, Mad Max - Fury Road - Black & Chrome (2016).

De la petite série B succès inattendu de 1979 au blockbuster massif de 2015 Mad Max raconte toujours la même histoire : survivre dans un monde hostile. Dans le premier Max est un "Intercepteur", un flic luttant contre les gangs nomades sans foi ni loi. Il va y perdre tous ceux qu'il aime et devenir cet antihéros fuyant l'humanité. Dans le 2 le monde a basculé définitivement dans le chaos total, Max est au centre d'un conflit pour le bien le plus précieux sur terre, l'essence. Quelques années plus tard dans Thunderdome Max se trouve à nouveau entre deux opposants au sein d'une colonie puis d'un groupe d'enfants perdus. Enfin dans Fury Road Max se retrouve malgré lui au cœur d'une course-poursuite dantesque du redoutable Immortan Joe et ses War Boys face à Furiosa la fugitive qui a libéré ses femmes-esclaves. 
L'édition "Chrome" de Fury Road n'est pas un "director's cut" ou une version longue, il s'agit strictement du même film mais dans une vision "Noir et Blanc". Un choix voulu par le réalisateur qui étonne : certains plans méritent en effet ce traitement pour le contraste saisissant qu'ils procurent, notamment la partie où Furiosa rejoint sa tribu d'enfance. Mais pour le reste, et surtout pendant les séquences de poursuites qui constituent les trois quarts du film, ma préférence va à la version originale sublimement colorisée. 
Ce 4e épisode est d'ailleurs le meilleur à tous points de vue. La réalisation est sans conteste supérieure, bénéficiant du savoir-faire acquis par George Miller dans sa longue carrière et de la longue gestation du projet (plus de 15 ans). Son scénario est le plus abouti, abordant beaucoup de thèmes sous couvert d'une production entièrement tournée vers l'action.
Le premier Mad Max a le mérite de poser les fondations du personnage et son coté fauché le rend sympathique. Sa suite a imposé le mythe Mad Max avec sa galerie de cinglés : Captain Gyro, Lord Humungus, le "Feral Kid", etc. Le 3e épisode est le plus décevant, perdant le coté énergique de la série pour s'enliser dans une histoire de légende pour enfants. Même les traditionnelles chasses en véhicules sont reléguées à la toute fin de l'aventure ! 
Le côté anti-héros de Max s'est émoussé au fil de ses aventures. D'abord flic devenu hors-la-loi, puis misanthrope endurci dans un monde perdu et enfin personnage apathique porté par les événements, sa renaissance dans Fury Road lui redonne un peu d'humanité tout en rehaussant le mythe.

mercredi 2 novembre 2016

Le triangle du Diable


(Satan's Triangle - 1975 - Réalisé par S. Roley) ***

Des gardes-côtes de Miami sont appelés pour secourir un voilier perdu en mer, en plein milieu du sinistre triangle des Bermudes. Lorsque leur hélico parvient sur place les sauveteurs découvrent une rescapée effrayée et plusieurs morts dont un prêtre pendu au grand mât, la tête en bas.

Imaginez : vous avez 9 ans et passez un dimanche trop paisible chez votre grand-tante. Désœuvré, vous allumez la télé qui n'a que 3 chaînes car vous êtes en 1979. Et vous tombez sur une histoire de possession démoniaque avec des cadavres partout dont un qui flotte en l'air et des gens perturbés qui passent leur temps à sourire de façon super-malsaine. Bonne nuit les petits !
Voila comment un petit téléfilm américain plutôt anecdotique est devenu le cauchemar d'une génération de gamins, en une diffusion sur TF1 un dimanche en fin d'après-midi. On imagine que les censeurs de l'époque ont juste pris soin de vérifier qu'il n'y avait personne à poil et aucune goutte de sang : contrat rempli, OK pour le visa "Tout public". Oh je sais, on va me dire que cette production télé n’effraierait pas même une classe de maternelle de nos jours et que ses effets spéciaux sont risibles (passer l'image en noir et blanc pour simuler les éclairs, par exemple). Et pourtant le charme vénéneux de cette madeleine de Proust maudite fonctionne encore sur celles et ceux qui l'ont vécue en Live, il y a 35 ans de cela. 
Sa durée courte (1h10) évite les longueurs et la structure du scénario est bien vue : la découverte du carnage par les deux sauveteurs, le long flashback lorsque la seule rescapée (Kim Novak, oui, celle des Hitchcock) décrit ce qu'elle a vécu puis le faux dénouement où le garde-côte cartésien explique rationnellement comme de banals accidents tous les faits qui semblaient jusqu'alors surnaturels. Ouf, on va pouvoir dormir tranquille.
C'est là que Satan's Triangle referme sur vous son intrigue implacable par un twist qui vous glace le sang (enfin, si vous avez moins de 10 ans). Le Diable existe et il ressemble à n'importe qui. Il prendra votre âme ou votre vie, qui que vous soyez. *Glups*.
Sympa pour un téléfilm du dimanche, non ?