samedi 6 novembre 2021

TEOTIHUACAN (Jeu de société)

Teotihuacan - Pixie Games
 
Nous embarquons pour le Mexique, à une époque où la civilisation Maya règne sur le continent. Teotihuacan, alias la Cité des Dieux, était la plus grande ville dans l'Amérique précolombienne entre -100 et +700 de notre ère (merci Wiki).

Dans cet immense terrain de jeu composé de multiples temples et zones de travail, vous allez gérer une petite troupe d'ouvriers pour acquérir les ressources nécessaires à la construction du plus important édifice culturel et religieux, une immense pyramide qui trône au cœur de Teotihuacan. 
La collecte du Cacao permettra de satisfaire vos travailleurs et les ressources en or, pierre et bois vous aideront à fabriquer et décorer les constructions. Mais la tâche sera ardue, sous la double pression de concurrents qui feront tout pour s'attirer les faveurs des Divinités et d'un compte-à-rebours de sinistre mémoire, le calendrier Maya (vous savez, celui qui avait prédit la fin du monde pour 2012).

Par Tlahuizcalpantecuhtli, Dieu de l'Aurore, mettons-nous de suite au boulot !

vendredi 1 octobre 2021

UNDER FALLING SKIES (Jeu de société)

Under Falling Skies - CGE / Iello

1981, j'insère une pièce de 1 Franc dans la borne d'arcade Galaxian. Un monde nouveau s'ouvre à moi.
2021, je me procure Under Falling Skies pour la somme modique de 29€. Un monde ancien me revient.

D'abord simple jeu gratuit Print and Play sur le forum Board Game Geek, auréolé d'une solide notoriété auprès d'un cercle restreint d'aficionados, UFS est bien vite repéré et remanié pour bénéficier d'une sortie commerciale amplement justifiée. 
Le concept est limpide : recréer en jeu de plateau un des genres les plus en vogue dans l'Histoire du Jeu Vidéo, le shoot'em up vertical. Un écran fixe, des aliens bien alignés en haut descendant vers votre vaisseau qui ne peut se déplacer qu'horizontalement pour leur tirer dessus. Au fil des clones, chaque nouvelle version offre toujours plus de possibilités en conservant l'efficace postulat de départ.

Mais comment, par la Sainte Trinité Space Invaders-Galaxian-Galaga, un jeu de plateau peut-il simuler un shooter antédiluvien ?! 

mercredi 18 août 2021

TRICKERION (Jeu de société)

Trickerion - Mindclash Games
 
A l'âge d'or de la discipline Reine de l'illusion sur scène, dans la Capitale Magoria s'affrontent les prétendants à la succession du meilleur d'entre eux, Dahlgaard. Les multiples représentants des quatre grandes écoles de Magie vont devoir user de leur savoir-faire et de leurs ressources pour apprendre des tours inédits, acheter le matériel requis, recruter le personnel nécessaire, afin de préparer et monter leur spectacle devant le public. 
 
Avec Trickerion nous partons dans l'univers intrigant des tours de magie du temps jadis. Une époque où le public s'émerveillait encore devant des types en costards qui sortaient des lapins de leur chapeau haut-de-forme, sciaient en deux leurs assistantes et disparaissaient dans une malle des indes. Les deux auteurs ont eu la riche idée d'adapter ce concept aux jeux de plateau en général et au placement d'ouvriers en particulier, dans une compétition acharnée entre prestidigitateurs/tateuses rappelant furieusement "Le Prestige", film de Christopher Nolan de 1995.

Et de prestige il sera beaucoup question, puisque votre objectif est d'amasser fortune et gloire, à grands coups d'abracadabrantesques numéros de passe-passe.
 

samedi 14 août 2021

Freddy - L'intégrale (Saga "Les Griffes de la Nuit")

Avec Freddy, épilation rapide garantie

Les griffes de la nuit (A nightmare on Elm street - 1984 - Réalisé par W. Craven) ****
La revanche de Freddy (A nightmare on Elm street Part 2: Freddy's revenge - 1985 - Réalisé par J. Sholder) **
Freddy 3 : Les griffes du cauchemar (A nightmare on Elm street 3: Dream Warriors - 1987 - Réalisé par C. Russel) ****
Le cauchemar de Freddy (A nightmare on Elm street 4: The Dream Master - 1988 - Réalisé par R. Harlin) ***
Freddy 5 : L'enfant du cauchemar (A nightmare on Elm street: The Dream Child - 1989 - Réalisé par S. Hopkins) ***
La fin de Freddy : L'ultime cauchemar (Freddy's dead: The final chapter - 1991 - Réalisé par R. Talalay) *
Freddy sort de la nuit (Wes Craven's new nightmare - 1994 - Réalisé par W. Craven) ****

lundi 9 août 2021

Possessor

Vivre avec une influenceuse dans la tête, le cauchemar ultime

(2020 - Réalisé par B. Cronenberg) ***
Tasya Vos est membre d'une organisation criminelle particulière. Pour approcher et tuer facilement ses cibles, elle utilise une technologie d'avant-garde permettant d'infiltrer le cerveau d'un proche de la victime, afin d'en prendre le contrôle. Vos est une experte dans son domaine mais ses incursions dans les corps d'autrui commencent à la troubler, le processus l'oblige à "suicider" ses proies pour redevenir elle-même.

Le papa David, responsable de quelques uns des plus mémorables films de mon adolescence (La mouche, Chromosome 3, Scanners, Vidéodrome, Faux-semblants), peut être fier de sa progéniture. Le fiston Brandon semble prendre un chemin identique avec son second film (après Antiviral, anticipation imaginant un monde où la mode est de s’inoculer les mêmes maladies que les Stars !). Même ambiance sombre et déphasée avec quelques images gores chocs, thématiques semblables questionnant le corps et les sciences d'avenir. La méthode narrative du jeune auteur-réalisateur pousse encore plus loin les expérimentations à l'écran, avec des séquences oniriques à l'esthétique unique. Le film parvient à créer un présent alternatif crédible, fait d'objets et de décors rétro-futuristes originaux.
Sous couvert d'un thriller au rythme lent, le scénario aborde les troubles de l'identité, en ses temps où on se cache derrière un écran, protégé par un alter ego factice. Tasya maintient une façade de normalité lors des contrôles psychologiques auxquels elle est soumise par sa collègue mais en situation le vernis craque lorsqu'elle incarne une autre personnalité, comme une représentation intense de la maladie de la schizophrénie. Cette exploration pousse le bouchon de la mise en abyme jusqu'à la limite, lorsque l'auteur précipite les spectateurs dans la même confusion que les deux protagonistes principaux. Le final est dans la droite ligne de la signature "Cronenberg", imprévisible et laissant une multitude de questionnements.

jeudi 17 juin 2021

WINGSPAN (Jeu de société)


Wingspan - A tire d'ailes - Stonemaier Games
 
Si vous en avez marre de conquérir des territoires, plein le uc de trucider des ennemis à la chaîne, plus qu'assez de courir les hexagones, il est un jeu de société qui vous offrira zénitude et volupté des sens. Ce jeu, c'est Hippo-Glouton.
Heu, non.
 
C'est Wingspan. Même s'il se déroule très classiquement en mode compétition entre 1 et 5 joueurs, la thématique insolite et le matériel surprenant font de Wingspan une des productions les plus intrigantes et rafraichissante de ces dernières années. Vous y incarnez une ou un ornithologue, ces cinglés des bêtes à plumes qui observent et collectent des infos sur les oiseaux dans leur milieu naturel. 
 
Vos objectifs varient d'une partie à l'autre mais le but final est toujours d'attirer diverses espèces dans votre réserve et utiliser leur comportement et mode de vie pour maximiser votre score et être sacré(e) meilleur(e) spécialiste.
 
Volons à tire d'ailes vers plus de détails.

samedi 8 mai 2021

MARVEL CHAMPIONS (Jeu de société)

Marvel Champions - FFG

Tandis que la nouvelle déferlante des films Marvel s'apprête à débarquer dans les prochains mois (dix films prévus rien que sur les deux prochaines années), un autre raz-de-marée a déjà eu lieu. Il a pris la forme d'un Jeu de Cartes Évolutif publié par FFG, célèbre pour ses productions pléthoriques autour d'univers adulés comme Star Wars, Cthulhu ou Le Seigneur des Anneaux.

Marvel Champions se prête idéalement au concept du JCE. Des dizaines de héros et héroïnes affrontent des centaines de Méchants, accompagnés de milliers d'alliés et de sbires dans leur million d'aventures publiées depuis les années 40.
La boite de base propose cinq Super-protagonistes parmi les plus connus et trois Méchants avec leur scénario associé, ce qui offre déjà pas mal d'heures de jeu. Depuis sa sortie en 2019, la gamme s'est étoffée d'une douzaine de pack "Héros", trois scénarios supplémentaires avec de nouveaux Méchants et deux campagnes massives.
Et ce n'est qu'un début !

En adaptant à l'univers Marvelien les règles de leurs autres JCE, les auteurs offrent des mécaniques de base accessibles aux ados et jeunes adultes, cible principale des films et des séries Marvel, tout en les agrémentant de multiples subtilités pour intéresser un public plus large. Le fan aura le plaisir d'incarner son personnage préféré avec ses pouvoirs spécifiques et sa Némésis associée. Les amateurs de stratégie pointue vont s'attacher à affronter les versions "Expert" des bad guys, pour un challenge à leur hauteur.

Explorons tout cela d'un claquement de doigts.

mardi 13 avril 2021

Suspiria 1977 - Suspiria 2018

Les Sorcières de Salon

(2018 - Réalisé par L. Guadagnino) ****

1977, dans Berlin-Ouest, une jeune femme se réfugie chez son psy et lui déclare qu'elle est menacée par les professeures de son école de danse. Elle est persuadée que ce sont des sorcières et a tout consigné dans son journal intime. Pendant ce temps, une nouvelle élève américaine se présente à l'école pour auditionner.

La comparaison de la version 2018 avec le Suspiria de 1977, film de Dario Argento adulé pour son atmosphère envoutante et sa bande-son grandiloquente, est un grand malentendu. Le remake reprend les grandes lignes de son scénario et s'attache à instaurer une ambiance particulière à mille lieues des productions horrifiques standards, comme son illustre prédécesseur. Mais il est également différent en bien des points, se servant intelligemment de l'aura Culte de l'original pour proposer une lecture décalée de ses thématiques. Cela permet aux deux œuvres de coexister, chacune avec ces particularités et son empreinte dans une époque spécifique.
A partir d'un synopsis identique les deux Suspiria sont radicalement opposés en termes d'images, de bande-son et de motivation des personnages. Cela est dû aux 40 ans qui les séparent et à la volonté du réalisateur Luca Guadagnino d'insérer ses propres thèmes sans copier le style inimitable de sa source.
 

La version originale est une débauche de couleurs tranchantes, la nouvelle version marque sa différence par un contraste très fort : éclairage atténué et couleurs discrètes.
 
L'école de danse : façade rouge / bleu délavé
  
 
 
L'intérieur de l'école : couleurs vives / ternes


Salle de danse : même différence de tonalités claire/sombre
  

Bureau/Appart de Mme Blanc : ambiance fleurie/feutrée


Nous allons détailler la façon dont les deux œuvres abordent leur sujet et aussi comment l'auteur de la version de 2018 est parvenu à réaliser une chose très rare au cinéma : un remake réussi.
 
Donc oui, on va révéler l'ensemble des deux intrigues à grands coups de SPOILS. Vite, la suite !

lundi 22 mars 2021

KEPLER 3042 (Jeu de société)

Kepler 3042 - Placentia Games / Renegade Games Studios
 
Nous voilà en 3042, que le temps file ! L'Humanité explore les étoiles, les scientifiques ont identifié un certain nombre de corps célestes comme potentiels candidats viables pour l'accueil de nous autres les Homo Sapiens. 
Comme d'habitude avec la race humaine, une compétition "pacifique" s'installe entre nations pour être la première à développer les technologies nécessaires au grand voyage, la collecte des ressources, la construction des vaisseaux, l'exploration du vide sidéral et la conquête des planètes découvertes.  
 
Kepler 3042 est un jeu nerveux et efficace de colonisation, avec un temps limité pour parcourir une immensité galactique essentiellement composée de vide, tout en réalisant l'ensemble des actions indispensables à l'acquisition des matières premières et des connaissances. 
Seuls les pionnières et pionniers les plus pugnaces et les mieux organisés pourront triompher en amassant les points de Victoire. 
Mais dans l'espace, personne ne vous entend crier victoire.

samedi 20 février 2021

Deadpool 2

La X-Force prête à plonger
 
(2018 - Deadpool 2 - Super Duper $@%!#& Cut - Réalisé par D. Leitch) *****
Tout roule pour Deadpool, son boulot de mercenaire l'occupe à plein temps et sa girlfriend Vanessa aussi. Lorsqu'elle lui annonce qu'elle veut un enfant, c'est le bonheur intense. Mais ça ne peut pas durer : Vanessa est tuée et Deadpool se suicide. PUTAIN ! Mais pourquoi ils ont fait ça ?!
 
Notre Héros sarcastique préféré allait-il franchir avec brio le cap difficile du 2e épisode ? Pouvait-il faire mieux si on ajoutait un scénario un peu plus conséquent ? Comment les auteurs allaient-ils surpasser l'intro du film précédent ? Ô, traumatique suspens !
Dès les 15 premières minutes de Deadpool 2 on est rassuré. Cette longue introduction, qui se termine par une parodie de générique James-Bondien, est un condensé en version XXL de tout ce qui nous a plu : de l'action brutale, du gore décomplexé, une bande-son délicieusement décalée, des dialogues fourmillant d'allusions poilantes et des regards caméra qui tuent (ce coup d’œil jouissif de Deadpool aux spectateurs lorsque Dopinder le taximan parle de sa passion pour le film Entretien avec un Vampire !). 
La suite est du même tonneau et coche toutes les cases d'une séquelle idéale. Tous les seconds rôles de l'opus précédent sont de retour, les nouvelles têtes ont chacune une personnalité marquante et surtout l'histoire n'est pas qu'une simple vengeance comme on pouvait s'y attendre vu l'intro. La quête sous-jacente de Deadpool est de survivre à la perte tragique de sa fiancée en se cherchant une nouvelle famille. Il va d'abord intégrer l'équipe des X-Men qu'il avait côtoyé lors de son ancienne aventure, ce qui va évidemment mal finir. En croisant Firefist, ado mutant martyrisé, notre anti-héros se retrouve mêlé au destin du jeune garçon et doit faire face au redoutable Cable, voyageur temporel lancé dans une vendetta destructrice. Pour résoudre tous les conflits, Deadpool devra constituer sa propre team de super-héros recrutés sur petite annonce, la X-Force (parce que X-"Men", c'est sexiste ;-). 
Les scènes d'action prennent de l'ampleur (on sent que le budget a été doublé depuis l'épisode 1) mais les auteurs ont su conserver le bon dosage en intégrant un maximum de vannes lors des séquences explicatives nécessaires au récit. Visuellement le film offre des moments délirants, et pas seulement spectaculaires d'ailleurs. Le point culminant est pour moi le passage où Deadpool a ses jambes de bébé, lorsqu'il réuni l'équipe chez Blind Al. Grand moment de gênance drôlatique.

lundi 11 janvier 2021

PAX PAMIR - Seconde édition (Jeu de société)

Pax Pamir (2e édition) - Wehrlegig/2 Tomatoes
 
Pax Pamir ressemble à son nom, un jeu multiple, à tiroirs, empli de surprises et de contradictions. Pax signifie à la fois Paix et Domination, Pamir est en même temps une chaîne de montagnes et une rivière marquant une frontière d'Afghanistan. Ce pays sert justement de lieu unique où se situe l'action du jeu, à un moment chaotique de son Histoire. 
 
Sur le papier ça ressemble à un Wargame austère, avec une large part accordée à la vérité historique. Au XIXe siècle, les événements s'étant déroulés dans cette région du globe offrent une incroyable richesse : coincée entre les puissants empires Russe et Britannique, la coalition Afghane a utilisé leur rivalité à son avantage. 
Mais plutôt que de proposer un traditionnel jeu de plateau guerrier où s'affrontent des armées, avec son lot de petites troupes à déplacer et ses règles de combat déjà vues mille fois, Pax emprunte une autre voie et devient l'une des productions les plus originales de l'époque.
 
Jeu d'opportunité, d'intrigues diplomatiques et de coups politiques, son auteur Cole Wehrle nous embarque dans une simulation machiavélique. En s'appuyant sur des personnages, des lieux et des événements réels, les joueurs vont devoir s'adapter au flot imprévisible de l'Histoire, saisir leur chance et faire triompher un camp. Le coup de génie ? vous pouvez changer d'allégeance à tout moment !

samedi 9 janvier 2021

Tenet

Tenet tatât Xanax

 (2020 - Réalisé par C. Nolan) ***
Après une intervention lors d'une prise d'otages dans un opéra, un agent secret est capturé et torturé. Il tente de mettre fin à ses jours pendant son interrogatoire. Il se réveille sur un cargo en pleine mer où un homme lui propose d'intégrer une organisation secrète. Un seul indice sur sa fonction : Tenet.

Christopher Nolan a constamment abordé le thème du temps. Dans Memento, Inception, Dunkerque ou Interstellar, le passage du temps est trituré mais sans toutefois être le sujet principal de l'histoire. Avec Tenet il se confronte à nouveau à son obsession, cette fois frontalement puisqu'elle devient centrale dans l'intrigue. Et le réalisateur cérébral ne se contente pas d'un énième film sur le voyage dans le temps, on embarque ici pour une aventure dans le temps inversé ! Si l'on parle de "cérébralité", c'est que Nolan prend le pari de raconter une histoire tellement compliquée (impossible à piger à la première vision) que l'émotion qu'il essaie de distiller est ensevelie sous les dialogues abscons et l'avalanche d'indices qui ne seront assimilés qu'après une analyse détaillée du chaos apparent.
Les spectateurs peinent à appréhender
le postulat de départ, pourtant basique. Un méchant veut déclencher la fin du monde. Le problème est que l'histoire est tellement alambiquée qu'on ne prend jamais la menace au sérieux, elle n'est pas représentée concrètement à l'écran. L'arc narratif de Katherine avec son fils et son histoire avec Sator est censé nous impliquer émotionnellement mais il est trop décousu à cause du découpage temporel imposé par le thème. Plus encore que dans les films précédents, Tenet réclame une attention permanente,
une seule ligne de dialogue ou un plan de deux secondes expliquant des pans entiers du scénario.
Le plaisir se situe donc dans le décorticage maniaque de la chronologie de cette aventure en forme de boucle temporelle, avec ses inévitables paradoxes insolubles. Un roman d'espionnage qui nous balade dans le monde à grand coup de séquences spectaculaires, où les héros -pardon, les protagonistes- interviennent à reculons dans leur passé. L'idée d'inversion du temps créée par Nolan produit un effet de cinéma aussi stupéfiant que le Bullet Time de Matrix en son temps. Si vous trouviez que Marty McFly retournant deux fois en 1955 était le summum de la complication scénaristique, avec Tenet on suit des personnages qui interagissent directement mais "à l'envers" avec des événements passés. Cela donne des images incroyables (le combat du héros contre lui-même, la poursuite sur l'autoroute, les "étaux temporels"), mais l'auteur sait qu'il perd en chemin bon nombre de spectateurs. A ce sujet, peut-être que la séquence de départ à l'opéra (où un public entier est endormi) est un clin d’œil malicieux à ce postulat : laissez-vous embarquer dans mon récit qui ressemble à un trip à la Inception. Vous pigerez plus tard quand vous serez réveillés !

Le puzzle façon carré SATOR est froid et lisse vu de l'extérieur mais son exploration s'avère passionnante pour les fondus d'énigmes sur pellicule. A ce propos je vous laisse avec mon analyse de la chronologie du film, qui tente de résumer l'intrigue de TENET.



jeudi 12 novembre 2020

SPACECORP 2025-2300 (Jeu de société)

SpaceCorp 2025-2300 - GMT Games

La conquête spatiale, ça fait toujours rêver. Et encore plus ces temps-ci. Lever les yeux vers les étoiles, quitter le berceau et s'aérer les muqueuses, laisser loin derrière soi la médiocrité ambiante, respirer de nouveaux horizons. Dans SpaceCorp, inspiré d'un livre écrit par un ancien de la NASA, le but est d'explorer le vaste univers à la recherche de sites remarquables et de découvertes phénoménales pour y implanter nos bases et prospérer. 
Surtout prospérer, d'ailleurs, jeu états-uniens oblige. 

Toute la philosophie nord-américaine est résumée dans l'objectif d'une partie qui tient en un mot : Profit. Oui, nous partons à l'aventure, à l'assaut des planètes du cosmos dans une saga qui s'étend sur près de 300 ans. Mais au passage il faut absolument se faire de la maille et écraser la concurrence. Et on ne parle pas de simples milliards d'Euros-Dollars. Non, en l'an 2025 on gagne des trillions, soit des milliers de milliers de milliards (de mille sabords, comme dit l'ami de Tintin).

Objectif tunes !

samedi 17 octobre 2020

AEON'S END - OUTCASTS (Les Parias) (Jeu de société)

Aeon's End Outcasts - Indie Boards & Cards
 
Une Cité en danger, des Mages qui la protège des Némésis et leurs cohortes à coups de Sorts destructeurs, on ne peut pas dire que AEON'S END brille par son originalité. Pourtant ce jeu de Deckbuilding ne cesse de gagner en notoriété d'année en année, au fil des add-on autonomes et des extensions qui sortent avec la régularité d'un coucou Suisse.

Avec OUTCASTS (alias Les Parias en VF), l'extension Kickstarter arrivée en cette rentrée 2020, les auteurs prolongent le système de Campagne qu'ils ont inauguré avec la boite indépendante Legacy. Soit une entrée en douceur dans un univers en perpétuelle évolution, permettant aux néophytes d'appréhender les quelques concepts clés indispensables. 

Affûtez les Cristaux, faites chauffer les Sparks, direction Gravehold.

jeudi 17 septembre 2020

TOO MANY BONES (Jeu de société)

Too Many Bones - Chip Theory Games

La gamme des jeux Chip Theory est basée sur un concept singulier : remplacer les figurines par des jetons de Poker et le traditionnel plateau cartonné par un tapis souple en néoprène, le tout saupoudré d'une tonne de dés multicolores. Vous pouvez simuler des combats de gladiateurs dans des arènes Romaines (Hoplomachus), des batailles entre armées façon Tower Defense (Cloudspire), ou résoudre des puzzles en duel (Triplock).
Vous pouvez aussi basculer dans l'Heroic-Fantasy tragicomique avec Too Many Bones, la friandise de notre billet du jour. Sous-titré "A Dice Builder RPG" (un Jeu de Rôle basé sur des Dés) TMB est surtout un croisement réussi entre la nouvelle génération des Jeux de plateau et les vieux scénarios AD&D des 80's, connus sous le sobriquet "Porte-Monstre-Trésor". 

Plongeons de suite dans ce gros tas d'os !