samedi 22 mai 2010

Playlist Alain Bashung - Face B


BASHUNG - Les trésors cachés

 
What's In A Bird   (Figure imposée - 1983)
Imbécile   (Live Tour 85 - 1985)
Malédiction  (Passé le Rio Grande - 1986)
Elle fait l'avion  (Novice - 1989)
Tu m'as jeté  (Novice - 1989)
Alcaline  (Tour novice - Live 1990)
Volutes  (Osez Joséphine - 1991)
A perte de vue   (Chatterton - 1994)
Elvire   (Chatterton - 1994)
J'ai longtemps contemplé   (Chatterton - 1994)
Malaxe   (Fantaisie militaire - 1998)
La ficelle   (L'Imprudence - 2002)
J'écume   (Confessions publiques - Live 1995)
L'Apiculteur   (Confessions publiques - Live 1995)
Les lendemains qui tuent   (Confessions publiques - Live 1995)
Mes Bras   (Dimanches à l’Élysée - Live 2009)
Samuel Hall   (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
Le tango funèbre   (Climax - 1999) 

vendredi 21 mai 2010

Playlist Alain Bashung - Face A


BASHUNG - Les Classiques



Bijou, bijou   (Roulette Russe - 1980)
Rebel   (Pizza - 1981)
Gaby oh gaby   (Pizza - 1981)
C'est comment qu'on freine   (Play blessures - 1982)
Vertige De L'amour   (Pizza - 1981)
Elégance   (Figure imposée - 1983)
L'arrivée du tour  (Passé le Rio Grande - 1986)
S.O.S. Amor  (Passé le Rio Grande - 1986)
Pyromanes  (Novice - 1989)
Madame rêve  (Osez Joséphine - 1991)
Osez Joséphine  (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
La nuit je mens   (Fantaisie militaire - 1998)
Bombez !   (Climax - 1999)
Volontaire   (Climax - 1999)
Ma petite entreprise  (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
A Ostende   (Climax - 1999)
Faites monter   (L'Imprudence - 2002)
Résidents de la république   (Bleu pétrole - 2008)
Vénus   (Bleu pétrole - 2008)
Je tuerai la pianiste   (Bleu pétrole - 2008)

dimanche 2 mai 2010

Louise-Michel


(2009 - Réalisé par B. Delépine & G. Kervern) ****

Pour se débarrasser de leur patron les ouvrières d'une usine brutalement délocalisée ont l'idée d'embaucher un tueur à gage. Mais ce dernier se révèle plutôt calamiteux.

Les compères Delépine/Kervern tracent leur chemin iconoclaste. Après Avida et ses envolées picturales, le duo traite à sa manière un sujet plus terre-à-terre, terriblement actuel. Le propos social est présent, mais comme à leur habitude les auteurs empruntent mille sentiers détournés pour nous étonner parfois et nous faire rire jaune souvent. Le choix de Yolande Moreau comme interprète principale produit l'effet attendu : un ralentissement général de l'action : - ) Louise-Michel restera comme un témoignage de la première décennie des années 2000, entre les "théoristes" de l'éternel Grand Complot Mondial, les "terroristes" économiques qui ruinent une région en partant avec les subventions et les Actionnaires fantômes domiciliés dans des boîtes aux lettres. Triste époque, rions-en.

jeudi 29 avril 2010

Demon's Souls

Je crois que je vais manger chaud

 From Software
Genre : Action-RPG punitif
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début
C'est l'histoire d'un Roi, Allant XII, qui en a marre de régner sur son pays trop tranquille. Du coup pépère décide d'invoquer les esprits et met un boxon pas possible dans sa contrée, soudainement envahie par un épais brouillard (en plein mois de juillet, quel scandale !) accompagné de toute une troupe de démons et autres saloperies des enfers : Chiens d'la casse, Armures hantées, Dragons Barbecues, Allemands en short, etc.
Les plus braves guerriers, les plus inconscients surtout, se précipitent alors à la rescousse pour libérer le royaume maudit et accessoirement gonfler leur égo et leur porte-monnaie.

mercredi 24 mars 2010

LotusFlow3r / MPLSound / Elixer (2009)

Dans notre série "Ressortons un album de Prince de l'an dernier", voici venu le temps de...



LOTUSFLOW3R – MPLSOUND - ELIXER (2009)
(3-CD Set)


From the Lotus...
Boom
The morning after (Internet version) / Crimson and clover (CD version)
4Ever
Colonized Mind
Feel better, feel good, feel wonderful
Love like Jazz
77 Beverly Park
Wall of Berlin
$
Dreamer
...Back to the Lotus


(There'll never B) Another like me
Chocolate Box
Dance 4 me
U're gonna C me
Here
Valentina
Better with time
Ol' Skool Company
No more candy 4 U


Here eye come
All this love
Home
Something U already know
Everytime
2Nite
Another boy
Kept woman
Immersion
 Elixer



L'album en kit.
Après une série d'albums que l'on qualifiera pudiquement de très moyens, d'où émerge quelques fulgurances noyées dans des ressassements pénibles, la légende Prince ne tient plus que par ses nombreuses apparitions Live. Entre 2004 et 2007, de Las Vegas à Londres, l'artiste abreuve le grand public de tournées de Hits et les fans d'aftershows emplis de raretés et de reprises mémorables. C'est à s'en déboîter les esgourdes de plaisir. 
On pense alors faire définitivement une croix sur un album Studio tenu de bout en bout. Comme d'hab avec le Sieur Nelson, les certitudes ne durent qu'un temps. En Mars 2009 un pavé triple-CD se téléporte sur le site LotusFlow3r.com. 

Le projet LotusFlow3r est constitué de 3 albums possédant chacun sa tonalité propre : Rock pour LotusFlow3r, Funk pour MPLSound et Ballade pour Elixer.

Le premier, le plus réussi du lot, est une suite inavouée de "The Rainbow Children". On y retrouve les instrumentaux psyché-planant ("From the lotus" et "Back to the lotus") et tout l'héritage Rock totalement assumé avec la prédominance des guitares sur "Colonized Mind", "Boom", "Wall of Berlin", "Crimson and Clover" (reprise d'un Classique de 1968) et "Dreamer" (copie du Voodoo Child Slight Return de Hendrix). L'armada Rock est complétée par des incursions Jazzy, tels "Feel better, feel good, feel wonderful" ou "$".
Les textes mystiques sont toujours de mise, dans "Boom" Prince poétise sur la Vie, l'Univers et le Reste, philosophant avec son habituel méli-mélo religieux ("If the sunrise is still a question, The answer's in the dark"). La mélodie aérienne alterne avec le refrain électrique solidement ancré au sol, une vraie merveille. Le même principe s'applique au puissant "Colonized Mind", le message politique se faisant nettement plus direct ("The one in power makes laws, Under which the colonized fall, but without God it's just the blind leading the blind"). L'auteur dresse un triste bilan de ce début de 21e siècle par le prisme de sa vision religieuse intransigeante : il fustige pèle-mêle le "principe" de l'évolution (juste une théorie selon les créationnistes !), l'isolement et la déresponsabilisation provoqués par la dématérialisation, le système politique à deux partis des USA ("une illusion de choix proche du fascisme", carrément !). Et, pour terminer en apothéose, il dénonce la procréation assistée et/ou l'adoption par les couples homos : "Upload: a child with no father, Download: no respect 4 authority. Upload: a child with no mother, Download: a hard time showing love". Pour sûr, on est loin de "Sign O the Times" et son "Let's fall in love, get married, have a baby"...
Le paroxysme est atteint sur "Dreamer", plagiat Hendrixien jouissif où revient sur le tapis le combat pour l'égalité sur fond de psychose conspirationniste ("Have u ever clutched the steering wheel Of ur car 2 tight? Prayin that the police sirens pass u by at night? While the helicopter circles and the theory's getting' deep, Think they're spraying chemicals over the city while we sleep?"). Encore un peu et il balançait sur le 11-Septembre ;-)
On l'aura compris, mieux vaut se focaliser sur la musique que sur les paroles ! 

L'album "MPLSound" est le versant Electro/Funk du projet, sur lequel plane l'ombre envahissante du mythique "1999". Le timbre rythmique synthétique, ce son typique de "LM-1 Drum Machine" exploré jusqu'à la moelle par l'artiste dans son age d'or (les 80's), imprègne chaque titre de "MPLSound". On pourrait parler de passéisme, on préférera le terme de réinvention. Après tout, cette marque de fabrique est copyrightée Prince depuis 30 ans !
Le souci avec ce trip rétro-futuriste vient justement de la comparaison avec les anciennes productions. Une bonne moitié des chansons se perd dans une sensiblerie déplacée, reste trop sage. On cherche ce grain de nuts qu'on avait perçu jadis, aujourd'hui absent des roucoulades "U're gonna C me" et autres "Better with time". Lorsqu'on subit le raté "(there'll never B) Another like me", on se dit qu'effectivement il souffre de la confrontation avec l'orfèvre de "Purple Rain" et on a envie de crier à l'ami Roger un salvateur let's go crazy man !
Heureusement quelques perles échappent au control-freak en offrant un tempo imparable et des textes beaucoup moins lourds que la partie Rock. "Dance 4 me" et "Valentina" en guise d'apéro, où l'on se remémore le bon vieux temps des Funkadelics "D.M.S.R." et consorts, avant de lâcher le groove électro-métallique "Chocolate Box" et le grand méchant loop "Ol'Skool Company". Les thématiques ne changent pas, de la party song calibrée juste comme il faut sans se prendre la tête, avec un soupçon d'actu ("Fat cats on wall street, They got a bailout", voila pour la crise financière) et une bonne dose de "c'était mieux avant", nostalgie qui sied à l'ambiance sonore ("The songs we sing, They used 2 mean somethin, Now every other one is just mean"). Le tout servi avec quelques vantardises habituelles, "I got a box a chocolates that'll rock the sox of any girl that wanna come my way" ou bien "Oh Valentina tell ur mama she should give me a call" (chanson adressée à la fille de l'actrice Salma Hayek).

Dernier album du trio, "Elixer" ("He licks her", c'est clair ?) complète l'ensemble par une rasade de ballades doucereuses. Galette écrite et produite par Prince et dédiée toute entière à sa nouvelle égérie, Bria Valente, il est déconseillé d'écouter l'album d'une traite sous peine d'overdose mielleuse. Sa voix caressante ressemble à celle de n'importe quelle chanteuse R&B en vogue et les paroles de Prince ne laissent aucun doute sur son rôle fantasmé, celui d'une superbe créature se nourrissant d'amour et de quelques gorgées d'eau fraîche, attendant son homme en rêvassant au bonheur d'être une déesse, pour se faire gourmander langoureusement la nuit venue (*hum* je prends mes pilules roses et je me calme).
"R u gonna get soft when I want 2 play rough?", "What we used 2 do Makes me wanna Take a shower And just lose myself in a fantasy", "He takes my breath cuz he takes his time, He takes my soul, body and mind, He takes what he wants and that's just fine", "Thinking 'bout the love we make, Boy it's true I had some trouble walking". Résumons : Madame provoque Monsieur, se tripote sous la douche, lui autorise toutes les cochonneries et fini par avoir du mal à marcher ! ;-) 
L'intérêt principal d'Elixer est de permettre d'en picorer quelques chansons pour les insérer dans un album idéal, assemblé à partir des trois CD du projet LotusFlow3r. Une sorte de menu "Best Of" à géométrie variable selon son humeur, une production virtuelle faite maison dont je vous livre ici ma recette perso :

LotusMPLixer

From the Lotus... (*)
Boom (*)
Feel better, feel good, feel wonderful (*)
Elixer (***)
Dance 4 me (**)
Valentina (**)
Colonized Mind (*)
Wall of Berlin (*)
$ (*)
All this love (***)
Crimson and Clover (*)
Ol' Skool Company (**)
Chocolate Box (**)
Something U already know (***)
Dreamer (*)
...Back to the Lotus (*)

(*) Album LotusFlow3r, (**) Album MPLSound, (***) Album Elixer

mercredi 14 octobre 2009

Le bal des vampires


(The fearless vampires killers - 1967 - Réalisé par R. Polanski) ****

Le professeur Abronsius et son assistant Alfred partent à la recherche de Vampires en Transylvanie. Dans la petite auberge perdue non loin du Chateau du Comte Von Krolock, les autochtones nient l'existence des suceurs de sang.

L'intro laisse imaginer un énième film d'épouvante à l'ancienne, façon Hammer Studios avec Christopher Lee. Mais l'ambiance se décale bien vite, avec son humour à froid "non-sensique" et sa galerie de "gueules", et place ce Bal dans les toutes premières comédies modernes. Les gags s'enchaînent, parfois purement visuels, parfois cachés dans les dialogue, et même si le rythme n'est pas aussi soutenu qu'aujourd'hui on suit avec joie les tribulations du vieux prof constamment dans la lune et de son disciple plus attiré par les beautés locales que par les Draculas.

dimanche 27 septembre 2009

STAR OCEAN: The Last Hope

Vos 3 héros ont la migraine

Square Enix
Genre : RPG
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début
Dans les années 2060 et des poussières (radioactives) l'Humanité a enfin réalisé son plus grand rêve: se détruire presqu'entièrement. Quittant une Terre ravagée par les armes de destruction massive (Bombes H, Grippes A, Chansons de Mariah Carey) les survivants partent à la recherche d'un nouveau nid douillet, d'où ils pourront tranquillement recommencer à se haïr mutuellement.
Nos jeunes héros du jour, Edge et Reimi, parcourent donc l'immensité galactique à bord du vaisseau Calnus, en quête d'une planète répondant aux critères scientifiques pour acceuillir les colons (impôts locaux peu élevés et présence d'un centre commercial à moins de 20 minutes). Leurs explorations diverses leur feront rencontrer des individus peu ordinaires, des civilisations aux cheveux bleus ou verts, pour une aventure rocambolesque de pataquès.

jeudi 24 septembre 2009

DRAGON QUEST V: Hand of the Heavenly Bride

Vacances à Istanbul

Square Enix
Genre : RPG
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début
A peine remis de nos émotions sur Dragon Quest IV, voila qu'un nouveau remake d'une gloire passée vient se blottir dans nos mimines avides. C'est au tour du N° 5 de débarquer, et quel épisode! puisqu'il est officiellement inédit dans notre contrée. Sous-titré "Hand of the Heavenly Bride", ce nouveau DQ nous propose de vivre une véritable saga, depuis l'enfance du Héros jusqu'à sa vie de famille (n'en dévoilons pas trop afin de ne point gâcher les coups de théâtre).
Autour du personnage principal une clique hétéroclite va s'assembler pour l'aider, un tigre égaré, le jeune Prince Harry, le fidèle Sancho, la Fée Honey, tout plein de prétendantes au poste de fiancée et une pléiade de monstres errants à recruter. Ca en fait du monde pour une cartouche DS.

samedi 5 septembre 2009

Lost in translation


(2003 - Réalisé par S. Cappola) ***

Bob Harris, Star de cinéma, débarque seul à Tokyo pour le tournage d'une pub. En plein décalage horaire il traîne sa mélancolie dans un hôtel grand luxe, correspondant avec sa femme à coup de fax. Il va bientôt croiser une jeune américaine accompagnant son mari photographe.

Qui aurait pu croire que cette histoire de riches américains perdus dans leur solitude pourrait toucher le grand public ? les angoisses métaphysiques de deux âmes en peine pétées de tunes dans un palace, franchement, est-ce que ça peut émouvoir le bon peuple ? C'est bien là toute la subtilité de Mlle Coppola, alliée à la grâce de Scarlett Johansson et de notre Droopy préféré, Bill Muray, qui portent avec classe le frêle équilibre de ce scénario minimaliste. 
Évitant presque tous les faux pas et les effets attendus l'auteur raconte comment deux générations vont se trouver, dans un univers où tous leurs codes sont bousculés. Les séquences drolatiques, entièrement basées sur le savoir-faire de Bill Muray, enlèvent toute la pesanteur qui aurait pu plomber un énième film sur le sujet casse-gueule de la neurasthénie des bien-portants. 

jeudi 6 août 2009

Playlist Queen (70's)



Liar  (Queen - 1973)
Tenement Funster  (Sheer Heart Attack - 1974)
Flick of the Wrist  (Sheer Heart Attack - 1974)
Lily of the Valley  (Sheer Heart Attack - 1974)
Don't stop me now  (Jazz - 1978)
It's late  (News of the world - 1977)
Bicycle race  (Jazz - 1978) 
In the lap of the Gods  (Sheer Heart Attack - 1974)
The Prophet's Song  (A night at the Opera - 1975) 
Somebody to love  (A day at the races - 1976)
Fat bottomed girls  (Jazz - 1978)
 Now I'm here  (Sheer Heart Attack - 1974)
We Will Rock You  (News of the world - 1977)
Nevermore  (Queen II - 1974)
The march of the Black Queen  (Queen II - 1974)
Funny how love is  (Queen II - 1974)
Killer Queen  (Sheer Heart Attack - 1974)
Long Away  (A day at the races - 1976) 
More of that jazz  (Jazz - 1978)
Bohemian Rhapsody  (A night at the Opera - 1975)

vendredi 26 juin 2009

Buffet froid


(1979 - Réalisé par B. Blier) *****

Alphonse Tram devise avec un inconnu dans une gare RER déserte. Plus tard il retrouve l'homme agonisant, poignardé avec le propre couteau qu'Alphonse avait négligemment perdu. Paniqué il rentre chez lui dans une grande tour vide, retrouver sa femme. Bientôt quelqu'un vient sonner à la porte, l'inspecteur Morvandieu.

Quand Bertrand Blier est en forme et que ses acteurs le sont aussi, cela donne l'un des films les plus impalpables du cinéma Français. Situations imprévisibles, dialogues surréalistes, toute la marque de fabrique ironique du fiston Blier, épaulé par le trio de Monstres Papa-Depardieu-Carmet, mis au service d'une démonstration obscure qui tient le spectateur en éveil, le fait marrer doucement ou le choque gentiment. Les décors austères de la vie moderne, grands ensembles écrasants et banlieues pavillonnaires désertes, ou forêt majestueuse et lacs immenses endormis, sont peut-être les personnages principaux du film, tandis que gesticulent et babillent les pauvres hères, courant tous vers notre destin commun : une belle jeune femme qui s'appelle la Mort. Autant en rire.

samedi 20 juin 2009

Dobermann


(1997 - Réalisé par J. Kounen) *** Edition 2 DVD

Le charismatique voleur Yann Le Pentrec, alias Le Dobermann, écume les Banques. Accompagné de sa moitié sourde-muette et de son gang de doux dingues il nargue la police. Cristini, un flic aux méthodes hors-la-loi, va tout faire pour le coincer.

Un film si unanimement vomit par la Critique Française ne peut être réellement mauvais. Le cas "Dobermann" est d'école, puisqu'on y voit un cinéaste parodier les plus nauséabonds action-movies d'Hollywood tout en se référençant au cinoche 60's eud'chez nous, dans une bonne humeur communicative et une volonté affirmée de "choquer le bourgeois". Et ça marche ! Les personnages sont délicieusement unidimensionnels, les dialogues sonnent merveilleusement faux, les plans de caméra sont inutilement branchouilles, les situations toutes plus débiles les unes que les autres, et la morale pernicieusement attendue. Que demander de plus à un film tout en second degré ?

Un jour sans fin


(Groundhog day - 1993 - Réalisé par H. Ramis) *****

Comme chaque année en février l'égocentrique et cynique Phil Connors, présentateur météo d'une chaine locale, se rend avec son équipe à Punxsutawney pour couvrir l'anecdotique événement festif de la bourgade. Mais un curieux phénomène va lui faire revivre la même journée, encore et encore.

Il y a quelque chose de magique dans ce film si évident, l'envie qui est en chacun de nous de refaire tout ce qu'on a loupé, de changer une parole ou un acte malheureux, d'oser essayer un chemin différent pour voir où cela nous aurait mener. L'idée lumineuse aurait pu tourner court avec des tâcherons devant et derrière la caméra. Fort heureusement Harold Ramis et ses acteurs sont d'une autre trempe, et le long apprentissage de Monsieur Murray face à Andie MacDowell saura toucher même les plus endurcis. Le numéro d'équilibriste de Bill, avec son jeu d'acteur désarmant de légèreté, sied parfaitement au propos, et en fait un film de chevet pour de nombreux fans dont je fais partie.

samedi 13 juin 2009

Exodus (NPG) (1995)

Dans notre série "N'oublions pas que Prince sort aussi des albums sous d'autres noms", voici venu le temps de...



Exodus (NPG) (1995)

N.P.G. Operator Intro
Get Wild
Segue
DJ Gets Jumped
New Power Soul
DJ Seduces Sonny
Segue
Count the Days
The Good Life
Cherry, Cherry
Segue
Return of the Bomb Squad
Mashed Potatoe Girl Intro
Segue
Big Fun
New Power Day
Segue
Hallucination Rain
NPG Bum Rush the Ship
The Exodus has Begun
Outro


Wild and Funky
Tandis qu'il règle ses comptes et aborde quelques sujets sérieux dans "The Gold Experience", The Artist sort en catimini un autre album la même année. Beaucoup plus léger et fun, Exodus est le pendant "festif" de la production Princière de 1995. Planqué derrière un pseudo qui annonce la couleur, Tora Tora, Prince laisse son groupe NPG aux manettes et Sonny T. au chant. Ceci n'empêche pas notre obsédé du contrôle de poser son empreinte sur 99% de la composition des titres et d'assurer la plupart des "backing voices". 
L'ambiance de bringue débridée est présente d'un bout à l'autre de la galette, entrecoupés de sketchs comiques mettant en scène les musiciens du NPG et l'Artiste. Le message d'intro explique le projet, entre pure déconnade et manifeste pour la liberté (The Artist est toujours en lutte contre Warner Bros pour récupérer ses droits) : "Get Free / Get Smart / Get Wild". Puis enchaîne sur la locomotive "Get Wild", le single pêchu embarquant l'auditoire dans le Funky train. Le programme de la soirée est on ne peut plus clair : faire la teuf. 
On savoure un instrumental imparable, "New Power Soul", précédé d'une hilarante entrée en matière. Le NPG Gang, soûlé par la musique naze d'un Club local (on reconnait "Dream Factory", titre de Prince, en fond sonore !), malmène le pauvre DJ et prend le contrôle du dancefloor avec un bijou de savoir-faire Jazz-Groove. Tempo irrésistible, démonstration classieuse de la section Saxos/Trompettes, tout paraît tellement simple avec un groupe qui domine. 
Plus tard "The Good Life", autre trip à la cool, voit le groupe fantasmer sur une vie rêvée à la Marcello Mastroianni dans "La Dolce Vita". Le titre tire vers la Pop mais reste dans le ton avec sa mélodie badine qu'on s'imagine écouter au volant d'une décapotable sous le soleil Californien. 
Return of the Bump Squad garde le cap musical, funky à souhait avec son parfum rappelant les productions "The Time", tout en lâchant quelques sentences de prêches un tantinet lourdingues dans le contexte : "Find a job, lose the herb", "Nothin' can save U, unless his name is God", "Add an E to Rap and it spells Rape". Est-ce du second degré ? Va savoir.

L'ambiance se fait plus lourde sur "Big Fun". Le sketch d'intro est cryptique : un des zikos du NPG découvre une lettre d'adieu de sa petite amie, tandis qu'en fond sonore la TV diffuse un dialogue comique de Prince en mode "gangsta". Le morceau convoque par certains cotés "Gett Off" avec toutefois un tempo plus relax, reprenant les subtiles paroles de dragueur patenté made in Roger ("Psychedelic mama, Tell me girl what's your sign? / U and me should get 2gether / It wouldn't be a waste of time"). 
Le slow de l'album, "Cherry Cherry", bascule presque dans la parodie tant il est musicalement dégoulinant de miel. Mais son texte est l'histoire d'une trahison amoureuse qui se termine par le suicide d'une femme après le meurtre de son ex par son mari. Du second degré digne d'une comédie noire, une petite pique à tous ces chants romantiques aux paroles creuses déjà entendus mille fois. Comme quoi il ne faut jamais se fier à l'air et bien écouter le discours.

Le dernier quart d'heure d'Exodus est un sans faute. Le sketch fendard "New Power Day" conte la journée pourrave d'un Prince en voix trafiquée façon Tony Montana, faisant de mauvaises rencontres dans la rue pour finir par se faire jeter par sa girlfriend portoricaine. Il enchaine sur le superbe "Hallucination Rain", version malmenée du classique "Purple Rain" dans une lente montée psyché-délicieuse qui s'explose la foufoune en bouquet final. 
La conclusion de l'album invoque les spectres de George Clinton et du Parliament Funkadelic. "The Exodus has begun" débute par l'attaque d'un vaisseau spatial, avec encore une parodie de Prince, cette fois en Captain obnubilé par sa conquête du monde par l'entremise de son "Endorphin Machine" (titre Rock présent sur "The Gold Experience"). Le groupe NPG aborde le vaisseau et en prend le contrôle, façon B-Movie des années 60. Le titre est un hymne Funky-Jazzy vigoureux dont le refrain résume le thème de l'ensemble, l'âme éternelle du Funk Noir-Américain : "Generation after generation, the soul will never die // We don't cry, we don't die, we just multiply". Les derniers mots sont une dédicace qui en dit long sur l'état d'esprit de l'Artiste : "This shit is dedicated to the memory of His Royal Badness / I know his name, that muthafuckin' Prince, Rest in peace nigga". Prince est mort et enterré, mais rassurez-vous âmes sensibles, il renaîtra quelques années plus tard !

Comme le précédent album des NPG, Gold Nigga, Exodus est une oasis récréative dans une discographie plutôt sérieuse en générale. La dose d'humour prouve que Prince sait se moquer de lui-même, une facette du personnage qu'on a pas l'habitude de constater dans sa production Studio. Les compos vitaminées sauce 90's qui parsèment le LP en font un album Funk poilant qu'on prend plaisir à réécouter.

mercredi 11 mars 2009

CHRONO TRIGGER

C'est la fête au village


Square Enix
Genre : RPG
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début
L'histoire de Chrono Trigger est basée sur les voyages temporels, l'occasion de visiter les mêmes lieux à différentes époques. Une équipe chamarrée de robot futuriste et de batracien humanoïde chevaleresque va se constituer autour du personnage principal, qui est un vieil homme en fauteuil roulant nommé Benjamin Button. non j'déconne, c'est un ado insouciant -comme d'hab avec les Japonais-.
En voulant sauver sa nouvelle amie un brin hystérique le fébrile Crono va parcourir les années en utilisant malgré lui l'invention d'un savant un peu foldinguo (ça me rappelle un film...). Notre héros se retrouvera empétré tantôt en pleine préhistoire barbare, tantôt dans un futur désespéré (et désespérant). Et il va encore falloir sauver le monde, qui décidemment n'arrive pas à s'en sortir tout seul. Mes aïeux quel pataquès !