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vendredi 27 décembre 2019

Police Squad! - La série

Surely you can't be serious...

Police Squad! L'intégrale (TV - 1982 - 1 saison/6 épisodes, Créée par D. Zucker, J. Abrahams & J. Zucker). 2 DVD. Bonus : Essais des acteurs, Commentaires audio, Générique de fin inédit, Entretien avec Leslie Nielsen, Bêtisier.
Les enquêtes loufoques de deux officiers de police, le Lieutenant Drebin et le Capitaine Hocken.

La série Police Squad!, alias "Y-a-t-il un flic... ?" en France, est principalement connue pour ses 3 films sortis entre 1988 et 1994. Mais les auteurs s'étaient rodés dès 1982 avec cette série où l'on retrouve avec bonheur tout l'humour décalé et non-sensique des auteurs de "Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?" et "Top Secret". Quand on pense que la série fut annulée dès sa première saison parce que les dirigeants de la chaine ABC trouvaient qu'elle demandait trop d'attention de la part des téléspectateurs, on mesure à quel point elle était en avance sur son temps.
Gags visuels, jeux de mots débiles, situations absurdes, tout est déjà là, dès le générique d'intro avec le narrateur qui se goure toujours de titre. Leslie Nielsen, alias Drebin, reste la pièce maîtresse de la série comme des films. Son attitude ultra sérieuse en toute circonstance, même dans les mises en scène les plus crétines, fait beaucoup pour la réussite de l'ensemble. Les dialogues sont une véritable régalade en V.O., certaines subtilités restant intraduisibles dans notre langue. On note aussi peu de références trop datées, ce qui rend la série intemporelle. 
Le format court des épisodes (20 mns) oblige les auteurs à un rythme soutenu. Ils arrivent tout de même à glisser des séquences récurrentes qu'on attend avec délectation : la guest start qui meurt dès le début, Al le grand flic dont on ne voit jamais la tête, l'indic cireur de chaussure, l'ascenseur du bureau de police, le scientifique du labo. Sans oublier le final hilarant pour chaque épisode, qui parodie l'arrêt sur image des séries à la mode de l'époque mais où les acteurs restent figés comme des cons ;-)

jeudi 16 octobre 2014

Coffret Twin Peaks : Intégrale Prestige

Qui a emballé Laura Palmer ?

Coffret Twin Peaks : Intégrale Prestige - La Série TV + Le Film "Fire walk with me" (10 Blu-Ray) (2014)

Twin Peak, l'intégrale de la série télé (1990-1991, 2 saisons/30 épisodes, Créée par M. Frost et D. Lynch)
Bonus : "Une tranche de Lynch", Nouvelles scènes coupées de la série, Bêtisier, "Retour à Twin Peaks", "Guide des extérieurs", "Les archives de Glastonbury", "Cartes postales des acteurs", Interview des acteurs et de l'équipe, "Des secrets venus d'ailleurs : la création de Twin Peaks", "Northwest Passage" : création du pilote, "Freshly Squeezed" : création de la saison 1, "Where We're From" : création de la musique, "Into the night" : création de la saison 2, Galeries Photos.

Twin Peaks - Fire walk with me (1992 - Réalisé par D. Lynch)
Bonus : "Les pièce manquantes du dossier" (scènes coupées ou alternatives du film), Interviews autour du film tirées des archives, "Entre deux mondes", "Voyage à travers le temps : souvenirs des 7 derniers jours de Laura Palmer", "Réflexions sur le phénomène Twin Peaks", Bandes Annonces, Galerie Photos,  "Atmosphère".


jeudi 15 novembre 2012

Coffret François Rollin - L'Intégrale (2012)


(Le Professeur Rollin a encore quelque chose à dire / FMR / Colères - 2004/2006/2012 -  Spectacles) ***** 4 DVD

Quelques uns des plus fameux spectacles de l'ami François Rollin durant les années 2000 avec en point d'orgue la reprise de l'inégalable "Colères".

Ça commence par la réédition du spectacle de 2004, la Conférence sur la progression diagonale du Professeur Rollin, histoire de se mettre immédiatement en condition. On ne reviendra pas sur la puissance comique de ce déferlement linguistique déjà chroniqué dans ses pages. Vient ensuite la série de spectacles uniques des "FMR", plus personnelle. François Rollin s'autorise toutes les audaces en solo, "Victor Hugo et moi" et "La musique militaire : pourquoi ça marche ?" lui donne l'occasion d'aborder quelques unes de ses marottes.  A plusieurs on assiste à d'étonnantes réunions en simili impro avec Ramzy Bédia et André "Frère Ennemi" Gaillard ou Jackie Berroyer et Clémentine Célarié. Le résultat est toujours inattendu et souvent poilant même si le télescopage des cultures et des genres produit parfois des loupés. Mais c'est le risque lorsqu'on sort des sentiers battus. On pardonne volontiers, donc.
Le joyaux du coffret est assurément la présence, enfin! d'une captation de "Colères". Depuis le temps qu'on s'épuisait les yeux sur nos vieilles VHS de l'enregistrement TV daté du siècle dernier il était temps que la nouvelle génération puisse découvrir ce chef d'oeuvre du One-man show. Oubliés les enchaînements de sketchs bien pépères à la française. Oubliés les médiocres Stand-up du quotidien déjà démodés la minute d'après. Avec "Colères" nous avons à faire à un vrai spectacle entier, une tranche de vie tragi-comique d'un homme à principes sans cesse dans l'affrontement dont les vaines gesticulations nous renvoi les nôtres, bien souvent aussi pathétiques. Un Don Quichotte version sale con finalement émouvant, d'une mauvaise foi qui parait pourtant si sincère, misanthrope et misogyne à désespérer du genre humain, un miroir déformant tendu par Rollin pour qu'on se voit dedans et qu'on ne puisse rien faire d'autre que d'en rire.

vendredi 4 juillet 2008

Dieudonné : Dépôt de bilan

(Spectacle - 2008) **

Dieudonné nous parle de Dieudonné. Encore.

J'espérais que le dernier spectacle en date de Dieudo (2006) serait celui du renouveau, je peux dire que mes attentes n'ont pas été comblées. L'ami Chocolat arrive vraiment en bout de piste, ressassant ses thèmes de prédilection comme dans son précédent show (Mes Excuses). Pire, il recycle ses meilleures vannes qui, du coup, tombent à plat car on les connait déjà. On imagine que pour les comiques à la mode les fans adorent réentendre les mêmes gags régurgités jusqu'à la nausée, mais concernant Dieudo on s'attend à mieux, beaucoup mieux, tellement mieux. Aucun thème porteur dans ce "Dépôt de bilan" aux allures de chant du cygne (la pochette du DVD montre la pierre tombale de l'auteur). Les mêmes noms reviennent hanter la scène (BHL, Arthur, Palestine, Jésus, Bush) avec des sous-entendus très lourdingues que jadis on entendait que chez ses adversaires politiques (les médias contrôlés, la vérité bâillonnée, bla bla bla).
L'égo de l'auteur semble occuper tout l'espace, il nous parle de lui (l'Enculé Number One, dit-il) pendant les trois quarts du show. Evidemment c'est toujours 100 fois mieux que de nous parler de son téléphone portable ou de la dernière star jetable -laissons cela aux mesquins du quotidien-, mais le problème majeur est qu'il n'y a rien de neuf, la galerie de personnages ronronne. Même la traditionnelle réunion de groupe qui marquait habituellement le point d'orgue des shows Dieudo est ici bâclée et fade.
Reste un petit sketch écolo plutôt réussi perdu dans 1h30 de "Me Myself and I". L'auto-proclamé libre-penseur, celui qui avait placé le One-man-show si haut dans "Cocorico" ou "Le Divorce", a basculé du coté obscur. Dieudo annonce dans l'interview livrée avec le DVD que ce spectacle est la conclusion d'une trilogie, je souhaite vraiment qu'il prenne le temps nécessaire pour prendre du recul et retrouver l'inspiration, qu'il chasse définitivement ses blessures profondes qui ont fait de lui l'ombre du Dieudonné qu'on aimait, qu'il choisisse de nouvelles cibles et revienne en penseur libéré.

samedi 25 novembre 2006

Kaamelott - Livre III

(TV - 2006) **** L'intégrale (3 DVD)

On retient son souffle pour cette 3e saison en se posant moult questions: Perceval et Karadoc seront-ils encore plus cons ? Séli et Léodagan finiront-ils par se foutre sur la gueule pour de bon ? Guéthenoc et Roparzh prendront-ils un bain (ensemble) ? Elias et son sort de Souffle de Mort grilleront-ils la tronche de Merlin Le Vainqueur de la Belette de Winchester ? Yvain et Gauvain finiront-ils par comprendre que la Chevalerie n'est pas l'endroit où on met les chevaux ? Et surtout Arthur et Guenièvre vont-ils finalement consommer leur union ? Le suspens est à son comble dans le bordélique royaume de Kaamelott.

La 3e saison est la dernière que l'on puisse qualifier de pure déconnade, puisque l'auteur a choisi de partir dans une narration beaucoup plus dramatique à partir du livre IV. On profite donc des derniers délires Kaamelottiens en portant une attention toute particulière aux seconds couteaux qu'on avait jusque là négligé. Tel le redoutable Attila le Hun ou l'incroyable chef Burgonde, du pur comique simple et efficace qui fait mouche à chaque fois. Le Roi Astier peaufine encore un peu plus son rôle d'Arthur pour atteindre le point d'équilibre idéal et modernisé entre De Funès et l'univers du Splendide.
Alors certes, certaines passes d'armes entre la belle famille commencent à tourner en rond, certains monologues se font parfois un brin longuets, quelques gags sont étirés des saisons précédentes, mais dans l'ensemble c'est avec une joie et un plaisir immense qu'on continue de suivre les calamiteuses aventures d'Arthur en son royaume. Surtout à la vue des saisons suivantes, qui donnent une épaisseur supplémentaire aux caractères et développe une véritable histoire au détriment de la légèreté qu'on trouve encore dans ce Livre III, avec toujours cette précision redoutable des dialogues et son tempo infernal.

jeudi 16 novembre 2006

Albert Dupontel : Le sale DVD

(2 Spectacles - 2005) **** (2 DVD)

Deux spectacles enregistrés en 1990/91 (Sale Spectacle, partie 1 et 2) ainsi que 15 sketchs TV réalisés en 1990 (Les Sales Histoires).

La tornade Dupontel a surgit au début des années 90, réveillant d'un coup un genre jusque là squatté par les gentils enfants du théâtre de bouvard (P. Palmade, M. Robin, JM. Bigard, etc). Une grande baffe dans la tronche, c'est la seule image qui me vient à l'esprit quand je repense à l'arrivée d'Albert et de sa galerie de personnages psychotiques, névrosés, asociaux ou simplement perdus. Le fan de Rambo, personnage le plus emblématique de la folie Dupontelienne, est autant une performance physique que d'acteur. L'auteur instaure une tension incroyable dans son jeu, on le sent constamment à la frontière. La première partie, qui je crois doit correspondre à la mouture initiale du "Sale spectacle", est sans aucun doute la meilleure. On y retrouve les grands classiques (Rambo, 30 millions de mamies, le Bac, l'appart F-Demi) mais aussi des sketchs moins connus (pas diffusés sur "Rire & Chansons" ;-) qui sont tout autant efficaces. La seconde partie marque une baisse d'inspiration assez nette ("Les pourris d'or", sketch poujadiste, ou "La pause", limite foutage de gueule) qui auront certainement incité le sieur Albert à quitter la scène.
Mais on trouve tout de même quelques touches du style Dupontel avec "Le jugement dernier" ("Jésus crucifié ? des clous oui, sado-maso !") ou "Les Filles". Artiste unique dans le genre très encombré des spectacles comiques (où les clones pullulent) Albert Dupontel n'a d'ailleurs jamais été copié depuis. C'est le signe des grands.

mercredi 15 novembre 2006

Objectif Nul - Un feuilleton spatial délirant

(TV - 2006) **** Edition Collector (2 DVD)

A des millions d'années-burosse de la Terre, un équipage, Zeitoun, Panty, Syntaxeror, le Mercenaire et le Capitaine Lamar, dérive toujours dans le cosmos à bord du Liberator. Leur objectif (*poum* *poum* *poum* *poum*) : Nul.

C'était il y a 20 ans, dans une télé Française sur laquelle offiçiait encore Collaro, Sabatier, Zitrone et Guy Lux. Une télé coincée, rigide, que Desproges, Le Luron et Coluche avaient tenté de dynamiter de l'intérieur. Une jeune chaîne cryptée prenait alors le pari d'ouvrir une fenêtre sur un humour décalé au langage actuel, fortement inspiré des programmes US, fait de parodies et de jeux de mot débiles, de second degré référencé à la culture Ciné hollywoodienne et aux Comics. Objectif Nul c'est avant tout une bonne tranche de nostalgie sur mon adolescence, quand je découvrais comme des milliers d'autres que des gens dans la TV pensaient et parlaient comme moi et s'amusaient des mêmes conneries. A l'époque du Bébête-show et de Dimanche Martin, croyez-moi c'était une mini-révolution dans le poste !
La série a laissé son petit héritage, on parle encore aujourd'hui de Brouzoufs et de Moukraines, on se rappelle des messages percutants du "Ministère de l'Homme" et des fausses pubs "El Gringo" , "L'ami déchiré" ou "Chôme", qui osaient se foutre ouvertement de la gueule des annonceurs tout puissants et de l'esprit "Winner" ridicule qui soufflait sur les 80's. Et puis il y avait (déjà) les faux JT moquant le ton journalistique. Les sketchs faits avec les moyens du bord sont certes inégaux, parfois mal rythmés, mais les personnages sont attachants et les guests tous plus kitchs les uns que les autres (l'ami Gotainer, Dick Rivers, etc). Objectif Nul c'est aussi, et surtout, la série qui aura scellé la rencontre de Les Nuls, ceux qui nous donneront quelques temps plus tard le fameux JTN, "l'émission" et le film "La cité de la peur". Un document pour la postérité.

jeudi 28 septembre 2006

Do not adjust your Set - At last the 1948 Show

"Do not adjust your Set" (2 DVD) ** & "At last the 1948 Show" (2 DVD) ****
(TV : 1967)

Deux séries télévisées anglaises à sketchs, conçues par les futurs "Monty Python".

Avant le Big Bang Monty Pythonesque, la TV anglaise offrait déjà une multitude de séries satiriques. En 1967 les futurs Kings de l'humour (Idle, Jones, Palin, Cleese, Chapman, Gilliam) débarquaient sur les ondes dans deux émissions. La première, "Do not adjust your set", est destinée aux enfants. L'humour y est donc assez classique, on sent les auteurs un peu bridés à cause du public visé. Des numéros musicaux brisent le rythme, même si le groupe de zikos bien barré (nommé "Bonzo Dog Doo-Dah Band") offre parfois des parodies très réussies, notamment une des Beatles et une autre rappelant le Rocky Horror Picture Show avec 10 ans d'avance. Autre longueur, le héros récurrent "Captain Fantastic", parodie loupée des super-héros US et des espions Bondesques. Mais Eric Idle, Terry Jones et Michael Palin dessinent déjà des personnages qu'on retrouvera deux ans plus tard chez les Monty. Au fil des épisodes (9 en tout), ils prennent de l'assurance et les dernières productions, où ils sont rejoint par un certain Terry Gilliam, prouvent qu'ils sont prêt pour révolutionner l'humour mondial en créant les Monty.
Beaucoup plus réussi selon moi car s'adressant directement aux adultes, "At last the 1948 Show" nous montre John Cleese et Graham Chapman, accompagné de Tim Brooke-Taylor et Marty "Oeil Bizarre" Feldman, dans une suite de sketchs préfigurant totalement le Flying Circus. Humour non-sensique, avec les ébauches des personnages fétiches qu'on retrouvera chez les Python : Cleese en gueulard irascible par exemple, ou cette passion pour les déguisements féminins ;-). On trouve déjà moult sketchs cultes, "Police Women", "Quiz Show", "4 Yorkshirmen", "Accountant Dance"... Le seul défaut de cette série ? beaucoup trop courte, 5 épisodes seulement !

samedi 10 juin 2006

Kaamelott - Livre II

(TV - 2006) ***** L'intégrale (3 DVD)

Arthur, Roi de Bretagne, continue sa quête du Saint Graal, accompagné de ses fidèles Chevaliers. Il doit toujours gérer le joyeux bordel ambiant : ses amours contrariées, l'intendance du Royaume, la belle famille, la paysannerie et les envahisseurs barbares.

La suite des aventures d'Arthur confirme tout le bien que je pensais de cette série. On tient là une équipe d'acteurs/trices qui, sous la plume de l'auteur Alexandre Astier, développe et amplifie une sacrée galerie de personnages comiques. J'avais insisté sur les qualités des mâles en présence avec le Livre I, la seconde saison de Kaamelott dévoile un peu plus les caractères féminins, pour notre plus grande joie. Séli, la redoutable belle-mère d'Arthur, offre un contrepoint solide à son mari Léodagan. Entre ses deux là l'inspiration "Michel-Audiardesque" se fait vraiment sentir pendant leurs échanges verbaux de haute volée. Quelle régalade ! La mère d'Arthur, terrible Ygerne, fait aussi une série d'interventions valant son pesant de cacahuètes drôlissimes. Et puis la Reine Guenièvre trouve définitivement sa place en s'éloignant de son statut de nunuche pour évoluer vers une sorte de naïveté poétique face au cynisme implacable de son entourage.
On apprécie aussi les épisodes de délires improbables partant de rien pour arriver à de grands moments humoristiques (Le Monde d'Arthur, Contre-sirop, In Love, etc). Je garde une petite préférence pour Perceval et Merlin, dont les interventions repoussent toujours plus loin les bornes de la connerie, et qui abordent de nouvelles frontières en la matière durant cette saison. Bref le Livre II de Kaamelott c'est une poilade assurée, par ses dialogues toujours écrits au cordeau pour des situations bien rythmées et souvent originales. Cherchez pas, y'a pas mieux ailleurs.

vendredi 14 octobre 2005

Dieudonné : Mes excuses

(Spectacle - 2005) ***

One-man show écrit en réaction à "l'affaire" Dieudonné qui a agité les médias en 2004.

Rappelons tout d'abord les circonstances dans lesquelles ce spectacle a été créé : une réaction de l'artiste face à la tempête médiatique déclenchée par ses propos. Des extrémistes religieux s'en sont pris au public à Lyon suite aux déclarations de Dieudo sur l'état d’Israël (il faut dire qu'il en avait mis une bonne couche, en plus du fameux sketch du Rabbin nazi joué à la TV). Le résultat : un show annulé à Paris qui donnera finalement lieu à "Mes Excuses". Dieudo en avait déjà pris plein la tronche lorsqu'il s'était présenté aux élections en 2002 (voir son recueil de lettres anonymes qu'il a publié par la suite) et on le taxe ensuite stupidement de racisme anti-juif. 
Dire que Dieudo règle ses comptes est un euphémisme ;-) Dès l'intro il se caricature en esclave, fouetté et implorant le pardon au "peuple élu". Le ton est donné lorsqu'il se relève d'un magnifique bras d'honneur. Pendant toute la première heure de son show Dieudo ne parle que de son "affaire". Il n'incarne aucun personnage, si ce n'est le sien, et donne sa vision des événements qui l'ont banni des médias Français, à de rares exceptions près. Le problème est que toute cette première partie ne montre pas un Dieudo au mieux de sa forme : des gags pour la plupart recyclés de son show précédent dans une ambiance de meeting politique qui met franchement mal à l'aise. Cela lui donne au moins l'occasion de mettre en avant son combat pour la reconnaissance de l'esclavage et du pillage de l'Afrique pendant des siècles.
Heureusement la seconde moitié du spectacle, à partir de l'hommage à Nougaro, repart sur un 2e degré salvateur que l'auteur a toujours maîtrisé à la perfection. Ne manquez donc pas les sketchs du Débat TV et de l'Association des Racistes Anonymes, ça c'est du Dieudo comme on l'aime.

mercredi 28 septembre 2005

Kaamelott - Livre I

(TV - 2005) ***** L'intégrale (3 DVD)

La légende du Roi Arthur et des chevaliers de la table ronde revue et malmenée sur un ton parodique.

Un des très rares programmes regardables de M6. Après "Caméra Café", série sympatoche mais caricaturale sur le monde de l'entreprise, on se disait qu'on trouverait difficilement mieux sur la chaîne des djeun's et des clips formatés. Que nenni ! Kaamelott est en vérité la mini-série la plus drôle jamais produite en France. Par la grâce de son auteur Alexandre Astier ce détournement de la légende de la quête du Graal est une oasis dans la médiocrité ambiante du PAF. Dialogues modernes fins et efficaces, comédien(ne)s inspiré(e)s, situations inédites, le tout dans une ambiance rappelant les films d'Audiard (le père) et le "Holy Grail" des Monty Python par son humour, son rythme et son jeu pêchu. Le format très court (4') oblige à rester concis. Je ne relève que deux fautes de goût sur les 100 épisodes de cette saison 1. La présence des "guest stars" Elie Semoun et Didier Bénureau, complètement décalés dans l'univers de Kaamelott, se contentant de rejouer comme à leur habitude leur personnage déjà vu 1000 fois. M'enfin cela ne concerne que quelques minutes sur 3 DVD, et les autres apparitions surprises sont sans défaut (Léa Drucker en fée Morgane, la famille De Caunes pére et fille, Solo et Le'Boloch, etc).
Du reste le casting se suffit à lui-même. D'abord Arthur, l'auteur soi-même. Commentant d'un air résigné les catastrophes qui s'enchaînent, tentant vainement d'organiser son royaume dans le chaos ambiant, il est irrésistible. La Reine Guenièvre a le petit coté nunuche inoubliable de Catherine Frot dans "un air de famille", le père Léodagan est un croisement réussi entre un Ventura période "tontons" et un Gabin jouant le "Dabe", le duo crétin Perceval/karadoc fonctionne à plein régime, sans oublier Merlin le druide foireux. Bref, c'est du lourd. Les relations du Roi avec sa belle-famille, la recherche du Graal avec des chevaliers pas franchement au top, les envahisseurs qui menacent et les péquenots qui se plaignent, on peut imaginer qu'il reste pas mal de munitions à môssieur Astier pour encore écrire quelques bonnes saisons. Qu'ils mettent encore longtemps avant de trouver leur bocal à anchois.

jeudi 19 mai 2005

Tout Mr Manatane

(TV : 2003) **** 3 DVD

Le redoutable M. Manatane, une espèce de dandy prétentieux, donne son avis sur tout en général et n'importe quoi en particulier.

Benoît Poelvoorde, l'acteur génial révélé par "C'est arrivé près de chez vous", a commis 2 saisons entières de ce délire pur dans NPA sur Canal +. Né lors de l'émission "C'est pas le 20h" avec les sketchs "Jamais, Au grand jamais" dans lesquels il donnait des leçons de savoir-vivre, le terrible Manatane a ensuite évolué vers son personnage unique collant parfaitement à la folie Poelvoordienne. "Les carnets de M. Manatane" est un régal total avec une galerie de cinglés et des dialogues ciselés, et quelques bonnes "gueules" belges. Même si les têtes de turc ont quelque peu vieillies (Sheila, Lalanne...), c'est toujours avec un certain délice, pervers je vous l'accorde, qu'on se repasse les sketchs cyniques de la chirurgie esthétique, la Mort ou encore du Paris World Quart. Les déjantés "Mutinerie", "Entre Guillemets" ou "Les Muscles" finiront de vous achever !
Même si certains thèmes sont parfois peu porteurs, ou même carrément du pur foutage de gueule basé uniquement sur les talents d'impro de Poelvoorde, les auteurs trouvent l'angle, la situation, le bon mot qui fait mouche. Du grand Benoît ? oui nicolas...

mercredi 22 décembre 2004

Splendeur et gloire des Deschiens

(TV - 2004) *** Edition Objet Culte (2 DVD)

Le quotidien mis en scène de quelques personnages atypiques, des français pas nécessairement "moyens". Monsieur Morel et sa fromagerie, Monsieur Saladin et son Gibolin, mon gars Bruno Lochet, la Yolande, Tonton Duquesne et tous les autres. Leurs joies, leurs peines, leur boulot, leurs amours, leur famille...

Le troupe des Deschiens a débarqué dans le désormais cultissime show TV "Nulle Part Ailleurs" au milieu des 90's (elle reviendra même pour une saison en 2002). Les Deschiens apparaissaient alors totalement décalés, en caricature outrancière d'une France profonde faite depuis une émission ultra parisianiste. Quelques tristes figures montaient au créneau pour dénoncer cette moquerie des "vrais" gens. Et pourtant, connaissant bien le sujet puisqu'ayant vécu les vingts premières années de ma vie parmi quelques "Monsieur Morel" et "Yolande", je peux dire que malgré le trait forcé je n'ai jamais ressenti aucun mépris ni désamour dans ses scénettes Deschienesques. Au contraire une justesse et une vérité se dégage de la plupart des portraits, en plus d'une drôlerie féroce sur une certaine mentalité franchouillarde.
Ce best-of propose un bon survol du style "Deschiens", avec une large part accordée à l'emblème François Morel. Tour à tour patron paternaliste de sa PME exportatrise de Chafouettes et de Michachons, animateur de ses célèbres "3615 code qui-n'en-veut", père de famille désespéré de sa progéniture, ou présentateur de vibrants hommages karaokesques aux grands chanteurs nationaux (Cloclo, Gainsbarre, Aznavour…), l'ami Morel incarne l'esprit Deschiens. On constate tout de même, dix ans après, qu'il "écrase" un peu ses partenaires dont on aimerait parfois plus entendre le son de la voix. Je garde pour ma part une tendresse infinie pour Bruno le souffre-douleur (le Sarthois qui encaisse tout, les baffes ou le boudin noir au chocolat) ainsi que M. Saladin, génie comique qui fait mouche aussi bien en vieille dame guindée qu'en maître es-Gibolin à moitié pété. Une délicieuse tranche de "France d'en bas" bien avant que cette expression méprisante n'apparaisse. Ouaf !

jeudi 16 décembre 2004

Le Professeur Rollin a encore quelque chose à dire

(L'intégrale du Professeur Rollin : Le spectacle + les vidéos) (TV : 2004) ****

François Rollin, alias le Professeur, donne une conférence sur la progression diagonale. Accessoirement il nous livre ses pensées et ses précieux conseils sur tout et n'importe quoi.

"Ce Rollin, quel boute-en-train", me disait encore hier soir ma concierge. C'est vrai que le personnage ne manque pas d'humour. Personnellement je l'ai découvert lors de ces interventions dans la série "Palace" : série humoristique de 1988 dans laquelle passait aussi Jean Carmet lisant des brèves de comptoir, Valérie Lemercier en bourgeoise donneuse de conseils, ou encore MM Philippot et Khorsand dans leur fameux duo reprit cette année dans une pub "Je l'aurais un jour... je l'aurais !". L'ami Rollin était également l'un des auteurs des sketchs joués par les "guests" de Palace. Tout était déjà présent à l'époque : un ton professoral sur des sujets aussi édifiants que les quotas laitiers ou les colibris. Un humoriste unique à mille lieux des comiques traditionnels français. Aujourd'hui, après un premier spectacle intitulé "Hirondelles de saucisson" et un vibrant "Colères" (dont on attend toujours une hypothétique sortie en DVD), l'homme revient sur scène. Le fil conducteur, une conférence sur la progression diagonale, n'est qu'un prétexte pour enchaîner des sketchs courts écrits pour la TV dans une série nommée "Le Professeur Rollin a encore quelque chose à dire".
Le spectacle part sur les chapeaux de roues, rien que pour expliquer le titre du spectacle il faut une bonne dizaine de minutes vraiment poilantes. Jusqu'à l'évocation de la singulière amitié entre Rollin et un arbre. Ici le professeur se perd dans une sensiblerie quelque peu déplacée, mais qu'on se rassure rien de vraiment rédhibitoire. Entre les coups de fil impromptus ("vas chier mon gros Raymond !"), les astuces pour se souvenir de son code de carte bleue, les conseils pour écrire un roman, la poésie en pays angevin et bien évidemment l'étude approfondie du pas diagonal, il faut plusieurs visionnages pour saisir toute la folie du bonhomme. Ou pas.

mercredi 15 décembre 2004

Les Nuls l'Intégrule 2

(TV : 2004) *** Édition Collector 4 DVD

Tout le savoir-faire drôlissime de la fine équipe de "Les Nuls" depuis leurs débuts en 1987 (Objectif Nul) jusqu'à l'Emission (1992). En cadeau bonus l'intégrale de TVN 595, délire télévisuel de près de 2 heures recréant une chaîne de télé nulle.

On pouvait le prévoir, le succès du premier Best-of en DVD de Les Nuls poussent les marchands à nous concocter une suite. Concept identique pour cette "Intégrule 2" : fausses pubs, sketchs avec par exemple Jango Edwards ou Gérard Lanvin, journal TV. Damned ! Toujours pas de véritable "intégrale" des différentes séries de Les Nuls, pourtant sorties en cassettes vidéos à l'époque. On se contente encore une fois d'un best of, un peu moins intéressant d'ailleurs que celui de 2003.
Le plus fort reste tout de même les parodies de journaux TV comme le JTN ou l'Edition ainsi que l'excellent TVN 595 (qui fut diffusé fin 88). Certaines pubs parodiées échapperont complètement aux moins de 20 ans puisqu'il faut avoir vu l'original pour en apprécier tout le sel ("vous me reconnaissez ?" ou encore "On va regarder K-2000" ;-). Ah ! ces jeunes...

mardi 16 novembre 2004

Dieudonné Tout Seul - Le Divorce de Patrick

(2 Spectacles - 2004) ***** (Pack 2 DVD)

Tout seul (1997) : dans une petite bourgade un certain Michel a perpétué une tuerie sauvage. Des journalistes enquêtent sur ce fait divers. A travers les témoignages de ses amis, collègues et personnalités du canton, on découvre l'histoire de cet homme.

Le tout premier spectacle de Dieudo en solo s'éloigne complètement des shows qu'il interprétait en tandem avec Elie. Dieudonné quitte le non-sens et le second degré décousu du duo en structurant son one-man-show autour d'un fil conducteur. La galerie de personnage est magnifique, et dès cette année 1997 l'auteur pose les bases de ce qui deviendra rapidement sa marque de fabrique unique : une suite de portraits féroces d'une certaine mentalité franchouillarde. Encore un peu timide dans son exploration de l'inconscient collectif national, la plupart des personnages ne sont pas poussé au bout de la caricature comme dans les spectacles suivants (Pardon Judas!, Cocorico!, Le Divorce de Patrick). Et qu'on ne se méprenne pas sur le sens du mot "caricature", on n'a pas affaire ici à un gentillet chansonnier ;-) . La plupart des archétypes qui seront ensuite repris (et, soyons honnête, améliorés) dans les autres shows de Dieudo sont déjà présents dans "Tout seul" : le curé, l'africain, le présentateur télé, le jeune de banlieue, le collabo. Ce satané Dieudonné arrive même à nous faire presque peur lorsqu'il interprète un drogué plus vrai que nature, traversé de spasmes.
Le seul point faible du spectacle vient des passages musicaux qui malgré la qualité des textes s'intègrent mal dans cet inventaire radical de la société française. Mais déjà avec ce premier plongeon dans le grand bain Dieudo parvient à nous faire rire de tout en appuyant là où ça fait mal, avec un talent d'acteur indéniable. Qu'il chausse ses gros sabots pour nous livrer un joueur de boules français grande gueule ou qu'il dépeigne ce petit esprit collabo qui murmure ces propos nauséeux, Dieudo est à l'aise sur les deux tableaux. Chapeau Bas !

Le Divorce de Patrick (2003) : Alors qu'il s'apprête à rendre hommage à un obscur poète lors d'un festival perdu au fin fond du trou du cul du monde, Dieudonné reçoit un coup de fil de son ami Patrick. Ce dernier est au bout du rouleau suite à son divorce.

Après s'être attaqué à la religion (Pardon Judas!), à la politique et aux médias (Cocorico! Son meilleur spectacle selon moi), Dieudonné enchaîne avec une charge musclée sur les rapports hommes/femmes dans ce spectacle de 2003. On retrouve avec plaisir certains des personnages récurrents : la maîtresse d'école, le curé, l'africain, le médecin. Mais Dieudo s'investit beaucoup plus en intervenant directement, même s'il se cache toujours derrière un masque d'exagération. Il nous livre ses pensées sur son éternel combat contre le fanatisme religieux et chronique l'état du monde en cette année de guerre en Iraq. 
L'évocation de cet ami Patrick donne lieu à des sketchs très drôles et très violents : depuis la première rencontre du couple jusqu'à son affrontement par enfant interposé, en passant par la naissance du petit Francis lors de la coupe du monde du foot. Le style comique de Dieudonné va au-delà de l'humour noir qui fonctionne souvent sur des provocations gratuites ou des cibles faciles. L'humoriste est parfois obligé de "sortir" du contexte pour commenter l'incommensurable connerie qu'il met en scène, pour laisser respirer le public ("Attendez, c'est un personnage ! Si vous croyez que c'est facile de jouer un type aussi con !").
Assurément l'un des derniers exemplaires de comique politique encore en activité en France, le style Dieudo dénonce, derrière la façade de la déconne. Le fabuleux sketch sur le Mollah Jean-Christophe,  où il imagine la dernière réunion des terroristes du 11 septembre, est un modèle du genre à montrer dans toutes les écoles de One-Man-Show. On est loin de l'humour niais ou bien gras qu'on nous sert aujourd'hui dans les médias. Et puis Dieudo ajoute toujours la petite touche de second degré salvateur qui sauve tout. Une leçon de vie, et en plus on se poile vraiment.

lundi 15 novembre 2004

Message à caractère informatif

(TV : 2004) *** (2 DVD)

Détournements de films d'entreprises des années 70 ou 80, les "Messages à Caractère Informatif" sont des extraits de vrais sketchs vantant les mérites de sociétés américaines ou européennes. Les auteurs ont remonté et doublé ses séquences pour en faire des parodies de l'esprit "winner" qui soufflait à l'époque.

Canal+ continue d'éditer les programmes qui firent la gloire de son émission phare des 90's, Nulle Part Ailleurs. Il faut bien sûr avoir vécu dans le monde du travail pour apprécier les sketchs de ces "Messages". Donc ami étudiant ou jeune chômeur, pas la peine d'essayer de saisir toutes les subtilités de ces sketchs. Au menu donc, cravates marrons, coupes de cheveux 80's et vrais salariés jouant mal devant la caméra. Les auteurs arrivent en général à trouver un angle particulier pour chaque extrait et partent dans des délires improbables.
Seul le faux bêtisier est complètement raté. Le reste est vraiment poilant, surtout que l'interface du DVD recrée entièrement celle de notre cultissime Minitel. Souvenirs, souvenirs.

dimanche 24 octobre 2004

De Caunes / Garcia: Le meilleur de Nulle Part Ailleurs

(TV : 2004) *** (2 DVD)

Au début des années 90 le talk show français à la mode se déroulait sur Canal Plus : c'était "Nulle Part Ailleurs". Parmi les séquences cultes (Les Nuls puis Les Guignols à partir de 91) l'ami Antoine De Caunes croquait les invités sous des déguisements de plus en plus farfelus. Il fut bientôt rejoint par un certain José Garcia. Le reste appartient à l'Histoire de la TV.

Oui, c'est vrai, les deux seuls sketchs exhumés régulièrement par Arthur et Cie peuvent commencer à en énerver certains ! Voir Sandrine Tropforte et Richard Jouir ainsi que les deux moines qui picolent de l'eau de vie est devenu un passage obligé pour toutes les émissions profanatrices de l'INA. Mais l'extraordinaire présence de Garcia fait que je ne peux m'en lasser. On trouve 2 époques réparties sur les 2 DVD : la période solo de De Caunes avec les personnages sympathiques de L'embrouille, Languedepute ou Ouin-Ouin par exemple, et les duos avec Garcia. Il y a souvent du comique purement visuel, bon enfant, et on rit parfois plus des fous rires de De Caunes que des sketchs eux-même. Voir les tronches pas possibles d'Antoine en Michel Jaxon, Prince Charles ou Pignolo, et de José en grosse pouffe, en poussin ou en lapine, c'est du travail d'orfèvre.
Mais le meilleur reste les imitations parfaites du sieur Garcia en De Niro (LA séquence culte), Elvis, Django Edwards ou Diana. A chaque fois il fait vivre ses légendes en quelques intonations et mouvements du corps, c'est réellement un acteur prodigieux. Observez-le bien dans les séquences où il n'est encore que second couteau (en Yvette Horner, en fermière avec pine d'huitre), c'est une véritable leçon ;-) De Caunes, lui, n'est jamais meilleur que lorsqu'il affronte directement les invités sous les textes acides de Laurent Chalumeau : il allume ainsi Huster, Hallyday, Lambert, Ruquier, Claude François Junior, Bravo, etc. Que des belles têtes de vainqueurs ;-) Malgré le rire parfois forcé du vénérable Philippe Gildas, on ne peut dire qu'un mot : jouissif.

mardi 30 décembre 2003

Les Nuls l'Intégrule

(TV : 2003) **** Édition Collector 4 DVD ("L'intégrule, C'est presque comme l'intégrale, mais avec un U" + "Histoire(s) de la Télévision")

Les célèbres comiques Les Nuls, alias le quatuor Lauby-Chabat-Carette-Farugia, ont dynamité la TV française en quelques années avec des émissions comme "Objectif Nul", "Le JTN" et "L'Emission". Voici leur Best-Of.

Comme son nom l'indique, l'intégrule n'est pas une intégrale mais un best of des meilleurs sketchs. Un beau coffret rempli de conneries ;-) Beaucoup de fausses pubs vues et revues, quelques "Editions" fameuses avec Pénélope Solette et Maurice Chevalier ainsi que les sketchs les plus connus de "L'Émission" et "Objectif Nul" et des interventions très courtes piochées dans "L'ABCD Nul" et "TVN 595". Mais je désespère toujours d'avoir une vraie intégrale d'Objectif Nul en DVD, de TVN595 ainsi que du JTN et de Les Nuls l'Émission. Ça permettrait aux fans de faire leur propre Best Of (on y aura sûrement droit lors de prochains Noëls...) Ici on retrouve avec un brin de nostalgie le fameux "École du Fan" avec Valérie Lemercier, l'excellent sketch à l'envers avec Zabou ou encore "Les effets normaux" avec Gérard Jugnot.
En prime l'édition Collector comprend l'intégrale de "Histoire(s) de la Télévision", dernière série un peu terne de Les Nuls après le décès de Bruno Carette. Elle ne contient que quelques perles, comme le fameux sketch de "l'arbre à branlette pour les éléphants", avec un Chabat en commentateur animalier qui raconte des horreurs sur un ton convenu.

dimanche 28 décembre 2003

Elie Semoun annonce la suite...

(TV : 2003) *

Des personnages farfelus viennent passer des annonces, pousser des coups de gueule ou simplement lancer un message dans un vidéo-maton.

Huh huh huh... le facétieux Elie et son compère Franck Dubosc remettent ça avec les petites annonces. Vu la quantité de personnages, chacun y trouvera son bonheur. Les traits de la caricature sont tellement forcés qu'on ne sait plus si on doit rire ou avoir pitié. Elie se moque des faibles, des moches et des abrutis, bref il tire sur les ambulances. Son ex-camarade Dieudonné s'attaque lui aux puissants de ce monde (politiques et religieux), ce qui lui donne à mes yeux une force incroyablement plus percutante.
La gentille galerie imaginée par le petit Semoun reprend par ailleurs beaucoup de personnages déjà vus précédemment, tout cela ronronne tranquillement. Pour ma part M. Patel et le T.O.C du ralenti sont les deux seuls sketchs qui m'ont fait franchement rire.