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vendredi 21 décembre 2018

The VVitch, Hérédité : Familles je vous hais

Réunions de familles

The VVitch (réalisé par R. Eggers) et Hérédité (réalisé par A. Aster) sont deux films sortis respectivement en 2015 et 2018. Bien que situés à deux époques différentes, le 17e siècle et le temps présent, ils racontent l'histoire anxiogène de familles dysfonctionnelles en prenant appui sur le genre Horreur-Fantastique.

Sous-titré dans sa version d'origine "Conte folklorique de Nouvelle-Angleterre", The VVitch tire son ambiance unique des légendes sur les sorcières héritées du moyen âge. Une famille puritaine venue d'Angleterre dans les territoires d'Amérique du Nord se trouve chassée de sa colonie à la suite d'un différend religieux. Elle doit vivre recluse, en autarcie dans une petite ferme à la lisière d'une forêt. La disparition du bébé de la famille va confronter parents et enfants au mythe des Sorcières.

Hérédité se déroule de nos jours et s'ouvre sur l'enterrement de la grand-mère de la famille Graham. Sa disparition va déclencher une série de psychoses et de drames au sein du foyer, se muant peu à peu en événements surnaturels. Le film explore une thématique plus moderne basée sur les esprits malins qui hantent les lieux et possèdent les personnes.

Voici donc la joyeuse thématique de la soirée : une cellule familiale isolée qui va se replier sur elle-même à force de cultiver ses névroses, qu'elles soient religieuses pour les puritains des années 1630 ou psychosomatiques pour nos contemporains.
Cool.

Et nous allons voir que ce ne sont pas les seules similitudes entre les deux films.
Le temps de prévenir tout le monde que ça va divulspoiler abondamment et on clique sur la suite.

jeudi 2 août 2018

The Social Network


"Bientôt, vous aurez tous une page Facebook..."

(2010 - Réalisé par D. Fincher) *****

L'histoire de la création de Facebook en 2004 par Mark Zuckerberg et Eduardo Saverin. L'ascension fulgurante du premier réseau social à l'échelle mondiale, les conflits internes et les procès qui ont suivi.

Si aujourd'hui Facebook n'est plus utilisé que par votre mère et votre oncle, le réseau social revendique tout de même 2,2 milliards de comptes actifs en 2018. Cette entreprise fait partie de l'Histoire, David Fincher et le scénariste Aaron Sorkin s'emparent dès 2010 d'une biographie intitulée "Les milliardaires accidentels" pour réaliser le film qui va cristalliser l'esprit d'une génération. Comment Zuckerberg et quelques collègues doués, étudiants de la prestigieuse université Harvard, vont transgresser le code d'honneur implicite de l'école. D'abord en hackant les trombinoscopes des élèves des campus aux alentours pour créer Facemash, un moteur de vote comparant des photos de filles (Vraiment classe, les gars). Mais surtout en bousculant les traditions, incarnées notamment par les riches frères Winklevoss, prototypes de la classe dominante : jeunes loups premiers de la classe, sportifs exemplaires et membres de la plus select fraternité d'Harvard.
Comme il le dit lui-même, Mark Zuckerberg ne sait pas vraiment ce qu'il tient dans ses lignes de codes lorsqu'il fait financer son portail social avec les 1000 dollars de son pote, mais il a l'intuition qu'il doit laisser son monstre grandir en même temps que la jeunesse, adaptant le concept avec des flashs d'inventivité, comme lors de la séquence sur la création du statut relationnel.
Fincher le montre parfaitement avec plusieurs analogies tout au long du film : pendant que l'ancien monde s'éclate avec des putes payées dans des soirées élitistes, le nouveau prend possession de la zone virtuelle où se noueront les relations sociales du peuple. Pendant que les fils de bonne famille rament en ligne droite dans leur couloir d'aviron étriqué, les codeurs pissent les lignes de programmes qui captureront notre intimité pour mieux la marchander. Pendant qu'Eduardo s'échine à trouver de maigres financements publicitaires, Zuckerberg recrute le créateur de Napster qui lui décroche son premier gros investissement. Et tandis que les hordes d'avocats perdent leur temps en négociations juridiques, Facebook investit ses nouveaux bureaux et fête son millionième membre.
Le film explique parfaitement le fonctionnement intellectuel du jeune businessman, prototype du geek à une époque où ce terme n'est pas encore sexy pour les séries TV et Hollywood. Il a toujours un coup d'avance, quitte à sacrifier au passage son amitié et poursuivre en vain sa copine qui l'a largué. Cette difficulté à communiquer est excellemment rendue par l'acteur Jesse Eisenberg : un peu autiste dans ses sentiments mais avec un mental constamment fixé sur un objectif dont les limites sont sans cesse repoussées. Un portrait tellement précis que l'actualité nous indique que le bonhomme n'a pas changé : en 2018 il balade les gouvernements comme jadis les Winklevoss, en produisant régulièrement les mêmes excuses bidons concernant son redoutable outil d'influence planétaire.

jeudi 3 mai 2018

Playlist Janelle Monáe


Playlist on SPOTIFY

Sincerely, Jane  (Metropolis, 2008)
Dance or Die  (The ArchAndroid, 2010)
Faster  (The ArchAndroid, 2010)
Locked Inside  (The ArchAndroid, 2010)
BabopbyeYa  (The ArchAndroid, 2010)
Tightrope  (The ArchAndroid, 2010)
Suite IV Electric Overture  (The Electric Lady, 2013)
Givin' Em What They Love  (The Electric Lady, 2013)
Q.U.E.E.N  (The Electric Lady, 2013)
Electric Lady  (The Electric Lady, 2013)
Look into my Eyes  (The Electric Lady, 2013)
It's Code  (The Electric Lady, 2013)
Ghetto Woman  (The Electric Lady, 2013)
Dance Apocalyptic  (The Electric Lady, 2013)
Dorothy Dandridge Eyes  (The Electric Lady, 2013)
Dirty Computer  (Dirty Computer, 2018)
Take a Byte  (Dirty Computer, 2018)
Django Jane  (Dirty Computer, 2018)
Make Me Feel  (Dirty Computer, 2018)
Americans  (Dirty Computer, 2018)

mercredi 21 juin 2017

Playlists Best Of Prince Rock/Funk/Groove/Love


Fêtons la musique, festoyons même !
Et profitons de la sortie dans deux jours de la version remasterisée de Purple Rain pour proposer notre propre Best Of de l'oeuvre d'un artiste qu'on a jamais cessé de célébrer dans ces pages.

Mais comment faire pour résumer des dizaines d'albums officiels ? Comment éviter les sempiternels "Kiss" et autres "Let's go crazy", présents dans tous les Greatest Hits ?
La solution est limpide : piocher dans les titres moins connus et proposer non pas UNE mais QUATRE compilations parce qu'on est un gros déglingo.

Avant que les professionnels de la profession ne hurlent au sacrilège : oui, nous assumons cette déconstruction sauvage des œuvres de l'artiste. Ces compiles ont pour objectif de faire découvrir aux néophytes l'étendue du travail de Prince et de rappeler aux fans le génie de leur idole.
Avant que les experts de l'expertise ne crient à l'imposture : oui, certains des titres ne correspondent pas pleinement au genre auquel ils sont associés. L'artiste est connu pour mélanger les styles et les courants musicaux, rendant difficile une catégorisation. Un seul point commun entre toutes ses chansons : la touche Princière.
Avant que les trolls du trolling ne soulignent des oublis : oui, nous avons probablement omis certaines de VOS chansons favorites. La solution ? faites vos propres Best Of.


Rocks! (Playlist on SPOTIFY)
1. I'm yours (For You - 1978)
2. Sister (Dirty Mind - 1980)
3. Sexuality (Controversy - 1981)
4. All the critics loves U in NY (1999 - 1982)
5. Darling Nikki (Purple Rain - 1984)
6. Temptation (Around the world in a day - 1985)
7. Play in the sunshine (Sign O the times - 1987)
8. Electric Chair (Batman - 1989)
9. She's always in my hair (The Hits/The B-Sides - 1993)
10. Now (The Gold Experience - 1995)
11. Zannalee (Chaos & Disorder - 1996)
12. Calhoun Square (Crystal Ball - 1997)
13. Beautiful strange (Rave in2 the joy fantastic - 2001)
14. Strange relationship (live) (One Nite Alone Live! - 2002)
15. Interactive (Crystal Ball - 1997)
16. Dreamer (Lotus Flow3r - 2009)
17. FunkNRoll (PlectrumElectrum - 2014)
18. Rocknroll loveaffair (HitNRun Phase Two - 2015)

Funks! (Playlist on SPOTIFY)
1. Sexy Dancer (Prince - 1979)
2. Head (Dirty Mind - 1980)
3. Let's Work (Controversy - 1981)
4. Something in the water (1999 - 1982)
5. New position (Parade - 1986)
6. I wonder U (Parade - 1986)
7. The ballad of Dorothy Parker (Sign O the times - 1987)
8. We can funk (Graffiti Bridge - 1990)
9. Push (Diamonds & Pearls - 1991)
10. In this bed I scream (Emancipation - 1996)
11. Come on (NewPowerSoul - NPG - 1998)
12. Undisputed (Rave un2 the joy fantastic - 1999)
13. Illusion, coma, pimp & circumstance (Musicology - 2004)
14. 3121 (3121 - 2006)
15. Ol' Skool Company (MPLSound - 2009)
16. Laydown (20TEN - 2010)
17. U Know (Art official Age - 2014)
18. Ain't about 2 stop (HitNRun Phase One - 2015)

Loves! (Playlist on SPOTIFY)
1. Baby (For you - 1978)
2. It's gonna be lonely (Prince - 1979)
3. The Beautiful Ones (Purple Rain - 1984)
4. The Ladder (Around the world in a day - 1985)
5. Under the cherry moon (Parade - 1986)
6. Forever in my life (Sign O the times - 1987)
7. Anna Stesia (Lovesexy - 1988)
8. The question of U (Graffiti Bridge - 1990)
9. Damn U (LoveSymbol - 1992)
10. How come U don't call me anymore (The Hits/The B-Sides - 1993)
11. I hate U (The Gold Experience - 1995)
12. Dreamin about U (Emancipation - 1996)
13. One of your tears (The Truth - 1997)
14. Mellow (The Rainbow Children - 2001)
15. When Eye lay my hands on U (The Chocolate Invasion - 2002)
16. Empty room (live) (C-Note - NPG Music Club - 2004)
17. Satisfied (3121 - 2006)
18. TicTacToe (PlectrumElectrum - 2014)
19. Revelation (HitNRun Phase Two - 2015)

Grooves! (Playlist on SPOTIFY)
1. Just as long as we're together (For you - 1978)
2. Do it all night (Dirty Mind - 1980)
3. Pop Life (Around the world in a day - 1985)
4. Anotherloverholenyohead (Parade - 1986)
5. Rockhard in a funky place (Black Album - 1988)
6. Partyman (Batman - 1989)
7. Willing and Able (Diamonds & Pearls - 1991)
8. Love 2 the 9's (LoveSymbol - 1992)
9. Shockadelica (The Hits/The B-Sides - 1993)
10. New Power Soul (Exodus - NPG - 1995)
11. Shy (The Gold Experience - 1995)
12. Good love (Cristal Ball - 1998)
13. Pretty man (Rave un2 the joy fantastic - 1999)
14. 1+1+1 is 3 (The Rainbow Children - 2001)
15. Musicology (Musicology - 2004)
16. Sticky like glue (20TEN - 2010)
17. Clouds (Art Official Age - 2014)
18. Xtraloveable (HitNRun Phase Two - 2015)

samedi 15 avril 2017

Persona 5

Les joies de la glande en milieu scolaire
Atlus
Genre : RPG Social
Verdict: 5/5
(0=Maternelle, 1=Primaire, 2=Collège, 3=Lycée, 4=Fac, 5=Pôle Emploi)

Si vous avez manqué le début

Un lycéen Japonais débarque à Tokyo avec pour seul bagage un léger passif avec la police, le malheureux venant d'être expulsé de son école suite à une embrouille. Le voila sous le coup d'une période de probation, il faut qu'il se tienne à carreau s'il ne veut pas se retrouver avec un casier. Hélas le pauvre se met à faire des cauchemars angoissants où il est prisonnier dans une geôle infâme et pour couronner le tout, il arrive en retard au premier jour de cours dans son nouveau lycée parce qu'il s'est paumé dans un château sordide.
Wait a minute. Un château, en plein Tokyo ? Étrange...

lundi 10 avril 2017

Playlist Opolopo


Playlist on SPOTIFY

Kobayashi Maru  (Voltage Controlled Feelings - 2010)
Get on up  (Superconductor - 2015)
We got that  (Mutants Vol.2 - 2014)
Let me do my thing (Remix - Ferry Ultra feat. G. McCrae)  (Single - 2015)
Too small (Skint Mix - feat. Anna Sise)  (RF presents Opolopo - 2007)
In the thick of it (Remix - Joey Negro feat. A. Johnson)  (Mutants Vol.2 - 2014)
Tweak my knobs  (Voltage Controlled Feelings - 2010) 
So good (feat. K. Burke)  (Superconductor - 2015)
Freeze the cut (Remix - Comfort Fit feat. Blacktroniks)  (Compilation - 2009)
The Best (feat. Colonel Red)  (Superconductor - 2015)
Bonafide (feat. Amalia)  (Voltage Controlled Feelings - 2010) 
This is what you are (Remix - M. Biondi & The High Five Quintet)  (Mutants Vol.2 - 2014)
Spare me the details (feat. E. Dillard)  (Superconductor - 2015) 

mercredi 30 novembre 2016

Playlist Radiohead II (2003-2016)


Playlist on SPOTIFY

True love waits  (A moon shaped pool - 2016)
Backdrifts  (Hail to the thief - 2003)
Bodysnatchers  (In rainbows - 2007)
Glass Eye  (A moon shaped pool - 2016)
Nude  (In rainbows - 2007)
2+2=5  (Hail to the thief - 2003)
Lotus Flower  (The King of Limbs - 2011)
Weird Fishes/Arpeggi  (In rainbows - 2007)
A wolf at the door  (Hail to the thief - 2003)
Burn the witch  (A moon shaped pool - 2016)
All I need  (In rainbows - 2007)
There there  (Hail to the thief - 2003)
Daydreaming  (A moon shaped pool - 2016)
Sit down. Stand up.  (Hail to the thief - 2003)
Harry Patch (In Memory Of)  (Single - 2016)
Faust Arp  (In Rainbows - 2007)
The Numbers  (A moon shaped pool - 2016)

jeudi 21 avril 2016

Prince (1958-2016)


Here come the Purple Yoda !


Quelques titres à (re)découvrir : Playlist sur Spotify

Lady Cab Driver ("1999")
100 MPH ("Originals")
Computer Blue - Hallway Speech ("Purple Rain")
Condition of the Heart ("Around the world in a day")
The Ballad of Dorothy Parker ("Sign 'O the times")
Shhh ("The Gold Experience")
Old friends 4 sale ("The Vault...")
Rainbow Children ("The Rainbow Children")
Joy in Repetition ("One Nite Alone... Live!")
Colonized Mind ("LotusFlow3r")
Laydown ("20TEN")
Breakfast can wait ("Art Official Age")
Xtraloveable ("HITnRUN - Phase Two")

mardi 27 octobre 2015

Mad Max Fury Road

Scène ordinaire sur le périph' parisien.

(2015 - Réalisé par G. Miller) *****

Sur les terres désertiques d'une Australie post-apocalyptique, Max Rockatansky se fait capturer par les War Boys d'Immortan Joe. Il devient un "globular", un esclave donneur de sang. Lorsque la Commandante chargée du réapprovisionnement en précieux Or Noir, l'Imperator Furiosa, trahit le Chef Suprême, Max est embarqué malgré lui dans une course-poursuite dantesque.

Nous avions quitté Max en 1985, affrontant les sbires de Tantine Entité alias Tina Turner herself ! Il finissait par sauver un groupe d'enfants s'échappant vers une terre promise et, fidèle au mythe Mad-Maxien, notre homme restait seul abandonné en plein désert. 30 ans après le revoilà dans le même état, sans qu'on sache trop à quelle époque les événements contés dans Fury Road ont lieux. Mais on s'en fout ! Le film n'est qu'une longue course-poursuite de près de 2 heures, durant laquelle George Miller affine son univers en développant sa mythologie (les War Boys et leur Valhalla) et en cachant son personnage fétiche derrière la véritable héroïne du film, Furiosa et sa quête pour retrouver ses origines. Mais surtout il nous offre une succession de séquences incroyablement spectaculaires, plus impressionnantes que n'importe quelle galipette en images de synthèse du énième Super-Héros. Des persos tous plus barrés les uns que les autres dans un univers original qui fait sens, au final. Des couleurs ultra saturées magnifiant les décors naturels, dans lesquels les cascadeurs réalisent des prouesses insensées. Et juste quand il faut, une dose d'effets spéciaux miraculeux, placés au bon moment sans remplir tout l'espace pour que notre cerveau reste en suspension d'incrédulité. 

La gestation du film est déjà une épopée en soi, débutée il y a plus de 15 ans (scénario terminé dès 2003) et jalonnée de coups durs, poursuivie par une malchance contrecarrant sans cesse son destin. Mais le réalisateur a tenu bon et son Fury Road est une des meilleures choses qui nous soit arrivé en 2015. Il faut noter le culot de Miller concernant son traitement atypique de Max. Il passe un premier quart du film ligoté, subissant les événements sans jamais pouvoir intervenir. Il est ensuite contraint d'aider les fuyardes, sans véritable autre option. Son seul grand fait d'arme sera de dézinguer à lui seul tous ses poursuivants dans les marais, une ellipse que le spectateur ne voit même pas ! C'est donc bien la quête de Furiosa qui prime. Magistralement incarné, ce personnage jamais vaincu devra, à la suite d'une cruelle désillusion, trouver le courage d'accomplir sa destinée en faisant confiance à un homme. 

Le film dresse aussi un constat pertinent sur un avenir possible, montrant une Humanité réduite à la survivance dans un monde asséché, victime du dérèglement écologique et social qu'elle a elle-même créé. On sait que Mister Miller a déjà prévu plusieurs suites à son phœnix, espérons qu'il saura prolonger le miracle pour quelques épisodes encore.

mercredi 17 août 2011

Catherine


Vincent et la tentatrice Catherine
Atlus
Genre : Aventure-Puzzle érotico-horrifique !
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début


Vincent Brooks est en pleine crise de la trentaine, ce moment particulier où l'homme-ado doit choisir entre sa vie de patachon et un déluge de responsabilités. Sa girlfriend Katherine parle de façon étrange, avec des mots comme "engagement", "mariage", "bébé", l'ami Vinc' flippe sa race. Même ses potes de beuverie ne le rassurent pas et pour couronner le Roi des Cons, Vincent fait des cauchemars absurdes dans lesquels il est affublé de cornes de bouc et doit escalader des blocs à toute vitesse pour échapper à une menace indicible.
Un soir notre brave couillon noit ses angoisses dans l'alcool. Le lendemain il se réveille au coté d'une inconnue tout droit sortie d'un fantasme de Japanime. Elle s'appelle Catherine, elle est très amoureuse, et le Vincent il est pas dans la merde...


lundi 21 février 2011

Inception




(2010- Réalisé par C. Nolan) ***** Dream Machine Edition (Mallette + Ultimate Edition)

Cobb et son équipe sont spécialisés dans l'extraction d'information confidentielle, avec une méthode révolutionnaire consistant à s'introduire dans l'esprit de leur victime lorsqu'elle dort pour lui soutirer ses secrets. Un homme d'affaire Asiatique lui propose de réaliser l'inverse : implanter une idée chez son concurrent, à son insu.

Comme avec Matrix en son temps, Inception est un film qui doit être revu (et revu encore) pour en apprécier la mécanique maniaque et en découvrir toutes les couches scénaristiques. C'est un film d'espionnage high-tech, une histoire d'amour héroïque, une réflexion profonde sur la réalité, un thriller politique sur la manipulation de l'individu, un hommage moderne aux films d'avant l'imagerie synthétique. C'est la somme de toutes les obsessions de son auteur-réalisateur, Christopher Nolan. On y retrouve son découpage ultra-précis, sa déconstruction en puzzle des séquences qui teste en permanence le spectateur, toujours sur le qui-vive. 
Parfois l'ampleur d'une production Hollywoodienne écrase ses acteurs, perdus dans l'immensité des décors, noyés sous les décibels de la bande-son. Inception est un miracle car il évite cet écueil, malgré la richesse des intérieurs et extérieurs et l'omniprésence de la musique, une des plus obsédante et réussie du genre, d'ailleurs, puisque intégrée directement à l'intrigue. L'ami Di Caprio et son équipe de cadors crédibilisent le concept de départ, pourtant pas facile à "vendre" puisque tous les protagonistes passent les trois quarts du film à dormir ! Comme à son habitude Nolan tord et explore jusqu'au point de rupture son postulat de départ, et en véritable génie parvient à nous laisser accroché au bord de son précipice scénaristique vertigineux dans les dernières secondes du film. Prodigieux.

jeudi 29 avril 2010

Demon's Souls

Je crois que je vais manger chaud

 From Software
Genre : Action-RPG punitif
Verdict: 4/5


Si vous avez manqué le début
C'est l'histoire d'un Roi, Allant XII, qui en a marre de régner sur son pays trop tranquille. Du coup pépère décide d'invoquer les esprits et met un boxon pas possible dans sa contrée, soudainement envahie par un épais brouillard (en plein mois de juillet, quel scandale !) accompagné de toute une troupe de démons et autres saloperies des enfers : Chiens d'la casse, Armures hantées, Dragons Barbecues, Allemands en short, etc.
Les plus braves guerriers, les plus inconscients surtout, se précipitent alors à la rescousse pour libérer le royaume maudit et accessoirement gonfler leur égo et leur porte-monnaie.