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samedi 8 juin 2019

Playlist Cooool (80's style)



Eyes without a face (Billy Idol - 1984)
I'm Diggin' You (Meshell Ndegeocello - 1993)
Big Time (Peter Gabriel - 1986)
Ti Sento (Matia Bazar - 1985)
Hang on to your Love (Sade - 1984)
Election day (Arcadia - 1985)
Living in another world (Talk Talk -1986)
Just another story (Jamiroquai - 1994) 
Head over heels (Tears for Fears - 1985)
Forever young (Alphaville - 1984)
I got the... (Labi Siffre - 1975)
Turn on, tune in, cop out (Freak Power - 1993)
Avalon (Roxy Music - 1982)
You spin me round (like a record) (Dead or Alive - 1985)
Naufrage en hiver (Mikado - 1985)
Once in a lifetime (Talking Heads - 1981)

samedi 15 septembre 2018

Poltergeist

Who you gonna call?

(1982 - Réalisé par T. Hooper) *****
Famille américaine typique, les Freeling vivent confortablement dans le récent quartier résidentiel de Cuesta Verde en Californie. Une nuit, Carol-Anne, la petite dernière, semble fascinée par le poste de télé resté allumé sur une chaine sans réception. Le début d'une longue série d'événements paranormaux qui vont s'enchainer crescendo.

Les bonnes fées se sont penchées sur le berceau de Poltergeist : Tobe Hooper à la réalisation et Steven Spielberg à la production, soit Monsieur "Massacre à la tronçonneuse" et Monsieur "Rencontres du 3e type". Pour un film de maison hantée, on part sur de bonnes bases. Le côté spectaculaire est assuré par tonton Steven, en sa qualité de producteur il met les moyens suffisants pour créer la magie et ficèle un suspens qui maintient le film largement au-dessus de la mêlée dans sa catégorie joignant Fantastique, Horreur et Comédie. Plutôt que de placer l'intrigue dans un cadre flippant pour imposer l'angoisse, une baraque sinistre qui crache du sang (Amityville, 1979), un immense hôtel vide (Shining, 1980) ou une cabane paumée dans les bois (Evil Dead, 1981), les auteurs choisissent comme lieu unique une maison moderne tout confort (enfin, il y a quand même un arbre maléfique dans le jardin ;-)
Pour la partie politiquement incorrecte, le père Tobe délivre un message édifiant sur l'Histoire des États-Unis, littéralement bâtie sur les cadavres des natifs Amérindiens. Il glisse aussi dans cette aventure surnaturelle une multitude de petites allusions sur la schizophrénie de ce peuple : la télé est le support involontaire des esprits mauvais (le film s'ouvre sur l'hymne américain diffusé à la TV devant la famille qui roupille : message compris ?), les parents fument un joint tout en lisant la biographie du président Reagan, la chambre des enfants est proprement noyée sous les jouets plus ou moins grotesques, symbole d'un consumérisme maladif, et les "experts" para-psychologues restent impuissants malgré leurs gadgets high-tech. C'est toute une vision idyllique du mode de vie Américain qui est gentiment malmenée.
Si Poltergeist a tant marqué les esprits des ados des années 80, c'est aussi grâce à l'interprétation sans faille des actrices et acteurs. Que ce soit les adultes ou les enfants, le casting est en or massif. En particulier Diane la maman, qui crédibilise toutes les scènes d'émotions et vous colle des frissons lorsque l'esprit de sa fille la "traverse". C'est aussi une action-girl qui va chercher sa gosse perdue dans l'au-delà, tout en gardant son sex-appeal en affrontant l'esprit frappeur en petite culotte. Elle sera par ailleurs principalement aidée par deux autres femmes, la scientifique "Docteur Lesh" et Tengina, la médium responsable de la ligne de dialogue la plus célèbre du film ("This house is clean"), peu avant le déferlement final !

vendredi 7 septembre 2018

Wargames

Scène d'époque en -28 avant Snapchat

(1983 - Réalisé par J. Badham) *****
A la recherche d'un serveur stockant des jeux vidéo pas encore sortis, David tombe sans le savoir sur WOPR, le système informatique ultra secret de l'armée Américaine. Après avoir trouvé le mot de passe permettant de contrôler la machine, David lance une partie intitulée "Guerre Thermonucléaire Globale", sous les yeux amusés de sa copine de classe.

Si Wargames est devenu instantanément un film culte auprès des pré-geeks des 80's, c'est parce qu'il décrit un monde rêvé par tous les pubères mordus de jeux vidéo de l'époque. Les ados ayant une console Atari 2600 ou une Colecovision, ou un micro Apple II ou Thomson TO7, trippent à donf en vivant l'histoire du jeune hacker qui va mettre la Terre en péril puis la sauver. Il a une antre pour lui tout seul, remplie d'une montagne de machines toutes plus hi-tech les unes que les autres : ordi 8080 dernier cri avec un écran énoooorme (17'), double-lecteur disquettes 8 pouces (le summum !), modem 1200 bauds avec une connexion illimitée, imprimante matricielle next-gen, haut-parleurs pour la synthèse vocale... le prix global pour un pareil matos doit s'approcher du PIB de l'Allemagne de l'Est. 
Mais toute cette débauche technologique n'est rien comparé à l'exploit réalisé par notre ami le jeune. Non pas de pirater le super-computer du NORAD, ça c'est facile. Pour tous les nerds spectateurs en 1983, le tour de force le plus incroyable est que David ramène une FILLE dans sa chambre ;-)

Soyons sérieux deux minutes. Wargames a fait date car il montre, sans doute pour la première fois dans un film grand public, un ado adepte des nouvelles technologies bien dans sa peau, loin du cliché du coincé à lunettes, pédant et mal fagoté. David est un gars intelligent avec toute la fraicheur naïve de sa jeunesse, un sacré débrouillard qui ne baisse jamais les bras dans sa lutte contre des adultes bornés ou dépassés. Son aventure est palpitante, avec ses rebondissements parfois trop gros (il s'évade tout seul du bunker le plus sécurisé des USA !) mais toujours rythmés, et se conclut de façon attendue mais pleinement satisfaisante (spoiler : le gars bat WOPR et gagne la fille, youpi !)
D'une manière plus générale, le film sort dans un contexte de guerre froide encore très vivace entre les USA et l'URSS. L'intro montre comment l'escalade soudaine du conflit peut déterminer en quelques minutes le sort de l'humanité. Cette menace nucléaire planant constamment est heureusement désamorcée par le personnage du Général Beringer, l'élément comique caricatural qui balance des punchlines et ne cesse de modifier l'état d'alerte nationale DefCon tout au long du film comme s'il s'agissait d'un jouet. Les autres protagonistes restent crédibles, Jennifer la future girlfriend endosse le rôle ingrat mais indispensable de la candide à qui David doit expliquer le jargon abscons. L'ingénieur Mc Kittric, qui a rendu autonome WOPR, et le professeur Falken, celui qui l'a créé, vont chacun évoluer dans leur point de vue au fil des événements.

Le commentaire sur les dangers des nouvelles technologies trouve un écho aujourd'hui. Même si la bombe atomique est encore un sujet d'inquiétude, la problématique s'est déplacée sur la manipulation de masse permise par le traitement des données à grande échelle. La question principale de Wargames dans les 80's, peut-on confier notre destin aux super-calculateurs, a depuis été réglée par la génération 2K : oui, les algorithmes de Google, Amazon, Facebook et Apple peuvent gérer notre vie.
Flippant, non ?

mercredi 21 juin 2017

Playlists Best Of Prince Rock/Funk/Groove/Love


Fêtons la musique, festoyons même !
Et profitons de la sortie dans deux jours de la version remasterisée de Purple Rain pour proposer notre propre Best Of de l'oeuvre d'un artiste qu'on a jamais cessé de célébrer dans ces pages.

Mais comment faire pour résumer des dizaines d'albums officiels ? Comment éviter les sempiternels "Kiss" et autres "Let's go crazy", présents dans tous les Greatest Hits ?
La solution est limpide : piocher dans les titres moins connus et proposer non pas UNE mais QUATRE compilations parce qu'on est un gros déglingo.

Avant que les professionnels de la profession ne hurlent au sacrilège : oui, nous assumons cette déconstruction sauvage des œuvres de l'artiste. Ces compiles ont pour objectif de faire découvrir aux néophytes l'étendue du travail de Prince et de rappeler aux fans le génie de leur idole.
Avant que les experts de l'expertise ne crient à l'imposture : oui, certains des titres ne correspondent pas pleinement au genre auquel ils sont associés. L'artiste est connu pour mélanger les styles et les courants musicaux, rendant difficile une catégorisation. Un seul point commun entre toutes ses chansons : la touche Princière.
Avant que les trolls du trolling ne soulignent des oublis : oui, nous avons probablement omis certaines de VOS chansons favorites. La solution ? faites vos propres Best Of.


Rocks! (Playlist on SPOTIFY)
1. I'm yours (For You - 1978)
2. Sister (Dirty Mind - 1980)
3. Sexuality (Controversy - 1981)
4. All the critics loves U in NY (1999 - 1982)
5. Darling Nikki (Purple Rain - 1984)
6. Temptation (Around the world in a day - 1985)
7. Play in the sunshine (Sign O the times - 1987)
8. Electric Chair (Batman - 1989)
9. She's always in my hair (The Hits/The B-Sides - 1993)
10. Now (The Gold Experience - 1995)
11. Zannalee (Chaos & Disorder - 1996)
12. Calhoun Square (Crystal Ball - 1997)
13. Beautiful strange (Rave in2 the joy fantastic - 2001)
14. Strange relationship (live) (One Nite Alone Live! - 2002)
15. Interactive (Crystal Ball - 1997)
16. Dreamer (Lotus Flow3r - 2009)
17. FunkNRoll (PlectrumElectrum - 2014)
18. Rocknroll loveaffair (HitNRun Phase Two - 2015)

Funks! (Playlist on SPOTIFY)
1. Sexy Dancer (Prince - 1979)
2. Head (Dirty Mind - 1980)
3. Let's Work (Controversy - 1981)
4. Something in the water (1999 - 1982)
5. New position (Parade - 1986)
6. I wonder U (Parade - 1986)
7. The ballad of Dorothy Parker (Sign O the times - 1987)
8. We can funk (Graffiti Bridge - 1990)
9. Push (Diamonds & Pearls - 1991)
10. In this bed I scream (Emancipation - 1996)
11. Come on (NewPowerSoul - NPG - 1998)
12. Undisputed (Rave un2 the joy fantastic - 1999)
13. Illusion, coma, pimp & circumstance (Musicology - 2004)
14. 3121 (3121 - 2006)
15. Ol' Skool Company (MPLSound - 2009)
16. Laydown (20TEN - 2010)
17. U Know (Art official Age - 2014)
18. Ain't about 2 stop (HitNRun Phase One - 2015)

Loves! (Playlist on SPOTIFY)
1. Baby (For you - 1978)
2. It's gonna be lonely (Prince - 1979)
3. The Beautiful Ones (Purple Rain - 1984)
4. The Ladder (Around the world in a day - 1985)
5. Under the cherry moon (Parade - 1986)
6. Forever in my life (Sign O the times - 1987)
7. Anna Stesia (Lovesexy - 1988)
8. The question of U (Graffiti Bridge - 1990)
9. Damn U (LoveSymbol - 1992)
10. How come U don't call me anymore (The Hits/The B-Sides - 1993)
11. I hate U (The Gold Experience - 1995)
12. Dreamin about U (Emancipation - 1996)
13. One of your tears (The Truth - 1997)
14. Mellow (The Rainbow Children - 2001)
15. When Eye lay my hands on U (The Chocolate Invasion - 2002)
16. Empty room (live) (C-Note - NPG Music Club - 2004)
17. Satisfied (3121 - 2006)
18. TicTacToe (PlectrumElectrum - 2014)
19. Revelation (HitNRun Phase Two - 2015)

Grooves! (Playlist on SPOTIFY)
1. Just as long as we're together (For you - 1978)
2. Do it all night (Dirty Mind - 1980)
3. Pop Life (Around the world in a day - 1985)
4. Anotherloverholenyohead (Parade - 1986)
5. Rockhard in a funky place (Black Album - 1988)
6. Partyman (Batman - 1989)
7. Willing and Able (Diamonds & Pearls - 1991)
8. Love 2 the 9's (LoveSymbol - 1992)
9. Shockadelica (The Hits/The B-Sides - 1993)
10. New Power Soul (Exodus - NPG - 1995)
11. Shy (The Gold Experience - 1995)
12. Good love (Cristal Ball - 1998)
13. Pretty man (Rave un2 the joy fantastic - 1999)
14. 1+1+1 is 3 (The Rainbow Children - 2001)
15. Musicology (Musicology - 2004)
16. Sticky like glue (20TEN - 2010)
17. Clouds (Art Official Age - 2014)
18. Xtraloveable (HitNRun Phase Two - 2015)

jeudi 23 mars 2017

Les Annales du Disque-Monde (Terry Pratchett)

Dans un monde posé sur quatre éléphants en équilibre sur la carapace d'une tortue dérivant dans l'espace, une bande de mages, sorcières, gardes, héros, marchands, fonctionnaires, touristes, trolls et tout le reste s'agitent vainement en attendant la Mort. Ça tombe bien, il (*) visite souvent le coin.

* Oui, la Mort est du genre masculin.




   

Les Annales du Disque-Monde : volumes 1 à 41 (1983-2015)

La Huitième Couleur
Le Huitième Sortilège
La Huitième Fille
Mortimer
Sourcellerie
Trois sœurcières
Pyramides
Au guet !
Faust Éric
Les Zinzins d'Olive-Oued
Le Faucheur
Mécomptes de fées
Les Petits Dieux
Nobliaux et Sorcières
Le Guet des orfèvres
Accros du roc
Les Tribulations d'un mage en Aurient
Masquarade
Pieds d'argile
Le Père Porcher
Va-t-en-guerre
Le Dernier Continent
Le Dernier Héros
Carpe jugulum
Le Cinquième Éléphant
La Vérité
Le Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants
Procrastination
Ronde de nuit
Les Ch'tits Hommes libres
Le Régiment monstrueux
Un chapeau de ciel
Timbré
Jeu de nains
L'Hiverrier
Monnayé
Allez les mages !
Je m'habillerai de nuit
Coup de tabac
Déraillé
La couronne du Berger


Si l'on compte une moyenne de 400 pages par volume composant ces imposantes "Annales du Disque-Monde", un calcul basique indique une somme de 16000 pages d'aventures poilantes. Ça fiche le tournis, surtout lorsqu'on découvre qu'il faut y ajouter encyclopédies, livres pour enfants, adaptations en jeux vidéo, bandes-dessinées et autres hors-série. Dingue. Mais comment fait Pratchett ? Après avoir lu un tiers de l'oeuvre et ayant la ferme intention de continuer, j'ai quelques éléments de réponses. 
Tout part de la création d'une cosmogonie aussi absurde que n'importe quelle religion : un Disque-Monde plat et circulaire, juché sur une tortue nommée A'Tuin se déplaçant dans le vide intersidéral. Avec, comme précisé en introduction, quatre éléphants entre la planète et le reptile à carapace. Sur cette terre médiévale-fantastique parodique on croise quelques héros bien connus, tels Cohen le Barbare vieillissant, l'inventeur-peintre-savant Léonard de Quirm (pas De Vinci) ou Igor, serviteur de savants fous depuis des millénaires (et doté d'un petit foufi d'élocufion).
Mais surtout on s'attache aux personnages principaux : Rincevent le Mage couard et son bagage qui marche, Mémé Ciredutemps la Sorcière pragmatique et ses consœurs, la Mort en personne (à la découverte du monde des vivants), le Capitaine du Guet d'Ankh-Morpork et ses collègues, un bibliothécaire qui fait "Ook" et une ribambelle de créatures, Trolls, Nains, Dieux et Déesses qui tuent le temps en attendant... en attendant quoi, exactement ?

Chaque roman va s'intéresser à l'une ou l'un dans une aventure unique, mettant en avant des thématiques comme les rapports hommes-femmes, la science face aux croyances ou le racisme. L'ensemble est touillé dans une Fantasy débridée avec des références parodiques aux mythologies (de l’Égypte ancienne à Cthulhu) et aux arts contemporains (Cinéma, Musique, etc), voire au sport. Des inventions de génie à chaque fois, des clins d’œil complices au lecteur en permanence, de la bonne humeur à tous les étages et dans toutes les dimensions visitées, le Disque-Monde ne déçoit jamais.

jeudi 21 avril 2016

Prince (1958-2016)


Here come the Purple Yoda !


Quelques titres à (re)découvrir : Playlist sur Spotify

Lady Cab Driver ("1999")
100 MPH ("Originals")
Computer Blue - Hallway Speech ("Purple Rain")
Condition of the Heart ("Around the world in a day")
The Ballad of Dorothy Parker ("Sign 'O the times")
Shhh ("The Gold Experience")
Old friends 4 sale ("The Vault...")
Rainbow Children ("The Rainbow Children")
Joy in Repetition ("One Nite Alone... Live!")
Colonized Mind ("LotusFlow3r")
Laydown ("20TEN")
Breakfast can wait ("Art Official Age")
Xtraloveable ("HITnRUN - Phase Two")

mercredi 10 février 2016

Brazil

Sam va bientôt péter les plombs...
(1985 - Réalisé par T. Gilliam) ****

Quelque part au XXe siècle dans une société ultra-bureaucratique, le petit fonctionnaire Sam Lowry fait profil bas pour vivre tranquille. Ses seuls moments d'évasion sont dans ses rêves, lorsqu'il peut enfin échapper à ce monde technocrate absurde et s'envoler vers sa muse, mystérieuse inconnue. Un petit bug informatique va déclencher une série d'événements dramatiquement comiques et forcer Sam à prendre en main sa destinée.

Version comique mais finalement aussi désespérante du Roman "1984" d'Orwell, Brazil s'attache à décrire une société déshumanisée à force de normes et de règlements étouffant l'individu. Dans cette dictature fictive, Big Brother prend la forme symbolique de tuyaux s'infiltrant partout, depuis les bureaux gris des Ministères jusqu'aux logements étriqués du peuple entassé dans des mega-buildings sans âmes. L'anti-Héros Sam est un petit bonhomme subissant sa vie solitaire, qui prend bien soin de ne pas faire de vagues. 
A ce sombre tableau Terry Gilliam appose sa touche inimitable d'humour Monty Pythonesque, cette dose de surréalisme dans un univers où rien ne fait sens, en caricaturant notre propre société occidentale pour montrer ses dysfonctionnements et ses travers. Tout est corrompu derrière l'apparence de la normalité légale : les employés n'en branlent pas une dès que leur pleutre chefaillon a le dos tourné, on mange de la bouillasse surmontée d'une photo de l'aliment original, les plombiers doivent se mettre hors la loi pour pouvoir faire leur job normalement, les gens se font emprisonner sur simple erreur de patronyme, la chirurgie esthétique impose l'illusion de la jeunesse... A bien y réfléchir, Brazil n'est pas si caricatural que cela : simplement en avance sur son temps. La preuve : lorsque notre brave Sam tente de sortir la tête de la médiocrité ambiante, on découvre le seul échappatoire possible lors d'un bien cruel twist final. On rit jaune, mais on rit quand même.

samedi 24 octobre 2015

Lifeforce : L'Étoile du mal

"Houston, nous avons une foufoune"
(Lifeforce - 1985 - Réalisé par T. Hooper) ***

A bord du vaisseau spatial Churchill une équipe de scientifiques est chargée d'observer la comète de Halley alors qu'elle passe tout près de la Terre. Ils découvrent une gigantesque structure abritant des chauve-souris géantes mortes ainsi que trois humanoïdes nus dormant dans des sarcophages transparents. En toute logique, l'équipage décide de ramener leurs trouvailles pour les étudier.

Après Buckaroo Banzaï et Dreamscape, je revisite à nouveau un film des 80's cher à mon cœur. Et quand je dis cœur, c'est plutôt d'un autre organe dont je devrais parler car Lifeforce est une de ces Séries B qu'on aime pour de mauvaises raisons lorsqu'on est ado en 1985 : Mathilda May à poil. Et soyons honnêtes, 30 ans plus tard l'un des arguments majeurs pour conseiller de revoir Lifeforce est toujours le même : voir Madame May déambuler telle Ève version Vamp, suçant la "force vitale" de tout ce qui lui tombe sous la bouche. Avouez qu'on peut difficilement faire mieux pour activer la boîte à fantasmes des boutonneux de l'époque du Minitel.
La promesse initiale était de réunir Tobe Hooper, l'homme à qui l'on doit le film d'horreur ultime "Massacre à la tronçonneuse", avec le scénariste principal d'Alien, Dan O'Bannon, pour créer un mélange des genres détonnant et radical. Le problème ? la production est assurée par Cannon Films et Golan-Globus, les spécialistes du Nanar Fauché qui se retrouvent pour la première fois avec un budget conséquent dans les mains. Du coup l'ambitieux film de SF érotico-Gothico-apocalyptique supplément Vampires et nappage Zombies tourne au fourre-tout un peu mou du genou.
Essayons de résumer la recette de Lifeforce. Prenez un zeste d'Alien (des spationautes imprudents ramènent des créatures inconnues), ajoutez une pincée d'hommage aux films Gothiques et Polissons des 50's (les Aliens sont des vampires antiques nus qui se nourrissent d'énergie vitale), versez un soupçon d'horreur 80's (les cadavres vidés de leur force sont toujours vivants), mélangez avec d'autres influences (L'Exorciste, L'invasion des profanateurs, Le Loup-Garou de Londres) et pimentez avec un final façon catastrophe de fin du monde (Londres face à une invasion de morts-vivants). Clou du spectacle : faites une scène Gay avec Patrick Stewart (oui, le Professeur Xavier des X-Men).
Le résultat, on l'a dit, tient plus du joyeux foutoir involontaire que de la grande épopée mystique. Lifeforce est très typé années 80, avec de l'animatronic comme on en fait plus, d'un temps où les USA s'autorisaient encore d'afficher du nichon dans une grosse production pop-corn pour ado qui ne sait pas trop où elle va. Comme pour Dreamscape, c'est son rythme assez haletant qui le sauve de la noyade complète.
Et la madame toute nue.

jeudi 29 janvier 2015

Dreamscape

Ceci n'est pas un vidéoclip des années 80.

(1984 - Réalisé par J. Ruben) ***

Alex Gardner, jeune homme doué de pouvoirs psychiques, gâche son talent sur les champs de courses en devinant le gagnant à l'avance. Lorsqu'une de ses magouilles tourne mal il est contacté par une Agence Gouvernementale pour aider le Président des Etats-Unis à se débarrasser de ses cauchemars récurrents.

Dans notre cycle "Revisitons les films qu'on kiffait ado", après Buckaroo Banzaï voici Dreamscape. Même ambiance fantastique un peu barrée, même budget serré pour de grandes ambitions, Dreamscape sort d'ailleurs aux USA quelques jours après Buckaroo. 
25 ans avant Inception le film joue avec le thème des rêves que l'on visite pour tuer ou sauver leurs "propriétaires". Années 80 oblige les séquences de rêves ressemblent à des assemblages kitchs façon vidéoclips et les monstres sont animés en stop-motion. Le film alterne entre thriller politique (complot contre le Président des USA), épouvante (l'homme-serpent et les loups aux yeux rouges qui m'avaient bien collés les miquettes il y a 30 ans, beaucoup moins aujourd'hui), comédie (le héros est souvent au 2e degré) et romantisme téléphoné mais rehaussé d'une petite dose érotique où notre Alex profite de son pouvoir pour aller niquer une scientifique dans ses songes !
Si on excepte les invraisemblances d'un scénario dans lequel un chef d'état se retrouve à la merci d'un psychopathe à cause d'une "technologie" en phase de test, Dreamscape tient encore la route comme "film d'aventure futuriste", justement grâce à son rythme rapide et son thème original en comparaison avec la production contemporaine. Mon seul regret vient du manque de développement du rival d'Alex, Tommy Ray, qui a tout le potentiel pour être un putain de bad guy cauchemardesque mais n'est utilisé que lors du 3e acte.
Ne soyons pas trop enthousiaste tout de même, malgré notre envie de sauver un film cher à notre cœur d'enfant : Inception est passé par là, Dreamscape fait pitié en comparaison.

mardi 30 décembre 2014

Playlist Pink Floyd (Part 2)



Cluster One  (The Division Bell - 1994)
What do you want from me?  (The Division Bell - 1994)
Sheep  (Animals - 1977) 
In the Flesh?  (The Wall - 1979)
The Dogs of War  (A momentary lapse of Reason - 1987)
Side 2, Pt.1: Sum/Pt.2: Skins/Pt.3: Unsung/Pt.4: Anisina
(The Endless River - 2014)
The happiest day of our lives  (The Wall - 1979)
Another brick in the Wall, Part 2  (The Wall - 1979)
Pigs (Three Different Ones)  (Animals - 1977)
High Hopes  (The Division Bell - 1994) 
Confortably Numb  (The Wall - 1979)
Learning to Fly  (A momentary lapse of Reason - 1987) 
Side 4, Pt.4: Louder than Words  (The Endless River - 2014)

lundi 22 décembre 2014

Coffret Ghostbusters I et II

Les Ghostbusters balancent la sauce.

(Ghostbusters - 1984 - Réalisés par I. Reitman) *****

Une équipe de spécialistes du paranormal se fait lourder par l'université qui la finançait. Les trois pseudo-scientifiques ont alors l'idée de proposer leurs services de chasseurs de fantômes à la population. Ça tombe bien, les habitants de New-York font face à des phénomènes surnaturels de plus en plus inquiétants, en particulier la charmante Dana Barrett dont le frigo paraît hanté.

Peu de comédies ont aussi bien réussi l'amalgame avec le genre Fantastique sans tomber dans la parodie. Et cet honnête scénario n'aurait certainement pas atteint son statut Culte sans son casting idéal, les interprètes chaussant leurs rôles à la perfection. On trouve les archétypes de Nerds lorsque ce mot était loin d'être tendance, Egon le génie introverti, Raymond le gentil naïf, Peter Venkman l'escroc dragueur, les trois acteurs jouent en osmose et en équilibre entre premier et second degré, une recette idéale qui renforce l'humour des situations et des dialogues. Cette complicité se retrouve aussi dans les rôles de Sigourney Weaver et Rick Moranis, alias Dana et Louis. Les deux parviennent à rendre crédibles leur personnage pourtant sérieusement azimutés : elle voit des apparitions dans son frigidaire et finit par se fait posséder, lui fait face à une créature démoniaque puis discute avec un cheval.
Le coté Fantastique est assuré par des effets spéciaux vraiment bien foutus pour l'époque, avec des séquences de "captures" spectaculaires et des idées saugrenues comme Slimer le fantôme glouton et bien évidemment le final avec un monstre inoubliable. Ghostbusters est un classique du genre, au même titre que la trilogie Retour vers le futur ou le premier Men in Black.


(Ghostbusters II - 1989 - Réalisés par I. Reitman) **

Cinq ans après le premier épisode les Ghostbusters vaquent à de piètres occupations en attendant leur procès pour destruction suite à leur combat contre Gozer dans New-York. Raymond et Winston animent des goûters pour enfants, Venkman fait un show TV pitoyable sur le surnaturel. Bientôt Dana les appelle à nouveau à l'aide après que le landau de son bébé ait eu un comportement étrange.

Le syndrome de la suite décevante a encore frappé. Bâtie sur un scénario plus faible que l'original, cette fois-ci le casting ne peut rien faire pour sauver le film. La faute à des personnages dont on avait déjà fait le tour en 1984 et un ennemi vraiment trop sérieux pour une comédie, auquel il manque le subtil décalage qui avait si bien fonctionné dans le N°1. Malgré un démarrage très astucieux où l'on assiste à la déchéance comique des héros, l'histoire s'enlise et se perd parfois dans des séquences hors- sujet rajoutées pour avoir le quota d'effets spéciaux (le train fantôme, la baignoire possédée) et des passages obligés pour justifier le casting : Sigourney Weaver cantonnée à jouer la maman victime, Louis reconverti en avocat juste pour quelques scènes, dommage.
Le message du film est gnangnan, le mal est vaincu par la positive-attitude, à mille lieux de l'humour gentiment anticonformiste qui foisonnait dans le premier opus. On perd aussi beaucoup des dialogues ping-pong de l'équipe, qui créaient la complicité avec le Spectateur en se chambrant continuellement. Même l'affrontement final, en forme de copier-coller de Ghostbusters I, apparaît comme raté en comparaison. On profite tout de même du savoir-faire de Bill Muray, qui n'est jamais aussi bon que lorsqu'il commente le bordel ambiant d'un air désabusé.

jeudi 27 février 2014

Les aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension

Dans le Tour Bus des Cavaliers

(The Adventures of Buckaroo Banzai Across the 8th Dimension - 1984 - Réalisé par W.D. Richter) **
Le Chirurgien-Aventurier-Scientifique-Chanteur Buckaroo Banzaï révolutionne la physique moderne en parvenant à traverser la matière. Les Lectroïdes Rouges de la Planète 10 veulent s'emparer de cette invention, mais fort heureusement Buckaroo et sa célèbre troupe des "Hong Kong Cavaliers" font face aux Aliens.

Buckaroo Banzaï est le type de film culte qu'il vaut mieux ne jamais revoir. J'en avais gardé un souvenir confus mais agréable après l'avoir vu, adolescent, à sa sortie en 1984. Un OVNI dans lequel un Dandy mi-Geek mi-Rockstar accompagné d'une joyeuse bande d'allumés super-cool sauvaient le monde d'une invasion d'hommes-cafards qui s'appelaient tous John.
Trente ans après 
(putain ! 30 ans !), je constate que le scénario bordélique masque difficilement le manque de rythme et de cohésion de cette tentative de création de héros récurrent pour le cinoche. Buckaroo Banzaï souffre du syndrome de l'overdose de bons ingrédients mal accommodés, avec une histoire génialement décalée sur le papier qui fait un flop une fois portée à l'écran. La faute à Peter "Robocop" Weller dont le Buckaroo manque cruellement de charisme et à des personnages secondaires dépourvus de développement. Quel dommage de voir John Lightgow, Christopher Lloyd ou Jeff Goldblum en roues libres, sans biscuits pour défendre leur caractère. La faute surtout au réalisateur qui peine à assembler toutes les pièces de son puzzle et manque de moyens pour assouvir ses ambitions.


samedi 4 janvier 2014

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Man vs Toon, seul face à Roger.

(Who framed Roger Rabbit - 1988 - Réalisé par R. Zemeckis) ****

Roger Rabbit est une Star de ciné dans l'amérique des années 40. Une vedette un peu particulière : c'est un toon. un personnage de dessin animé. Son producteur humain, responsable des Studios "Maroon Cartoon", engage le détective privé Eddy Valiant pour faire suivre la femme de Roger, la torride toon Jessica, soupçonnée d'adultère.

L'apparition de dessins animés dans des décors réels n'est pas nouvelle, ni même l'intéraction entre toons et humains. En revanche ce qui est fabuleux dans Roger Rabbit, c'est le souci du détail avec lequel les auteurs ont abordé cette comédie. Tout est là : l'ambiance Film Noir années 40 reconsitutée minutieusement, le détective privé très "premier degré" qui nous rejoue "China Town" version déjantée et ce déluge de référence aux Looney Tunes et Merrie Melodies originaux de notre enfance (je parle aux plus de 40 ans élevés au "Tex Avery"). cela donne quelques scènes savoureuses lorsque des héros Warner Bros affrontent ceux de Disney (Daffy versus Donald) ou que la pin-up des années 30 Betty Boop observe sa rivale des 80's. On s'amuse a identifier les apparitions de guest-stars (Droopy, Sam le Pirate et toute la clique). Le rythme est idéalement dosé, entre les cavalcades frénétiques du lapin Roger et l'enquête au tempo old school de Valiant, rendant le film plaisant pour les petits et les grands enfants. 

samedi 22 mai 2010

Playlist Alain Bashung - Face B


BASHUNG - Les trésors cachés

 
What's In A Bird   (Figure imposée - 1983)
Imbécile   (Live Tour 85 - 1985)
Malédiction  (Passé le Rio Grande - 1986)
Elle fait l'avion  (Novice - 1989)
Tu m'as jeté  (Novice - 1989)
Alcaline  (Tour novice - Live 1990)
Volutes  (Osez Joséphine - 1991)
A perte de vue   (Chatterton - 1994)
Elvire   (Chatterton - 1994)
J'ai longtemps contemplé   (Chatterton - 1994)
Malaxe   (Fantaisie militaire - 1998)
La ficelle   (L'Imprudence - 2002)
J'écume   (Confessions publiques - Live 1995)
L'Apiculteur   (Confessions publiques - Live 1995)
Les lendemains qui tuent   (Confessions publiques - Live 1995)
Mes Bras   (Dimanches à l’Élysée - Live 2009)
Samuel Hall   (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
Le tango funèbre   (Climax - 1999) 

vendredi 21 mai 2010

Playlist Alain Bashung - Face A


BASHUNG - Les Classiques



Bijou, bijou   (Roulette Russe - 1980)
Rebel   (Pizza - 1981)
Gaby oh gaby   (Pizza - 1981)
C'est comment qu'on freine   (Play blessures - 1982)
Vertige De L'amour   (Pizza - 1981)
Elégance   (Figure imposée - 1983)
L'arrivée du tour  (Passé le Rio Grande - 1986)
S.O.S. Amor  (Passé le Rio Grande - 1986)
Pyromanes  (Novice - 1989)
Madame rêve  (Osez Joséphine - 1991)
Osez Joséphine  (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
La nuit je mens   (Fantaisie militaire - 1998)
Bombez !   (Climax - 1999)
Volontaire   (Climax - 1999)
Ma petite entreprise  (La Tournée des Grands Espaces - Live 2004)
A Ostende   (Climax - 1999)
Faites monter   (L'Imprudence - 2002)
Résidents de la république   (Bleu pétrole - 2008)
Vénus   (Bleu pétrole - 2008)
Je tuerai la pianiste   (Bleu pétrole - 2008)

jeudi 27 décembre 2007

Playlist Annie Lennox / Eurythmics



Little Bird   (Diva - 1992)
Why   (Diva - 1992)
SexCrime (Nineteen Eighty-Four)   (Eurythmics, "1984" soundtrack)
Here Comes The Rain Again   (Eurythmics "Touch" - 1983)
No More I Love You's   (Medusa - 1995)
Dark Road   (Songs of Mass Destruction - 2007)
Would I lie to you   (Eurythmics "Be yourself tonight" - 1985)
Love Song For A Vampire   ("Bram Stoker's Dracula" soundtrack - 1993)
It's alright (Baby's coming back)  (Eurythmics "Be yourself tonight" - 1985)
Missionary Man   (Eurythmics "Revenge" - 1986)
Into The West   ("The Return of the King" soundtrack - 2003)
Precious   (Diva - 1992)
Power to the Meek  (Eurythmics "Peace" - 1999)
There Must Be An Angel (Playin with my heart)   (Eurythmics "Be Yourself Tonight" - 1985)
Don't Ask Me Why   (Eurythmics "We Too Are One" - 1989)
Cold   (Diva - 1992)
The Hurting Time  (Bare - 2003)
Sweet Dreams (Are Made of This)   (Eurythmics "Sweet Dreams (Are Made of This)" - 1983)

mercredi 6 décembre 2006

Evil Dead 2: Dead by Dawn

(1987 - Réalisé par S. Raimi) *** 2 DVD

Ashley J. Williams emmène sa petite amie pour un week-end amoureux dans une cabane perdue en pleine forêt. Ils y découvrent un mystérieux livre ainsi qu'un enregistrement sur une bande magnétique. A la nuit tombée des évènements surnaturels troublent leur quiétude.

Cette suite est plus une sorte de remake du premier volet, qui avait été réalisé en son temps par un Sam Raimi débutant et fauché. L'ensemble doit beaucoup à la performance hallucinante de Bruce Campbell. Il est de tous les plans, se prend dans la tronche à peu près tout ce qui peut exister, avec un regard furieux et une tension nerveuse permanente jouissive ! Les trouvailles visuelles sont légions, à commencer par le célèbre plan en vue subjective où on traverse de part en part la misérable bicoque servant de lieu d'action unique.
Certains effets spéciaux sont bien sûr indignes d'une production normale, mais c'est justement ce coté artisanal et potache qui plait (comme le "Bad Taste" de Peter Jackson par exemple). Une film d'horreur drôle qui n'est pas une parodie, cas quasiment unique dans les annales !

mercredi 1 juin 2005

Playlist Les Rita Mitsouko


Playlist on SPOTIFY

Elevator   (Système D - 1993)
Hip kit   (Marc et Robert - 1988)
Ailleurs   (Marc et Robert - 1988)
Les histoires d'A.   (The No Comprendo - 1986)
Tu me manques   (La Femme Trombone - 2002)
Harpie et Harpo   (Marc et Robert - 1988)
Le Petit Train - Remix   (Re - 1990)
La Sorciere et l'Inquisiteur   (Cool Frénésie - 2000)
Andy   (The No Comprendo - 1986)
Les Amants   (Système D - 1993)
Mandolino city   (Marc et Robert - 1988)
Stupid anyway   (The No Comprendo - 1986)
Gripshitrider in Paris   (Cool Frénésie - 2000)
Modern Baleine   (Système D - 1993)
Smog   (Marc et Robert - 1988)
C'est comme ca   (The No Comprendo - 1986)
Un soir un chien   (The No Comprendo - 1986)
Marcia Baila   (Rita Mitsouko - 1984)

mercredi 20 octobre 2004

Coffret "Star Wars : La Trilogie" (2004)

Coffret "Star Wars : La Trilogie" (2004) : Star Wars (Star Wars: Episode IV - A New Hope - 1977 - Réalisé par G. Lucas) ***** + Star Wars: L'Empire contre-attaque (Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back - 1980 - Réalisé par I. Kershner) ***** + Star Wars: Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI - Return of the Jedi - 1983 - Réalisé par R. Marquand) *** + DVD Bonus (2004)
4 DVD

Star Wars : A long time ago in a galaxy far, far away... A bord de son vaisseau spatial la princesse Leia tente d'échapper à la flotte de l'empire, emmenée par l'inquiétant Darth Vader. Ce dernier la soupçonne de détenir des plans secrets dérobés par les rebelles.

Évidemment la référence en matière de Science-fiction (presque 30 ans déjà !), Star Wars applique les bonnes vieilles recettes des films d'aventure américains : de l'action classique et de l'humour bon enfant. Tout cela accommodé aux influences de George Lucas, qui vont des films noirs des années 40 aux films de Samouraïs, des séries télé de son enfance aux classiques de la littérature SF et Heroic-fantasy.
Certains crieront au pillage, le génie de Lucas se situe avant tout dans son regard décalé face à son histoire ultra manichéenne de Héros sauvant des princesses et accessoirement le monde face à l'incarnation éternelle du Mal, Darth Vader. Sa création d'un univers futuriste un peu brinquebalant rend l'aventure crédible et attachante (un futur "usagé" comme l'indique Lucas dans les commentaires), et surtout la personnalité des protagonistes fait passer beaucoup de pilules. Leia d'abord, formidable Carrie Fisher qui campe une princesse au caractère bien trempé, Harrison Ford ensuite, très cynique face aux événements, qui ne manque jamais de commenter la naïveté du jeune Luke. L'histoire se déroule à un rythme soutenu, Lucas réservant toujours des coups de théâtres faisant avancer rapidement l'intrigue. Les faire-valoir robotiques et humanoïdes (R2-D2, C-3PO, Chewie) apportent un parfum kitch et feront certainement pitié aux plus jeunes d'entre vous, mais croyez-moi chacun d'eux à plus de présence que n'importe quelle image de synthèse des épisodes 1 et 2 !

L'Empire contre-attaque : Les héros qui ont détruit le "Death Star" sont réfugiés sur une base rebelle de la planète Hoth. Mais bientôt l'Empire retrouve leur trace et lance une attaque d'envergure visant à les annihiler.

Les bases de l'univers Starwarien ayant été posées dans "A new Hope", voici incontestablement l'épisode le meilleur de la série. Un souffle épique traverse nombre de séquences d'anthologie : l'attaque des Quadripodes impériaux, la rencontre avec Yoda et l'apprentissage du Jedi, la capture de Han Solo par Boba Fett et, of course, la révélation terrifiante faite à Luke par Darth. Le monde futuriste est plus que jamais déglingué (running gag du passage raté en hyper-espace du Faucon Millenium). Les caractères gagnent en densité, les compères Leia, Luke et Han formant un trio de choc qui s'invective avec humour. George Lucas, même s'il n'est plus à la réalisation, garde le rythme et maintient le ton de la comédie.
Les interactions avec les persos secondaires sont toujours aussi sympathiques. Les deux robots et le wookie confirment leur statut de seconds couteaux indispensables à l'équilibre de l'histoire. L'introduction de petits nouveaux étoffe un peu plus l'univers, même si certains d'entre eux restent anecdotiques (Lando Calrissian fait-il son apparition pour satisfaire le quota de noirs américains ? et quelle est l'histoire exacte du super-bad guy, l'Empereur ?). Mais baste! Cet "Empire contre-attaque" mémorable reste bel et bien l'un des plus incroyable film d'aventure SF à ce jour.

Le Retour du Jedi : Ayant complété sa formation de Jedi, Luke Skywalker part au secours de son ami Han Solo, détenu par le redoutable contrebandier Jabba The Hutt sur la planète Tatooine.

Aussi appelé "Episode VI : Les Bisounours", cet opus montre un essoufflement général. Les insupportables Ewoks (sur le mode "le plus petit être peut sauver l'univers entier") gâchent la seconde partie du film, heureusement soutenue par l'affrontement tant attendu entre un Luke visiblement fatigué (visage marqué de Mark Hamill) et son père (comment ? vous ne saviez pas ?). La pauvre Leia est abaissée au rang de trophée sexy, d'abord toute en cuir au pied de Jabba la grosse loche, puis quasiment transparente pour le reste du film. Pourtant cet épisode contient lui aussi une révélation fracassante, elle est la soeur de Luke et donc une Jedi elle aussi. On aurait aimé la voir elle aussi se battre au sabre-laser, mais sans doute que l'époque ne permettait pas encore aux femmes ce genre de combat à Hollywood ? Quant à Han Solo il rentre dans le moule classique de l'action-hero, en perdant au passage sa nonchalance (On entend d'ailleurs le commentaire d'Harisson Ford dans le documentaire : il fallait tuer Han Solo au début de l'épisode VI !).
Le Retour du Jedi marque donc la fin de l'épopée sur un scénario quasi-remake de l'épisode IV : une nouvelle "Death Star" à détruire. L'intro dans l'antre de Jabba est longuette, la séquence près du Sarlac un peu poussive (voir la fin grotesque du chasseur de prime Fett) et ensuite on part chez les Ewoks. L'intérêt est donc ailleurs. Il est évident aujourd'hui avec la sortie des épisodes I et 2 (et bientôt 3) que la saga voulue par Lucas était avant tout l'histoire d'Anakin Skywalker, alias Darth Vader. Sur ce point on assiste effectivement à l'ascension d'un homme, à sa chute puis à sa rédemption. Mais à l'époque de la sortie de la trilogie c'était bien le personnage de Luke qui était au centre de l'histoire. On y voyait le destin extraordinaire d'un jeune homme plein de rêves, dans un format typiquement "American Dream". Sa confrontation face au coté obscur reste donc le message central de la trilogie "classique".

vendredi 16 juillet 2004

Le Nom de la Rose

(The Name of the Rose - 1986 - Réalisé par J-J. Annaud) ***** Edition Collector (2 DVD)

Au 14e siècle dans le nord de l'Italie, une abbaye austère perdue dans les montagnes. Un moine Franciscain assisté de son novice vont faire face à une série de morts inexpliquées dans la petite communauté religieuse.

Une passionnante enquête doublée d'une reconstitution méticuleuse d'une époque terrible. On apprécie également le message politique du film (et du livre dont il est tiré), mettant en scène les pitoyables errances religieuses de ces années : les luttes entre les différents courants religieux, l'asservissement des paysans face à la richesse écœurante de certains ecclésiastiques, l'inquisition qui terrorise la population. Tous les acteurs incarnent à la perfection leur rôle, à commencer bien sûr par un Sean Connery totalement crédible suivi par un Christian Slater alors débutant. Sa rencontre "physique" avec la jeune paysanne reste gravée dans la mémoire de beaucoup d'ados, en tout cas dans la mienne ;-)
Mais il ne faut pas oublier tout le reste du casting. Les moines de l'abbaye bénédictine, emmenés par le strict Michael Lonsdale, sont tous géniaux. Mention spéciale au stupéfiant Ron Perlman pour son rôle de bossu complètement barré, à tel point que la première fois que j'ai vu ce film j'ai cru qu'il était réellement handicapé ! Jean-Jacques Annaud réussi sa reconstitution de bout en bout, plaçant nombres d'allusions tout au long du film pour brouiller les pistes ou délivrer un message fort. Les motivations du, ou des, meurtrier(s) ont une portée philosophique qui trouve encore un écho aujourd'hui. C'est à ma connaissance le seul thriller médiéval réussi au cinéma, une rareté !